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Evangile de la fête de Marie, mère de Jésus – 1er janvier 2017

Posté par rtireau le 26 décembre 2016

Marie mère de D

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 2,16-21. 
En ce temps-là, les bergers se hâtèrent d’aller à Bethléem, et ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire.
Après avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant.
Et tous ceux qui entendirent s’étonnaient de ce que leur racontaient les bergers.
Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur.
Les bergers repartirent ; ils glorifiaient et louaient Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu, selon ce qui leur avait été annoncé.
Quand fut arrivé le huitième jour, celui de la circoncision, l’enfant reçut le nom de Jésus, le nom que l’ange lui avait donné avant sa conception. r

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Homélie

Posté par rtireau le 26 décembre 2016

Sainte Marie, Mère de Dieu – 01 janvier 2017

Nombres 6, 22-27 ; Psaume 66 ; Galates 4, 4-7 ; Luc 2, 16-21

Sainte Marie, Mère de Dieu – 1er janvier (vœux) – Journée mondiale de la paix. Alors ce sont forcément des vœux de paix. A commencer par un extrait du message du pape François : « Si les droits de l’être humain sont sauvegardés, de même que l’égale dignité de tous sans discriminations ni distinctions, la non-violence comme méthode politique peut alors devenir une voie réaliste pour le dépassement des conflits armés. Dans cette perspective, il est important que l’on reconnaisse toujours davantage la force du droit au lieu du droit de la force. »

Aujourd’hui, en célébrant Marie, nous célébrons l’Église qui porte en elle le Christ, comme Marie a porté Jésus. Si l’Église porte en elle le Christ, elle doit témoigner du Dieu de Paix que le Christ a fait connaître. Les premiers annonceurs furent les bergers, ceux que souvent on marginalisait : “Après avoir vu l’enfant…, les bergers racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant” (Luc 2, 17). Et ils furent tellement convaincants que saint Luc ajoute : “Tous ceux qui entendirent s’étonnaient de ce que racontaient les bergers” (Luc 2, 18).  Alors je vous propose trois questions pour nous : Qui sont les bergers d’aujourd’hui ?  Qu’est-ce qu’ils annoncent ?  Quels vœux formuler en ce premier jour de l’année 2017 ?

Qui sont les bergers d’aujourd’hui ? Au temps de saint Luc, les bergers étaient considérés comme de pauvres marginaux. C’est pourtant à eux que l’ange annonce en premier la naissance de Jésus : (texte de noël) “Ne craignez pas, car voici que je vous annonce une bonne nouvelle… : Aujourd’hui, dans la ville de David, vous est né un Sauveur qui est le Christ, le Seigneur” (Luc 2, 10-11). Ça veut dire une fois de plus que Dieu a un faible pour les petits et les mal aimés.

Quelle Bonne Nouvelle annoncent les bergers ? Ils annoncent quelque chose de neuf. C’est pour ça que tout le monde est étonné. En effet, pour que le message soit bonne nouvelle, il doit être neuf pour parler à un monde qui change. Saint Paul dit que la Bonne Nouvelle est chaque jour neuve, comme chaque matin est tout neuf pour l’enfant qui court dire bonjour à son papa. Nous sommes, dit-il, fils et filles de Dieu, habités de l’Esprit de Christ qui nous invite à appeler Dieu : “Abba !” (Ga 4, 6), c’est à dire Papa.

Quels vœux formuler aujourd’hui ? Pourquoi ne pas utiliser la belle formule de bénédiction du livre des Nombres (1ère lecture d’aujourd’hui) :

- “Que le Seigneur te bénisse et te garde !” (Nombres 6, 24) Le dominicain Léon Paillot dit que Bénir, en latin, signifie dire du bien. Mais que le mot bénédiction a une origine arabe qui se réfère à la force vitale de la fécondité. Ça veut donc dire qu’en bénissant quelqu’un, nous sommes responsables de la qualité de sa vie, de sa dignité. Sinon, la bénédiction de Dieu reste sans effet. Dieu a besoin de nous pour bénir.

