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Evangile du 27° dimanche dans l’année C – 2 octobre 2016

Posté par rtireau le 28 septembre 2016

La foi

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 17, 5-10. 
Les Apôtres dirent au Seigneur : « Augmente en nous la foi ! » 
Le Seigneur répondit : « Si vous aviez de la foi, gros comme une graine de moutarde, vous auriez dit à l’arbre que voici : “Déracine-toi et va te planter dans la mer”, et il vous aurait obéi. 
« Lequel d’entre vous, quand son serviteur aura labouré ou gardé les bêtes, lui dira à son retour des champs : “Viens vite prendre place à table” ? 
Ne lui dira-t-il pas plutôt : “Prépare-moi à dîner, mets-toi en tenue pour me servir, le temps que je mange et boive. Ensuite tu mangeras et boiras à ton tour” ? 
Va-t-il être reconnaissant envers ce serviteur d’avoir exécuté ses ordres ? 
De même vous aussi, quand vous aurez exécuté tout ce qui vous a été ordonné, dites : “Nous sommes de simples serviteurs : nous n’avons fait que notre devoir.” » 

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Homélie

Posté par rtireau le 28 septembre 2016

Vingt-septième dimanche dans l’année C - 2 octobre 2016

Habacuc 1, 2-3 ; 2, 2-4 ;  Psaume 94 ;  2 Timothée 1, 6-8. 13-14 ;  Luc 17, 5-10

« Seigneur, augmente en nous la foi ! »  Ne parlez pas de la foi en termes de quantité, répond Jésus, mais en termes de qualité. Au fait, de quelle foi parlez-vous ? On sait que la foi peut fabriquer des croyants mais aussi des fanatiques. De quelle foi parlez-vous ? Si c’est bien de la foi au Dieu Amour, vous en auriez gros comme une graine de moutarde, vous diriez au grand arbre que voici : « Déracine-toi, et va te planter dans la mer », il vous obéirait !

Ce sont deux images fortes qui n’ont pas été choisies au hasard : graine de moutarde et probablement sycomore. Moutarde, la plus petite de toutes les graines, et sycomore, le plus majestueux des arbres. L’opposition entre les deux est radicale, mais il faut les deux pour dire la foi. C’est d’abord ce petit rien insaisissable dont les effets sont sans mesure. Un petit rien comme une pincée de sel, invisible mais indispensable. Un petit rien comme un peu de levain qui fait lever toute la pâte. Un petit rien comme une petite semence. Attention ! Une graine, pas un grain de sable, même si la grosseur serait comparable. Une graine qui peut devenir un grand arbre.

Et puis il y a l’image de l’arbre qui ira se planter dans la mer ! L’arbre, symbole de vie par excellence, et la mer symbole de mort pour les Juifs pour qui c’était le lieu des puissances du mal. La foi au Dieu Amour peut donc faire surgir la vie jusque dans les décors de mort ! Et l’Histoire des chrétiens est remplie de ces grands témoins qui ont planté la vie jusque dans les décors de mort : Maximilien Kolbe, Dietrich Bonhoeffer, et plus récemment Pierre Claverie ou les moines de Tibhirine. Jusque dans l’enfer des camps de concentration ou dans l’horreur d’un monde de violence, ils ont pris conscience qu’ils avaient à rendre Dieu présent dans cet univers de mort.

Des témoins célèbres qui sauvent le monde ! Et combien d’autres, des hommes et de femmes pas connus, qui donnent leur vie jour après jour. Ils font comme Dieu, et beaucoup ne le savent même pas. Si on le leur disait, ils seraient surpris et répondraient, eux aussi : “Nous n’avons fait que notre devoir.” La petite graine de moutarde vit en eux, à leur insu quelquefois. Et s’ils en sont conscients, ils ne savent pas forcément que c’est Dieu qui l’a semée. Au fait : ce serait un bonheur pour eux que de s’entendre dire qu’ils sont des créateurs à la manière de Dieu. Peut-être que ça fait partie de notre mission de chrétiens que de leur annoncer cette Bonne Nouvelle !

