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Evangile de l’épiphanie – 3 janvier 2016

Posté par rtireau le 30 décembre 2015

épiphanie

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 2,1-12. 
Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem 
et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile à l’orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui. » 
En apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé, et tout Jérusalem avec lui. 
Il réunit tous les grands prêtres et les scribes du peuple, pour leur demander où devait naître le Christ. 
Ils lui répondirent : « À Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète : 
Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n’es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Juda, car de toi sortira un chef, qui sera le berger de mon peuple Israël. » 
Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue ; 
puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez vous renseigner avec précision sur l’enfant. Et quand vous l’aurez trouvé, venez me l’annoncer pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui. » 
Après avoir entendu le roi, ils partirent. Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient les précédait, jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit où se trouvait l’enfant. 
Quand ils virent l’étoile, ils se réjouirent d’une très grande joie. 
Ils entrèrent dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à ses pieds, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe. 
Mais, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin. 

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Homélie

Posté par rtireau le 30 décembre 2015

Fête de l’Epiphanie – 3 janvier 2016

Isaïe 60, 1-6 ; Psaume 71 ; Ephésiens 3, 2-3a.5-6 ; Matthieu 2, 1-12

Tout commence comme un conte oriental : «Voici que des Mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem…» Réalité ou légende ? Sans doute Matthieu raconte-t-il une histoire réelle sous forme de récit populaire. Peut-être pour nous inviter à refaire l’itinéraire des Mages. Ils ont rencontré trois signes qu’ils ont su déchiffrer : l’Étoile, la Parole et l’Enfant, trois jalons pour rencontrer Dieu.

* Le 1er signe est l’étoile, la CRÉATION. Les sciences peuvent conduire à Dieu si on se laisse étonner. Un vrai savant est un enfant patient et plein d’admiration. Quelqu’un a dit que le prototype du mage c’est Einstein. Il est mort, angoissé d’avoir livré les secrets de l’atome à des politiciens endurcis. “J’aurais mieux fait d’être plombier”, disait-il. Mais il avait gardé son regard d’enfant. Il jouait avec la relativité comme un enfant avec sa balle. Il était de ceux qui se laissent éblouir par le mystère qui leur échappe, plus que par les bouts de vérité qu’ils ont pu découvrir.

* Le second signe qui mène à Dieu, c’est sa PAROLE. Si on accepte d’écouter son poème ou sa musique, elle devient inépuisable. Il faut avoir gardé un cœur d’enfant pour laisser la parole résonner en soi. “Si vous ne devenez pas comme des enfants, vous n’entrerez pas dans le Royaume. 

* Le troisième signe, précisément, c’est l’ENFANT. Dans le passé, la majorité des hérésies ont rejeté l’humanité de Jésus. Pourtant c’est le bon chemin pour sortir Dieu de l’abstrait. Dieu s’est fait enfant, pour que nous comprenions que nous sommes enfants bien-aimés du Père.

Dans l’Évangile d’aujourd’hui, des gens se bougent de loin pour voir Jésus. Croire que Jésus se manifeste à tous ceux qui se bougent pour rencontrer, même s’ils ne le savent pas eux-mêmes (à nous de le leur dire). Les mages sont des païens qui se bougent pour rencontrer et apprennent Jésus aux prétendus habitués qu’étaient les juifs. Dieu n’est pas quelque chose à découvrir. Il est quelqu’un qui se donne à rencontrer. Ce sont toujours ceux qui bougent et qui cherchent qui ont raison. Et souvent ils provoquent la rage de ceux qui sont installés.

Étonnante histoire de l’Épiphanie. Sur un tableau, on pourrait la mettre en deux colonnes. Et chacun pourrait chercher de quel côté il se situe :

Il y a ceux qui sont loin de l’événement (mages) et ceux qui sont tout proches (juifs).

Les mages savent les premiers. Les juifs, eux, savaient, mais à condition de les alerter.

Les mages bougent sans trop savoir. Les juifs savent parfaitement, sans bouger

Côté mages : une étoile, un bébé. Côté juifs : des livres, des certitudes, des références.

