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Evangile de l’épiphanie – 3 janvier 2016

Posté par rtireau le 30 décembre 2015

épiphanie

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 2,1-12. 
Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem 
et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile à l’orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui. » 
En apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé, et tout Jérusalem avec lui. 
Il réunit tous les grands prêtres et les scribes du peuple, pour leur demander où devait naître le Christ. 
Ils lui répondirent : « À Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète : 
Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n’es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Juda, car de toi sortira un chef, qui sera le berger de mon peuple Israël. » 
Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue ; 
puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez vous renseigner avec précision sur l’enfant. Et quand vous l’aurez trouvé, venez me l’annoncer pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui. » 
Après avoir entendu le roi, ils partirent. Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient les précédait, jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit où se trouvait l’enfant. 
Quand ils virent l’étoile, ils se réjouirent d’une très grande joie. 
Ils entrèrent dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à ses pieds, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe. 
Mais, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin. 

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Homélie

Posté par rtireau le 30 décembre 2015

Fête de l’Epiphanie – 3 janvier 2016

Isaïe 60, 1-6 ; Psaume 71 ; Ephésiens 3, 2-3a.5-6 ; Matthieu 2, 1-12

Tout commence comme un conte oriental : «Voici que des Mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem…» Réalité ou légende ? Sans doute Matthieu raconte-t-il une histoire réelle sous forme de récit populaire. Peut-être pour nous inviter à refaire l’itinéraire des Mages. Ils ont rencontré trois signes qu’ils ont su déchiffrer : l’Étoile, la Parole et l’Enfant, trois jalons pour rencontrer Dieu.

* Le 1er signe est l’étoile, la CRÉATION. Les sciences peuvent conduire à Dieu si on se laisse étonner. Un vrai savant est un enfant patient et plein d’admiration. Quelqu’un a dit que le prototype du mage c’est Einstein. Il est mort, angoissé d’avoir livré les secrets de l’atome à des politiciens endurcis. “J’aurais mieux fait d’être plombier”, disait-il. Mais il avait gardé son regard d’enfant. Il jouait avec la relativité comme un enfant avec sa balle. Il était de ceux qui se laissent éblouir par le mystère qui leur échappe, plus que par les bouts de vérité qu’ils ont pu découvrir.

* Le second signe qui mène à Dieu, c’est sa PAROLE. Si on accepte d’écouter son poème ou sa musique, elle devient inépuisable. Il faut avoir gardé un cœur d’enfant pour laisser la parole résonner en soi. “Si vous ne devenez pas comme des enfants, vous n’entrerez pas dans le Royaume. 

* Le troisième signe, précisément, c’est l’ENFANT. Dans le passé, la majorité des hérésies ont rejeté l’humanité de Jésus. Pourtant c’est le bon chemin pour sortir Dieu de l’abstrait. Dieu s’est fait enfant, pour que nous comprenions que nous sommes enfants bien-aimés du Père.

Dans l’Évangile d’aujourd’hui, des gens se bougent de loin pour voir Jésus. Croire que Jésus se manifeste à tous ceux qui se bougent pour rencontrer, même s’ils ne le savent pas eux-mêmes (à nous de le leur dire). Les mages sont des païens qui se bougent pour rencontrer et apprennent Jésus aux prétendus habitués qu’étaient les juifs. Dieu n’est pas quelque chose à découvrir. Il est quelqu’un qui se donne à rencontrer. Ce sont toujours ceux qui bougent et qui cherchent qui ont raison. Et souvent ils provoquent la rage de ceux qui sont installés.

Étonnante histoire de l’Épiphanie. Sur un tableau, on pourrait la mettre en deux colonnes. Et chacun pourrait chercher de quel côté il se situe :

Il y a ceux qui sont loin de l’événement (mages) et ceux qui sont tout proches (juifs).

Les mages savent les premiers. Les juifs, eux, savaient, mais à condition de les alerter.