“Augmente en nous la foi.” Qui nous donnera cette graine de foi qui change tout ? Contemplons Jésus dans sa vie terrestre. Il a connu comme nous des joies et des peines. Il a ri, il a pleuré, il a pris part à des noces et à des funérailles. Il est mort injustement sur la croix. Et là, il a pris sur lui toutes nos peurs : “Mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?” Et depuis cette croix, scandale et folie pour les hommes, la puissance du mal est vaincue, même si elle semble encore dominer l’histoire. Car la croix, pour nous comme pour lui, conduit à la résurrection. Elle est en fin de compte un cri d’espérance. Jésus ne nous promet pas d’ôter la souffrance de nos existences, il la transforme en chemin de lumière. S’il n’y a pas de prière dans nos vies, alors ce chemin de Lumière peut devenir vite chemin de pessimisme et de désespérance. Donnons le temps à Dieu de nous fortifier et de purifier notre regard pour entrer dans la confiance, pour découvrir l’étincelle divine présente à tout homme. Savez-vous que le rituel du baptême nous invite à dire au baptisé : “Rappelle-toi que tu es entré dans un monde tourné vers l’avenir (un monde d’optimistes, donc). Car Jésus Christ notre Seigneur est la lumière du monde.”

Ecoutez Gérard Bessière : “Je sais une personne qui doit peut-être la vie à un brin d’herbe. Le malheur l’avait accablée, tout n’était plus que grisaille, le désir d’en finir bouillonnait en elle. Sur le trottoir où ses pas ne la conduisaient nulle part, elle a soudain aperçu, dans une faille du béton, un brin d’herbe qui pointait. La vie, infime, verte, plus forte que la lourde chape du ciment, lui faisait un signe menu. Elle reprit courage pour affronter de longues années difficiles. Parmi les innombrables passants, combien ont vu le brin d’herbe ? Sans doute fut-elle la seule à percevoir le message. Cette humble confidence m’a toujours stimulé. Sur les trottoirs et sur les murs, je suis attentif aux entreprises courageuses des herbes. Et, dans les existences humaines, j’aime remarquer aussi tant d’humbles initiatives inattendues.”

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Evangile du 26° dimanche dans l’année C – 25 septembre 2016

Posté par rtireau le 22 septembre 2016

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Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 16,19-31. 
En ce temps-là,  Jésus disait aux pharisiens : « Il y avait un homme riche, vêtu de pourpre et de lin fin, qui faisait chaque jour des festins somptueux. 
Devant son portail gisait un pauvre nommé Lazare, qui était couvert d’ulcères. 
Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche ; mais les chiens, eux, venaient lécher ses ulcères. 
Or le pauvre mourut, et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham. Le riche mourut aussi, et on l’enterra. 
Au séjour des morts, il était en proie à la torture ; levant les yeux, il vit Abraham de loin et Lazare tout près de lui. 
Alors il cria : “Père Abraham, prends pitié de moi et envoie Lazare tremper le bout de son doigt dans l’eau pour me rafraîchir la langue, car je souffre terriblement dans cette fournaise. 
– Mon enfant, répondit Abraham, rappelle-toi : tu as reçu le bonheur pendant ta vie, et Lazare, le malheur pendant la sienne. Maintenant, lui, il trouve ici la consolation, et toi, la souffrance. 
Et en plus de tout cela, un grand abîme a été établi entre vous et nous, pour que ceux qui voudraient passer vers vous ne le puissent pas, et que, de là-bas non plus, on ne traverse pas vers nous.” 
Le riche répliqua : “Eh bien ! père, je te prie d’envoyer Lazare dans la maison de mon père. 
En effet, j’ai cinq frères : qu’il leur porte son témoignage, de peur qu’eux aussi ne viennent dans ce lieu de torture !” 
Abraham lui dit : “Ils ont Moïse et les Prophètes : qu’ils les écoutent ! 
– Non, père Abraham, dit-il, mais si quelqu’un de chez les morts vient les trouver, ils se convertiront.” 
Abraham répondit : “S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes, quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts : ils ne seront pas convaincus.” » 

