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Evangile du 1er dimanche de l’Avent dans l’année A – 27 novembre 2016

Posté par rtireau le 24 novembre 2016

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Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 24, 37-44. 
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : 
« Comme il en fut aux jours de Noé, ainsi en sera-t-il lors de la venue du Fils de l’homme. 
En ces jours-là, avant le déluge, on mangeait et on buvait, on prenait femme et on prenait mari, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche ; 
les gens ne se sont doutés de rien, jusqu’à ce que survienne le déluge qui les a tous engloutis : telle sera aussi la venue du Fils de l’homme. 
Alors deux hommes seront aux champs : l’un sera pris, l’autre laissé. 
Deux femmes seront au moulin en train de moudre : l’une sera prise, l’autre laissée. 
Veillez donc, car vous ne savez pas quel jour votre Seigneur vient. 
Comprenez-le bien : si le maître de maison avait su à quelle heure de la nuit le voleur viendrait, il aurait veillé et n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison. 
Tenez-vous donc prêts, vous aussi : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra. »

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Homélie

Posté par rtireau le 24 novembre 2016

1er dimanche de l’Avent dans l’année A- 27 novembre 2016

 Isaïe 2, 1-5 ; Psaume 121 ; Romains 13, 11-14 ; Matthieu 24, 37-44

La porte ne veut pas s’ouvrir. Bizarre, la serrure ne marche pas. Ah ! Je me suis trompé de clef. Eh bien, pour comprendre les catastrophes qu’annonce l’Evangile aujourd’hui, il ne faut pas se tromper de clef de lecture : en langage apocalyptique, selon la clef apocalyptique, les menaces de catastrophes sont une manière de dire : Le Seigneur vient ! Tenez-vous prêts. Ne dormez pas !

Bonjour, merci, à demain, sont des mots prononcés plusieurs fois par jour. Tel autre mot aussi commun peut se charger d’une forte densité affective, par exemple le mot attendre. J’attends le bus. J’attends un coup de fil. Des attentes très ordinaires. Mais : « Notre voisine attend un bébé ». Même mot, mais tellement plus profond. Dire d’une femme qu’elle attend un enfant, c’est reconnaître que toute sa vie est en désir. Désir de ce moment qui fera d’elle la maman d’un bébé qui illuminera la vie de toute une maisonnée. Le temps de l’Avent, c’est l’attente. Attendre Celui qui vient, nous mettre en état de désir, reconnaître que quelque chose – plutôt quelqu’un – nous manque. Nous serons prêts alors à faire de sa venue une raison de vivre. Chacun cherche un sens à sa vie. Dans la bible, c’est d’une promesse qu’il s’agit. 

Cette attente n’est pas facile. C’est pour ça que, pendant l’Avent, l’Eglise ne demande pas simplement d’attendre, mais de veiller. Persister à attendre à un moment où, légitimement, on pourrait dormir. Veiller est une attente active. Car ce n’est pas simple de voir Jésus qui vient. Dans notre monde, tout peut ressembler à une fin ou à un commencement ! Il faut discerner : Tout est question de regard : ceux qui s’enferment dans la nuit ne voient pas le soleil se lever, ceux dont la peur ferme les yeux n’iront pas plus loin. Il faut veiller pour voir ce qui naît. Il faut être prêt pour s’émerveiller devant le monde nouveau qui surgit. Il faut être prêt pour la naissance de Dieu. A chaque instant il naît. Un regard à l’affût de chaque naissance, c’est la foi et l’espérance en même temps. C’est un regard qui aime les commencements. Un regard qui croit que l’impossible devient possible.

La puissance de Dieu n’est pas force guerrière qui écraserait les méchants, elle est force d’amour qui veut retourner (convertir) le cœur. La victoire du bien est celle d’un Dieu qui n’est qu’amour. Au long de l’histoire, Dieu supporte le mal avec la patience ardente de celui qui aime, comme un père ou une mère patiente avec respect devant son enfant qui se détruit moralement et physiquement. Ceux qui ont foi en l’amour sont des veilleurs : ils gardent l’espérance, sûrs que c’est l’amour qui finit toujours par être le plus fort.

