Evangile du 2° dimanche de Pâques – 23 avril 2017

Posté par rtireau le 19 avril 2017

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Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 20,19-31. 
C’était après la mort de Jésus. Le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! »
Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur.
Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. »
Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint.
À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. »
Or, l’un des Douze, Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), n’était pas avec eux quand Jésus était venu.
Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! »
Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d’eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! »
Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. »
Alors Thomas lui dit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! »
Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »
Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas écrits dans ce livre.
Mais ceux-là ont été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom.

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Homélie

Posté par rtireau le 19 avril 2017

Deuxième dimanche de Pâques – A – 23 avril 2017

Actes 2, 42-47 ; Psaume 117 ; 1 Pierre 1, 3-9 ; Jean 20, 19-31

“Moi, je suis comme Thomas, je ne crois qu’à ce que je vois”. La phrase est passée dans le langage courant. Ça veut dire que beaucoup se reconnaissent dans ce Thomas hésitant. Moi, j’aime bien tous ceux qui doutent avec sincérité. Car ils ne sont pas indifférents, ils mettent toute leur honnêteté, leur intelligence et parfois leur grande culture dans la réflexion, et ils ne voient pas le moyen de croire. Mais ils donneraient quelquefois des leçons à des croyants qui n’ont guère réfléchi. En réalité, Thomas est aussi un bel exemple de croyant. Car la foi n’est jamais aussi solide que lorsqu’elle a surmonté le doute. Il n’y a pas de foi chrétienne qui ne passe par l’hésitation. Avoir la foi, c’est avoir assez de lumière pour porter ses doutes. Thomas veut voir pour croire ! Voir pour croire ! Avez-vous réalisé qu’il est tout aussi vrai de dire : il faut croire pour voir. Car on peut, grâce à la foi, apercevoir ce qui est invisible au premier abord. Et c’est par ce chemin que la confiance peut devenir plus forte que les doutes.

“Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas !” Pourquoi une telle insistance ? Peut-être parce que Jean écrit son Évangile vers la fin du 1er siècle. Une époque où beaucoup sont déjà tentés de regarder vers un Christ désincarné en oubliant qu’il a vécu un quotidien bien concret, qu’on l’a arrêté, qu’on l’a jugé et exécuté. C’est peut-être pour ça que Jean a choisi un tel réalisme presque insoutenable, pour asséner que le Fils de Dieu a “pris chair” fragile, qu’il a été affronté aux ténèbres de la vie et qu’il continue de venir vers nous en nous montrant les plaies de ceux qui donnent leur vie pour que naisse et grandisse la véritable humanité.

Les premiers disciples ont cru en la Résurrection parce qu’ils ont rencontré vivant celui qui était mort. Nous sommes invités à la même expérience. Alors où trouver aujourd’hui les signes qui nous permettront d’être témoins de la résurrection ? Je vous propose trois chemins :

1 – Une absence qui est présence. Jésus n’est plus là. Le tombeau vide dit que le Ressuscité ne se laisse enfermer ni dans nos églises, ni dans nos textes, même les plus officiels. Il ne se laisse accaparer par personne. Il est absent, ça veut dire qu’il est présent autrement : depuis le matin de Pâques, il est en route, tellement plongé dans l’humanité qu’on peut le prendre pour un jardinier ou un inconnu. Présence discrète, mais efficace, cette présence qui, depuis 2000 ans, agit en tous ceux-là dont l’engagement a permis qu’on ne désespère pas de l’humanité ! Quelqu’un disait un jour : “Pas facile de croire à la résurrection avec tout ce qu’on voit de négatif dans le monde. - Mais c’est l’inverse, s’écria un autre, sans la résurrection comment expliquer l’ardeur des témoins ? Et que tel timide devienne audacieux, et que celui qui a toutes raisons de se plaindre affiche de la joie ?”

2 – La trace des plaies de Jésus. Les cicatrices de la passion sont restées visibles dans son corps transfiguré : étonnante “marque de re-connaissance.” Thomas a pu les toucher, et nous aussi puisqu’elles continuent d’exister : nous les apercevons dans le corps souffrant de l’humanité. Elles sont les signes que la Passion du Fils de l’Homme n’est toujours pas achevée.

3 – Les témoins envoyés. Chaque apparition du Christ se termine par un envoi : “Allez annoncer ! – De toutes les nations faites des disciples ! – Comme mon Père m’a envoyé, à mon tour je vous envoie !” C’est bien dans la résurrection du Christ que la mission prend sa source. L’envoi est le signe que rien n’est fini. Jésus est vivant. Ce sont ses disciples qui sont enterrés, verrouillés à double tour, paralysés par la peur. La Bonne Nouvelle du Dieu Père qui aime doit être annoncée. Cette mission naît du baptême. Louis Rétif disait : “Nous ne sommes pas baptisés pour être sauvés mais pour devenir des sauveurs.” Et Véronique Margron, en parlant elle-aussi du jour du baptême : “On entre dans l’église enfants de Dieu, on en sort prêtres, prophètes et rois.”

Si tout ça vous semble compliqué, je vous propose de vous laisser porter par la foi de la petite Lucile. Un adulte lui dit : “Je te donne un florin si tu me dis où Dieu habite”. Elle répond : “Moi je t’en donne deux si tu me dis où il n’habite pas.”

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Evangile pour la fête de Pâques – 15-16 avril 2017

Posté par rtireau le 13 avril 2017

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Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 28,1-10. 
Après le sabbat, à l’heure où commençait à poindre le premier jour de la semaine, Marie Madeleine et l’autre Marie vinrent pour regarder le sépulcre. 
Et voilà qu’il y eut un grand tremblement de terre ; l’ange du Seigneur descendit du ciel, vint rouler la pierre et s’assit dessus. 
Il avait l’aspect de l’éclair, et son vêtement était blanc comme neige. 
Les gardes, dans la crainte qu’ils éprouvèrent, se mirent à trembler et devinrent comme morts. 
L’ange prit la parole et dit aux femmes : « Vous, soyez sans crainte ! Je sais que vous cherchez Jésus le Crucifié. 
Il n’est pas ici, car il est ressuscité, comme il l’avait dit. Venez voir l’endroit où il reposait. 
Puis, vite, allez dire à ses disciples : “Il est ressuscité d’entre les morts, et voici qu’il vous précède en Galilée ; là, vous le verrez.” Voilà ce que j’avais à vous dire. » 
Vite, elles quittèrent le tombeau, remplies à la fois de crainte et d’une grande joie, et elles coururent porter la nouvelle à ses disciples. 
Et voici que Jésus vint à leur rencontre et leur dit : « Je vous salue. » Elles s’approchèrent, lui saisirent les pieds et se prosternèrent devant lui. 
Alors Jésus leur dit : « Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront. »