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Homélie

Posté par rtireau le 22 septembre 2016

26° dimanche dans l’année C – 25 septembre 2016

Amos 6, 1-7 ; Psaume 145 ; 1 Timothée 6, 11-16 ; Luc 16,19-31

Fameux Evangile de Lazare et du mauvais riche… Je m’en doutais. Personne n’a sursauté quand j’ai dit mauvais. Remarquez, vous n’êtes pas tout seuls. Dans ma vieille bible de 1955, le titre est bien Lazare et le mauvais riche. Et pourtant nulle part dans le texte il n’est écrit mauvais. D’ailleurs, est-il si mauvais ? C’est vrai qu’il n’a pas tellement le souci du pauvre qui est installé devant chez lui, mais au moins il ne cherche pas à le mettre dehors !

En réalité, ce que Jésus dit, ce n’est pas que la richesse soit mauvaise, mais qu’elle risque tellement d’aveugler. Le riche n’a rien refusé au pauvre. D’ailleurs, Lazare n’a rien demandé. Tout simplement, le riche n’a pas vu. Sa porte verrouillée ne laisse rien passer, même pas les miettes. Il n’a pas vu. Il y a un proverbe espagnol qui dit : “Si tu veux te rendre invisible, fais-toi pauvre.”

Question : comment s’appelle le riche ? L’homme riche est sans nom, anonyme. Le pauvre, lui, porte un nom. Un beau nom d’ailleurs : El’Azar, Dieu aide, Dieu a secouru. Le nom est le signe de l’existence sociale. La société ne vous tolère pas si vos papiers ne sont pas en règles, avec le nom, la photo et la signature. Dans un groupe, vous existez quand vous dites votre nom et quand les autres vous appellent par votre nom.

Le riche de la parabole n’a pas de nom. Pourtant il en avait des relations. Sa réussite était visible avec les banquets qu’il offrait autour de lui. Lazare, lui, qui porte un nom, est seul, abandonné. Sa seule compagnie est celle des chiens. Et Saint Luc lui dresse une haute stature, comme pour montrer l’absurdité de la situation du riche et de ses prétendues relations.

En fait Saint Luc appelle à la conversion. N’attendez pas ! C’est maintenant que vous êtes appelés à ouvrir vos oreilles et votre porte à la Parole. C’est maintenant que vous êtes appelés à vivre des relations où l’on se nomme vraiment. L’au-delà, c’est déjà maintenant !

Mais je vois bien que vous avez du mal à me suivre et à être d’accord avec ce texte. Moi aussi, je vous dirai. La preuve c’est que les jours derniers J’ai écrit une lettre à Jésus : Je lui ai dit : “C’est trop facile de dénoncer la richesse et les riches. Si tu avais femme et enfants, si tu risquais d’être au chômage, si tu devais payer des impôts, l’eau, le gaz, l’électricité, les annuités d’emprunts pour l’appart, peut-être que tu aurais mis toi-aussi des sous de côté.”

“Et puis Luc, qui est si dur pour les riches, raconte que des femmes t’accompagnaient et t’aidaient financièrement : alors, c’est facile d’être pauvre quand d’autres sont riches pour vous, quand on est souvent invité. Pas d’accord, respectueusement… Veuillez agréer…”

En fait, je ne l’ai pas envoyée, ma lettre, je n’avais pas l’adresse exacte. Mais je l’ai portée à Jésus. Il l’a lue. Il m’a souri. Il n’a rien dit. Maintenant, je sais bien qu’il ne répondra pas. Je le sens parce que son regard m’accompagne. Je ne sais pas ce qu’il faut faire, lui non plus peut-être, mais il faut faire quelque chose. Je regarde la carte du monde, l’abondance et la misère. Je regarde autour de moi. Je me trouve un peu ridicule d’avoir écrit à Jésus et de lui avoir porté la lettre. Je sens bien que c’est moi-même qui dois répondre aujourd’hui.

Et ce n’est pas la peine d’attendre un miracle pour bouger :

- “Je te prie d’envoyer Lazare dans la maison de mon père pour prévenir mes 5 frères… Si quelqu’un vient de chez les morts pour les avertir, ils se convertiront.”

