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Evangile de la fête du Christ-Roi – 20 novembre 2016

Posté par rtireau le 17 novembre 2016

Larron

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 23,35-43. 
En ce temps-là, on venait de crucifier Jésus, et le peuple restait là à observer. Les chefs tournaient Jésus en dérision et disaient : « Il en a sauvé d’autres : qu’il se sauve lui-même, s’il est le Messie de Dieu, l’Élu ! »
Les soldats aussi se moquaient de lui ; s’approchant, ils lui présentaient de la boisson vinaigrée,
en disant : « Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même ! »
Il y avait aussi une inscription au-dessus de lui : « Celui-ci est le roi des Juifs. »
L’un des malfaiteurs suspendus en croix l’injuriait : « N’es-tu pas le Christ ? Sauve-toi toi-même, et nous aussi ! »
Mais l’autre lui fit de vifs reproches : « Tu ne crains donc pas Dieu ! Tu es pourtant un condamné, toi aussi !
Et puis, pour nous, c’est juste : après ce que nous avons fait, nous avons ce que nous méritons. Mais lui, il n’a rien fait de mal. »
Et il disait : « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton Royaume. »
Jésus lui déclara : « Amen, je te le dis : aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. »

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Homélie

Posté par rtireau le 17 novembre 2016

Fête du Christ-Roi dans l’année C – 20 novembre 2016

2 Samuel 5, 1-3 ; Psaume 121 ; Colossiens 1, 12-20 ; Luc 23, 35-43

“Les chefs tournaient Jésus en dérision”, dit St Luc. On voit bien qu’en réalité ils ne se sentent pas en sécurité, les chefs. C’est pour s’encourager qu’ils ricanent, et qu’ils arrêtent les opposants, et qu’ils torturent des moines, et qu’ils assassinent pour l’exemple en se félicitant d’avoir remporté la bataille. Car ils voient bien qu’ils ont perdu la guerre depuis longtemps.

Aujourd’hui, nous fêtons le Christ-Roi, une fête qui ne date que de 1925, au temps du pape Pie XI. La quasi totalité des états Européens ont pris leur autonomie par rapport à l’Église. Beaucoup de chrétiens sont nostalgiques des temps où Pape et Évêques exerçaient une tutelle sur la vie de la cité. Certains rêvent même de reconquête, en particulier les régimes autoritaires qui reconnaissent Dieu et font à l’Eglise une place de choix. En France, le souvenir de la séparation de l’Eglise et de l’Etat est encore présent. Ici ou là on chante le Christ-Roi avec des accents quelque peu revanchards. Il y a erreur sur notre roi ! Une erreur qui dure : malgré la vie et les paroles de Jésus, et malgré le dernier concile Vatican II, nous avons facilement la nostalgie d’un Dieu qui commande et mette de l’ordre, d’un Christ-Roi des armées, alors que notre Christ est désarmé.

Malgré Jésus, nous gardons facilement la nostalgie du tout puissant : Jésus, oui, mais il était Dieu, et Dieu, on connaît : c’est le tout puissant. Et hop, on ne parle plus de Jésus que pour insister sur ses miracles : l’homme-Jésus a disparu. La fête de sa naissance dans la grande pauvreté, Noël, devient une fête sacrée, enluminée, où il est quelquefois difficile d’apercevoir le message chrétien. La défense que Jésus prenait des indéfendables (Zachée et autres gens de moralité douteuse) fut souvent oubliée. Et au nom de Jésus, on a édicté des lois de moralité. Et il fallait se confesser souvent -“On avait réellement peur” écrit Jean Delumeau. Et on avait assez à s’occuper avec soi. Les plus anciens se souviennent sûrement qu’ils ont chanté : “Je n’ai qu’une âme qu’il faut sauver.”

Vatican II a remplacé le mot cérémonie par le mot célébration : on n’en est plus à offrir des sacrifices pour se concilier les bonnes grâces de Dieu comme dans l’Ancien Testament, mais on prend le temps de se rassembler pour célébrer la présence du ressuscité dans notre vie. Eh bien ! Cinquante ans après, ça résiste encore et certaines célébrations sont quelquefois spectacles sacrés plus que partage entre frères. On s’adresse encore au Christ-Roi Tout Puissant, en oubliant qu’il est Tout puissant d’amour. On aime tellement les rois.

Pourtant on sait bien où est la véritable royauté d’amour, celle qui donne vie, y compris quand elle traverse la souffrance, à l’image du crucifié : – C’est Grégoire, un scout, qui disait : “porter le sac de l’autre, changer de vélo, soutenir quelqu’un, c’est dur, mais quelle force !” - C’est Sylvie : “Quand j’ai été faible, les autres ont été forts.” Et maintenant elle en fait autant pour d’autres (royauté de service). – Et la puissance des défilés non violents : quand tout le monde s’y met, les murs eux-mêmes en tombent.

Oui ! On sait ce que c’est que la puissance dans la faiblesse, on sait la force incroyable du nouveau-né, la force des enfants comme chantait l’Action Catholique des Enfants il y a quelques années. On sait, mais nous avons besoin de nous entraider à nous souvenir, nous avons besoin de prier ensemble pour ne pas oublier.

Le Royaume du Christ-Roi est là, déjà, mais il est surtout chaque jour à construire à la suite de Jésus qui l’a commencé au péril de sa vie. Le larron qui dit : “Sauve-toi toi-même !” n’a pas bien compris. Si Jésus s’était sauvé, il aurait sauvé sa peau, mais il n’aurait pas sauvé l’amour. Non ! Le fils de Dieu ne cale jamais sur l’amour : Jésus est le roi d’un Royaume où la haine fait place au pardon, et où le pouvoir est service. Jésus est le roi d’un Royaume de frères. La manière pour la Christ d’exercer sa royauté sur tous les hommes, y compris ses ennemis et les monstres, c’est de leur offrir son pardon. La croix est le seul trône élevé sur lequel Jésus ait accepté de siéger.

Chaque fois que nous remportons la victoire du pardon sur une vengeance, le Royaume de Dieu descend un peu sur terre. Un pardon donné aujourd’hui, c’est une victoire du Ressuscité.

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