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Homélie

Posté par rtireau le 13 avril 2017

Veillée pascale dans l’année A – 16 avril 2017

Matthieu 28, 1-10

On a posé un jour la question à Jacques Noyer, ancien évêque d’Amiens : “Il paraît que de nombreux chrétiens ne croient pas à la Résurrection de Jésus. Comment est-ce possible ?” Au milieu de sa longue réponse, il y avait ceci : “Peut-on croire que le monde serait devenu chrétien avec cette rapidité simplement parce qu’un homme serait sorti du tombeau ? Mais des histoires comme celle-là, on en racontait tous les
jours, et des plus extraordinaires. Croire en Jésus, c’était accueillir un nouveau visage de Dieu, un Dieu qui n’était pas du côté des riches, des rois et des prêtres, un Dieu qui ne figeait pas les vies sous un jugement définitif, un Dieu qui n’appelait pas à la violence mais au pardon, un Dieu qui aimait comme un Père et invitait à nous
aimer les uns les autres.”

Mon ami théologien Jean-Yves Baziou a lui-aussi une très belle annonce de résurrection : “Ce qui permet de traverser la mort, ce qui reste d’une existence et qui est sa part d’éternité, c’est la générosité dont elle a été capable. Car ce que tu auras donné de toi, même la mort ne peut pas te le ravir puisque c’est déjà donné. C’est pour cela que l’amour ne passera jamais… Nous entrons en résurrection, nous faisons résurrection, quand nous donnons du goût de vivre par l’éclat de nos yeux, par l’attention à qui n’est jamais regardé, par la prononciation d’un mot aimable à qui est dans la solitude, quand nous savons voir dans un visage abîmé quelqu’un de bien.”

Gérard Naslin, prêtre de Nantes, a mis son message de résurrection en forme de poésie :

- On a mis à mort celui qui, d’un regard, redonnait la dignité aux blessés de la vie. Alors Marie Madeleine  le reconnaît lorsqu’il l’appelle par son nom. (Jean 20, 16)

- On a mis à mort celui qui avait parlé de l’amour comme d’un don. Alors Thomas le reconnaît à ses blessures, preuves du don de sa vie.

- On a mis à mort celui qui avait déclaré « bienheureux les artisans de paix ». Alors les disciples le reconnaissent à sa salutation : « la paix soit avec vous ! » ((Jean 20, 19)

- On a mis à mort celui qui avait partagé le pain. Alors deux de ses disciples le reconnaissent au geste de la fraction dans l’auberge d’Emmaüs. (Luc 24, 30-31)

La mort n’a pas eu le dernier mot. Désormais ce qui aura le dernier mot, c’est la Vie, l’Amour, la Paix, la Foi, telle est notre espérance. Autrement dit, on a fait taire Jésus, mais sa mort elle-même a été parole.

Ce sont trois annonces de la résurrection. Jean Corbineau en a raconté une toute simple lors d’une messe télévisée. Dans un village, un ancien et une jeune vacancière marchent dans la rue. En haut d’une côte, un vieux calvaire : une croix de bois et, dessus, le corps du crucifié. La jeune femme s’arrête. L’ancien croit qu’elle prie. Mais très vite la phrase lui arrive : “Qui est cet homme qui est accroché au bois ?” L’ancien comprend qu’il ne faut ni sourire ni s’étonner. Elle est d’une autre génération, voilà tout. Alors il lui dit ce qu’il sait des évangiles : “Cet homme s’appelle Jésus ; il a été arrêté alors qu’il était innocent ; on l’a forcé à porter le bois de sa croix et on l’a cloué dessus ; mais pour moi il est vivant, il est Dieu avec nous. Il a ouvert un chemin, et beaucoup le suivent.” L’ancien parlait calmement, comme dans une prière. La femme prononça un seul mot : “Merci” et poursuivit sa route. Elle venait de recevoir la première annonce chrétienne de résurrection.

 Très souvent, aux célébrations d’obsèques, je fais moi-aussi une annonce de résurrection en lisant la très belle poésie de Gabriel Ringlet :

“Oui, nos mains vont disparaître … Mais nos poignées de main, mais nos signes de bonjour, mais nos gestes d’adieu, mais l’invisible chemin de nos caresses … nous n’allons pas les brûler.

Oui, nos pieds vont disparaître … Mais la foulée de nos promenades, mais l’élan de nos courses, mais le saut de nos jeux, mais le pas de nos danses et de nos rendez-vous, nous n’allons pas les noyer.

Oui, nos visages vont disparaître, et nos oreilles, et nos lèvres, et nos yeux … Mais nos sourires, mais nos écoutes, mais nos regards, mais nos baisers, nous n’allons pas les enterrer.”

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Evangile de la fête du Jeudi Saint – 13 avril 2017

Posté par rtireau le 9 avril 2017

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Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 13,1-15. 
Avant la fête de la Pâque, sachant que l’heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout. 
Au cours du repas, alors que le diable a déjà mis dans le cœur de Judas, fils de Simon l’Iscariote, l’intention de le livrer, 
Jésus, sachant que le Père a tout remis entre ses mains, qu’il est sorti de Dieu et qu’il s’en va vers Dieu, 
se lève de table, dépose son vêtement, et prend un linge qu’il se noue à la ceinture ; 
puis il verse de l’eau dans un bassin. Alors il se mit à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge qu’il avait à la ceinture. 
Il arrive donc à Simon-Pierre, qui lui dit : « C’est toi, Seigneur, qui me laves les pieds ? » 
Jésus lui répondit : « Ce que je veux faire, tu ne le sais pas maintenant ; plus tard tu comprendras. » 
Pierre lui dit : « Tu ne me laveras pas les pieds ; non, jamais ! » Jésus lui répondit : « Si je ne te lave pas, tu n’auras pas de part avec moi. » 
Simon-Pierre lui dit : « Alors, Seigneur, pas seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête ! » 
Jésus lui dit : « Quand on vient de prendre un bain, on n’a pas besoin de se laver, sinon les pieds : on est pur tout entier. Vous-mêmes, vous êtes purs, mais non pas tous. » 
Il savait bien qui allait le livrer ; et c’est pourquoi il disait : « Vous n’êtes pas tous purs. » 
Quand il leur eut lavé les pieds, il reprit son vêtement, se remit à table et leur dit : « Comprenez-vous ce que je viens de faire pour vous ? 
Vous m’appelez “Maître” et “Seigneur”, et vous avez raison, car vraiment je le suis. 
Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi, vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. 
C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous. »