- “Non, dit Abraham. S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes, même avec un miracle, ils ne bougeront pas”… Un miracle, ce serait moins fort que Moïse et les Prophètes !

Ils ont Moïse et les Prophètes… et nous, nous  avons l’Evangile. Un miracle, c’est moins fort que l’Evangile. Pourquoi attendre un miracle ? C’est l’Evangile et son invitation à partager qui appellent à changer de vie. Et quand on lit bien l’Evangile, il nous secoue encore plus fortement que quelqu’un qui ressusciterait des morts. Car l’Evangile nous dit : Celui qui n’a pas vu le pauvre, la distance qu’il a mise entre le pauvre et lui, c’est entre Dieu et lui qu’il l’a établie.

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Evangile du 25° dimanche dans l’année C – 18 septembre 2016

Posté par rtireau le 14 septembre 2016

Gérant

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 16,1-13. 
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Un homme riche avait un gérant qui lui fut dénoncé comme dilapidant ses biens.
Il le convoqua et lui dit : “Qu’est-ce que j’apprends à ton sujet ? Rends-moi les comptes de ta gestion, car tu ne peux plus être mon gérant.”
Le gérant se dit en lui-même : “Que vais-je faire, puisque mon maître me retire la gestion ? Travailler la terre ? Je n’en ai pas la force. Mendier ? J’aurais honte.
Je sais ce que je vais faire, pour qu’une fois renvoyé de ma gérance, des gens m’accueillent chez eux.”
Il fit alors venir, un par un, ceux qui avaient des dettes envers son maître. Il demanda au premier : “Combien dois-tu à mon maître ?”
Il répondit : “Cent barils d’huile.” Le gérant lui dit : “Voici ton reçu ; vite, assieds-toi et écris cinquante.”
Puis il demanda à un autre : “Et toi, combien dois-tu ?” Il répondit : “Cent sacs de blé.” Le gérant lui dit : “Voici ton reçu, écris quatre-vingts.”
Le maître fit l’éloge de ce gérant malhonnête car il avait agi avec habileté ; en effet, les fils de ce monde sont plus habiles entre eux que les fils de la lumière.
Eh bien moi, je vous le dis : Faites-vous des amis avec l’argent malhonnête, afin que, le jour où il ne sera plus là, ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles.
Celui qui est digne de confiance dans la moindre chose est digne de confiance aussi dans une grande. Celui qui est malhonnête dans la moindre chose est malhonnête aussi dans une grande.
Si donc vous n’avez pas été dignes de confiance pour l’argent malhonnête, qui vous confiera le bien véritable ?
Et si, pour ce qui est à autrui, vous n’avez pas été dignes de confiance, ce qui vous revient, qui vous le donnera ?
Aucun domestique ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvezpas servir à la fois Dieu et l’argent. »

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Homélie

Posté par rtireau le 14 septembre 2016

25° dimanche dans l’année C – 18 septembre 2016

Amos 8, 4-7 ; Psaume 112 ; 1 Timothée 2, 1-8 ; Luc 16, 1-13

Vous ne pouvez pas servir Dieu et l’argent…

Avec notre manie de moraliser il nous est sûrement arrivé de classer les gens : honnêtes / malhonnêtes ; purs / impurs ; bons / mauvais, et peut-être bien en nous réclamant de l’évangile. Ça nous fait des excuses évangéliques pour éviter de fréquenter tel ou tel. Eh bien c’est qu’on a mal lu l’évangile. Car Jésus a toujours pris la défense des pécheurs publics comme Zachée ou la Samaritaine, pas pour les justifier, mais pour les remettre debout. Aujourd’hui, c’est le comble : on dirait que Jésus dit du bien d’un malhonnête. En réalité, la pointe du texte (comme dans toute parabole il y a une pointe), c’est : “Soyez assez habiles pour être encore plus humains…” On aimerait bien que l’Evangile s’adresse aux malhonnêtes pour les redresser. Pas de chance, il s’adresse à nous, nous qui sommes déjà pieux et vertueux, pour nous inviter à être plus habiles pour être plus humains.