- “Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage !” (Nombres 6,  25). Il s’agit d’être visage de Dieu pour les autres, visage souriant qui fait du bien et qui donne à espérer un avenir meilleur.

- “Que le Seigneur tourne vers toi son visage, qu’il t’apporte la paix !” (Nombres 6, 26). La paix biblique, le shalom, c’est l’harmonie avec soi et les autres. Dieu ne peut la faire sans nous. Alors faisons-la… Et nous aurons de belles surprises, si l’on en croit François Varillon dans son livre La parole est mon Royaume : “Quand je fais mon travail d’homme qui est d’humaniser les relations entre les personnes, le Christ fait son travail de Dieu : il divinise ce que moi j’humanise.”

“Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage !” C’est possible parce que chaque humain a quelque chose de beau en lui. Ecoutez cette petite parabole : Il y avait un énorme bloc de pierre informe qui défigurait la place du village. On ne savait même plus d’où il venait. Ce fut décidé : il faut l’enlever. Un sculpteur passa par là et apprit la nouvelle. Il proposa : « Je peux faire de ce rocher une œuvre d’art dont vous serez fiers. » Marché conclu. Pendant des semaines, derrière la palissade qui entourait le bloc, on l’entendit travailler. Enfin on put dévoiler la sculpture et l’on découvrit un magnifique cheval. Applaudissements… Un enfant interrogea le sculpteur : “Comment savais-tu qu’il y avait un cheval dans ce bloc de pierre ? »

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Evangile de la fête de Noël – 25 décembre 2016

Posté par rtireau le 22 décembre 2016

Parole

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 2,1-14. 
En ces jours-là, parut un édit de l’empereur Auguste, ordonnant de recenser toute la terre –
ce premier recensement eut lieu lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie. 
Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville d’origine.
Joseph, lui aussi, monta de Galilée, depuis la ville de Nazareth, vers la Judée, jusqu’à la ville de David appelée Bethléem. Il était en effet de la maison et de la lignée de David.
Il venait se faire recenser avec Marie, qui lui avait été accordée en mariage et qui était enceinte.
Or, pendant qu’ils étaient là, le temps où elle devait enfanter fut accompli.
Et elle mit au monde son fils premier-né ; elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune.
Dans la même région, il y avait des bergers qui vivaient dehors et passaient la nuit dans les champs pour garder leurs troupeaux.
L’ange du Seigneur se présenta devant eux, et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière. Ils furent saisis d’une grande crainte.
Alors l’ange leur dit : « Ne craignez pas, car voici que je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple :
Aujourd’hui, dans la ville de David, vous est né un Sauveur qui est le Christ, le Seigneur.
Et voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. »
Et soudain, il y eut avec l’ange une troupe céleste innombrable, qui louait Dieu en disant :
« Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime. »

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Homélie

Posté par rtireau le 22 décembre 2016

Fête de Noël – 24-25 décembre 2016 - Luc 2, 1-14

Je viens d’aller porter la Bible dans la crèche. J’ai mis La Parole dans la crèche. Normal puisque le Verbe (La Parole) s’est fait chair à Bethléem… Il y a donc quelqu’un dans la crèche. Ce n’est plus seulement un livre, la bible, ni l’Ecriture sainte, c’est la Parole de Dieu devenu quelqu’un. C’est le Fils de Dieu lui-même. La Parole de Dieu est devenue quelqu’un. “Le Verbe s’est fait chair…, dit St Jean, et il a demeuré parmi nous.” Voilà que la Parole de Dieu a pris visage humain… Voilà que Dieu a quitté son invisible. Et il est venu rallumer nos étoiles…

Noël, chacun le sait, est une période favorable pour apercevoir, et même ressentir, le lien entre humain et divin. Il y a dans l’air, dans le monde, dans les familles, une belle unanimité : on favorise les rencontres en direction des isolés, des malades et des personnes âgées. On multiplie les gestes de partage et les efforts de paix… tout ça avec le sentiment plus ou moins clair, tout ça avec la foi plus ou moins affirmée que c’est bien au nom de notre Dieu qu’on le fait. Et on est tellement heureux de rallumer ensemble toutes ces étoiles !