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Homélie

Posté par rtireau le 9 avril 2017

Le Jeudi saint – 13 avril 2017

Ex 12, 1-8, 11-14 ; 1 Co 11, 23-26 ; Jean 13, 1-15 

Notre évêque, le Père D’Ornellas, a dit un jour : “Plein de gens trouvent la messe ennuyeuse… Assez souvent c’est parce qu’ils y viennent les mains vides.” Savez-vous que c’est pour nous inviter à faire des progrès dans ce sens que nous mettons en valeur, à chaque eucharistie, l’apport du pain et du vin. On appelle ça la procession des offrandes. C’est pour inciter chacun à venir à l’église avec son pain et son vin, c’est à dire sa vie. “Je porte ce pain sur l’autel, disait le père Varillon. Le Christ en fait son propre corps. Il divinise ce que, moi, j’ai humanisé.” Quand il y a l’eucharistie à des obsèques, si vous saviez comme c’est un grand moment pour des proches du défunt d’apporter le pain et le vin sur l’autel : c’est toute la vie de celle ou de celui qu’ils ont aimé.

Rappelez-vous la phrase du célébrant pour l’offrande : « Tu es béni Dieu de l’univers, toi qui nous donnes ce pain (mouvement de Dieu vers l’homme), fruit de la terre et du travail des hommes ? Nous te le présentons (mouvement de l’homme vers Dieu). Il deviendra le pain de la vie éternelle (mouvement de Dieu vers l’homme). On a souvent focalisé la présence du Christ dans le pain consacré. Or le Christ est présent beaucoup plus largement. Il nous l’a annoncé lui-même en nous quittant (Nous le rappelons à la fête de l’Ascension) : “Moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin des temps” (Mt 28, 20)

 Pour en revenir à la célébration de l’Eucharistie, les enfants qui se préparent à communier ont réfléchi à la présence du Christ à chacun des 4 moments de la messe. On en a parlé aussi avec leurs parents : on a appelé ça le parcours du Pain et du vin. Un parcours en quatre moments :

1er moment : Dès qu’on se rassemble le Christ est présent dans l’assemblée des fidèles réunis en son nom : “Là où deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis au milieu d’eux.” (Mt 18, 20) Et grâce à tous ceux qui ont apporté le pain de leur vie, le parcours du pain est déjà commencé. Il se trouve, ce pain, sur une table au milieu de notre assemblée.

2ème moment : On écoute la Parole. Le Christ se fait présent par sa Parole : “le Verbe s’est fait chair.”Le Verbe, c’est le Christ, Parole de Dieu. “Personne n’a jamais vu Dieu, dit Saint Jean, le Fils unique qui est dans le sein du Père, nous l’a dévoilé.” (Jean 1, 18). “Tout le portrait de son Père”, disait avec humour le Père Jean-Noël Besançon. C’est à la fin de ce temps qu’on apporte les offrandes sur l’autel. Voilà que le pain de nos vies arrive sur l’autel.

 3ème moment : Le Christ est présent à travers celui qui a été ordonné prêtre, et dans le pain et le vin consacrés et partagés en mémoire du dernier repas de Jésus. Le pain est arrivé sur l’autel. Et là, il est pris dans la grande prière eucharistique qui fait mémoire du dernier repas de Jésus. Ce jour où Jésus prit du pain (Jeudi Saint, aujourd’hui) et prononça le Récit de l’institution eucharistique, ce que nous redisons à chaque messe en mémoire de lui, comme il nous y a invités : “Faites ceci en mémoire de moi”. Et le pain devient la présence du Christ sur l’autel à travers le sacrement de l’Eucharistie. C’est alors qu’il nous est redonné en communion : il fait mouvement vers nous. Alors nous devenons la présence du Christ. “Nous sommes le Corps du Christ”, comme dit le cantique que nous aimons bien.

4ème moment : Nous sommes envoyés révéler cette présence dans nos quartiers. Oh le Christ ne nous a pas attendus pour y être présent comme il nous l’a promis : “Moi, je suis avec vous tous les jours…” (Mt 28, 20). Il y est déjà présent, mais c’est à nous de prendre au sérieux cette présence pour aider à la rendre visible. Saint Matthieu le dit dans son chapitre 25 que tout chrétien connaît bien: “Ce que vous faites au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous le faites.”

J’ai envie de conclure par ce petit mot de Timothy Radcliffe : “Dans l’Eglise primitive, il y avait un lien profond entre le soin des pauvres et l’admission à l’eucharistie. Quand des gens demandaient le baptême, on leur posait des questions comme : “Ont-ils visité les malades ? Ont-ils fait toute espèce de bonnes œuvres ?“ Ça veut dire que le soin du pauvre n’est pas seulement un beau geste que je fais en tant que chrétien, mais que cette générosité fait partie de ma foi chrétienne.