Jésus fait allusion apparemment à une tricherie qui a eu lieu peu de temps avant et qui est bien connue de son auditoire. Il n’a sûrement pas l’intention de nous enseigner à tricher avec le fisc ! Son enseignement est plutôt du genre : les enfants de ce monde sont très habiles ; vous qui prétendez être les enfants de Dieu, vous devriez être plus habiles encore. Vous devriez utiliser l’argent, non pas pour vous construire une super-sécurité-perso, mais pour construire un monde plus humain pour vous et pour les autres. Vous n’êtes pas les propriétaires de ce que vous possédez. Vous en êtes les gérants et vous devez gérer selon les besoins de tous.

Je me rappelle la réflexion de quelqu’un un jour qui se promenait sur un bord de mer… A la 4ème ou 5ème pancarte : “Propriété privée”, il s’exclame : propriété privée… mais privée de quoi au juste ? Vous n’êtes pas les propriétaires de ce qui vous possédez. Vous en êtes les gérants. Nous savons bien qu’il y a un grand désir de posséder en chacun de nous, et aussi dans le monde, dans les rapports individuels comme entre les nations ou les blocs de nations. Et quels que soient les responsables immédiats de toutes les violences que nous pouvons connaître, nous ne pouvons pas ne pas voir que la plupart sont le fruit d’une longue chaîne d’injustices dans les relations entre les nations.

Mais revenons à nous-mêmes. Notre monde est peuplé heureusement très majoritairement de gens droits et irréprochables. Et pourtant il y a des millions de gens qui souffrent d’injustices, de violences et de famines. Où sont les coupables ? Ils sont introuvables puisque presque tout le monde est honnête. Alors surgit la question de l’Evangile d’aujourd’hui : “Suffit-il d’être honnête pour être humain ?” Ils ont les mains pures, disait Péguy, mais ils n’ont pas de mains.

Et de fait, nous connaissons sûrement des gens (nous quelquefois) qui rusent avec le système pour aider untel à s’en sortir, des personnes qui ont bien compris le message de l’évangile :

- Ce jeune homme avec son sac à dos plein de médicaments non déclarés pour un pays du tiers monde. C’était de la fraude. Illégal ! Un peu comme le texte d’aujourd’hui.

- Cet enseignant : il y a une activité payante ; un enfant n’a pas d’argent. La légalité : pas d’argent, pas d’activité. Il dit : “l’enfant est premier : on s’arrangera.”

- Cet enfant qui était interdit de cantine. Et les copains lui passent à manger en fraude. Interdit.

Petits exemples qui ne sont pas du tout éloge de la malhonnêteté. Simplement ils font passer l’homme avant la loi, l’homme avant le Sabbat, la relation fraternelle, la solidarité, la communion avant la simple honnêteté qui, dans certains cas, est presque démission. Tous ces exemples sont le signe d’un réflexe le plus souvent acquis par une vie priante comme y invitait la lettre de Paul à Timothée : “Afin que nous puissions mener notre vie dans la  tranquillité et le calme, en toute piété et dignité.”

C’est la rentrée… Pas de meilleur souhait que de nous entraider à devenir plus grands, plus humains, c’est à dire plus près de Dieu.

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Evangile du 24° dimanche dans l’année C – 11 septembre 2016

