Evangile de la fête du Corps et du Sang du Christ – 29 mai 2016

Posté par rtireau le 25 mai 2016

pain-vivant

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 9,11b-17. 
En ce temps-là, Jésus parlait aux foules du règne de Dieu et guérissait ceux qui en avaient besoin.
Le jour commençait à baisser. Alors les Douze s’approchèrent de lui et lui dirent : « Renvoie cette foule : qu’ils aillent dans les villages et les campagnes des environs afin d’y loger et de trouver des vivres ; ici nous sommes dans un endroit désert. »
Mais il leur dit : « Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Ils répondirent : « Nous n’avons pas plus de cinq pains et deux poissons. À moins peut-être d’allernous-mêmes acheter de la nourriture pour tout ce peuple. »
Il y avait environ cinq mille hommes. Jésus dit à ses disciples : « Faites-les asseoir par groupes de cinquante environ. »
Ils exécutèrent cette demande et firent asseoir tout le monde.
Jésus prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction sur eux, les rompit et les donna à ses disciples pour qu’ils les distribuent à la foule.
Ils mangèrent et ils furent tous rassasiés ; puis on ramassa les morceaux qui leur restaient : cela faisait douze paniers.

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homélie

Posté par rtireau le 25 mai 2016

Fête du Corps et du Sang du Christ – C – 29 mai 2016

Genèse 14, 18-20 ; Psaume 109 ; 1 Corinthiens 11, 23-26 ; Luc 9, 11b-17 

L’histoire (légende) se passe en Inde. Un homme pauvre marche sur les sentiers brûlés par le soleil. Il mendie sa nourriture. La légende dit que c’est du blé qu’il recueille. À la fin de ses journées, son petit sac de toile est loin d’être rempli.

Un jour, son cœur a battu très fort quand il a aperçu, dans un nuage de poussière, quatre chevaux qui tiraient un carrosse : «Ah ! Si seulement ce prince me voyait et daignait s’arrêter ! S’il me donnait une pièce d’argent ou d’or !»

Eh oui ! Les chevaux ralentissent, s’arrêtent. La porte du carrosse s’entrouvre. Un homme au regard plein de bonté fait signe au mendiant de s’approcher et lui dit : «Donne-moi ton blé». Le malheureux, déconcerté, hésite, puis retire un grain de blé de son petit sac. L’attelage repart laissant le pauvre désespéré, qui rentre chez lui, plus triste que jamais. Le soir, en vidant son sac de blé dans un bol, quelle ne fut pas sa surprise d’apercevoir un petit grain d’or ! «Ah si seulement je lui avais donné tout le contenu de mon sac !»

À chaque eucharistie, le Seigneur nous demande à nous aussi : Donne-moi ton blé, donne-moi quelque chose de ta vie. C’est pour ça que le pain et le vin viennent à chaque fois du milieu de notre assemblée. C’est notre blé qu’on donne au Seigneur. Une catéchumène nous a raconté un jour que tout a changé pour elle quand elle a compris cet échange entre nos offrandes et la communion. “Je me demandais ce que chacun allait chercher dans la communion. Quand j’ai eu compris que c’était la consécration de ce qu’il avait apporté de sa vie, ce fut une vraie révélation pour moi.” La question est donc, quand nous venons à la messe, de savoir ce que nous offrons réellement de notre vie ? Trop souvent, nous laissons au prêtre le soin de présenter à Dieu le pain… là-bas, loin de nous, comme si ce pain offert n’avait rien à voir avec nous !

Le pain ! Il représente le travail de plein de monde. Pas seulement le travail des autres, mais le nôtre, la vie de chacun de nous, ce que nous appelons notre pain quotidien, nos joies, nos peines, notre travail, nos responsabilités, nos amours. Nous avons bien raison d’apporter toute cette vie quotidienne, chaque dimanche à la messe. Et nous l’offrons à chaque messe, cette vie quotidienne, en offrant le pain pour que Dieu le transforme en sa propre vie. Pour que ces grains de blé – comme dans la légende – deviennent précieux comme de l’or… Pour que notre pain quotidien soit transformé, transfiguré, habité, divinisé par la présence réelle du Christ. «Nous te présentons ce pain, fruit de la terre et du travail des hommes, il deviendra le pain de la vie.» Ça veut dire en clair qu’à la communion, Dieu nous redonne ce pain, habité de la présence réelle du Christ.