Les mages bougent sans trop savoir. Les juifs savent parfaitement, sans bouger

Côté mages : une étoile, un bébé. Côté juifs : des livres, des certitudes, des références.

Côté mages, on est en route. Côté juifs, on reste enfermés dans Jérusalem.

Côté mages, c’est la joie. Côté juifs, c’est l’inquiétude.

Double mouvement de refus des juifs et d’accueil des païens qui atteindra son paroxysme à la passion : ce sera le centurion romain, ce païen au pied de la croix, qui déclarera Jésus fils de Dieu.

J’ai lu dans une revue :

* Épiphanie, fête de la mission. Quand on meurt de faim, on ne peut savoir que Dieu nous aime. La mission, c’est d’abord agir avec tous (croyants ou non) pour rendre notre planète plus habitable.

* Épiphanie, fête du partage. Dans une crèche allemande, surprise : quatre mages. Le quatrième n’a rien à offrir. En fait, pendant le voyage, il a déjà distribué ses cadeaux aux pauvres. Jésus n’a besoin de rien, mais il aime qu’on partage.

* Épiphanie, fête de la lumière : les mages on bougé grâce à l’étoile. Mais elle n’a pas suffi à les conduire jusqu’au Messie. Il ont eu besoin de spécialistes. La véritable lumière, c’est la Parole. Mais, curieusement, ces docteurs ne les ont pas accompagnés ! Quand disparaît l’étoile des espoirs humains, l’Église est là pour interpréter la Parole. Mais à quoi sert de connaître l’Écriture si on ne se met pas en route vers les nouveaux Bethléem où le Christ nous attend aujourd’hui ?

Les chrétiens sont invités à être des marcheurs à l’étoile, et aussi des signes, des épiphanies de Dieu qui aime chacun. Il y a des danseuses-étoiles. Pourquoi pas des chrétiens-étoiles, qui soient pour beaucoup une invitation à regarder plus haut que leur portefeuille, leur résidence secondaire ou même leurs rhumatismes.

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Meilleurs vœux !

Posté par rtireau le 28 décembre 2015

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Vœux16

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Evangile de la Sainte Famille – 27 décembre 2015

Posté par rtireau le 25 décembre 2015

Ste famille

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 2,41-52. 
Chaque année, les parents de Jésus se rendaient à Jérusalem pour la fête de la Pâque.
Quand il eut douze ans, ils montèrent en pèlerinage suivant la coutume.
À la fin de la fête, comme ils s’en retournaient, le jeune Jésus resta à Jérusalem à l’insu de ses parents.
Pensant qu’il était dans le convoi des pèlerins, ils firent une journée de chemin avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances.
Ne le trouvant pas, ils retournèrent à Jérusalem, en continuant à le chercher.
C’est au bout de trois jours qu’ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs de la Loi : il les écoutait et leur posait des questions,
et tous ceux qui l’entendaient s’extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses.
En le voyant, ses parents furent frappés d’étonnement, et sa mère lui dit : « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois comme ton père et moi, nous avons souffert en te cherchant ! »
Il leur dit : « Comment se fait-il que vous m’ayez cherché ? Ne saviez-vous pas qu’il me faut être chez mon Père ? »
Mais ils ne comprirent pas ce qu’il leur disait.
Il descendit avec eux pour se rendre à Nazareth, et il leur était soumis. Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements.
Quant à Jésus, il grandissait en sagesse, en taille et en grâce, devant Dieu et devant les hommes.

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Homélie

Posté par rtireau le 25 décembre 2015

Sainte Famille – 27 décembre 2015

1 Samuel 1, 20-28 ; 1 Jean 3, 1-24 ; Luc 2, 41-52

Quand j’étais enfant, je comprenais avant tout que la sainte famille n’était pas comme ma famille. Il m’a fallu des années pour réaliser que mon interprétation était stérile et même dangereuse. Elle était stérile parce que si la sainte famille est sur un piédestal, pas comme la mienne, alors elle devient comme un cadre accroché au mur, joli peut-être, mais pas tellement utile. Mon interprétation était même dangereuse parce qu’elle aurait pu me conduire à déprécier ma famille. Or la foi chrétienne nous invite à reconnaître notre Dieu lui-même incarné en chacun de nous, présent en chacune de nos familles, et pas seulement dans la sainte famille. La foi chrétienne nous invite à considérer sainte chacune de nos familles.