Posté par rtireau le 7 septembre 2016

LeBonPasteur

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 15,1-32. 
En ce temps-là,  les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter.
Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! »
Alors Jésus leur dit cette parabole :
« Si l’un de vous a cent brebis et qu’il en perd une, n’abandonne-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il la retrouve ?
Quand il l’a retrouvée, il la prend sur ses épaules, tout joyeux,
et, de retour chez lui, il rassemble ses amis et ses voisins pour leur dire : “Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue !”
Je vous le dis : C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de conversion. »
Ou encore, si une femme a dix pièces d’argent et qu’elle en perd une, ne va-t-elle pas allumer une lampe, balayer la maison, et chercher avec soin jusqu’àce qu’elle la retrouve ? 
Quand elle l’a retrouvée, elle rassemble ses amies et ses voisines pour leur dire : “Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé la pièce d’argent que j’avais perdue !” 
Ainsi je vous le dis : Il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit. » 
« Un homme avait deux fils.
Le plus jeune dit à son père : “Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.” Et le père leur partagea ses biens.
Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait, et partit pour un pays lointain où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre.
Il avait tout dépensé, quand une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin.
Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays, qui l’envoya dans ses champs garder les porcs.
Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien.
Alors il rentra en lui-même et se dit : “Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim !
Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.
Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Traite-moi comme l’un de tes ouvriers.”
Il se leva et s’en alla vers son père. Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers.
Le fils lui dit : “Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.”
Mais le père dit à ses serviteurs : “Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller, mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds,
allez chercher le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons,
car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé.” Et ils commencèrent à festoyer.
Or le fils aîné était aux champs. Quand il revint et fut près de la maison, il entendit la musique et les danses.
Appelant un des serviteurs, il s’informa de ce qui se passait.
Celui-ci répondit : “Ton frère est arrivé, et ton père a tué le veau gras, parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.”
Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d’entrer. Son père sortit le supplier.
Mais il répliqua à son père : “Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis.
Mais, quand ton fils que voilà est revenu après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu as fait tuer pour lui le veau gras !”
Le père répondit : “Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi.
Il fallait festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé !” »

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Homélie

Posté par rtireau le 7 septembre 2016

24° dimanche dans l’année C – 11 septembre 2016

Exode 32, 7-11.13-14 ; Psaume 50 ; 1 Timothée 1, 12-17 ; Luc 15, 1-32

Les pharisiens reprochaient à Jésus ses fréquentations douteuses : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs et il mange avec eux ». Autrement dit : il pactise avec eux, il est leur complice. Il leur répond par des paraboles : Brebis perdues, pièces perdues, fils perdus, pensaient les pharisiens. Brebis retrouvées, pièces retrouvées, fils retrouvés, nous dit Jésus. Non qu’ils soient revenus d’eux-mêmes, mais parce qu’on est allé les chercher, parce qu’on a balayé la maison, parce qu’ils se sont laissés porter sur les épaules et serrer dans les bras. Malheureux ces pharisiens, enlisés dans leur fausse justice, et qui se privent du meilleur de la joie de croire : se savoir pardonné ! La Bonne Nouvelle de Jésus est celle du pardon offert. Ni au paralytique, ni à l’aveugle-né, ni à Zachée, ni à la femme adultère, Jésus ne dit qu’ils sont pécheurs, mais à chacun d’eux Jésus révèle qu’il est pardonné.

Malheureux aussi les chrétiens qui cherchent à sauver la face de leur bonne conscience. En refusant d’avouer devant le Seigneur qu’ils sont coupables de trahison de l’Amour, ils se privent de la joie se savoir pardonnés. Saint Paul qui avait persécuté les chrétiens savait ce que c’était que d’être pardonné. Il nous en disait la joie dans la seconde lecture tout à l’heure. Si j’ai eu l’occasion de prendre conscience de l’amour dont je suis aimé, alors il me sera donné de pouvoir me réjouir « pour un seul pécheur qui demande pardon ».

Si un petit enfant a commis une désobéissance. Il sait qu’il a mal agi. Il est mal à l’aise. Survient sa maman qui le prend dans ses bras. C’est à ce moment-là, quand il se sent aimé, que tout d’un coup lui est révélé le mal qu’il a fait. Il avoue sa désobéissance à sa maman. Il est triste, mais pas comme tout à l’heure lorsqu’il était tout seul avec sa désobéissance. Il est triste, et en même temps heureux, car il se sait aimé, y compris dans sa désobéissance. Reconnaître son péché, c’est le voir en étant dans les bras de Dieu, comme le petit enfant dans les bras de sa mère.

Le péché n’est pas du côté des interdits, mais du côté de l’amour. Le péché, c’est ce qui fait souffrir Dieu qui nous aime. Le berger souffre de brebis perdue. La femme souffre de sa pièce de monnaie perdue. Le père souffre de son enfant perdu. La  conversion n’est pas l’effort pour devenir quelqu’un de bien. La conversion, c’est donner de la joie à Dieu. “Il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de conversion.”