Côté mages, on est en route. Côté juifs, on reste enfermés dans Jérusalem.

Côté mages, c’est la joie. Côté juifs, c’est l’inquiétude.

Double mouvement de refus des juifs et d’accueil des païens qui atteindra son paroxysme à la passion : ce sera le centurion romain, ce païen au pied de la croix, qui déclarera Jésus fils de Dieu.

J’ai lu dans une revue :

* Épiphanie, fête de la mission. Quand on meurt de faim, on ne peut savoir que Dieu nous aime. La mission, c’est d’abord agir avec tous (croyants ou non) pour rendre notre planète plus habitable.

* Épiphanie, fête du partage. Dans une crèche allemande, surprise : quatre mages. Le quatrième n’a rien à offrir. En fait, pendant le voyage, il a déjà distribué ses cadeaux aux pauvres. Jésus n’a besoin de rien, mais il aime qu’on partage.

* Épiphanie, fête de la lumière : les mages on bougé grâce à l’étoile. Mais elle n’a pas suffi à les conduire jusqu’au Messie. Il ont eu besoin de spécialistes. La véritable lumière, c’est la Parole. Mais, curieusement, ces docteurs ne les ont pas accompagnés ! Quand disparaît l’étoile des espoirs humains, l’Église est là pour interpréter la Parole. Mais à quoi sert de connaître l’Écriture si on ne se met pas en route vers les nouveaux Bethléem où le Christ nous attend aujourd’hui ?

Les chrétiens sont invités à être des marcheurs à l’étoile, et aussi des signes, des épiphanies de Dieu qui aime chacun. Il y a des danseuses-étoiles. Pourquoi pas des chrétiens-étoiles, qui soient pour beaucoup une invitation à regarder plus haut que leur portefeuille, leur résidence secondaire ou même leurs rhumatismes.

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Meilleurs vœux !

Posté par rtireau le 28 décembre 2015

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Vœux16

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Evangile de la Sainte Famille – 27 décembre 2015

Posté par rtireau le 25 décembre 2015

Ste famille

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 2,41-52. 
Chaque année, les parents de Jésus se rendaient à Jérusalem pour la fête de la Pâque.
Quand il eut douze ans, ils montèrent en pèlerinage suivant la coutume.
À la fin de la fête, comme ils s’en retournaient, le jeune Jésus resta à Jérusalem à l’insu de ses parents.
Pensant qu’il était dans le convoi des pèlerins, ils firent une journée de chemin avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances.
Ne le trouvant pas, ils retournèrent à Jérusalem, en continuant à le chercher.
C’est au bout de trois jours qu’ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs de la Loi : il les écoutait et leur posait des questions,
et tous ceux qui l’entendaient s’extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses.
En le voyant, ses parents furent frappés d’étonnement, et sa mère lui dit : « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois comme ton père et moi, nous avons souffert en te cherchant ! »
Il leur dit : « Comment se fait-il que vous m’ayez cherché ? Ne saviez-vous pas qu’il me faut être chez mon Père ? »
Mais ils ne comprirent pas ce qu’il leur disait.
Il descendit avec eux pour se rendre à Nazareth, et il leur était soumis. Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements.
Quant à Jésus, il grandissait en sagesse, en taille et en grâce, devant Dieu et devant les hommes.

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Homélie

Posté par rtireau le 25 décembre 2015

Sainte Famille – 27 décembre 2015

1 Samuel 1, 20-28 ; 1 Jean 3, 1-24 ; Luc 2, 41-52

Quand j’étais enfant, je comprenais avant tout que la sainte famille n’était pas comme ma famille. Il m’a fallu des années pour réaliser que mon interprétation était stérile et même dangereuse. Elle était stérile parce que si la sainte famille est sur un piédestal, pas comme la mienne, alors elle devient comme un cadre accroché au mur, joli peut-être, mais pas tellement utile. Mon interprétation était même dangereuse parce qu’elle aurait pu me conduire à déprécier ma famille. Or la foi chrétienne nous invite à reconnaître notre Dieu lui-même incarné en chacun de nous, présent en chacune de nos familles, et pas seulement dans la sainte famille. La foi chrétienne nous invite à considérer sainte chacune de nos familles.