Quand nous partageons et quand nous mangeons ce pain, nous recevons en nous l’Esprit Saint, l’Esprit de Jésus. Alors nous repartons avec une véritable énergie divine, pour continuer notre travail, pour tenir dans nos responsabilités, pour vivre toute notre vie avec la force de l’Esprit Saint, l’Esprit de Jésus, l’Esprit d’amour.

C’est important de comprendre ce qui se passe à la messe. Quelquefois, certains arrivent à la messe comme des désœuvrés… Ils n’apportent rien de ce qui fait leur vie. Eh bien je propose deux petites phrases que chacun pourrait retenir facilement :

- La première : la messe, c’est la rencontre de deux présences réelles :

            • la présence réelle du Christ, qui, elle, ne fait aucun doute,

            • et notre présence à nous qui a quelquefois du mal à être réelle.

- Et la seconde : nous communions à la présence réelle du Christ pendant la messe pour devenir nous-mêmes présence réelle du Christ auprès des frères après la messe. Écoutez cet extrait de prière eucharistique que vous connaissez par cœur : «Regarde avec amour, Père très bon, ceux qui vont recevoir le corps du Christ, fais qu’ils deviennent ensemble par la force de l’Esprit Saint, le corps de ton Fils ressuscité.» C’est clair : après la messe, nous avons à devenir ensemble le corps du Christ, le signe visible de sa présence dans le monde. En fait, c’est après la messe que l’on sait si la messe a été vraie. Une messe vivante, c’est une messe qui fait vivre. Et quand ça arrive, personne ne se demande plus ce que nous sommes venus faire à la messe.

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Evangile pour la fête de la Trinité dans l’année C – 22 mai 2016

Posté par rtireau le 19 mai 2016

Trintité

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 16,12-15. 
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais pour l’instant vous ne pouvez pas les porter. 
Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans la vérité tout entière. En effet, ce qu’il dira ne viendra pas de lui-même : mais ce qu’il aura entendu, il le dira ; et ce qui va venir, il vous le fera connaître. 
Lui me glorifiera, car il recevra ce qui vient de moi pour vous le faire connaître. 
Tout ce que possède le Père est à moi ; voilà pourquoi je vous ai dit : L’Esprit reçoit ce qui vient de moi pour vous le faire connaître. »

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Homélie

Posté par rtireau le 19 mai 2016

 

La sainte Trinité dans l’année C – 22 mai 2016

 

Proverbes 8, 22-31 ; Psaume 8 ; Romains 5, 1-5 ; Jean 16, 12-15

 

« J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais pour l’instant vous ne pouvez pas les porter. » C’est l’Esprit de Dieu qui est chargé de nous guider vers la vérité tout entière. Comment mieux dire que la vérité est bien un chemin, une approche, un pas à pas, une histoire. L’Esprit nous guide vers la vérité. L’Esprit est une personne. L’Esprit est la troisième personne de la Trinité.

 

Trinité : le mot est lâché ? Compliqué ? Oui ! Autant, mais pas plus que notre famille humaine : personne n’a attendu de savoir ce que c’est qu’une famille pour venir au monde et y vivre. Trinité : j’ai cru moi aussi que c’était réservé aux intellectuels. En réalité Trinité est le mot que l’Eglise a trouvé pour signifier ce que l’Evangile nous dit de Dieu et ce que notre vie nous dit de Dieu :

 

dans l’Evangile, Jésus, le Fils, parle souvent du Père, et quand il s’en va, il annonce qu’il nous enverra l’Esprit pour rester avec nous.

 

et dans notre vie, Dieu Trinité donne à comprendre pourquoi nous sommes différents ; et notre vie peut nous dire beaucoup de Dieu Trinité parce que nous sommes créés à l’image de Dieu. Deux personnes qui s’aiment très fort peuvent devenir un couple. Et autour d’eux, on continue de dire leurs deux prénoms, mais il arrive qu’on parle des deux ensembles, le couple untel, comme d’une nouvelle réalité, deux qui ont un même Esprit.