J’en entend qui se disent : “Il est bien arrangeant cet évangile de Luc qui invite à ne pas s’en faire!” Ceux-là ont-ils remarqué que Jésus parle de conversion et pas de diplômes ? Être juste ne donne aucun droit, sinon le droit de se convertir. Juste ou non, on n’aura jamais fini de se convertir à l’Amour qui restera toujours la gratuité de Dieu.

Cent brebis, dix pièces, deux fils…. Perdu et retrouvé. C’est bien l’amour de Dieu, berger, maîtresse de maison, père de famille, que Jésus dit à ceux qui l’entourent et que Saint Luc raconte aux premières communautés chrétiennes :

- Aux juifs il faut dire que personne n’est exclu du Royaume. Si une brebis se perd il faut laisser les autres, les pharisiens, pour la retrouver.

- Aux nouveaux convertis il faut dire que s’il manque une pièce, il est urgent de la retrouver car chacune est précieuse et les neuf autres ne consolent pas de celle qui est perdue.

- A tous, il est bon de rappeler que si un fils a voulu partir pour vivre sa vie, il n’est pas possible de l’oublier auprès de celui qui reste.

Tous et chacun ont toujours le même prix aux yeux de Dieu. Si nous jugeons l’un ou l’autre perdu, c’est que notre amour n’est pas assez passionné et patient pour le retrouver. Il s’agit bien d’un véritable retournement, d’une conversion radicale à faire : Les pécheurs ne sont plus ceux qui se perdent, mais ceux qui les laissent se perdre et ne veulent pas se réjouir de ce qu’ils soient retrouvés.  L’amour de Dieu qui sait retrouver ceux qui sont perdus doit maintenant retourner le cœur de ceux qui ne se croient pas perdus. C’est Dom Helder Camara qui disait au sujet des deux fils (le prodigue et l’aîné) : “L’un s’est réveillé de son péché, quand donc l’autre se réveillera-t-il de sa vertu ?”

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Evangile du 23° dimanche dans l’année C – 4 septembre 2016

Posté par rtireau le 1 septembre 2016

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Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 14,25-33. 
De grandes foules faisaient route avec Jésus ; il se retourna et leur dit : 
« Si quelqu’un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple. 
Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher à ma suite ne peut pas être mon disciple. 
Quel est celui d’entre vous qui, voulant bâtir une tour, ne commence par s’asseoir pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi aller jusqu’au bout ? 
Car, si jamais il pose les fondations et n’est pas capable d’achever, tous ceux qui le verront vont se moquer de lui : 
“Voilà un homme qui a commencé à bâtir et n’a pas été capable d’achever !” 
Et quel est le roi qui, partant en guerre contre un autre roi, ne commence par s’asseoir pour voir s’il peut, avec dix mille hommes, affronter l’autre quimarche contre lui avec vingt mille ? 
S’il ne le peut pas, il envoie, pendant que l’autre est encore loin, une délégation pour demander les conditions de paix. 
Ainsi donc, celui d’entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple. 

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Homélie

Posté par rtireau le 1 septembre 2016

23° dimanche dans l’année C – 4 septembre 2016

Sagesse 9, 13-18 ; Psaume 89 ; Philémon 9 … 17 ; Luc 14, 25-33

Cet évangile semble dur. Alors je commence par une petite histoire de vieux Sage : Une poignée de noix. Un enfant voulait manger des noix qui se trouvaient dans un pot au goulot étroit. “Maman, je veux manger des noix.”- “Prends-en une, petit.” L’enfant enfile le bras mais il remplit tant sa main qu’il ne peut plus la retirer. Il dit : “Regarde ! Ma main ne sort plus.” Sa mère : “Lâche ce que tu tiens ! Prends seulement ce qu’il faut, et ta main sortira.” Le sage ajoutait : “Il n’y a pas que les enfants pour attraper trop de noix en même temps. Et beaucoup, tentés par les richesses, ne sont pas assez sages pour recouvrer leur main.” Évident qu’il vaut mieux récupérer sa main ! Et quand des amis se retrouvent sur le quai d’une gare, ils lâchent les valises pour s’embrasser. Évident. Tout comme pour serrer la main à quelqu’un, il faut que les deux mains soient vides…