- Comment attendre activement Jésus ? Quand vous allez accueillir à la gare un visiteur jamais vu, vous scrutez longuement sa photo. Pour attendre activement Jésus qui vient, il est bon, par la Parole et la prière, de donner à son visage un contour plus précis. Savez-vous que le mot catéchèse contient le mot écho ? Savez-vous qu’on est frères ainés dans la foi de ceux qui débutent, et qu’on on est chargés de faire écho pour eux à la Parole ? Savez-vous que le mot veiller et le mot prier sont proches parents ? “J’aime prier chaque jour, disait un prêtre, comme on veille sur ceux dont on est proche, solidaire, responsable.”

- Comment attendre activement Jésus ? Veiller c’est aussi participer aux actions de solidarité que l’Église suggère. Elles nous disent que le Seigneur vient à nous lorsque des êtres moins favorisés appellent à l’aide. On est chargé d’ouvrir la porte à ceux qui frappent. Ouvrir la porte. Le théologien François Moog aime dire que “cette porte a des propriétés physiques insoupçonnées : la porte qu’on ouvre à un frère qui frappe, c’est le Christ.” “Je suis la porte” disait Jésus.

- Comment attendre activement Jésus ? Ecoutez l’histoire de ce jeune homme endormi ? En rêve, il entre dans un magasin. Au comptoir, un Ange. « Que vendez-vous, » demande-t-il ? – « Tout ce que vous désirez, » répond l’Ange. Alors, le jeune homme énumère : « Je voudrais la fin des guerres dans le monde, plus de justice, la tolérance, la générosité envers les étrangers, davantage d’amour dans les familles, du travail pour les sans-emploi… ». L’Ange lui coupe la parole : « Excusez-moi, Monsieur, vous m’avez mal compris, ici on ne vend pas les fruits, seulement les graines. »

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Evangile de la fête du Christ-Roi – 20 novembre 2016

Posté par rtireau le 17 novembre 2016

Larron

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 23,35-43. 
En ce temps-là, on venait de crucifier Jésus, et le peuple restait là à observer. Les chefs tournaient Jésus en dérision et disaient : « Il en a sauvé d’autres : qu’il se sauve lui-même, s’il est le Messie de Dieu, l’Élu ! »
Les soldats aussi se moquaient de lui ; s’approchant, ils lui présentaient de la boisson vinaigrée,
en disant : « Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même ! »
Il y avait aussi une inscription au-dessus de lui : « Celui-ci est le roi des Juifs. »
L’un des malfaiteurs suspendus en croix l’injuriait : « N’es-tu pas le Christ ? Sauve-toi toi-même, et nous aussi ! »
Mais l’autre lui fit de vifs reproches : « Tu ne crains donc pas Dieu ! Tu es pourtant un condamné, toi aussi !
Et puis, pour nous, c’est juste : après ce que nous avons fait, nous avons ce que nous méritons. Mais lui, il n’a rien fait de mal. »
Et il disait : « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton Royaume. »
Jésus lui déclara : « Amen, je te le dis : aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. »

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Homélie

Posté par rtireau le 17 novembre 2016

Fête du Christ-Roi dans l’année C – 20 novembre 2016

2 Samuel 5, 1-3 ; Psaume 121 ; Colossiens 1, 12-20 ; Luc 23, 35-43

“Les chefs tournaient Jésus en dérision”, dit St Luc. On voit bien qu’en réalité ils ne se sentent pas en sécurité, les chefs. C’est pour s’encourager qu’ils ricanent, et qu’ils arrêtent les opposants, et qu’ils torturent des moines, et qu’ils assassinent pour l’exemple en se félicitant d’avoir remporté la bataille. Car ils voient bien qu’ils ont perdu la guerre depuis longtemps.

