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Evangile du 5° dimanche de Carême dans l’année A – 2 avril 2017

Posté par rtireau le 29 mars 2017

Lazare, viens

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 11,1-45. 
En ce temps-là, il y avait quelqu’un de malade, Lazare, de Béthanie, le village de Marie et de Marthe, sa sœur. 
Or Marie était celle qui répandit du parfum sur le Seigneur et lui essuya les pieds avec ses cheveux. C’était son frère Lazare qui était malade. 
Donc, les deux sœurs envoyèrent dire à Jésus : « Seigneur, celui que tu aimes est malade. » 
En apprenant cela, Jésus dit : « Cette maladie ne conduit pas à la mort, elle est pour la gloire de Dieu, afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié. » 
Jésus aimait Marthe et sa sœur, ainsi que Lazare. 
Quand il apprit que celui-ci était malade, il demeura deux jours encore à l’endroit où il se trouvait. 
Puis, après cela, il dit aux disciples : « Revenons en Judée. » 
Les disciples lui dirent : « Rabbi, tout récemment, les Juifs, là-bas, cherchaient à te lapider, et tu y retournes ? » 
Jésus répondit : « N’y a-t-il pas douze heures dans une journée ? Celui qui marche pendant le jour ne trébuche pas, parce qu’il voit la lumière de ce monde ; 
mais celui qui marche pendant la nuit trébuche, parce que la lumière n’est pas en lui. » 
Après ces paroles, il ajouta : « Lazare, notre ami, s’est endormi ; mais je vais aller le tirer de ce sommeil. » 
Les disciples lui dirent alors : « Seigneur, s’il s’est endormi, il sera sauvé. » 
Jésus avait parlé de la mort ; eux pensaient qu’il parlait du repos du sommeil. 
Alors il leur dit ouvertement : « Lazare est mort, 
et je me réjouis de n’avoir pas été là, à cause de vous, pour que vous croyiez. Mais allons auprès de lui ! » 
Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), dit aux autres disciples : « Allons-y, nous aussi, pour mourir avec lui ! » 
À son arrivée, Jésus trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours déjà. 
Comme Béthanie était tout près de Jérusalem – à une distance de quinze stades (c’est-à-dire une demi-heure de marche environ) –, 
beaucoup de Juifs étaient venus réconforter Marthe et Marie au sujet de leur frère. 
Lorsque Marthe apprit l’arrivée de Jésus, elle partit à sa rencontre, tandis que Marie restait assise à la maison. 
Marthe dit à Jésus : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. 
Mais maintenant encore, je le sais, tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. » 
Jésus lui dit : « Ton frère ressuscitera. » 
Marthe reprit : « Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour. » 
Jésus lui dit : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; 
quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? » 
Elle répondit : « Oui, Seigneur, je le crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu, tu es celui qui vient dans le monde. » 
Ayant dit cela, elle partit appeler sa sœur Marie, et lui dit tout bas : « Le Maître est là, il t’appelle. » 
Marie, dès qu’elle l’entendit, se leva rapidement et alla rejoindre Jésus. 
Il n’était pas encore entré dans le village, mais il se trouvait toujours à l’endroit où Marthe l’avait rencontré. 
Les Juifs qui étaient à la maison avec Marie et la réconfortaient, la voyant se lever et sortir si vite, la suivirent ; ils pensaient qu’elle allait au tombeau pour y pleurer. 
Marie arriva à l’endroit où se trouvait Jésus. Dès qu’elle le vit, elle se jeta à ses pieds et lui dit : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. » 
Quand il vit qu’elle pleurait, et que les Juifs venus avec elle pleuraient aussi, Jésus, en son esprit, fut saisi d’émotion, il fut bouleversé, 
et il demanda : « Où l’avez-vous déposé ? » Ils lui répondirent : « Seigneur, viens, et vois. » 
Alors Jésus se mit à pleurer. 
Les Juifs disaient : « Voyez comme il l’aimait ! » 
Mais certains d’entre eux dirent : « Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle, ne pouvait-il pas empêcher Lazare de mourir ? » 
Jésus, repris par l’émotion, arriva au tombeau. C’était une grotte fermée par une pierre. 
Jésus dit : « Enlevez la pierre. » Marthe, la sœur du défunt, lui dit : « Seigneur, il sent déjà ; c’est le quatrième jour qu’il est là. » 
Alors Jésus dit à Marthe : « Ne te l’ai-je pas dit ? Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. » 
On enleva donc la pierre. Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, je te rends grâce parce que tu m’as exaucé. 
Je le savais bien, moi, que tu m’exauces toujours ; mais je le dis à cause de la foule qui m’entoure, afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé. » 
Après cela, il cria d’une voix forte : « Lazare, viens dehors ! » 
Et le mort sortit, les pieds et les mains liés par des bandelettes, le visage enveloppé d’un suaire. Jésus leur dit : « Déliez-le, et laissez-le aller. » 
Beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie et avaient donc vu ce que Jésus avait fait, crurent en lui.