Une question me vient dès maintenant, c’est celle d’après Noël, celle du reste de l’année. Je ne veux pas casser l’ambiance, au contraire. Mais quelquefois tout se passe comme si on changeait de Dieu après noël. Très vite on retrouve le Dieu lointain ou même absent, le Dieu moralisateur et angoissant, le Dieu “roue de secours” ou bien encore le “Tout-Puissant-autoritaire”… Alors je veux insister : il ne faut pas casser l’ambiance. Le Dieu que nous fêtons à Noël, le Dieu devenu humain, c’est bien le bon ! La fête de Pâques l’a authentifié ! Il ne faut pas en changer après noël.

Le Dieu de Noël, c’est bien le bon : c’est celui qui s’est fait présent à travers un enfant. Il n’a pas envoyé un faire-part ou un coup de fil ou un SMS. Non, il est venu rencontrer les hommes, vivre avec eux… avec tous les risques que cela comporte. 

Le Dieu de Noël, c’est bien le bon : c’est celui qui est venu discrètement, à la manière d’un enfant. Il ne s’est pas imposé pas par la force… et on n’a jamais à l’imposer par la force comme on a pu le faire en certains siècles. Je me souviens une maman qui venait de découvrir ce message. Elle était soucieuse de la catéchèse de sa fille adolescente qui résistait. Elle me disait : “Je vois bien qu’il faut que j’arrête de parler de Dieu à ma fille…” Elle avait raison : On ne peut pas rallumer l’étoile de quelqu’un malgré lui, sans le respecter… Mais elle avait aussi raison quand elle ajouta : “Mais il ne faut pas que j’arrête de parler de ma fille à Dieu.” C’est en effet la prière qui peut, petit à petit, conduire au respect.

Le Dieu de Noël, c’est bien le bon : celui qui est toujours du côté du plus faible, celui qui resplendit aussi sur le visage de celui qui est abîmé par la vie. La J.O.C. avait compris ça lorsque son slogan disait : “Celui-là vaut mieux que tout l’or du monde.” Et le pape François plus récemment : « Tout être humain est enfant de Dieu ! L’image du Christ est imprimée en lui ! Il s’agit alors de voir dans le migrant et dans le réfugié, non pas seulement un problème à affronter, mais un frère et une sœur à accueillir, à respecter et à aimer… »

Ne changeons pas de Dieu après Noël. Que la prière nous aide à garder la conscience claire et la foi forte que l’infiniment grand est bien dans ce tout petit… Nous avons un dimanche par semaine pour nous aider à mettre un peu de dimanche dans chaque jour. Nous avons un Noël par an pour nous aider à mettre un peu de Noël chaque semaine de l’année… Et pour ne pas nous laisser encombrer par tout plein de sollicitations stériles.

Voulez-vous une petite histoire pour mieux vous souvenir : C’est un touriste américain qui rend visite au célèbre rabbin Hofetz Chaim. Il s’étonne de voir que le rabbin n’a pour tout logement qu’une simple pièce remplie de livres. Et pour seul mobilier, une table et un banc. “Où sont vos meubles ?” demande le touriste. – “Où sont les vôtres ?” répond le Rabbin. – “Les miens ? Mais je ne suis qu’un visiteur, ici. Je ne fais que passer,” dit l’Américain. – Et le rabbin de répondre : “Moi-aussi, sur cette terre, je ne fais que passer.”