 

La Trinité n’est donc pas une énigme, c’est une clé pour comprendre qui est Dieu et qui nous sommes. Jésus dit qu’il nous est possible de connaître le Père. Saint Jean le raconte : “Dieu, personne ne l’a jamais vu ; le Fils unique,… lui qui est dans le sein du Père, c’est lui qui 1’a fait connaître.(Jean 1, 18). Jésus, tout le portrait de son Père !” disait un théologien. Ce visage du Père, Saint Jean le décrit en disant : “Dieu est amour.” (1 Jean 4, 8)

 

Et Jésus parle de Dieu comme nous parlons d’Amour, avec trois dimensions : l’initiative, l’accueil, la communion..

 

• Le Père est initiative. Jésus nous dévoile le Père comme la source de tout ce que lui-même vient nous partager : la vie, la tendresse, le pardon. “Comme le Père m’a aimé, moi-aussi je vous ai aimés.” (Jean 15, 9) “De même que le Père m’a envoyé, moi-aussi je vous envoie.” (Jean 20, 21)

 

Jésus, le Fils, est tout entier accueil. Tout ce qu’il a, tout ce qu’il est, il le tient du Père.

 

• Et c’est dans l’Esprit que se vit cette communion. Comme si Dieu était ce couple que j’évoquais à l’instant, dont on parle des deux personnes (Les untel) comme d’une nouvelle réalité.

 

L’Eglise n’est pas une association qui se souvient du passé ; elle est chaque jour communion d’amour parce que le cœur de Dieu a voulu battre dans un cœur d’homme, au rythme de son amour. Laissons-nous saisir par l’amour du Père, commencement toujours nouveau. Laissons-nous habiter par l’amour du Fils, accueil, reconnaissance, partage – Il n’aime pas vraiment celui qui ne sait pas recevoir. Enfin, laissons l’Esprit ouvrir en nous des chemins de rencontre.

 

Baptisés « au nom du Père, du Fils et de l’Esprit« , soyons comme le Père, éveilleurs de vie, ni paternalistes ni possessifs ; soyons comme le Fils qui se reçoit d’un Autre et qui se donne ; soyons comme l’Esprit, artisans de relations pleines de respect. C’est à l’amour que vivent les personnes divines qu’on reconnaît Dieu Amour. C’est à l’amour que nous aurons les uns pour les autres qu’on nous reconnaîtra chrétiens. Une jeune fille a un jour formulé magnifiquement cette richesse que chacun de nous porte en soi : “Dieu est le seul bonheur gratuit auquel tout le monde a droit”.

 

Le théologien Alain Durand a écrit La cause des pauvres en 1991. Souvent, dit-il, on a la foi et, en conséquence, on se soucie du plus pauvre. C’est bien. Mais ce n’est pas tout à fait la réalité ! Car notre souci des pauvres n’est pas conséquence de notre foi, il constitue notre foi. Les signes que Dieu est venu dans l’histoire sont tous des signes qui concernent les pauvres : les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont guéris, les sourds entendent, les morts ressuscitent et la Bonne Nouvelle annoncée aux pauvres. Si l’on s’imagine que la foi existerait en dehors de ces actions, écoutons la réponse terrible de saint Jean : “Si quelqu’un dit « j’aime Dieu », alors qu’il a de la haine contre son frère, c’est un menteur.” (1 Jean 4,20)

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Evangile de la fête de la Pentecôte – 15 mai 2016

Posté par rtireau le 11 mai 2016

Pentecôte..

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 14,15-16.23b-26. 
Si vous m’aimez, vous garderez mes commandements. 
Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous : 
Jésus lui répondit : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure. 
Celui qui ne m’aime pas ne garde pas mes paroles. Or, la parole que vous entendez n’est pas de moi : elle est du Père, qui m’a envoyé. 
Je vous parle ainsi, tant que je demeure avec vous ; 
mais le Défenseur, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit. 

