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Evangile du 18° dimanche dans l’année C – 31 juillet 2016

Posté par rtireau le 25 juillet 2016

Riche

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 12,13-21. 
En ce temps-là, du milieu de la foule, quelqu’un demanda à Jésus : « Maître, dis à mon frère de partager avec moi notre héritage. »
Jésus lui répondit : « Homme, qui donc m’a établi pour être votre juge ou l’arbitre de vos partages ? »
Puis, s’adressant à tous : « Gardez-vous bien de toute avidité, car la vie de quelqu’un, même dans l’abondance, ne dépend pas de ce qu’il possède. »
Et il leur dit cette parabole : « Il y avait un homme riche, dont le domaine avait bien rapporté.
Il se demandait : “Que vais-je faire ? Car je n’ai pas de place pour mettre ma récolte.”
Puis il se dit : “Voici ce que je vais faire : je vais démolir mes greniers, j’en construirai de plus grands et j’y mettrai tout mon blé et tous mes biens.
Alors je me dirai à moi-même : Te voilà donc avec de nombreux biens à ta disposition, pour de nombreuses années. Repose-toi, mange, bois, jouis de l’existence.”
Mais Dieu lui dit : “Tu es fou : cette nuit même, on va te redemander ta vie. Et ce que tu auras accumulé, qui l’aura ?”
Voilà ce qui arrive à celui qui amasse pour lui-même, au lieu d’être riche en vue de Dieu. »

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Homélie

Posté par rtireau le 25 juillet 2016

Dix-huitième dimanche dans l’année C – 31 juillet 2016

Qohèlet 1,2. 2, 21-23 ;  Psaume 89 ;  Colossiens 3, 1 … 11 ;  Luc 12, 13-21

Pour comprendre l’évangile, un mot sur la législation à l’époque de Jésus. Pour sauvegarder le patrimoine familial, le droit juif prévoyait que la totalité des propriétés immobilières revenait au fils aîné, ainsi qu’une double part des biens mobiliers. C’était le droit d’aînesse. Ce qui est raconté ici c’est sans doute qu’un aîné s’est emparé de tout l’héritage et refuse de remettre à son cadet la petite part qui lui revient. Et on demande l’arbitrage de Jésus.

« Ah les affaires d’héritages ! dit Gabriel Ringlet. On sait comme elles peuvent empoisonner l’existence quand le partage des biens ravive les jalousies et réveille des blessures d’enfance. Ici, un homme en appelle à l’intervention de Jésus auprès d’un frère qui préfère, semble-t-il, laisser l’héritage indivis. Cette demande d’arbitrage devrait honorer Jésus. L’homme qui l’interpelle « du milieu de la foule » montre en effet la considération dont jouissait le jeune maître. Mais Jésus refuse de jouer ce rôle. Il n’est pas notaire. Il ne dit pas le droit. Sa mission est d’une autre nature : il donne sens, il interpelle, il avertit.

L’Évangile de Thomas, un texte poétique découvert en Égypte en 1945, vient souvent jeter sur les Évangiles canoniques une lumière subtile qui élargit parfois l’interprétation. Comme ici, justement, quand Jésus réplique un peu durement : “Qui m’a établi pour être votre juge ou l’arbitre de vos partages ?” Dans L’Évangile de Thomas, cela devient : “ô homme, qui a fait de moi un diviseur ? Il se retourna vers ses disciples et leur dit : vraiment, suis-je un diviseur ?” Bouleversante question, si proche de ce que pouvait ressentir Jésus à ce moment-là. Car il est vrai que les autorités religieuses l’accusent de diviser le peuple. Et manifestement cette accusation le blesse. »

C’est une tentation permanente des hommes de demander à la religion de sacraliser leurs options ou leurs intérêts. Jésus ne veut pas entrer dans ce que l’homme doit résoudre lui-même. Mais il indique où est l’essentiel. Il invite à prendre de la hauteur : “Gardez-vous bien de toute avidité, car la vie de quelqu’un… ne dépend pas de ce qu’il possède.” C’est la vie de l’homme  qui est première, pas la richesse ! Et il raconte sa parabole du riche propriétaire. Le gars avec sa récolte et ses greniers est totalement préoccupé par l’en-bas. En fait, il est déjà mort : “Cette nuit-même, on va te redemander ta vie.” Évident puisque tu n’en fais rien. Dans certains rites funéraires antiques on mettait une pièce d’or dans la bouche du mort, pour payer son passage sur le fleuve obscur. Mais les archéologues retrouvent les monnaies : elles n’ont pas servi, elles n’ont pas cours en ce pays si lointain et si proche.