Aujourd’hui, nous fêtons le Christ-Roi, une fête qui ne date que de 1925, au temps du pape Pie XI. La quasi totalité des états Européens ont pris leur autonomie par rapport à l’Église. Beaucoup de chrétiens sont nostalgiques des temps où Pape et Évêques exerçaient une tutelle sur la vie de la cité. Certains rêvent même de reconquête, en particulier les régimes autoritaires qui reconnaissent Dieu et font à l’Eglise une place de choix. En France, le souvenir de la séparation de l’Eglise et de l’Etat est encore présent. Ici ou là on chante le Christ-Roi avec des accents quelque peu revanchards. Il y a erreur sur notre roi ! Une erreur qui dure : malgré la vie et les paroles de Jésus, et malgré le dernier concile Vatican II, nous avons facilement la nostalgie d’un Dieu qui commande et mette de l’ordre, d’un Christ-Roi des armées, alors que notre Christ est désarmé.

Malgré Jésus, nous gardons facilement la nostalgie du tout puissant : Jésus, oui, mais il était Dieu, et Dieu, on connaît : c’est le tout puissant. Et hop, on ne parle plus de Jésus que pour insister sur ses miracles : l’homme-Jésus a disparu. La fête de sa naissance dans la grande pauvreté, Noël, devient une fête sacrée, enluminée, où il est quelquefois difficile d’apercevoir le message chrétien. La défense que Jésus prenait des indéfendables (Zachée et autres gens de moralité douteuse) fut souvent oubliée. Et au nom de Jésus, on a édicté des lois de moralité. Et il fallait se confesser souvent -“On avait réellement peur” écrit Jean Delumeau. Et on avait assez à s’occuper avec soi. Les plus anciens se souviennent sûrement qu’ils ont chanté : “Je n’ai qu’une âme qu’il faut sauver.”

Vatican II a remplacé le mot cérémonie par le mot célébration : on n’en est plus à offrir des sacrifices pour se concilier les bonnes grâces de Dieu comme dans l’Ancien Testament, mais on prend le temps de se rassembler pour célébrer la présence du ressuscité dans notre vie. Eh bien ! Cinquante ans après, ça résiste encore et certaines célébrations sont quelquefois spectacles sacrés plus que partage entre frères. On s’adresse encore au Christ-Roi Tout Puissant, en oubliant qu’il est Tout puissant d’amour. On aime tellement les rois.

Pourtant on sait bien où est la véritable royauté d’amour, celle qui donne vie, y compris quand elle traverse la souffrance, à l’image du crucifié : – C’est Grégoire, un scout, qui disait : “porter le sac de l’autre, changer de vélo, soutenir quelqu’un, c’est dur, mais quelle force !” - C’est Sylvie : “Quand j’ai été faible, les autres ont été forts.” Et maintenant elle en fait autant pour d’autres (royauté de service). – Et la puissance des défilés non violents : quand tout le monde s’y met, les murs eux-mêmes en tombent.

Oui ! On sait ce que c’est que la puissance dans la faiblesse, on sait la force incroyable du nouveau-né, la force des enfants comme chantait l’Action Catholique des Enfants il y a quelques années. On sait, mais nous avons besoin de nous entraider à nous souvenir, nous avons besoin de prier ensemble pour ne pas oublier.

Le Royaume du Christ-Roi est là, déjà, mais il est surtout chaque jour à construire à la suite de Jésus qui l’a commencé au péril de sa vie. Le larron qui dit : “Sauve-toi toi-même !” n’a pas bien compris. Si Jésus s’était sauvé, il aurait sauvé sa peau, mais il n’aurait pas sauvé l’amour. Non ! Le fils de Dieu ne cale jamais sur l’amour : Jésus est le roi d’un Royaume où la haine fait place au pardon, et où le pouvoir est service. Jésus est le roi d’un Royaume de frères. La manière pour la Christ d’exercer sa royauté sur tous les hommes, y compris ses ennemis et les monstres, c’est de leur offrir son pardon. La croix est le seul trône élevé sur lequel Jésus ait accepté de siéger.

Chaque fois que nous remportons la victoire du pardon sur une vengeance, le Royaume de Dieu descend un peu sur terre. Un pardon donné aujourd’hui, c’est une victoire du Ressuscité.