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Homélie

Posté par rtireau le 11 mai 2016

Fête de la Pentecôte - 15 mai 2016

Actes 2, 1-11 ; Psaume 103 ; Romains 8, 8-17 ; Jean 14, 15-16.23b-26

La 1ère lecture, au livre des Actes, est tout entière symbolique : Le temps est symbolique : 50 jours après Pâques : la Pentecôte juive. Le lieu est symbolique : les disciples sont réunis dans la chambre haute (leur refuge depuis l’Ascension). Le groupe est symbolique : ils sont tous ensemble autour des Douze. Il y a un grand bruit comme au Sinaï de la première alliance. Il y a un grand vent comme pour la traversée de la mer rouge. Il y a du feu comme autrefois sur la montagne fumante du Sinaï. Il y a  du monde qui vient de partout. Ce texte dit que les apôtres ont compris l’événement Pentecôte dans la suite de l’Ancien Testament, comme une même histoire de libération qui se poursuit. Ce texte est donc clairement pédagogique.

Le théologien Rey Mermet écrit : “A la Pentecôte, les apôtres ont lu l’Ecriture avec des yeux tout neufs. « Ce Jésus que vous avez mis à mort, il est ressuscité. Nous en sommes témoins. Il nous envoie apporter la Bonne Nouvelle. » Et ces hommes peureux, qui s’enfermaient à double tour pour éviter le contrecoup du Vendredi Saint, ne trembleront plus jamais devant un tribunal humain. L’Evangile est enfin compris comme une Bonne Nouvelle. Et avec les apôtres, c’est l’humanité entière qui est soulevée par la foi, l’espérance et la charité.”

Dans l’évangile d’aujourd’hui, Jésus s’apprête à quitter le monde et il parle de l’Esprit : “Moi je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous, l’Esprit de vérité… Il sera en vous.” Beaucoup croient que le mystère de la Trinité est compliqué. Or vous savez que Jésus, le Fils, nous parle sans cesse de son Père, et qu’il nous quitte en assurant qu’il restera présent par son Esprit qui “demeure en nous”. Simple, non ? Le mystère reste entier, mais c’est à la manière du mystère de l’Amour dont chacun peut déjà faire l’expérience. C’est donc un passage de relais que Jésus fait à ses disciples : c’est à eux (à nous) de continuer d’annoncer que Dieu est Père. Et il promet l’Esprit qui sera sa présence jusqu’à la fin des temps. Il est frappant d’ailleurs de constater aujourd’hui que, même si les églises ne sont pas remplies, il ne manque pas de gens qui vivent de cet Esprit. Comme dit Gérard Bessière, “Ils conservent en eux, comme un ferment, la figure de Jésus et les appels de l’Évangile. Leur générosité n’est pas démobilisée.”

Rappelez-vous Nicodème, ce notable à qui Jésus parlait de la nécessité de naître d’en haut, de renaître, pour arriver au Royaume. Le pauvre se demandait s’il lui faudrait retourner dans le sein de sa mère. Et Jésus expliquait : Le vent souffle où il veut, et tu entends sa voix, mais tu ne sais d’où il vient ni où il va. Ainsi en est-il de quiconque est né de l’Esprit.” (Jean 3, 7-8) Gabriel Ringlet a écrit une page sur “Les allumés de la Pentecôte”, une suite imaginaire à ce texte. En rentrant chez lui Nicodème interroge son serviteur : “Dis-moi ce qu’est le vent !” Le serviteur lui répond :

- Le vent, c’est ce qui fait chanter les arbres lorsque la brise du soir rafraîchit la terre.

- Je ne t’ai pas demandé de me parler des arbres mais du vent.

- Le vent, c’est ce qui fait danser les blés lorsque la moisson est mûre.

- Ne me parle pas de la moisson, mais du vent.

- Le vent, c’est ce qui fait avancer le navire lorsque ses voiles sont gonflées.

- Dis-moi ce qu’est le vent

- Maître, je ne peux pas répondre à la question car le vent ne peut s’attraper.