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Evangile des Rameaux et de la Passion – Dimanche 9 avril 2017

Posté par rtireau le 5 avril 2017

la fête des rameaux

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 26,14-75.27,1-66. 
En ce temps-là, l’un des Douze, nommé Judas Iscariote, se rendit chez les grands prêtres 
et leur dit : « Que voulez-vous me donner, si je vous le livre ? » Ils lui remirent trente pièces d’argent. 
Et depuis, Judas cherchait une occasion favorable pour le livrer. 
Le premier jour de la fête des pains sans levain, les disciples s’approchèrent et dirent à Jésus : « Où veux-tu que nous te fassions les préparatifs pour manger la Pâque ? » 
Il leur dit : « Allez à la ville, chez un tel, et dites-lui : “Le Maître te fait dire : Mon temps est proche ; c’est chez toi que je veux célébrer la Pâque avec mes disciples.” » 
Les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit et ils préparèrent la Pâque. 
Le soir venu, Jésus se trouvait à table avec les Douze. 
Pendant le repas, il déclara : « Amen, je vous le dis : l’un de vous va me livrer. » 
Profondément attristés, ils se mirent à lui demander, chacun son tour : « Serait-ce moi, Seigneur ? » 
Prenant la parole, il dit : « Celui qui s’est servi au plat en même temps que moi, celui-là va me livrer. 
Le Fils de l’homme s’en va, comme il est écrit à son sujet ; mais malheureux celui par qui le Fils de l’homme est livré ! Il vaudrait mieux pour lui qu’il ne soit pas né, cet homme-là ! » 
Judas, celui qui le livrait, prit la parole : « Rabbi, serait-ce moi ? » Jésus lui répond : « C’est toi-même qui l’as dit ! » 
Pendant le repas, Jésus, ayant pris du pain et prononcé la bénédiction, le rompit et, le donnant aux disciples, il dit : « Prenez, mangez : ceci est mon corps. » 
Puis, ayant pris une coupe et ayant rendu grâce, il la leur donna, en disant : « Buvez-en tous, 
car ceci est mon sang, le sang de l’Alliance, versé pour la multitude en rémission des péchés. 
Je vous le dis : désormais je ne boirai plus de ce fruit de la vigne, jusqu’au jour où je le boirai, nouveau, avec vous dans le royaume de mon Père. » 
Après avoir chanté les psaumes, ils partirent pour le mont des Oliviers. 
Alors Jésus leur dit : « Cette nuit, je serai pour vous tous une occasion de chute ; car il est écrit : ‘Je frapperai le berger, et les brebis du troupeau seront dispersées.’ 
Mais, une fois ressuscité, je vous précéderai en Galilée. » 
Prenant la parole, Pierre lui dit : « Si tous viennent à tomber à cause de toi, moi, je ne tomberai jamais. » 
Jésus lui répondit : « Amen, je te le dis : cette nuit même, avant que le coq chante, tu m’auras renié trois fois. » 
Pierre lui dit : « Même si je dois mourir avec toi, je ne te renierai pas. » Et tous les disciples dirent de même. 
Alors Jésus parvient avec eux à un domaine appelé Gethsémani et leur dit : « Asseyez-vous ici, pendant que je vais là-bas pour prier. » 
Il emmena Pierre, ainsi que Jacques et Jean, les deux fils de Zébédée, et il commença à ressentir tristesse et angoisse. 
Il leur dit alors : « Mon âme est triste à en mourir. Restez ici et veillez avec moi. » 
Allant un peu plus loin, il tomba face contre terre en priant, et il disait : « Mon Père, s’il est possible, que cette coupe passe loin de moi ! Cependant, non pas comme moi, je veux, mais comme toi, tu veux. » 
Puis il revient vers ses disciples et les trouve endormis ; il dit à Pierre : « Ainsi, vous n’avez pas eu la force de veiller seulement une heure avec moi ? 
Veillez et priez, pour ne pas entrer en tentation ; l’esprit est ardent, mais la chair est faible. » 
De nouveau, il s’éloigna et pria, pour la deuxième fois ; il disait : « Mon Père, si cette coupe ne peut passer sans que je la boive, que ta volonté soit faite ! » 
Revenu près des disciples, de nouveau il les trouva endormis, car leurs yeux étaient lourds de sommeil. 
Les laissant, de nouveau il s’éloigna et pria pour la troisième fois, en répétant les mêmes paroles. 
Alors il revient vers les disciples et leur dit : « Désormais, vous pouvez dormir et vous reposer. Voici qu’elle est proche, l’heure où le Fils de l’homme est livré aux mains des pécheurs. 
Levez-vous ! Allons ! Voici qu’il est proche, celui qui me livre. » 
Jésus parlait encore, lorsque Judas, l’un des Douze, arriva, et avec lui une grande foule armée d’épées et de bâtons, envoyée par les grands prêtres et les anciens du peuple. 
Celui qui le livrait leur avait donné un signe : « Celui que j’embrasserai, c’est lui : arrêtez-le. » 
Aussitôt, s’approchant de Jésus, il lui dit : « Salut, Rabbi ! » Et il l’embrassa. 
Jésus lui dit : « Mon ami, ce que tu es venu faire, fais-le ! » Alors ils s’approchèrent, mirent la main sur Jésus et l’arrêtèrent. 
L’un de ceux qui étaient avec Jésus, portant la main à son épée, la tira, frappa le serviteur du grand prêtre, et lui trancha l’oreille. 
Alors Jésus lui dit : « Rentre ton épée, car tous ceux qui prennent l’épée périront par l’épée. 
Crois-tu que je ne puisse pas faire appel à mon Père ? Il mettrait aussitôt à ma disposition plus de douze légions d’anges. 
Mais alors, comment s’accompliraient les Écritures selon lesquelles il faut qu’il en soit ainsi ? » 
À ce moment-là, Jésus dit aux foules : « Suis-je donc un bandit, pour que vous soyez venus vous saisir de moi, avec des épées et des bâtons ? Chaque jour, dans le Temple, j’étais assis en train d’enseigner, et vous ne m’avez pas arrêté. » 
Mais tout cela est arrivé pour que s’accomplissent les écrits des prophètes. Alors tous les disciples l’abandonnèrent et s’enfuirent. 
Ceux qui avaient arrêté Jésus l’amenèrent devant Caïphe, le grand prêtre, chez qui s’étaient réunis les scribes et les anciens. 
Quant à Pierre, il le suivait à distance, jusqu’au palais du grand prêtre ; il entra dans la cour et s’assit avec les serviteurs pour voir comment cela finirait. 
Les grands prêtres et tout le Conseil suprême cherchaient un faux témoignage contre Jésus pour le faire mettre à mort. 
Ils n’en trouvèrent pas ; pourtant beaucoup de faux témoins s’étaient présentés. Finalement il s’en présenta deux, 
qui déclarèrent : « Celui-là a dit : “Je peux détruire le Sanctuaire de Dieu et, en trois jours, le rebâtir.” » 
Alors le grand prêtre se leva et lui dit : « Tu ne réponds rien ? Que dis-tu des témoignages qu’ils portent contre toi ? » 
Mais Jésus gardait le silence. Le grand prêtre lui dit : « Je t’adjure, par le Dieu vivant, de nous dire si c’est toi qui es le Christ, le Fils de Dieu. » 
Jésus lui répond : « C’est toi-même qui l’as dit ! En tout cas, je vous le déclare : désormais vous verrez le Fils de l’homme siéger à la droite du Tout-Puissant et venir sur les nuées du ciel. » 
Alors le grand prêtre déchira ses vêtements, en disant : « Il a blasphémé ! Pourquoi nous faut-il encore des témoins ? Vous venez d’entendre le blasphème ! 
Quel est votre avis ? » Ils répondirent : « Il mérite la mort. » 
Alors ils lui crachèrent au visage et le giflèrent ; d’autres le rouèrent de coups 
en disant : « Fais-nous le prophète, ô Christ ! Qui t’a frappé ? » 
Cependant Pierre était assis dehors dans la cour. Une jeune servante s’approcha de lui et lui dit : « Toi aussi, tu étais avec Jésus, le Galiléen ! » 
Mais il le nia devant tout le monde et dit : « Je ne sais pas de quoi tu parles. » 
Une autre servante le vit sortir en direction du portail et elle dit à ceux qui étaient là : « Celui-ci était avec Jésus, le Nazaréen. » 
De nouveau, Pierre le nia en faisant ce serment : « Je ne connais pas cet homme. » 
Peu après, ceux qui se tenaient là s’approchèrent et dirent à Pierre : « Sûrement, toi aussi, tu es l’un d’entre eux ! D’ailleurs, ta façon de parler te trahit. » 
Alors, il se mit à protester violemment et à jurer : « Je ne connais pas cet homme. » Et aussitôt un coq chanta. 
Alors Pierre se souvint de la parole que Jésus lui avait dite : « Avant que le coq chante, tu m’auras renié trois fois. » Il sortit et, dehors, pleura amèrement. 
Le matin venu, tous les grands prêtres et les anciens du peuple tinrent conseil contre Jésus pour le faire mettre à mort. 
Après l’avoir ligoté, ils l’emmenèrent et le livrèrent à Pilate, le gouverneur. 
Alors, en voyant que Jésus était condamné, Judas, qui l’avait livré, fut pris de remords ; il rendit les trente pièces d’argent aux grands prêtres et aux anciens. 
Il leur dit : « J’ai péché en livrant à la mort un innocent. » Ils répliquèrent : « Que nous importe ? Cela te regarde ! » 
Jetant alors les pièces d’argent dans le Temple, il se retira et alla se pendre. 
Les grands prêtres ramassèrent l’argent et dirent : « Il n’est pas permis de le verser dans le trésor, puisque c’est le prix du sang. » 
Après avoir tenu conseil, ils achetèrent avec cette somme le champ du potier pour y enterrer les étrangers. 
Voilà pourquoi ce champ est appelé jusqu’à ce jour le Champ-du-Sang. 
Alors fut accomplie la parole prononcée par le prophète Jérémie : ‘Ils ramassèrent les trente pièces d’argent, le prix de celui qui fut mis à prix, le prix fixé par les fils d’Israël, 
et ils les donnèrent pour le champ du potier, comme le Seigneur me l’avait ordonné.’ 
On fit comparaître Jésus devant Pilate, le gouverneur, qui l’interrogea : « Es-tu le roi des Juifs ? » Jésus déclara : « C’est toi-même qui le dis. » 
Mais, tandis que les grands prêtres et les anciens l’accusaient, il ne répondit rien. 
Alors Pilate lui dit : « Tu n’entends pas tous les témoignages portés contre toi ? » 
Mais Jésus ne lui répondit plus un mot, si bien que le gouverneur fut très étonné. 
Or, à chaque fête, celui-ci avait coutume de relâcher un prisonnier, celui que la foule demandait. 
Il y avait alors un prisonnier bien connu, nommé Barabbas. 
Les foules s’étant donc rassemblées, Pilate leur dit : « Qui voulez-vous que je vous relâche : Barabbas ? ou Jésus, appelé le Christ ? » 
Il savait en effet que c’était par jalousie qu’on avait livré Jésus. 
Tandis qu’il siégeait au tribunal, sa femme lui fit dire : « Ne te mêle pas de l’affaire de ce juste, car aujourd’hui j’ai beaucoup souffert en songe à cause de lui. » 
Les grands prêtres et les anciens poussèrent les foules à réclamer Barabbas et à faire périr Jésus. 
Le gouverneur reprit : « Lequel des deux voulez-vous que je vous relâche ? » Ils répondirent : « Barabbas ! » 
Pilate leur dit : « Que ferai-je donc de Jésus appelé le Christ ? » Ils répondirent tous : « Qu’il soit crucifié ! » 
Pilate demanda : « Quel mal a-t-il donc fait ? » Ils criaient encore plus fort : « Qu’il soit crucifié ! » 
Pilate, voyant que ses efforts ne servaient à rien, sinon à augmenter le tumulte, prit de l’eau et se lava les mains devant la foule, en disant : « Je suis innocent du sang de cet homme : cela vous regarde ! » 
Tout le peuple répondit : « Son sang, qu’il soit sur nous et sur nos enfants ! » 
Alors, il leur relâcha Barabbas ; quant à Jésus, il le fit flageller, et il le livra pour qu’il soit crucifié. 
Alors les soldats du gouverneur emmenèrent Jésus dans la salle du Prétoire et rassemblèrent autour de lui toute la garde. 
Ils lui enlevèrent ses vêtements et le couvrirent d’un manteau rouge. 
Puis, avec des épines, ils tressèrent une couronne, et la posèrent sur sa tête ; ils lui mirent un roseau dans la main droite et, pour se moquer de lui, ils s’agenouillaient devant lui en disant : « Salut, roi des Juifs ! » 
Et, après avoir craché sur lui, ils prirent le roseau, et ils le frappaient à la tête. 
Quand ils se furent bien moqués de lui, ils lui enlevèrent le manteau, lui remirent ses vêtements, et l’emmenèrent pour le crucifier. 
En sortant, ils trouvèrent un nommé Simon, originaire de Cyrène, et ils le réquisitionnèrent pour porter la croix de Jésus. 
Arrivés en un lieu dit Golgotha, c’est-à-dire : Lieu-du-Crâne (ou Calvaire), 
ils donnèrent à boire à Jésus du vin mêlé de fiel ; il en goûta, mais ne voulut pas boire. 
Après l’avoir crucifié, ils se partagèrent ses vêtements en tirant au sort ; 
et ils restaient là, assis, à le garder. 
Au-dessus de sa tête ils placèrent une inscription indiquant le motif de sa condamnation : « Celui-ci est Jésus, le roi des Juifs. » 
Alors on crucifia avec lui deux bandits, l’un à droite et l’autre à gauche. 