J’ai dit ces évidences pour éviter toute fausse piste au sujet de l’Évangile. Ses exigences paraissent tellement exorbitantes qu’on se dit : “Sûrement que Jésus exagère pour réveiller le monde. Ça doit être une façon de parler. Ou bien être réservé à des élites.” Non ! Luc dit bien que Jésus s’adressait aux foules, c’est à dire à tous, donc à nous. Récupérer sa main en acceptant de ne pas la remplir trop, lâcher ses valises pour embrasser les amis… c’est valable pour tout le monde.

Alors il est utile de s’asseoir et de réfléchir, comme dit l’évangile. S’asseoir pour bien comprendre cette invitation de Jésus : entre nous, on le connaît suffisamment, lui et son Évangile d’amour, pour ne pas le soupçonner de nous demander de larguer père et mère.

S’asseoir et réfléchir au contexte d’abord. Saint Luc, en rapportant ces paroles de Jésus, pensait aux chrétiens de sa génération. Beaucoup avaient fait un choix radical en devenant chrétiens. Beaucoup avaient été rejetés par leur famille comme des hérétiques. Et dans la seconde lecture : Saint Paul renvoie à Philémon l’un de ses esclaves, Onésime, qui s’était enfui. Et il lui demande de l’accueillir comme un frère. Or à l’époque, un esclave était un objet dont on pouvait disposer. Pas facile pour Philémon de se faire à l’idée que ses esclaves étaient des frères !

S’asseoir et réfléchir au sens de la demande : Si le Christ nous réclame de le préférer à ceux qui nous sont les plus chers, c’est parce qu’il est présent au cœur de ces personnes que nous aimons. Il faut donc prendre le temps de le reconnaître dans ces visages. (Souvenez-vous : “Fais paraître dans ta vie un nouvel aspect du visage de Jésus…” Le reconnaître dans cette personne aimée, et comprendre qu’on ne possède personne, qu’on ne peut mettre la main sur personne. S’asseoir et prier pour devenir capable de la distance suffisante pour que ce soit le Christ qui soit préféré au travers de nos relations, même et surtout avec les plus proches. Être capable d’une distance suffisante qui nous conduit un jour… à quitter

Quoi de plus normal (naturel) que de quitter ? Quitter le sein maternel ; quitter la maison pour l’école ; quitter l’enfance pour l’âge adulte ; quitter la famille pour fonder une famille. L’amour, le vrai, consiste à être heureux ensemble, mais aussi et surtout à exister davantage. L’amour, le vrai, conduit à quitter pour exister davantage. Et quitter à cause de l’Amour, c’est quitter à cause de Dieu. C’est préférer Dieu. Et ça existe : dans cette usine où l’on essaie de vivre le respect du prochain qui n’est pas qu’un matricule, on préfère Dieu ; et dans cette famille où l’on a choisi de prendre 10 minutes chaque soir en couple au retour du boulot pour parler de la journée… afin d’être disponibles aux enfants qui vont arriver. Chacun peut continuer la liste et chacun voit bien que c’est vital. Vital et faisable car si le Christ nous demande de porter notre croix au travers de nos relations les plus chères, c’est parce que brille déjà en elles la lumière de la résurrection.

C’est ce beau message que suggère Lytta Basset, théologienne protestante, quand elle propose une autre traduction de la phrase : “Celui qui veut marcher à ma suite, qu’il prenne sa croix.” Le mot hébreu a pu être traduit par prendre… mais il peut aussi être traduite par lever… qui est le même mot que ressusciter. “Qu’il lève sa croix.” “Selon mon interprétation, dit-elle, Jésus invite chacun, non à porter comme un fardeau une existence crucifiante, mais à mettre en mouvement, lever, soulever et même exalter tout le négatif de sa vie, de manière à ce que rien ne l’empêche plus d’avancer.”

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