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Evangile du 4°dimanche de l’Avent dans l’année A – 18 décembre 2016

Posté par rtireau le 15 décembre 2016

Vierge

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 1, 18-24. 
Voici comment fut engendré Jésus Christ : Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ; avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint. 
Joseph, son époux, qui était un homme juste, et ne voulait pas la dénoncer publiquement, décida de la renvoyer en secret. 
Comme il avait formé ce projet, voici que l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ; 
elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » 
Tout cela est arrivé pour que soit accomplie la parole du Seigneur prononcée par le prophète : 
‘Voici que la Vierge concevra, et elle enfantera un fils ; on lui donnera le nom d’Emmanuel’, qui se traduit : « Dieu-avec-nous » 
Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse, 

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Homélie

Posté par rtireau le 15 décembre 2016

4° dimanche de l’Avent dans l’année A - 18 décembre 2016

Isaïe 7, 10-16 ; Psaume 23 ; Romains 1, 1-7 ; Matthieu 1, 18-24

Joseph et Marie. Un couple bien plus proche de nos situations humaines qu’une lecture superficielle de l’évangile ne pourrait le laisser croire. Au départ, deux jeunes qui ont fait ensemble le beau projet de devenir époux. Ils connaissent ce temps de bonheur que sont les fiançailles. Marie est “accordée” à Josephaccordée comme un instrument de musique qui sonne juste. Les accordailles, en ce temps-là, engagent autant que le mariage. En droit hébraïque, le contrat est signé le jour des accordailles. Marie est donc légalement la femme de Joseph, mais la coutume juive prévoit un délai avant la cohabitation.

Or, voici que Joseph connaît l’affreuse souffrance d’apprendre que sa fiancée est enceinte. Et il décide de ne pas épouser Marie. Décision d’un homme juste, nous dit l’évangile. Cette histoire est parfois la nôtre. Nous nous trouvons dans des contraintes que nous sommes invités à dépasser, pour trouver une solution… en Dieu. Couples stériles, enfants inattendus, enfants malades, grands adolescents qui donnent du souci, enfants adultes qui suivent un chemin qui nous est douloureux… dans toutes ces situations, nous sommes tentés de nous passer de Dieu. Or, la solution dernière de nos problèmes humains, comme pour Joseph, ne se trouve qu’en Dieu !

Car voici que Dieu demande à Joseph de revenir sur sa décision. Et il lui confie une double mission : prendre Marie chez lui comme épouse et donner un nom à l’enfant, c’est-à-dire assumer la paternité légale de cet enfant. Pour des parents, adopter un enfant c’est l’accueillir comme s’il était né de leur chair, c’est prendre un enfant pour le sien, comme le chante Yves Duteil. Au temps biblique l’adoption avait beaucoup plus de valeur encore qu’aujourd’hui. Les liens adoptifs étaient même plus forts que ceux du sang. En adoptant le fils de Marie, Joseph devient son vrai père, mais par une sorte de don de Dieu. Oser accepter que Dieu modifie nos projets pour nous les rendre purifiés et transformés !

En quatre étapes, le temps de l’Avent nous fait revivre la longue attente de l’homme dans l’histoire et l’attente de chacun de nous dans sa vie de tous les jours. Des visages nous ont été présentés par la Bible pour nous apprendre à espérer. Le passage de l’évangile d’aujourd’hui fait suite à une longue liste de noms, liés les uns aux autres à la même lignée issue d’Abraham pour s’arrêter à Joseph, l’époux de Marie, de laquelle naquit Jésus. La Bible est un livre qui nous fournit tout plein de noms propres. Quarante cinq noms précèdent le passage d’aujourd’hui. Chacune de ces personnes a son histoire, et une histoire à ne pas mettre dans toutes les mains. Et notre espérance c’est qu’avec ces hommes et ces femmes Dieu a écrit une histoire sainte. Il a fait, comme dit l’évangile de Matthieu, la genèse de Jésus Christ, fils de David, fils d’Abraham.