Relisez donc l’Evangile d’aujourd’hui et imaginez qu’il s’agit de votre famille. Soudain cette belle histoire à l’eau de rose devient la fugue cruelle d’un enfant qui commence à prendre son indépendance par rapport à des parents angoissés. Commencement d’une expérience spirituelle à laquelle chacun de nous est appelé par les chemins humains du quotidien. Et il est bon de se rendre compte qu’il n’y a plus rien de « profane » dans notre vie, sinon ce que nous « profanons » peut-être par moments. En foi chrétienne, c’est toujours la même invitation : chercher Dieu là où il est, c’est à dire dans la discrétion du quotidien. Et cette attention au quotidien pour trouver Dieu, c’est la mission de l’Eglise depuis toujours, mais jamais facile. C’est si réconfortant de chercher Dieu dans le merveilleux. C’est si tentant de s’évader du quotidien banal, quelquefois dur, souvent triste. Tout à fait symptomatique en ce sens que Noël soit nettement plus fêté que la fête de Pâques elle-même.

Chercher Dieu dans le merveilleux, les évangiles apocryphes, c’était déjà ça. Mais en réalité quand on cherche Dieu dans le merveilleux, c’est qu’on a un regard pessimiste sur l’homme. Alors que la foi chrétienne regarde l’homme comme Fils de Dieu. Quand on cherche Dieu Baguette magique, c’est qu’on n’assume plus très bien notre condition d’homme où chacun doit prendre ses responsabilités et sa place, modeste mais nécessaire.

L’autre message que j’aime bien dans le mot famille, ce sont les frères et sœurs qui nous sont donnés à aimer. On ne se choisit pas ses frères et sœurs. Ils arrivent et il faut apprendre à s’aimer. C’est une belle image de l’Eglise. Vos amis, le plus souvent, sont des personnes choisies. Tandis qu’une famille, elle nous est donnée, comme les frères et sœurs de la communauté-Eglise. Voulez-vous redevenir des enfants quelques instants. Ecoutez ce conte suédois. Ce sera ma manière de vous offrir des vœux pour la nouvelle année :

Il y avait, dans un petit village, un atelier de charpentier. Un jour que le Maître était absent, les outils se réunirent en grand conseil. Il s’agissait d’exclure de la communauté des outils un certain nombre de membres. L’un prit la parole : « Il nous faut, dit-il, exclure notre sœur la scie, car elle mord et elle grince des dents. Elle a le caractère le plus grincheux du monde. » Un autre dit : « Nous ne pouvons conserver parmi nous notre frère le rabot qui a le caractère tranchant et qui épluche tout ce qu’il touche. » « Quant au frère marteau, dit un autre, je lui trouve un caractère assommant. Il cogne toujours et nous tape sur les nerfs. Excluons-le. » « Et les clous ? Peut-on vivre avec des gens qui ont le caractère aussi pointu ? Qu’ils s’en aillent ! Et la lime et la râpe aussi. A vivre avec elles, ce n’est que frottement perpétuel. Et qu’on chasse le papier de verre dont il semble que la raison d’être dans cet atelier soit de toujours froisser ! » Ainsi discouraient les outils du charpentier. Et à la fin de la séance, tout le monde se trouvait exclu.

La réunion bruyante prit fin par l’entrée du charpentier. On se tut lorsqu’on le vit s’approcher de l’établi. I1 saisit une planche et la scia avec la scie qui grince. Il la rabota avec le rabot au ton tranchant qui épluche tout ce qu’il touche. Le frère ciseau qui blesse cruellement, notre sœur la râpe au langage rude, le frère papier de verre qui froisse, entrèrent successivement en action. Le charpentier prit alors nos frère les clous au caractère pointu et le marteau qui fait du tapage. I1 se servit de tous ses outils au méchant caractère pour fabriquer un berceau. Pour accueillir l’enfant à naître. Pour accueillir la Vie…

Bonne année, en sainte famille !