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Evangile du 33° dimanche dans l’année C – 13 novembre 2016

Posté par rtireau le 10 novembre 2016

Temple

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 21,5-19. 
En ce temps-là, comme certains parlaient du Temple, des belles pierres et des ex-voto qui le décoraient, Jésus leur déclara :
« Ce que vous contemplez, des jours viendront où il n’en restera pas pierre sur pierre : tout sera détruit. »
Ils lui demandèrent : « Maître, quand cela arrivera-t-il ? Et quel sera le signe que cela est sur le point d’arriver ? »
Jésus répondit : « Prenez garde de ne pas vous laisser égarer, car beaucoup viendront sous mon nom, et diront : “C’est moi”, ou encore : “Le moment est tout proche.” Ne marchez pas derrière eux !
Quand vous entendrez parler de guerres et de désordres, ne soyez pas terrifiés : il faut que cela arrive d’abord, mais ce ne sera pas aussitôt la fin. »
Alors Jésus ajouta : « On se dressera nation contre nation, royaume contre royaume.
Il y aura de grands tremblements de terre et, en divers lieux, des famines et des épidémies ; des phénomènes effrayants surviendront, et de grands signes venus du ciel. »
Mais avant tout cela, on portera la main sur vous et l’on vous persécutera ; on vous livrera aux synagogues et aux prisons, on vous fera comparaître devantdes rois et des gouverneurs, à cause de mon nom.
Cela vous amènera à rendre témoignage.
Mettez-vous donc dans l’esprit que vous n’avez pas à vous préoccuper de votre défense.
C’est moi qui vous donnerai un langage et une sagesse à laquelle tous vos adversaires ne pourront ni résister ni s’opposer.
Vous serez livrés même par vos parents, vos frères, votre famille et vos amis, et ils feront mettre à mort certains d’entre vous.
Vous serez détestés de tous, à cause de mon nom.
Mais pas un cheveu de votre tête ne sera perdu.
C’est par votre persévérance que vous garderez votre vie. »

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Homélie

Posté par rtireau le 10 novembre 2016

33° dimanche dans l’année C – 13 novembre 2016

Malachie 3, 19-20 ; Psaume 97 ; 2 Thessaloniciens 3, 7-12 ; Luc 21, 5-19

« Ce temple, des jours viendront où il n’en restera pas pierre sur pierre. » Jésus annonce la ruine du Temple de Jérusalem. Saint Luc peut le raconter avec assurance puisqu’il écrit son Évangile vers les années 80, à un moment où le Temple de Jérusalem est déjà ruiné et où les chrétiens connaissent déjà l’hostilité des juifs. En réalité, la démolition du bâtiment importe peu pour Jésus : il n’est pas un promoteur qui rêverait de remplacer une vieille église par une nouvelle. Lui, il ne veut plus de Temple. Il a deviné que son Évangile risque de devenir une religion : “Beaucoup viendront sous mon nom et diront : « C’est moi !»… Ne marchez pas derrière eux.” Or il n’est pas venu promouvoir une religion, il est venu inviter à la foi.

Alors il nous donne quelques  conseils :

- “Prenez garde de ne pas vous laisser égarer” par les illuminés de toutes sortes qui spéculent sur la peur et l’angoisse. Soyez capables de discernement.

- “Ne soyez pas terrifiés !” C’est un temps de passion pour l’humanité. Mais que votre foi vous garde debout et qu’elle éclaire votre présent. “Vous serez détestés de tous à cause de mon nom”. Mais même quand tout s’écroule humainement, il reste un avenir possible : “Pas un cheveu de votre tête ne sera perdu.” Et même : “Vous n’avez pas à vous préoccuper de votre défense. C’est moi qui vous donnerai un langage et une sagesse…”

-  Vivez l’aujourd’hui ! C’est maintenant que Dieu parle. Le Royaume est déjà parmi vous. Simplement, il vous revient de le faire naître et grandir. C’est le temps de veiller dans la prière et aussi de se mettre au travail. Saint Paul paraît même très dur pour ceux qui ne font rien : “Si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus !” Mais il faut noter que les personnes oisives dont parle Saint Paul ne sont pas les chômeurs d’aujourd’hui. C’étaient ceux qui croyaient la fin du monde très proche et qui se disaient : “A quoi bon travailler si ce monde s’achève ?” Comme la fin du monde n’arrive pas, petit à petit il devient clair que le chrétien doit être présent à tous les combats de l’humanité en y tenant fermement la petite lampe de l’espérance. Il s’agit de mettre fin à un monde dans lequel il arrive qu’on piétine les autres pour se grandir soi-même.