Les passants l’injuriaient en hochant la tête ; 
ils disaient : « Toi qui détruis le Sanctuaire et le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même, si tu es Fils de Dieu, et descends de la croix ! » 
De même, les grands prêtres se moquaient de lui avec les scribes et les anciens, en disant : 
« Il en a sauvé d’autres, et il ne peut pas se sauver lui-même ! Il est roi d’Israël : qu’il descende maintenant de la croix, et nous croirons en lui ! 
Il a mis sa confiance en Dieu. Que Dieu le délivre maintenant, s’il l’aime ! Car il a dit : “Je suis Fils de Dieu.” » 
Les bandits crucifiés avec lui l’insultaient de la même manière. 
À partir de la sixième heure (c’est-à-dire : midi), l’obscurité se fit sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure. 
Vers la neuvième heure, Jésus cria d’une voix forte : « Éli, Éli, lema sabactani ? », ce qui veut dire : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » 
L’ayant entendu, quelques-uns de ceux qui étaient là disaient : « Le voilà qui appelle le prophète Élie ! » 
Aussitôt l’un d’eux courut prendre une éponge qu’il trempa dans une boisson vinaigrée ; il la mit au bout d’un roseau, et il lui donnait à boire. 
Les autres disaient : « Attends ! Nous verrons bien si Élie vient le sauver. » 
Mais Jésus, poussant de nouveau un grand cri, rendit l’esprit. 
Et voici que le rideau du Sanctuaire se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas ; la terre trembla et les rochers se fendirent. 
Les tombeaux s’ouvrirent ; les corps de nombreux saints qui étaient morts ressuscitèrent, 
et, sortant des tombeaux après la résurrection de Jésus, ils entrèrent dans la Ville sainte, et se montrèrent à un grand nombre de gens. 
À la vue du tremblement de terre et de ces événements, le centurion et ceux qui, avec lui, gardaient Jésus, furent saisis d’une grande crainte et dirent : « Vraiment, celui-ci était Fils de Dieu ! » 
Il y avait là de nombreuses femmes qui observaient de loin. Elles avaient suivi Jésus depuis la Galilée pour le servir. 
Parmi elles se trouvaient Marie Madeleine, Marie, mère de Jacques et de Joseph, et la mère des fils de Zébédée. 
Comme il se faisait tard, arriva un homme riche, originaire d’Arimathie, qui s’appelait Joseph, et qui était devenu, lui aussi, disciple de Jésus. 
Il alla trouver Pilate pour demander le corps de Jésus. Alors Pilate ordonna qu’on le lui remette. 
Prenant le corps, Joseph l’enveloppa dans un linceul immaculé, 
et le déposa dans le tombeau neuf qu’il s’était fait creuser dans le roc. Puis il roula une grande pierre à l’entrée du tombeau et s’en alla. 
Or Marie Madeleine et l’autre Marie étaient là, assises en face du sépulcre. 
Le lendemain, après le jour de la Préparation, les grands prêtres et les pharisiens s’assemblèrent chez Pilate, 
en disant : « Seigneur, nous nous sommes rappelé que cet imposteur a dit, de son vivant : “Trois jours après, je ressusciterai.” 
Alors, donne l’ordre que le sépulcre soit surveillé jusqu’au troisième jour, de peur que ses disciples ne viennent voler le corps et ne disent au peuple : “Il est ressuscité d’entre les morts.” Cette dernière imposture serait pire que la première. » 
Pilate leur déclara : « Vous avez une garde. Allez, organisez la surveillance comme vous l’entendez ! » 
Ils partirent donc et assurèrent la surveillance du sépulcre en mettant les scellés sur la pierre et en y plaçant la garde.