Nicodème comprend alors la parole de Jésus. L’Esprit ne se laisse pas attraper. Il est comme un souffle qu’on peut écouter dans la fraîcheur du soir, comme une musique qui fait danser la vie, comme un vent qui gonfle les voiles pour nous conduire au large. On ne peut pas retenir le vent…

J’aime bien aussi la petite parabole intitulée : Entre Ascension et Pentecôte. Elle nous dit comment l’Esprit est à l’œuvre dans notre monde : Quand le Christ ressuscité était en train de monter au ciel, il jeta un coup d’œil vers la terre et la vit plongée dans l’obscurité, sauf quelques petites lumières sur Jérusalem. En pleine ascension, il croise l’ange Gabriel qui lui demande : – “Seigneur, qu’est-ce que c’est que ces petites lumières ?” – “Ce sont les Apôtres en prière, groupés autour de ma mère. Mon plan : à peine rentré au ciel, leur envoyer mon Esprit, pour que ces petits feux deviennent un grand brasier, qui enflamme d’Amou-Charité, peu à peu, tous les peuples de la terre !”  Et l’ange Gabriel de répliquer : “Et que ferez-vous, Seigneur, si ce plan ne réussit pas ?” Après un instant, le Seigneur lui répond : “Mais je n’ai pas d’autre plan.”

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Evangile du 7° dimanche de Pâques – 8 mai 2016

Posté par rtireau le 4 mai 2016

Martyre D'E

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 17,20-26. 
En ce temps-là, les yeux levés au ciel, Jésus priait ainsi : « Père saint, je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là, mais encore pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi.
Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu’ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m’as envoyé. 
Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, pour qu’ils soient un comme nous sommes UN : 
moi en eux, et toi en moi. Qu’ils deviennent ainsi parfaitement un, afin que le monde sache que tu m’as envoyé, et que tu les as aimés comme tu m’as aimé. 
Père, ceux que tu m’as donnés, je veux que là où je suis, ils soient eux aussi avec moi, et qu’ils contemplent ma gloire, celle que tu m’as donnée parce que tu m’as aimé avant la fondation du monde. 
Père juste, le monde ne t’a pas connu, mais moi je t’ai connu, et ceux-ci ont reconnu que tu m’as envoyé. 
Je leur ai fait connaître ton nom, et je le ferai connaître, pour que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et que moi aussi, je sois en eux. » 

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Homélie

Posté par rtireau le 4 mai 2016

7°  dimanche de Pâques dans l’année C - 8  mai 2016

Actes  7, 55-60 ; Psaume 96 ; Apocalypse 22, 12-14; 16-20 ; Jean 17, 20-26

Saint Luc (1ère lecture) décrit avec amour la belle figure d’Etienne. Ce jeune juif devenu chrétien est mort, victime de sa largeur d’esprit, victime du courage de sa foi, et de la passion de son amour au service de l’Evangile. Il est tué pour avoir proclamé sa foi en Jésus, Fils de Dieu, mort et ressuscité. Son martyre, hors des murs de Jérusalem, tout près de la porte de Damas, ouvrit à l’Eglise les portes de l’évangélisation du monde. En effet, c’est ce meurtre qui a bousculé la première communauté à sortir des remparts de Jérusalem. Peu de temps après, un autre jeune, témoin consentant de la lapidation d’Etienne, sortira par cette même porte pour gagner Damas. A son tour, il sera enveloppé par la gloire du Ressuscité. Vous avez reconnu Saul de Tarse qui prendra le relais d’Etienne. Rien n’arrêtera la course de  l’Evangile.

Avez-vous remarqué comment la mort d’Etienne, le premier martyr chrétien, se trouve présentée tout à fait comme la mort de Jésus : il passe devant un tribunal ; il est entraîné hors de la ville ; il remet son esprit entre les mains du Seigneur ; il meurt en priant pour ses bourreaux. Pendant 3 siècles, les chrétiens seront peu nombreux et soumis au même type de persécution que Jésus, sûrement parce qu’ils sont un danger pour le pouvoir en place. De Jérusalem à Rome, on se méfie d’eux et on essaie de les faire disparaître. Malgré cela, les communautés se multiplient et se développent. Et voici qu’au 4ème siècle l’empereur se déclare lui-même chrétien. Alors les chrétiens sont non seulement acceptés par la société, mais peu à peu prennent les commandes de la société : c’est l’Europe de chrétienté. Mais que devient la foi en situation confortable ? L’authenticité chrétienne se transforme considérablement lorsque les chrétiens ont le pouvoir ? C’est à ce moment-là que naît la vie religieuse : des hommes et des femmes quittent la cité pour le désert. Ils ont comme une mission de guetteurs : Attention, le Royaume de Dieu n’est pas arrivé, même si on est au pouvoir et bien organisés en chrétienté. Ils sont donc de nouveaux dérangeurs, empêcheurs de ronronner, et martyrs eux-aussi quelquefois. 