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Evangile de la nuit de Noël – 2015

Posté par rtireau le 22 décembre 2015

Noël

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 2,1-14. 
En ces jours-là, parut un édit de l’empereur Auguste, ordonnant de recenser toute la terre – 
ce premier recensement eut lieu lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie. – 
Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville d’origine. 
Joseph, lui aussi, monta de Galilée, depuis la ville de Nazareth, vers la Judée, jusqu’à la ville de David appelée Bethléem. Il était en effet de la maisonet de la lignée de David. 
Il venait se faire recenser avec Marie, qui lui avait été accordée en mariage et qui était enceinte. 
Or, pendant qu’ils étaient là, le temps où elle devait enfanter fut accompli. 
Et elle mit au monde son fils premier-né ; elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune. 
Dans la même région, il y avait des bergers qui vivaient dehors et passaient la nuit dans les champs pour garder leurs troupeaux. 
L’ange du Seigneur se présenta devant eux, et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière. Ils furent saisis d’une grande crainte. 
Alors l’ange leur dit : « Ne craignez pas, car voici que je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple : 
Aujourd’hui, dans la ville de David, vous est né un Sauveur qui est le Christ, le Seigneur. 
Et voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. » 
Et soudain, il y eut avec l’ange une troupe céleste innombrable, qui louait Dieu en disant : 
« Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime. » 

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Homélie

Posté par rtireau le 22 décembre 2015

Fête de Noël – 24-25 décembre 2015 - Luc 2, 1-14

Connaissez-vous l’histoire de la crèche merveilleuse ?

Un jour quelqu’un avait dit, parce qu’il avait sa petite idée sur Dieu et sur Jésus :  “On va faire une crèche merveilleuse :

- d’abord on va construire un grand bâtiment exprès. Ça va coûter cher ? Tant pis. Rien n’est trop grand pour Dieu.

- et puis on va mettre plein de très belles décorations… rien que de l’or. Ça va coûter cher ? Tant pis. Rien n’est trop beau pour Dieu.

- et puis on va allumer plein de très belles lumières, tout le temps. Ça va coûter cher ? Tant pis. Rien n’est trop brillant pour Dieu !

On va faire une crèche merveilleuse ; et puis dans le berceau de cette crèche, on va mettre… rien, personne. Parce que Jésus ne vient pas dans un truc comme ça. Il préfère être du côté des plus petits et des plus modestes. Souvenez-vous, tout à l’heure, quand la bougie nous parlait : « Vous m’avez allumée et vous me regardez, rêveurs. En fait, c’est votre beau geste qui m’a fait briller. Je suis heureuse d’être allumée. C’est Ma raison d’être de brûler car alors j’existe. Je donne le meilleur de moi-même. Je répands la  lumière et la fraternité, et la générosité, et la joie, et le réconfort. Alors tous se réjouissent de ma présence. Pas vous ?  

Voulez-vous connaître le secret de l’espérance de noël : il faut toujours regarder l’homme et Dieu en même temps. Certains s’obstinent à regarder l’homme en l’enfermant dans ses limites terrestres. D’autres prétendent regarder directement vers Dieu. Et ils pensent que regarder l’homme serait une mauvaise distraction.