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Homélie

Posté par rtireau le 5 avril 2017

Dimanche des Rameaux A – 13 avril 2014

Isaïe 50, 4-7 ; Psaume 21 ; Philippiens 2, 6-11 ; Matthieu 26, 14 – 27, 66

Nous venons d’entendre le récit de la Passion de Jésus. La Passion, c’est d’abord une situation que l’on subit. Dépendance totale pour Jésus puisque on est allé jusqu’à le condamner à mort. Mais pour lui, cette passion passive est la conséquence d’une vie pleine de passion au sens actif. Sa passion c’était de donner à chacun une nouvelle chance. Il disait à tous : vous pouvez vivre debout, solidaires, comme des frères. C’est cette passion qu’on a voulu arrêter en le mettant à mort. Vous avez bien compris que nous sommes rassemblés pour faire mémoire de la mort de Jésus, mais aussi pour essayer de vivre la même passion que lui.

Il y a trois niveaux de récit dans ce que nous venons d’entendre :

- Il y a le récit de saint Matthieu qui décrit l’événement pour que toutes les générations sachent ce qui s’est passé et n’inventent pas leur propre récit. Ce niveau de lecture est surtout information. Il n’appelle pas vraiment notre foi.

- Le 2ème niveau, lui, appelle notre adhésion de foi. Jésus n’est pas seulement livré aux hommes, il se livre lui même : “Ma vie, nul ne la prend, c’est moi qui la donne”. Nous croyons que ce ne sont pas les événements qui guident Jésus, mais sa fidélité au Père. Avant même que Judas ne sorte pour le livrer, Jésus, nous le croyons, a déjà offert son corps et son sang. Ni Judas, ni Pilate, ni personne ne pourront prendre ce qu’il a déjà donné. Cette lecture du récit est déjà pour nous, un acte de foi.

- Le 3ème degré de lecture est une question : comment ce récit me rejoint-il ? Qu’est ce que je retiens ? Quelle attitude du Christ ? De toutes ces paroles, laquelle est pour moi ? De tous ces silences, lequel est pour moi aujourd’hui ? Oui, je peux laisser se réaliser en moi ce que nous allons célébrer en trois jours : le Jeudi Saint : “ceci est mon corps” sur l’Eucharistie ; le Vendredi Saint : “ceci est mon corps” sur la croix ; et le Dimanche Saint, jour de Pâques : “ceci est mon corps” ressuscité.

