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Evangile du 5° dimanche dans l’année A

Posté par rtireau le 2 février 2017

Vous êtes la lumière

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 5,13-16. 
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel devient fade, comment lui rendre de la saveur ? Il ne vaut plus rien : on le jette dehors et il est piétiné par les gens.
Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée.
Et l’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison.
De même, que votre lumière brille devant les hommes : alors, voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux. »

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Homélie

Posté par rtireau le 2 février 2017

Cinquième dimanche dans l’année A – 5 février 2017

Isaïe 58, 7-10 ; Psaume 111 ; 1 Corinthiens 2, 1-5 ; Matthieu 5, 13-16

“Vous êtes le sel de la terre… vous êtes la lumière du monde.” D’abord il est bon d’entendre ce texte dans le contexte d’une époque sans congélateur ni frigo. C’était le sel qui permettait de conserver des aliments. Et pour fertiliser les terres, faute d’engrais, c’était du sel. La lumière n’était pas non plus celle de nos lampes halogènes. C’était des torches, des flambeaux, des lampes à huile.

Un gars qui se prend pour une lumière ! Celui qui veut qu’on le regarde. Il a tout faux. Un jour avec des enfants, on avait allumé une veilleuse : “La lumière, est-ce que c’est fait pour qu’on la regarde ?” Ils répondent : “Oui.” Et c’est vrai qu’une petite veilleuse, c’est joli à regarder. Mais j’avais préparé un spot halogène. Alors ils ont compris que la lumière n’est pas faite pour être regardée, mais pour éclairer autour d’elle. Le gars qui se prend pour une lumière : oui, s’il sait que sa mission est d’éclairer autour, d’attirer l’attention sur l’autre et non sur lui. Dire du bien de l’autre ? Avez-vous essayé ? Même quand tout le monde en dit du mal ? J’ai toujours été frappé par la dernière phrase du texte d’aujourd’hui : “Voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire (pas à vous) à votre Père qui est aux cieux.”

Mettre en valeur, révéler, c’est aussi le rôle du sel. Il n’est pas fait pour être mangé à la cuiller ! Non ! Il doit disparaître pour donner goût, pour mettre en relief l’originalité de chaque aliment. Les chrétiens ont besoin de se rassembler, comme nous aujourd’hui. Sinon, ils sont croyants et pas encore chrétiens. Mais nous ne sommes pas faits pour rester là entre nous. Il nous faut repartir. Notre mission est au cœur du monde pour participer à donner du goût à la vie de chacun, à la vie du monde. Les chrétiens qui resteraient entre eux seraient insupportables, imbuvables. Déjà celui qui ramène son grain de sel ! Mais si c’est le paquet. Non, le sel est fait pour être discrètement au cœur de l’aliment. Le chrétien est fait pour être comme du levain au cœur du monde pour changer tout, pour donner joie.

Lorsque Jésus invite ses disciples à être “le sel de la terre”, dit Gabriel Ringlet, il ne leur propose pas de devenir l’élite de l’humanité, mais l’engrais du monde. Quand Jésus dit à la jeune communauté chrétienne : “Vous êtes la lumière du monde”, il lui dit qu’elle sera le reflet lumineux du cœur même de Dieu dans la mesure de sa foi, de son espérance et de sa compassion. Nos actes disent Dieu quand ils font triompher l’amour sur les forces de l’égoïsme et la lumière sur les ténèbres du mal. Si nous vivons en pratiquant ce que nous demande Isaïe – “Partage ton pain,… ne te dérobe pas à ton semblable.” – alors notre lumière jaillira, et nous serons le sel de la terre. C‘est Paul Claudel qui disait : « L’Evangile c’est du sel, et vous en avez fait du sucre! »

Vous êtes le sel de la terre. On pourrait dire : Vous êtes l’humour de la terre. Karl Barth a écrit que “tout chrétien est un homme content”. Pourquoi cette joie inébranlable ? Parce que nous allons vers le pays de Dieu, quelles que soient les péripéties du chemin. Et il ajoute : « Même si la route est dure et cruelle, même si la souffrance ne permet plus de rire ou de sourire, il lui reste à se souvenir de ce qui sera et la petite fille Espérance se remet à gambader ».

En effet nous savons qu’aucune situation ne nous enferme à jamais, parce que nous avons à l’esprit et au cœur le Royaume attendu. Ça peut paraître naïveté. Mais ce n’est pas. Saint Paul disait que le monde traverse les douleurs de l’enfantement et chaque jour la plainte des hommes se fait entendre. Mais chaque jour aussi, le courage, la bonté, la dignité transfigurent des visages. Car l’homme est plus grand que l’homme. Ses aspirations vont au delà du présent. Il est habité par l’horizon. La disproportion entre le présent et l’avenir espéré fait sans cesse renaître en lui un indéracinable humour. Sel de la terre, humour de Dieu. Heureux êtes-vous si de jour en jour et de fenêtre en fenêtre vous allumez cette petite bougie qui a déjà fait fondre tant de barbelés.

J’aime bien la définition de la foi selon un des mes amis théologien : “La foi, une raison de plus d’être en joie. Être chrétien n’est pas nécessaire, ça n’apporte rien de plus, mais ça donne une raison de plus de se réjouir d’être. L’Église pourrait être comme un sourire qui aide des jeunes à se réjouir d’être, à s’apprécier d’être humain et de pouvoir encore le devenir.”

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