Eh bien ! Le secret de l’espérance de noël, c’est de regarder l’homme et Dieu en même temps, sans jamais les séparer. Fêter noël, c’est ne désespérer ni de Dieu ni des hommes puisque Dieu s’est fait homme : Si Dieu peut devenir homme en son fils, c’est que l’homme n’est pas si nul… Et puis, en devenant homme en Jésus son fils, Dieu lui-même peut nous donner envie d’être homme. Dieu nous redonne goût à la vie…

Gabriel Ringlet,  dans son livre L’évangile d’un libre penseur, écrit la même chose à sa façon : “Placer Dieu très haut, voilà le chemin habituel. Et c’est beau. Mais on connaît le danger, pour l’homme surtout. Et pour Dieu. Placer l’homme sur un piédestal mérite aussi admiration. Avec le risque d’enfermer l’homme dans l’homme. Jésus refuse de choisir entre ces deux «hauteurs» ou, plus exactement, il garde les deux : passionné par la cause de Dieu et passionné par la cause de l’homme, il prend la double nationalité, faisant ainsi du christianisme une religion qui se veut à la fois une affirmation radicale de Dieu et une affirmation radicale de l’homme.”

Ecoutez ce tout petit dialogue au sujet des hôteliers de Bethléem. Vous savez, ceux qui n’ont pas trouvé de place pour Jésus quand il est né. Quelqu’un a dit :

- Si les hôteliers avaient su qui était ce Jésus qui allait naître, qu’est-ce qu’ils auraient fait ?

- Bien sûr, ils auraient trouvé de la place…

- Alors, comment faire quand un petit va naître, quand un petit arrive, pour qu’il y ait tout le temps de la place pour lui ?…

J’ai réfléchi longuement… et figurez-vous que j’ai trouvé la réponse :

- Il suffit… il suffit de faire comme si c’était Jésus à chaque fois ? Mieux : il faut comprendre que c’est Jésus qui naît à chaque fois.

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Evangile du 4°dimanche de l’Avent – 20 décembre 2015

Posté par rtireau le 16 décembre 2015

Visitation Arcabas

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 1,39-45. 
En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée. 
Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. 
Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint, 
et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. 
D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? 
Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en moi. 
Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. » 

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Homélie

Posté par rtireau le 16 décembre 2015

4° dimanche de l’Avent dans l’année C – 20 décembre 2015

Michée 5, 1-4 ; Psaume 79 ; Hébreux 10, 5-10 ; Luc 1, 39-45

C’est Hyacinthe Vulliez qui écrit avec un brin de poésie : “La bible est une longue suite de visites que Dieu a faites à son peuple. Malgré les infidélités des hommes et parfois à cause d’elles, Dieu descendait à tous moments de la haute colline du ciel, sur la terre. Un jour, par l’archange Gabriel, il annonce à une jeune femme de Nazareth, Marie, la venue de son fils. Elle, aussitôt, se met en route pour aller voir sa cousine Élisabeth. Deux femmes se rencontrent et, par elles, deux enfants, Jean et Jésus. Et par les deux enfants, les deux Testaments, l’Ancien et le Nouveau.”

C’est vrai ! Marie a tellement accueilli la Parole de Dieu dans sa vie que la Parole a pris chair en elle. Marie a tellement accueilli la Parole de Dieu qu’elle la porte : elle conçoit le Fils du Dieu vivant, celui qui sera nommé Dieu sauve, Jésus. Croire tellement, avoir un idéal tellement fort et tellement têtu qu’un jour ça se concrétise, et que ça ressuscite. Avoir le courage de dire oui à la naissance de Dieu en nous pour qu’il soit pour nous le compagnon discret et fort de nos vies. Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur” : une béatitude qu’on pourrait ajouter à toutes les autres béatitudes que l’on entend le jour de la Toussaint.

C’est une histoire pleine de tendresse et d’émotion que cette Visitation : deux femmes enceintes se rencontrent et partagent les joies de l’attente. Deux femmes qui ont fait l’expérience qu’en elles, au plus profond d’elles-mêmes, il y a de l’autre, il y a quelqu’un d’autre. Cet autre les a mises en mouvement, ils les a, à la fois, mues et émues. Leur existence à toutes les deux s’est faite ouverture, accueil, joie, tressaillement. Leur existence est provoquée à se pousser hors d’elle-même. Du neuf va apparaître. Il y a, dans la maternité, pendant la grossesse, une période assez exceptionnelle : les femmes peuvent parler d’un autre, tout en parlant d’elles-mêmes, elles peuvent parler d’elles-mêmes tout en parlant d’un autre.