En réalité, aujourd’hui nous ne fêtons pas les rameaux, nous les recevons. Nous les recevons comme un signe que nous mettrons dans nos maisons pour que notre vie soit exposée à la vie du Christ. La vie de nos proches, la vie de ceux qui nous ont quittés, toutes nos histoires se récapitulent dans cette histoire où Dieu a pris la condition humaine. C’est pour ça que cette semaine est appelée Sainte, parce qu’elle donne un sens aux 51 autres semaines de notre quotidien.

Les Rameaux sans la Passion, ce serait tomber dans la superstition en attribuant des pouvoirs magiques à de simples feuillages. Ce serait se tromper sur la royauté de Jésus : il n’est vraiment roi que sur la croix, lorsqu’il fait, par amour, le don total de sa vie. Nous sommes nombreux aujourd’hui à le suivre pour la fête des rameaux : c’est bien. Combien serons-nous à le suivre lorsqu’il s’agira d’être disciples de celui qui s’est fait serviteur ? Les Rameaux sans la Passion, ce serait se tromper de bonheur : Jésus ne promet pas un bonheur facile. Sur son chemin, tôt ou tard il nous faudra rencontrer la croix. Mais la Passion sans les Rameaux, ce serait se complaire dans la douleur. Ce ne sont pas les souffrances du Christ qui sauvent, c’est l’amour qu’elles révèlent qui sauve ! La croix du Christ n’est fierté pour nous que parce qu’il est le Ressuscité ! Son chemin, même difficile, est bonne nouvelle parce qu’il ne s’est pas arrêté au Golgotha !

Ecoutez, pour conclure, cette belle profession de foi de mon ami théologien Jean-Yves Baziou : “Tenir aujourd’hui que cet homme de Dieu demeure vif au point de susciter encore des itinéraires et des vies habitées par le don, le pardon ou l’abandon, n’est-ce pas tout simplement maintenir vivant l’espoir fou que l’avenir de notre monde ne réside pas dans la puissance guerrière ou agressive mais dans le moindre geste de générosité et de bonté. Telle est la force dans laquelle Jésus a mis tout son cœur et qu’il comprenait comme étant le cœur même de Dieu.”

Dieu a rendu Jésus à la vie au matin de Pâques. Durant la nuit pascale, toi catéchumène, tu seras illuminé ; et toi, déjà baptisé, tu seras renouvelé. Tous les deux, soyez donc des PASSIONNES.

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Evangile du 5° dimanche de Carême dans l’année A – 2 avril 2017

Posté par rtireau le 29 mars 2017

Lazare, viens

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 11,1-45. 
En ce temps-là, il y avait quelqu’un de malade, Lazare, de Béthanie, le village de Marie et de Marthe, sa sœur. 
Or Marie était celle qui répandit du parfum sur le Seigneur et lui essuya les pieds avec ses cheveux. C’était son frère Lazare qui était malade. 
Donc, les deux sœurs envoyèrent dire à Jésus : « Seigneur, celui que tu aimes est malade. » 
En apprenant cela, Jésus dit : « Cette maladie ne conduit pas à la mort, elle est pour la gloire de Dieu, afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié. » 
Jésus aimait Marthe et sa sœur, ainsi que Lazare. 
Quand il apprit que celui-ci était malade, il demeura deux jours encore à l’endroit où il se trouvait. 
Puis, après cela, il dit aux disciples : « Revenons en Judée. » 
Les disciples lui dirent : « Rabbi, tout récemment, les Juifs, là-bas, cherchaient à te lapider, et tu y retournes ? » 
Jésus répondit : « N’y a-t-il pas douze heures dans une journée ? Celui qui marche pendant le jour ne trébuche pas, parce qu’il voit la lumière de ce monde ; 
mais celui qui marche pendant la nuit trébuche, parce que la lumière n’est pas en lui. » 
Après ces paroles, il ajouta : « Lazare, notre ami, s’est endormi ; mais je vais aller le tirer de ce sommeil. » 
Les disciples lui dirent alors : « Seigneur, s’il s’est endormi, il sera sauvé. » 
Jésus avait parlé de la mort ; eux pensaient qu’il parlait du repos du sommeil. 
Alors il leur dit ouvertement : « Lazare est mort, 
et je me réjouis de n’avoir pas été là, à cause de vous, pour que vous croyiez. Mais allons auprès de lui ! » 
Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), dit aux autres disciples : « Allons-y, nous aussi, pour mourir avec lui ! » 
À son arrivée, Jésus trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours déjà. 
Comme Béthanie était tout près de Jérusalem – à une distance de quinze stades (c’est-à-dire une demi-heure de marche environ) –, 
beaucoup de Juifs étaient venus réconforter Marthe et Marie au sujet de leur frère. 
Lorsque Marthe apprit l’arrivée de Jésus, elle partit à sa rencontre, tandis que Marie restait assise à la maison. 
Marthe dit à Jésus : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. 
Mais maintenant encore, je le sais, tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. » 
Jésus lui dit : « Ton frère ressuscitera. » 
Marthe reprit : « Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour. » 
Jésus lui dit : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; 
quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? » 
Elle répondit : « Oui, Seigneur, je le crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu, tu es celui qui vient dans le monde. » 
Ayant dit cela, elle partit appeler sa sœur Marie, et lui dit tout bas : « Le Maître est là, il t’appelle. » 
Marie, dès qu’elle l’entendit, se leva rapidement et alla rejoindre Jésus. 
Il n’était pas encore entré dans le village, mais il se trouvait toujours à l’endroit où Marthe l’avait rencontré. 
Les Juifs qui étaient à la maison avec Marie et la réconfortaient, la voyant se lever et sortir si vite, la suivirent ; ils pensaient qu’elle allait au tombeau pour y pleurer. 
Marie arriva à l’endroit où se trouvait Jésus. Dès qu’elle le vit, elle se jeta à ses pieds et lui dit : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. » 
Quand il vit qu’elle pleurait, et que les Juifs venus avec elle pleuraient aussi, Jésus, en son esprit, fut saisi d’émotion, il fut bouleversé, 
et il demanda : « Où l’avez-vous déposé ? » Ils lui répondirent : « Seigneur, viens, et vois. » 
Alors Jésus se mit à pleurer. 
Les Juifs disaient : « Voyez comme il l’aimait ! » 
Mais certains d’entre eux dirent : « Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle, ne pouvait-il pas empêcher Lazare de mourir ? » 
Jésus, repris par l’émotion, arriva au tombeau. C’était une grotte fermée par une pierre. 
Jésus dit : « Enlevez la pierre. » Marthe, la sœur du défunt, lui dit : « Seigneur, il sent déjà ; c’est le quatrième jour qu’il est là. » 
Alors Jésus dit à Marthe : « Ne te l’ai-je pas dit ? Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. » 
On enleva donc la pierre. Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, je te rends grâce parce que tu m’as exaucé. 
Je le savais bien, moi, que tu m’exauces toujours ; mais je le dis à cause de la foule qui m’entoure, afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé. » 
Après cela, il cria d’une voix forte : « Lazare, viens dehors ! » 
Et le mort sortit, les pieds et les mains liés par des bandelettes, le visage enveloppé d’un suaire. Jésus leur dit : « Déliez-le, et laissez-le aller. » 
Beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie et avaient donc vu ce que Jésus avait fait, crurent en lui.