J’aime bien cette constatation d’histoire. Ceux qui essaient d’être vraiment chrétiens ne se font pas tous assassiner, mais ils sont rarement populaires bien longtemps. Et si nous sommes si peu dérangés, nous, c’est toujours une fameuse question : sommes-nous vraiment chrétiens ? Vous savez combien j’aime les petites paraboles. Il y en a une qui aborde avec beaucoup de simplicité cette question. Elle est intitulée : Renoncer au monde : c’est un jeune homme, converti depuis peu, qui demande à un ancien : - Abba, devrais-je maintenant renoncer complètement au monde ?

- N’aie pas peur, lui répondit-il. Si ta vie est vraiment chrétienne, c’est le monde qui immédiatement renoncera à toi.

 L’évangile nous place au cœur de la prière de Jésus. Il prie pour nous, qui avons accueilli les paroles de ses apôtres et qui croyons en lui. Et il insiste auprès de son Père pour que notre unité soit parfaite, c’est-à-dire à l’image de celle qui existe entre lui et son Père et qui s’appelle l’Esprit. L’Esprit qui guérit sans cesse la maladie chronique des chrétiens qui est de se déchirer à cause du manque de charité et de communion. Quelquefois ils le font au nom même de l’Esprit. Eh bien ce n’est sûrement pas celui du Christ : car l’Esprit du Christ est bien audace,  mais pas révolte ; il est bien amour, mais jamais soupçon ; il  provoque bien des tensions, mais ne pousse jamais à s’entre-déchirer.

Je pense au livre de Maurice Bellet, intitulé Le Dieu Sauvage. Curieux titre pour dire qu’on a affublé Dieu au long des siècles de différents oripeaux : certains très sérieux (Dieu de la raison, Dieu des Philosophes) ; d’autres insupportables (Dieu de la guerre – encore de nos jours, des humains vont faire la guerre au nom de Dieu). Tout plein d’oripeaux, dit Maurice Bellet, sauf ceux de l’Evangile. Et son livre qui peut paraître pessimiste se termine tout d’un coup de façon extrêmement paisible avec ce qu’il appelle le Dieu Surgissant (surgissant de l’Evangile), toutes les fois que se tient cette “relation où l’être humain est pour l’autre humain présence bonne et vivifiante. Ce Dieu-la, par rapporte aux dieux installés, est un Dieu surgissant.” C’est en ce Dieu-la que nous sommes heureux de croire.

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Evangile de la fête de l’Ascension dans l’année C – 5 mai 2016

Posté par rtireau le 2 mai 2016

ascension1

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 24,46-53. 
Il leur dit : « Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait, qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour, 
et que la conversion serait proclamée en son nom, pour le pardon des péchés, à toutes les nations, en commençant par Jérusalem. 
À vous d’en être les témoins. 
Et moi, je vais envoyer sur vous ce que mon Père a promis. Quant à vous, demeurez dans la ville jusqu’à ce que vous soyez revêtus d’une puissance venue d’en haut. » 
Puis Jésus les emmena au dehors, jusque vers Béthanie ; et, levant les mains, il les bénit. 
Or, tandis qu’il les bénissait, il se sépara d’eux et il était emporté au ciel. 
Ils se prosternèrent devant lui, puis ils retournèrent à Jérusalem, en grande joie. 
Et ils étaient sans cesse dans le Temple à bénir Dieu. 

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Homélie

Posté par rtireau le 2 mai 2016

Ascension du Seigneur dans l’année C -  5 mai 2016

Actes  1,  1-11 ;  Psaume 46 ; Hébreux 9, 24-28; 10, 19-23 ; Luc 24, 46-53

Vous vous êtes déplacés nombreux et peut-être de loin pour ce moments de fête où l’un de vos proches est concerné au plus profond de lui, pour ce moment où l’un de vos proches, comme disait Mgr Rouet quand il était évêque de Poitiers, met en jeu quelque chose de fondamental pour son existence. Vous vous êtes déplacés pour une raison relationnelle forte, une raison d’amitié ou d’affection. Et vous avez eu raison. D’ailleurs on l’a souvent remarqué, Dieu déplace les foules quand il y a une bonne raison humaine relationnelle de bouger. Tertullien, un père de l’Eglise du 3° siècle vous aurait dit que vous êtes venus grâce à ce qu’il appelait le “sacrement du frère.”