La Visitation c’est la rencontre de deux personnes déjà habitées, de deux personnes déjà visitées. A notre niveau, dans nos rencontres, dans nos visites, – c’est le même mot que Visitation – Essayons de reconnaître en ceux que nous visitons l’Autre qu’ils portent en eux ? La véritable joie d’une visite, la valeur d’une rencontre, c’est de croire en celui qu’on va voir. Croire que l’autre mérite attention et respect, qu’il porte en lui des possibilités infinies, croire que rien n’est impossible à Dieu. Une visite, (une visitation) aussi banale soit-elle, réalise la visite de Dieu qui s’intéresse à notre terre.

Le récit que Luc fait de cet instant exceptionnel est plus qu’une histoire édifiante. Cette visite, cette visitation, ouvre un avenir tout nouveau. Désormais, c’est par l’homme, c’est par son fils devenu homme, que Dieu visite les hommes. Et c’est aussi en visitant l’homme que les hommes rendent visite à leur Dieu. Et à la visite dernière, ils s’écrieront d’étonnement : “Mais quand est-ce que nous t’avons visité ?” Et le Seigneur leur répondra : Quand vous visitiez les malades, les pauvres et tous les autres, c’est moi-même que vous visitiez. Vous traciez sur le monde les chemins de l’éternelle amitié.

Ecoutez cette poésie de Prosper Monier (sj) : Ne dis pas…

Ne dis pas : trop pauvre ; donne ce que tu as. Ne dis pas: trop faible ; lance-toi en avant. Ne dis pas : trop ignorant ; dis ce que tu sais. Ne dis pas : trop vieux ; donne tes dernières forces et ton expérience. Ne dis pas : j’en mourrai ; meurs, et tu vivras, et tu feras vivre.

Si le fardeau est trop lourd, pense aux autres. Si tu ralentis, ils s’arrêtent. Si tu t’assois, ils se couchent. Si tu te couches, ils s’endorment. Si tu faiblis, ils flanchent. Si tu doutes, ils désespèrent. Si tu hésites, ils reculent. 

Mais si tu marches, ils courent. Si tu cours, ils volent. Si tu donnes la main, ils te soutiendront et t’aideront. Si tu les prends en charge, ils te porteront.

Prie en leur nom, tu seras exaucé. Risque ta vie, et tu vivras.

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Evangile du 3°dimanche de l’Avent – 13 décembre 2015

Posté par rtireau le 10 décembre 2015

bapteme-seigneur-ev

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 3,10-18. 

En ce temps-là, les foules qui venaient se faire baptiser par Jean lui demandaient : « Que devons-nous faire ? »
Jean leur répondait : « Celui qui a deux vêtements, qu’il partage avec celui qui n’en a pas ; et celui qui a de quoi manger, qu’il fasse de même ! » 
Des publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts) vinrent aussi pour être baptisés ; ils lui dirent : « Maître, que devons-nous faire ? » 
Il leur répondit : « N’exigez rien de plus que ce qui vous est fixé. » 
Des soldats lui demandèrent à leur tour : « Et nous, que devons-nous faire ? » Il leur répondit : « Ne faites violence à personne, n’accusez personne à tort ; et contentez-vous de votre solde. » 
Or le peuple était en attente, et tous se demandaient en eux-mêmes si Jean n’était pas le Christ. 
Jean s’adressa alors à tous : « Moi, je vous baptise avec de l’eau ; mais il vient, celui qui est plus fort que moi. Je ne suis pas digne de dénouer la courroie de ses sandales. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu. 
Il tient à la main la pelle à vanner pour nettoyer son aire à battre le blé, et il amassera le grain dans son grenier ; quant à la paille, il la brûlera aufeu qui ne s’éteint pas. » 
Par beaucoup d’autres exhortations encore, il annonçait au peuple la Bonne Nouvelle. 

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