Saint Paul disait : “Pensez aux réalités d’en-haut, non à celles de la terre.” Il y a le monde des apparences, le visible, le concret. Mais il ne peut donner un sens à notre vie. Et puis ce monde est traversé par un nouveau monde en train de germer au-delà des apparences. Ne vous enchaînez pas au service du faux-dieu-argent qui déshumanise. La vie de l’homme ne s’achève pas ici-bas. Le coffre fort ne suit pas le cercueil ! Dieu est la seule valeur stable. Tout le reste est passager, “vanité des vanités” disait la 1ère lecture. La richesse n’est pas mauvaise pour autant. Mais la bonne question est de savoir pour qui elle est dépensée. Jamais on ne s’est assuré autant que de nos jours : accidents, incendie, intempéries. Tout ça est du progrès et on le voudrait pour tous. Mais quelle compagnie, quel groupe nous assurera contre la sécheresse du cœur et l’anémie du goût de vivre ? Ce serait ça la véritable Assurance-Vie, celle qui nous garderait fervents et joyeux jusqu’au jour où l’on part, les mains ouvertes, sans rien, pour le plus grand des voyages.

Et si tout ça était une invitation à comprendre que les réalités d’en-haut sont une manière de vivre l’en-bas, une manière de prendre de la hauteur. Le chemin est bien celui de l’incarnation et de la résurrection, celui de Jésus qui s’est immergé dans le quotidien humain, tout en y prenant sa hauteur de ressuscité. J’aime bien ce petit mot de Pierre Schaeffer, intitulé performance : “Tous nous sommes des encombrés. Nos voitures se touchent, nos pare-chocs se frôlent et font du mieux qu’ils peuvent pour ne pas se choquer. Nos journaux foisonnent, nos dialogues se superposent. Aussi, faut-il continuer, ne pas se taire, parler encore, fabriquer un message, un discours, un véhicule, une fusée, tirer, viser, aller plus haut, plus vite, plus loin, établir un nouveau score, une performance jamais atteinte : par exemple dire un mot à son voisin, un mot qui serait compris.”

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Evangile du 17° dimanche dans l’année C – 24 juillet 2016

Posté par rtireau le 20 juillet 2016

Dites Père

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 11,1-13. 
Il arriva que Jésus, en un certain lieu, était en prière. Quand il eut terminé, un de ses disciples lui demanda : « Seigneur, apprends-nous à prier, commeJean le Baptiste, lui aussi, l’a appris à ses disciples. » 
Il leur répondit : « Quand vous priez, dites : Père, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne. 
Donne-nous le pain dont nous avons besoin pour chaque jour. 
Pardonne-nous nos péchés, car nous-mêmes, nous pardonnons aussi à tous ceux qui nous ont des torts envers nous. Et ne nous laisse pas entrer en tentation.» 
Jésus leur dit encore : « Imaginez que l’un de vous ait un ami et aille le trouver au milieu de la nuit pour lui demander : “Mon ami, prête-moi trois pains, 
car un de mes amis est arrivé de voyage chez moi, et je n’ai rien à lui offrir.” 
Et si, de l’intérieur, l’autre lui répond : “Ne viens pas m’importuner ! La porte est déjà fermée ; mes enfants et moi, nous sommes couchés. Je ne puis pasme lever pour te donner quelque chose.” 
Eh bien ! je vous le dis : même s’il ne se lève pas pour donner par amitié, il se lèvera à cause du sans-gêne de cet ami, et il lui donnera tout ce qu’il lui faut. 
Moi, je vous dis : Demandez, on vous donnera ; cherchez, vous trouverez ; frappez, on vous ouvrira. 
En effet, quiconque demande reçoit ; qui cherche trouve ; à qui frappe, on ouvrira. 
Quel père parmi vous, quand son fils lui demande un poisson, lui donnera un serpent au lieu du poisson ? 
ou lui donnera un scorpion quand il demande un œuf ? 
Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père du ciel donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent ! »

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Homélie

Posté par rtireau le 20 juillet 2016

17° dimanche dans l’année C – 24 juillet 2016

Genèse 18, 20-32 ; Psaume 137 ; Colossiens 2, 12-14 ; Luc 11, 1-13

- Avez-vous remarqué que le Notre Père est d’abord un extrait de la Parole de Dieu – On vient de l’entendre selon Saint Luc, plus brève que selon Saint Matthieu qu’on connaît mieux. Comme toute parole d’Evangile elle est d’abord faite pour être écoutée. La prière est donc un rendez-vous avec Dieu, d’abord pour l’écouter.