Ascension – Pentecôte : deux fêtes qui vont bien ensemble, et qui disent un message très fort sans doute pas assez entendu. Sinon, il y aurait moins de désespérés de l’absence de Dieu. Et moins de rêveurs à l’affût d’interventions directes de Dieu dans le monde pour tout régler. Ascension – Pentecôte : message fort de la présence dans l’absence. Compliqué ? Non ! Mais mystérieux et fréquent : Untel qui est toujours là, on dit de lui qu’il est tout le temps dans la lune. Tel autre : on dit de lui qu’il est très présent alors qu’il se trouve à l’autre bout du monde, ou même décédé depuis longtemps. Ceux qui nous sont chers ne sont jamais vraiment absents. Au fond la véritable absence est l’indifférence. Et la vraie présence est celle qu’on ne voit pas forcément, mais qui éclaire tout de sa présence.

Quelques phrases du Nouveau Testament autour de ce message Ascension – Pentecôte :

- Dans les Actes des apôtres (1ère lecture) : “Vous allez recevoir une force, celle de l’Esprit qui viendra sur vous. Alors vous serez mes témoins… jusqu’aux extrémités de la terre.”

- Dans l’Evangile de Luc (d’aujourd’hui) : “Demeurez dans la ville jusqu’à ce que vous soyez revêtus d’une force venue d’en haut.”

- Ailleurs dans le livre des Actes des apôtres, au chapitre 15, cette fameuse réflexion de quelques apôtres – nous l’avons lue dimanche dernier – que je trouve tout à fait succulente : “L’Esprit Saint et nous avons décidé”… C’est quelquefois tentant de parler comme ça.

- Encore un mot étonnant de Jésus (St Jean au chapitre 16, 7) : “Il vaut mieux pour vous que je m’en aille, car si je ne m’en vais pas, le Défenseur ne viendra pas à vous ; mais si je pars, je vous l’enverrai ». Autrement dit, Jésus est venu pour dire que tout ce qui est humain a dimension divine. Et il faut qu’il parte pour empêcher les hommes d’idolâtrer Dieu, pour signifier : “Dieu, c’est bien moi, mais ce n’est pas seulement ce que vous voyez. Aucun homme à lui tout seul, même pas moi, ne peut dire tout de Dieu.” Jésus lui-même n’a pas fixé la manière de dire Dieu. Il n’était pas une photo de Dieu.

Des enfants aujourd’hui commencent à communier. Ils vont recevoir le Corps du Christ ! Compliqué ! Beaucoup aimeraient qu’on explique. Moi je crois qu’il ne faut pas expliquer. En effet, ce n’est pas compliqué, c’est simplement mystérieux. Et un mystère, ce n’est pas : “circulez, y’a rien à voir”, mais “scrutez car il y a tellement à comprendre que vous n’aurez jamais fini.” Ce qu’il faut, c’est se mettre en chemin sans tarder pour commencer à comprendre le mystère.

En réalité, la messe est la rencontre de deux présences réelles : celle du Christ, qui ne fait aucun doute, et la nôtre, notre présence réelle, qui, elle, est parfois moins sûre. Nous communions à la présence réelle du Christ pendant la messe pour devenir nous-mêmes présence réelle du Christ après la messe. Vous connaissez la formule : “Moi, je ne mange pas de ce pain-là.” Eh bien, vous les adultes qui accompagnez ces enfants qui vont commencer à manger de ce pain-là, soyez chaque jour à leurs côtés pour qu’ils partagent leur vie comme on partage le pain…

Soyons tous réellement présents pour accueillir la présence du Christ en partageant l’eucharistie : car on ne mange pas de ce pain n’importe comment. On le reçoit avec respect. Saint Cyrille de Jérusalem disait dès le 4° siècle : “Fais de ta main gauche un trône pour ta main droite qui doit recevoir le Christ”. J’ajoute que je vous invite à avoir le sourire en le donnant, sourire en le recevant.

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