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Homélie

Posté par rtireau le 29 mars 2017

Cinquième dimanche de carême A – 2 avril 2017

Ezéchiel 37, 12-14 ; Psaume 129 ; Romains 8, 8-11 ; Jean 11, 1-45

“Vous saurez que je suis le Seigneur quand je vous ferai sortir de vos tombeaux.” C’était Ezéchiel tout à l’heure. On aimerait mieux que le Seigneur nous évite le tombeau ! Mais non : il n’a pas évité le tombeau à Lazare, ni à personne, pas même à son fils Jésus.

Saint Jean, lui, était sûrement à Béthanie. Il donne en effet beaucoup de détails dans cette scène d’évangile remplie d’amitié. Il est comme fasciné par Jésus, par sa tristesse, son émotion et toute son affection pour cette famille dont il a raconté tant de souvenirs : Marie qui lavait les pieds de Jésus et les essuyait avec ses cheveux, et Marthe qui faisait la cuisine pour lui.

Jean n’est pas un reporter avec sa caméra et il écrit un demi-siècle après les événements. Donc impossible pour lui de faire de la résurrection de Lazare un scoop journalistique.

Jean n’est pas davantage un historien. Même s’il raconte des faits qui ont eu lieu, il n’a pas cherché à bâtir un système de pensée. Il est resté narrateur de ce qu’il a vu : Jésus est avec ses disciples quand il reçoit le message des deux sœurs ; il retient son désir de voir tout de suite ses amis, et il dit d’abord sa mission : aller à la rencontre de l’homme à travers ses misères et jusqu’à la limite de sa vie, c’est à dire la mort.

Jean est un évangéliste : il a vécu la résurrection qui lui permet d’annoncer ce que Jésus a voulu révéler en guérissant les malades et en ressuscitant les morts. Jean dit la Bonne Nouvelle. Il explique qu’un miracle est toujours un signe qui révèle qui est Jésus :

- Jésus guérit des paralysés, non pas pour qu’il n’y ait plus jamais de paralysé, mais pour révéler qui il est : celui qui sauve de toutes les paralysies, et qui nous veut debout.

- il guérit des aveugles, non pas pour qu’il n’y ait plus jamais d’aveugles, mais pour dire : “Je suis la lumière du monde, qui marche à ma suite ne marche pas dans les ténèbres.”

- il ressuscite Lazare, non pas pour qu’il n’y ait plus jamais de mort, mais pour dire : “Je suis la Résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra.”

Jésus est venu pour annoncer la vie au-delà de la mort !

Et si Lazare, comme l’aveugle de la semaine dernière, nous représentaient ? Notre humanité est quelquefois sans espoir, aveugle, sourde, sentant mauvais, à la dérive ! C’est dans cet état que Jésus a trouvé son ami : non plus un homme mais un cadavre. Et il a pleuré. Pourquoi ? Parce qu’à certaines heures, c’est la seule façon qu’il nous reste d’aimer et de prier. Le père Varillon a écrit des pages étonnantes sur La souffrance de Dieu : Pourquoi a-t-on pu imaginer un Dieu impassible et lointain ? Non ! Jésus montre que Dieu souffre avec les hommes qui souffrent. Il n’est pas l’inventeur de la mort-punition. Il est l’accompagnateur de la mort qui nous éprouve.

Jésus dit : “Enlevez la pierre” ! Il n’aime pas les tombeaux, ni les pierres devant les tombeaux. Il n’aime pas la mort. Voilà pourquoi il ne dit pas, il ordonne : “Enlevez la pierre ! Puis : “Lazare, viens dehors !” et le mort sortit, vivant ! Et Jésus continue : “Déliez-le, et laissez-le aller !Jésus n’aime pas les tombeaux. Il ne supporte pas non plus les bandelettes, ni tout ce qui enchaîne. Ce que Jésus a fait pour Lazare, il veut le faire pour l’humanité entière. C’est un clown canadien qui disait : “Jésus est un ouvreur de tombeau et un dérouleur de bandelettes !”

Petite précision : Ce sont les amis de Lazare remis debout par Dieu qui vont délier ses mains et ses pieds. Jamais quelqu’un ne retrouve vie et espérance tout seul comme par miracle. Mais le moindre geste réchauffe et ranime. La seule force qui ait jamais ouvert les tombeaux et déroulé les bandelettes, c’est l’amour et le pardon !

Ce week-end, en France, les militants du CCFD répercutent la parole de Jésus : Viens dehors”. Une parole qui traverse les siècles. Nous avons beau être empêtrés dans les bandelettes de nos étroitesses et de nos peurs, ou ficelés dans la culpabilité, Jésus nous appelle dehors : regarde au-delà des frontières et va rejoindre – à ta façon – ceux qui agissent pour un monde plus solidaire. Ce cri de Jésus a fait se lever beaucoup de femmes et d’hommes qui refusent que le monde soit que ce qu’il est ! Incontestable victoire de l’obstination et de l’espérance sur la détresse et l’injustice.

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