Le Dieu de la Bible s’appelle Emmanuel, Dieu-avec-nous, Dieu qui ne doute pas de l’homme. Il s’incarne dans sa chair, il se donne à voir sur son visage.  L’Evangile de ce dimanche nous fait rencontrer deux personnes : Joseph et son épouse Marie. Aujourd’hui, avec Saint Matthieu, c’est l’Annonciation faite à Joseph, alors que dans Saint Luc, c’est l’Annonciation faite à Marie. La seule différence, c’est le silence de Joseph. “Il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit : Il prit chez lui son épouse.” Il ne dit rien. Mais il a déjà un nom à donner à l’enfant, un nom qui en dit long sur l’avenir de l’enfant. Donner un nom à l’enfant, c’est assumer sa paternité légale. Joseph représente, pour cet enfant-Dieu-avec-nous, la terre d’accueil qui lui donne un père, une mère, un nom, un pays, un métier. La vie que Marie porte en elle a déjà le nom d’Emmanuel. Marie le sait. Joseph le sait. En silence, ils attendent de voir le visage du Dieu-avec-nous. C’est dans cette attente que ce dimanche nous invite à entrer, à vivre intensément un temps de désir.

Pour nous y aider, cette prière de Hyacinthe Vulliez : Emmanuel, c’est ton nom, Dieu avec nous. Certains sont partis en guerre pour tuer leurs frères avec ce nom inscrit sur le ceinturon. Et combien ont massacré et massacrent encore en ton nom sans l’avoir inscrit sur le ceinturon ! Dieu, tu es avec nous pour nous tirer du mal et non pour servir d’alibi à nos justifications. Dieu, tu es avec nous pour nous faire franchir les obstacles qui barrent la route à la justice et à la fraternité. Dieu Emmanuel, tu es chaque jour avec nous. Avec nous d’une présence qui ne cesse de venir.

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Evangile du 3°dimanche de l’Avent dans l’année A – 11 décembre 2016

Posté par rtireau le 8 décembre 2016

J.Bte en prison

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 11,2-11. 
En ce temps-là, Jean le Baptiste entendit parler, dans sa prison, des œuvres réalisées par le Christ. Il lui envoya ses disciples et, par eux, 
lui demanda : « Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? » 
Jésus leur répondit : « Allez annoncer à Jean ce que vous entendez et voyez : 
Les aveugles retrouvent la vue, et les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, et les sourds entendent, les morts ressuscitent, et les pauvres reçoivent la Bonne Nouvelle. 
Heureux celui pour qui je ne suis pas une occasion de chute ! » 
Tandis que les envoyés de Jean s’en allaient, Jésus se mit à dire aux foules à propos de Jean : « Qu’êtes-vous allés regarder au désert ? un roseau agité par le vent ? 
Alors, qu’êtes-vous donc allés voir ? un homme habillé de façon raffinée ? Mais ceux qui portent de tels vêtements vivent dans les palais des rois. 
Alors, qu’êtes-vous allés voir ? un prophète ? Oui, je vous le dis, et bien plus qu’un prophète. 
C’est de lui qu’il est écrit : ‘Voici que j’envoie mon messager en avant de toi, pour préparer le chemin devant toi.’ 
Amen, je vous le dis : Parmi ceux qui sont nés d’une femme, personne ne s’est levé de plus grand que Jean le Baptiste ; et cependant le plus petit dans le royaume des Cieux est plus grand que lui. » 

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Homélie

Posté par rtireau le 8 décembre 2016

3°  dimanche de l’Avent dans l’année A – 11 décembre 2016

 Isaïe 35, 1-6a.10 ; Psaume 145 ; Jacques 5, 7-10 ; Matthieu 11, 2-11

Dimanche dernier, on lisait Matthieu au chapitre 3 : “Tout arbre qui ne produit pas de bons fruits va être coupé et jeté au feu… qui ne s’éteint pas.” C’était Jean-Baptiste qui annonçait la manière forte. Aujourd’hui, le même Jean-Baptiste a envoyé ses amis enquêter sur Jésus et il est sûrement surpris : au lieu de condamner les pécheurs au supplice éternel avec “le feu qui ne s’éteint pas”, Jésus ouvre les bras à toute détresse, il guérit, il pardonne. Même qu’il appelle des pécheurs à travailler avec lui et qu’il mange à leur table. Jean Baptiste avait annoncé la vengeance de Dieu, et c’est la miséricorde qui est offerte.