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Homélie

Posté par rtireau le 29 mars 2017

Cinquième dimanche de carême A – 2 avril 2017

Ezéchiel 37, 12-14 ; Psaume 129 ; Romains 8, 8-11 ; Jean 11, 1-45

“Vous saurez que je suis le Seigneur quand je vous ferai sortir de vos tombeaux.” C’était Ezéchiel tout à l’heure. On aimerait mieux que le Seigneur nous évite le tombeau ! Mais non : il n’a pas évité le tombeau à Lazare, ni à personne, pas même à son fils Jésus.

Saint Jean, lui, était sûrement à Béthanie. Il donne en effet beaucoup de détails dans cette scène d’évangile remplie d’amitié. Il est comme fasciné par Jésus, par sa tristesse, son émotion et toute son affection pour cette famille dont il a raconté tant de souvenirs : Marie qui lavait les pieds de Jésus et les essuyait avec ses cheveux, et Marthe qui faisait la cuisine pour lui.

Jean n’est pas un reporter avec sa caméra et il écrit un demi-siècle après les événements. Donc impossible pour lui de faire de la résurrection de Lazare un scoop journalistique.

Jean n’est pas davantage un historien. Même s’il raconte des faits qui ont eu lieu, il n’a pas cherché à bâtir un système de pensée. Il est resté narrateur de ce qu’il a vu : Jésus est avec ses disciples quand il reçoit le message des deux sœurs ; il retient son désir de voir tout de suite ses amis, et il dit d’abord sa mission : aller à la rencontre de l’homme à travers ses misères et jusqu’à la limite de sa vie, c’est à dire la mort.

Jean est un évangéliste : il a vécu la résurrection qui lui permet d’annoncer ce que Jésus a voulu révéler en guérissant les malades et en ressuscitant les morts. Jean dit la Bonne Nouvelle. Il explique qu’un miracle est toujours un signe qui révèle qui est Jésus :

- Jésus guérit des paralysés, non pas pour qu’il n’y ait plus jamais de paralysé, mais pour révéler qui il est : celui qui sauve de toutes les paralysies, et qui nous veut debout.

- il guérit des aveugles, non pas pour qu’il n’y ait plus jamais d’aveugles, mais pour dire : “Je suis la lumière du monde, qui marche à ma suite ne marche pas dans les ténèbres.”

- il ressuscite Lazare, non pas pour qu’il n’y ait plus jamais de mort, mais pour dire : “Je suis la Résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra.”

Jésus est venu pour annoncer la vie au-delà de la mort !

Et si Lazare, comme l’aveugle de la semaine dernière, nous représentaient ? Notre humanité est quelquefois sans espoir, aveugle, sourde, sentant mauvais, à la dérive ! C’est dans cet état que Jésus a trouvé son ami : non plus un homme mais un cadavre. Et il a pleuré. Pourquoi ? Parce qu’à certaines heures, c’est la seule façon qu’il nous reste d’aimer et de prier. Le père Varillon a écrit des pages étonnantes sur La souffrance de Dieu : Pourquoi a-t-on pu imaginer un Dieu impassible et lointain ? Non ! Jésus montre que Dieu souffre avec les hommes qui souffrent. Il n’est pas l’inventeur de la mort-punition. Il est l’accompagnateur de la mort qui nous éprouve.

Jésus dit : “Enlevez la pierre” ! Il n’aime pas les tombeaux, ni les pierres devant les tombeaux. Il n’aime pas la mort. Voilà pourquoi il ne dit pas, il ordonne : “Enlevez la pierre ! Puis : “Lazare, viens dehors !” et le mort sortit, vivant ! Et Jésus continue : “Déliez-le, et laissez-le aller !Jésus n’aime pas les tombeaux. Il ne supporte pas non plus les bandelettes, ni tout ce qui enchaîne. Ce que Jésus a fait pour Lazare, il veut le faire pour l’humanité entière. C’est un clown canadien qui disait : “Jésus est un ouvreur de tombeau et un dérouleur de bandelettes !”

Petite précision : Ce sont les amis de Lazare remis debout par Dieu qui vont délier ses mains et ses pieds. Jamais quelqu’un ne retrouve vie et espérance tout seul comme par miracle. Mais le moindre geste réchauffe et ranime. La seule force qui ait jamais ouvert les tombeaux et déroulé les bandelettes, c’est l’amour et le pardon !

Ce week-end, en France, les militants du CCFD répercutent la parole de Jésus : Viens dehors”. Une parole qui traverse les siècles. Nous avons beau être empêtrés dans les bandelettes de nos étroitesses et de nos peurs, ou ficelés dans la culpabilité, Jésus nous appelle dehors : regarde au-delà des frontières et va rejoindre – à ta façon – ceux qui agissent pour un monde plus solidaire. Ce cri de Jésus a fait se lever beaucoup de femmes et d’hommes qui refusent que le monde soit que ce qu’il est ! Incontestable victoire de l’obstination et de l’espérance sur la détresse et l’injustice.

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