Et Jésus prévient : votre message va déranger ceux qui sont installés dans le confort et enfermés dans leur bonne conscience. Mais surtout il annonce la victoire du Jour où le Christ soleil de justice se lèvera au matin de Pâques. Ce matin-là, Dieu donnera raison à ceux qui ont mis leurs pas dans ceux de son Fils Jésus et qui proclament la résurrection en paroles et en actes fraternels ! Dieu donnera raison à ceux-là, que certains trouvent quelquefois pleins de naïveté alors qu’ils sont pleins d’espérance.

Ce n’est pas le calendrier de fin du monde qui retient l’attention de Jésus, c’est la condition humaine risquée, tragique, mais tellement précieuse. Les vrais vivants, selon lui, seront ceux qui tiendront, les êtres d’inébranlable espérance. Ils sont le Temple de pierres vivantes. L’essentiel pour lui, ce ne sont pas les bâtiments de pierre, c’est la foi de ceux qui s’y rassemblent.

“Pas un cheveu de votre tête ne sera perdu.” Traduction entendue un jour : “Quand nous paraîtrons devant toi, c’est un regard humain que tu poseras sur nous.” J’aime bien quand on se met à qualifier Dieu du meilleur de l’humain. Ça veut dire qu’on a sûrement déjà fait soi-même l’expérience de la grande paix qui envahit ceux qui réussissent à porter un regard humain sur leurs frères. Otto René Castillo, poète du Guatémala mort assassiné, écrivait magnifiquement : “Être en avance sur son temps, c’est souffrir beaucoup de lui, mais il est beau d’aimer le monde avec les yeux de ceux qui ne sont pas nés encore.”

Retenons les dernières paroles de Jésus après sa résurrection : “Je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde”. Le Christ est là, en nous, par son Esprit d’amour, pour que tout événement, même tragique, puisse être avènement de plus de vie et d’amour. Depuis la résurrection, nous savons que Dieu peut faire surgir la vie même dans les décors de mort.

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Evangile du 32° dimanche dans l’année C – 6 novembre 2016

Posté par rtireau le 2 novembre 2016

papillon

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 20,27-38. 
En ce temps-là, quelques sadducéens – ceux qui soutiennent qu’il n’y a pas de résurrection – s’approchèrent de Jésus
et l’interrogèrent : « Maître, Moïse nous a prescrit : ‘Si un homme a un frère qui meurt en laissant une épouse mais pas d’enfant, il doit épouser la veuve pour susciter une descendance à son frère.’
Or, il y avait sept frères : le premier se maria et mourut sans enfant ;
de même le deuxième,
puis le troisième épousèrent la veuve, et ainsi tous les sept : ils moururent sans laisser d’enfants.
Finalement la femme mourut aussi.
Eh bien, à la résurrection, cette femme-là, duquel d’entre eux sera-t-elle l’épouse, puisque les sept l’ont eue pour épouse ? »
Jésus leur répondit : « Les enfants de ce monde prennent femme et mari.
Mais ceux qui ont été jugés dignes d’avoir part au monde à venir et à la résurrection d’entre les morts ne prennent ni femme ni mari,
car ils ne peuvent plus mourir : ils sont semblables aux anges, ils sont enfants de Dieu et enfants de la résurrection.
Que les morts ressuscitent, Moïse lui-même le fait comprendre dans le récit du buisson ardent, quand il appelle le Seigneur ‘le Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob.’
Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Tous, en effet, vivent pour lui. »

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Homélie

Posté par rtireau le 2 novembre 2016

32° dimanche dans l’année C - 6 novembre 2016

2  Maccabées  7, 1-2, 9-14 ; Psaume 16 ; 2 Thessaloniciens 2, 16…  3, 5 ; Luc 20, 27-38

Question étrange des sadducéens, réponse mystérieuse de Jésus sur un sujet qui nous tenaille tous : Que se passe-t-il après la mort ? En fait la question des sadducéens est habile parce que la croyance à la résurrection personnelle n’était pas communément admise par les juifs. Elle leur était venue tardivement au milieu du 2ème siècle avant Jésus, alors qu’elle était familière depuis longtemps à leurs voisins du Sud, les Égyptiens.