Dans la 1ère lecture, au chapitre 35 d’Isaïe, on entendait aussi des mots terribles comme vengeance ou revanche de Dieu. Mais même dans le contexte du message d’Isaïe (Israël a trahi l’alliance de Dieu et a subi la déportation ), quand Dieu prend sa revanche, ce n’est pas en punissant son peuple mais en le faisant revenir d’exil. La vengeance de Dieu c’est la revanche de la bonté sur la haine, de la paix sur la violence, de la libération sur l’esclavage, de la lumière sur les ténèbres, de la vie sur la mort, la revanche du pardon sur le péché. La grande revanche de Dieu par rapport à l’humanité qui le trahit et le rejette, nous allons la fêter à Noël : il vient vivre avec nous et donner sa vie pour nous en la personne de son Fils, Jésus-Emmanuel.

Véritable épreuve pour Jean-Baptiste qui attendait une manifestation de justice éventuellement par la force, ne serait-ce que pour le sortir de sa prison. Eh bien non ! Jean Baptiste ne prendra sa vraie stature que lorsqu’il envisagera d’être libéré de sa captivité non pas par un Dieu tout-puissant, mais par sa propre vie donnée en communion à la mort prochaine de Jésus sur la croix. C’est comme ça qu’il sera le précurseur. Le vrai Libérateur est celui qui consent à tout perdre, même le pouvoir divin, pour instaurer un Royaume nouveau, celui où règne la puissance de l’amour.

Car les signes du Royaume de Dieu ne sont jamais violents, ils sont discrets, cachés et ils passent facilement inaperçus. Le vrai Dieu, celui de Jésus, ne se manifeste jamais par des attitudes fracassantes, mais par des gestes qui sauvent : un respect de tout être et un pardon généreusement offerts. Le Messie est bien là, la libération a bien commencé. Mais le seul signe que le Règne de Dieu est commencé, c’est qu’il y a de l’amour. Nous ne devons pas attendre d’autre signe.  C’est sans doute pour ça que Jésus ne répond pas à la question – “Es-tu celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre ?” – parce que la réponse n’est pas en paroles.  Le signe que Dieu est là n’est pas une explication. Dieu est là quand il y a de l’amour.

«Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ?» Normalement, après 2000 ans de christianisme, la question ne se pose plus : les chrétiens croient que Jésus est bien celui qui devait venir ! Ce Jésus de l’évangile et du caté, des célébrations et de la prière, il est bien celui qui devait et qui doit venir ? Oui sans doute ! Mais est-ce qu’on ne l’aurait pas un peu déguisé et  arrangé à notre avantage de riches de monde industrialisé ? Est-ce qu’on n’aurait pas fabriqué un Jésus confortable qui ignore souvent les plus pauvres ? Est-ce qu’on ne l’aurait pas façonné à notre image d’hommes blancs, à la mesure de nos besoins économiques et de nos modèles sociaux ?

En réalité, ce Jésus qui vient est toujours infiniment plus que celui que nous avons cru recevoir. Celui qui frappe à notre porte est différent de celui que nous avons accueilli. Des contemporains de Jean-Baptiste attendaient un nouveau David qui remettrait debout la nation juive. D’autres espéraient un Messie puissant qui prononcerait le jugement de Dieu. Jésus vient. Et il n’est ni l’un ni l’autre. Et il répond aux messagers de Jean : “Allez lui rapporter ce que vous entendez et voyez !”

Entendre encore. Voir encore ! Nous avons toujours à accueillir un Jésus autre que prévu ou souhaité. Jamais le même, toujours nouveau, sans cesse à redécouvrir. La joie de la foi est là, tous les jours, dans les yeux étonnés qui regardent vers Noël, l’enfant qui vient. Église d’aujourd’hui, es-tu la communauté d’amour de Jésus et de sa Bonne Nouvelle aux pauvres ou devons-nous attendre une autre Église ?

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