Relisez donc l’Evangile d’aujourd’hui et imaginez qu’il s’agit de votre famille. Soudain cette belle histoire à l’eau de rose devient la fugue cruelle d’un enfant qui commence à prendre son indépendance par rapport à des parents angoissés. Commencement d’une expérience spirituelle à laquelle chacun de nous est appelé par les chemins humains du quotidien. Et il est bon de se rendre compte qu’il n’y a plus rien de « profane » dans notre vie, sinon ce que nous « profanons » peut-être par moments. En foi chrétienne, c’est toujours la même invitation : chercher Dieu là où il est, c’est à dire dans la discrétion du quotidien. Et cette attention au quotidien pour trouver Dieu, c’est la mission de l’Eglise depuis toujours, mais jamais facile. C’est si réconfortant de chercher Dieu dans le merveilleux. C’est si tentant de s’évader du quotidien banal, quelquefois dur, souvent triste. Tout à fait symptomatique en ce sens que Noël soit nettement plus fêté que la fête de Pâques elle-même.

Chercher Dieu dans le merveilleux, les évangiles apocryphes, c’était déjà ça. Mais en réalité quand on cherche Dieu dans le merveilleux, c’est qu’on a un regard pessimiste sur l’homme. Alors que la foi chrétienne regarde l’homme comme Fils de Dieu. Quand on cherche Dieu Baguette magique, c’est qu’on n’assume plus très bien notre condition d’homme où chacun doit prendre ses responsabilités et sa place, modeste mais nécessaire.

L’autre message que j’aime bien dans le mot famille, ce sont les frères et sœurs qui nous sont donnés à aimer. On ne se choisit pas ses frères et sœurs. Ils arrivent et il faut apprendre à s’aimer. C’est une belle image de l’Eglise. Vos amis, le plus souvent, sont des personnes choisies. Tandis qu’une famille, elle nous est donnée, comme les frères et sœurs de la communauté-Eglise. Voulez-vous redevenir des enfants quelques instants. Ecoutez ce conte suédois. Ce sera ma manière de vous offrir des vœux pour la nouvelle année :

Il y avait, dans un petit village, un atelier de charpentier. Un jour que le Maître était absent, les outils se réunirent en grand conseil. Il s’agissait d’exclure de la communauté des outils un certain nombre de membres. L’un prit la parole : « Il nous faut, dit-il, exclure notre sœur la scie, car elle mord et elle grince des dents. Elle a le caractère le plus grincheux du monde. » Un autre dit : « Nous ne pouvons conserver parmi nous notre frère le rabot qui a le caractère tranchant et qui épluche tout ce qu’il touche. » « Quant au frère marteau, dit un autre, je lui trouve un caractère assommant. Il cogne toujours et nous tape sur les nerfs. Excluons-le. » « Et les clous ? Peut-on vivre avec des gens qui ont le caractère aussi pointu ? Qu’ils s’en aillent ! Et la lime et la râpe aussi. A vivre avec elles, ce n’est que frottement perpétuel. Et qu’on chasse le papier de verre dont il semble que la raison d’être dans cet atelier soit de toujours froisser ! » Ainsi discouraient les outils du charpentier. Et à la fin de la séance, tout le monde se trouvait exclu.

La réunion bruyante prit fin par l’entrée du charpentier. On se tut lorsqu’on le vit s’approcher de l’établi. I1 saisit une planche et la scia avec la scie qui grince. Il la rabota avec le rabot au ton tranchant qui épluche tout ce qu’il touche. Le frère ciseau qui blesse cruellement, notre sœur la râpe au langage rude, le frère papier de verre qui froisse, entrèrent successivement en action. Le charpentier prit alors nos frère les clous au caractère pointu et le marteau qui fait du tapage. I1 se servit de tous ses outils au méchant caractère pour fabriquer un berceau. Pour accueillir l’enfant à naître. Pour accueillir la Vie…

Bonne année, en sainte famille !

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