En réalité, les pharisiens croyaient à la résurrection. Mais les sadducéens, souvent d’origine aristocratique et conservateurs au niveau religieux, considéraient comme déviations doctrinales la résurrection des morts et l’existence des anges. C’est surprenant puisqu’ils ils étaient les prêtres du Temple de Jérusalem, donc les référents de la foi d’Israël. Mais la religion juive se méfiait de la croyance en la résurrection, craignant qu’elle entraîne la peur des esprits et des fantômes. Les autres religions du Proche-Orient parlaient de la survie des morts dans un au-delà mystérieux. Et les corps des riches Égyptiens étaient embaumés pour voyager dans le pays des morts. Mais les peuples autour d’Israël avaient peur des manifestations des esprits des ancêtres.

La question des Sadducéens paraît ridicule. Pourtant, nos questions ne sont-elles pas de même nature ? Il nous faut bien parler du ciel avec des images de la terre. Impossible de faire autrement. Il est bon simplement de rester conscient de ce qui relève de l’imagination, et pas de la foi ! La vie ressuscitée est sans modèle sur terre, elle est inimaginable. Il faut regarder, dit Jésus, du côté des anges pour avoir quelque idée de l’au-delà de l’homme : “Ils sont semblables aux anges.” On n’est pas plus avancés puisque on ne sait pas décrire les anges.

En fait, Jésus nous invite à renoncer à toute représentation de la résurrection des morts. Que pourrait-on dire à l’enfant qui va naître et qui est encore dans le sein de sa mère pour lui dévoiler la vie qui l’attend ? Qu’y a-t-il de commun entre la chenille qui rampe et le papillon qui vole ? La chenille peut-elle imaginer ce qu’est être papillon ? C’est pourtant bien elle qui un jour s’envolera dans le ciel. La tige de blé bien verte est toute autre que le grain de blé.

La foi, c’est reconnaître sans pouvoir décrire ! L’alliance de Dieu avec Abraham, défaite et refaite plusieurs fois au long des siècles, fut scellée par Jésus, Dieu qui s’est fait homme. Elle ne saurait être annulée par la mort. Dieu aime trop l’homme pour accepter de le voir disparaître dans le néant. Et l’homme qui aime en Dieu l’éternel vivant peut-il sérieusement penser que cesse un jour cette relation d’amour ? À la lumière de l’Évangile, nous sommes invités à parler du ciel en termes de relations et d’amour. L’essentiel de notre vie, ce sont les relations que nous tissons. Rien n’en sera perdu. “Le ciel, dit Bernard Sesboué, éternisera tous les actes d’amour et de service que les hommes auront accomplis sur cette terre.

“Le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants.” La certitude de Jésus sur la résurrection des morts s’appuie sur deux réalités de foi essentielles :

- Dieu nous aime par-delà la mort. Si ceux que Dieu a créés, Abraham, Isaac, ou Nathalie, ou Henri, étaient voués à un néant définitif, ce serait que l’amour de Dieu aurait échoué. Non ! Dieu n’aime pas qu’à moitié ou pour un temps.

- La vie éternelle n’est pas simple continuation de la vie terrestre. Le papillon n’est pas une chenille congelée, la tige de blé n’est pas un grain grossi et prolongé.

Y a-t-il une preuve de l’au-delà ? Non, mais parfois des signes. Le plus grand c’est Pâques. Jésus a aimé comme on n’a jamais aimé. Dieu l’a ressuscité. Chaque fois que nous aimons comme lui, l’éternité est commencée et la chenille que nous sommes encore se sent déjà pousser des ailes !

 Sur cette terre, des visages transfigurés nous émeuvent et nous disent déjà résurrection. On les sent habités d’une vie… éternelle ! Dès maintenant, laissons transfigurer notre vie quotidienne par cette espérance. Comme disait Maurice Zundel : “L’important n’est pas de savoir s’il y a une vie après la mort, mais si l’on est vivant avant de mourir.”

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