- Notez aussi qu’On dit Notre Père. On dit Nous et pas Je. On se trouve devant Dieu dans la communion de ceux qui se reconnaissent enfants du même Père. La prière qui ne conduirait pas les humains à devenir frères n’est pas une prière que Dieu peut exaucer.

 - François Varone dans son livre Ce Dieu absent qui fait problème écrit ceci : “Le soleil est déjà levé. Ouvrir mes volets ne fait pas lever le soleil, ça permet seulement au soleil d’entrer dans ma maison, de la réchauffer et de l’illuminer. Telle est la 1ère fonction de la prière : Dieu est déjà levé sur ma vie, je le laisse entrer.”

- Il y en a qui prétendent que la prière est toujours exaucée. Vous croyez ça, vous ? dit Jean Corbineau. Et il continue : “Le croyant qui prie est toujours exaucé. Il n’est pas épargné, il est exaucé. Il n’est pas assisté, il est exaucé. J’ai toujours été exaucé, je préférerais dire exhaussé. La prière me grandit, me fait voir de plus haut, me fait passer à l’étage supérieur.” Et il cite une une maman : “J’ai déjà expérimenté l’efficacité de la prière. Je sais  qu’en priant il me faudra changer. Si je prie pour quelqu’un qui souffre, je vais être obligée d’être logique et de me laisser envoyer par Dieu vers lui. Si je prie pour quelqu’un que je n’aime pas trop, cette prière ne me laissera pas la possibilité de me défouler dans la critique. Si je prie, je ne peux pas laisser ce coin d’ombre qui m’arrange dans mon couple ou ma profession. Ça m’arrangerait, mais la prière me dérange.”

Et le Cardinal Etchegaray : “Si je demande notre pain de chaque jour, je dois donner moi-même ce pain à ceux qui en manquent. Si je prie pour la paix, je dois m’engager sur le chemin de la paix. C’est ça l’Evangile : prier les bras en croix le Dieu qui n’aime pas les bras croisés.”

- Encore 2 évocations pour donner à penser. La 1ère est très brève (soyez attentifs) : Saint Augustin s’adresse à Dieu : “Tu étais en moi. Mais moi j’étais hors de moi : je te cherchais dehors. Tu étais avec moi ; je n’étais pas avec toi, puisque je n’étais pas chez moi.”

La 2ème est de Timothy Radcliffe (ancien maître des dominicains) : “Dès la naissance, les parents commencent à parler à l’enfant. Bien avant qu’il ne soit capable de comprendre, un enfant est nourri et bercé de mots. Le père et la mère ne parlent pas à l’enfant pour l’informer. Ils l’animent de leur parole. Il devient humain dans cet océan de langage. Petit à petit, il saura trouver une place dans l’amour que partagent ses parents. Sa vie grandit en humanité. De même nous sommes transformés par l’immersion dans la Parole de Dieu. Nous ne lisons pas la Parole pour y chercher information. Nous y réfléchissons, nous l’étudions, la méditons, la buvons et la mangeons. « Que ces paroles que je te dicte aujourd’hui restent dans ton cœur ! Tu les répéteras à tes fils, tu les leur diras aussi bien assis dans ta maison que marchant sur la route…» (Dt 6, 6…) Un couple de mes amis a adopté un enfant. Ils l’ont trouvé dans un hôpital à Saïgon, orphelin de la guerre du Viêt-Nam. Les 1ers mois, personne n’avait eu le temps de s’en occuper. Il a grandi sans savoir sourire. Mais ses parents adoptifs lui ont parlé et souri, œuvre d’amour. Je me souviens du jour où pour la 1ère fois il a renvoyé un sourire. La Parole de Dieu nous nourrit, afin que nous prenions vie, en humains, et devenions même capables de renvoyer le sourire de Dieu.”

Enfin pour conclure, ces mots du Frère Philippe Jaillot il y a quelques temps : “Dans l’Évangile, Jésus donne un nom surprenant à l’audace. Il parle de « sans-gêne ». « Même s’il ne se lève pas pour donner par amitié, il se lèvera à cause du sans-gêne de cet ami. » Mais est-ce que ça s’apprend, le sans-gêne dont parle Jésus ? Il suffit peut-être d’avoir conscience que ce sans-gêne porte un nom ? Il s’appelle Esprit Saint. Saint Paul dit bien : « C’est l’Esprit qui crie en nous : ‘Abba, Père’. » (Romains 8, 15) Notre Dieu nous donne deux conseils de prière. Le Notre Père et le sans-gêne. Comme s’il nous disait : apprenez le langage de la foi mais ayez aussi l’audace des amoureux ! ”

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