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Evangile du 26° dimanche dans l’année A – 1 octobre 2017

Posté par rtireau le 27 septembre 2017

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 21, 28-32. 
En ce temps-là, Jésus disait aux grands prêtres et aux anciens du peuple : 
« Quel est votre avis ? Un homme avait deux fils. Il vint trouver le premier et lui dit : “Mon enfant, va travailler aujourd’hui à la vigne.” 
Celui-ci répondit : “Je ne veux pas.” Mais ensuite, s’étant repenti, il y alla. 
Puis le père alla trouver le second et lui parla de la même manière. Celui-ci répondit : “Oui, Seigneur !” et il n’y alla pas. 
Lequel des deux a fait la volonté du père ? » Ils lui répondent : « Le premier. » Jésus leur dit : « Amen, je vous le déclare : les publicains et les prostituées vous précèdent dans le royaume de Dieu. 
Car Jean le Baptiste est venu à vous sur le chemin de la justice, et vous n’avez pas cru à sa parole ; mais les publicains et les prostituées y ont cru. Tandis que vous, après avoir vu cela, vous ne vous êtes même pas repentis plus tard pour croire à sa parole. »

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Homélie

Posté par rtireau le 27 septembre 2017

26° dimanche dans l’année A – 1 octobre 2017

Ezéchiel 18, 25-28 ; Psaume 24 ; Philippiens 2, 1-11 ; Matthieu 21, 28-32

L’un dit non et fait quand même, l’autre dit oui et n’obéit pas. Et si les deux étaient la même personne ? Il nous arrive de dire non et de faire quand même, et l’inverse. Quoi qu’il en soit, pour Dieu il n’y a pas de bons ni de mauvais définitifs. Et Jésus n’enferme personne dans son passé. Le non apparent cache peut-être un oui balbutiant et le oui tonitruant camoufle parfois un subtil refus.

“Quoi qu’il en soit, écrit Jean-Yves Baziou, Jésus accorde un privilège à l’action… Il ne suffit pas d’annoncer l’évangile, d’expliciter, éventuellement bruyamment, une identité religieuse qui nous distinguerait des autres : encore faut-il parvenir à faire évangile, à faire passer dans les relations sociales un souffle d’espoir, de liberté joyeuse, d’amitié. Jésus critique ceux qui disent mais n’agissent pas. Il recommande de ne pas en rester à des paroles, fussent-elles de piété…Seul l’Evangile vécu est éloquent.”

Un mot du contexte de notre évangile : entre la parabole des ouvriers de la onzième heure de dimanche dernier et le texte d’aujourd’hui Jésus est entré solennellement à Jérusalem (les Rameaux), et il a chassé les marchands du Temple. Les grands prêtres et les anciens ont réagi : “Par quelle autorité fais-tu cela ?” Et Jésus a répondu : “Déjà vous n’avez pas voulu comprendre Jean-Baptiste. Les prostituées et les publicains, eux, se sont convertis.”  Et aujourd’hui il leur lance : “Les prostituées vous précèdent dans le Royaume.” Il y va fort ! Seul l’évangéliste Matthieu rapporte cette phrase difficile à inventer, ce qui fait dire à Gérard Bessière : “Apparemment, les trois autres évangélistes ont préféré la laisser dans l’encrier.”

Jésus est souvent entouré de gens peu recommandables, et il y en a pourtant qui accueillent sa parole : Zachée, Marie Madeleine, et aussi Matthieu qui était à sa table de publicain quand Jésus l’a appelé. Car Jésus n’enferme jamais quelqu’un dans son passé. Comme Dieu son Père, il regarde la personne, le dedans, pas la coquille. A l’image du petit (6 ans) qui jouait avec des coquillages sur la plage et qui, tout d’un coup, arrive à toute vitesse : “Maman, il y a quelqu’un dedans.” Jésus, comme Dieu son Père, voit le “quelqu’un qui est dedans.”  

Ne pas juger, rester humble, comme y invitait saint Paul dans sa 2de lettre aux Philippiens au ch 2 qu’on lit également chaque année à la fête des Rameaux, véritable résumé de la foi chrétienne : “Ayez assez d’humilité pour estimer les autres supérieurs à vous-mêmes. Ayez en vous les dispositions qui sont dans le Christ Jésus : ayant la condition de Dieu, il ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu ; mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur… il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix.”

Avoir le même regard que Dieu… Au sujet des “droits de l’homme,” Michel Scouarnec a écrit : S’il revient au droit humain de fixer des limites aux rapports humains, ce droit se pervertit dès lors qu’il prétend fixer des limites à l’amour qui est en Dieu. En Dieu pas de justice sans bonté.” Et il formulait ce qu’il appelle les droits de Dieu, de quoi nous aider à avoir le même regard que Dieu :

* Le droit de rester bon quand l’œil de l’homme se fait mauvais.

* Le droit de verser un même salaire à l’ouvrier de la 11ème heure qu’à celui de la première.

* Le droit de faire briller son soleil sur les méchants comme sur les bons.

* Le droit de soutenir le pauvre sans défense devant le riche sans pitié.

* Le droit de perdre son temps à écouter l’enfant autant que le sage et le savant.

* Le droit d’attendre la moisson pour séparer l’ivraie du bon grain.

* Le droit d’ouvrir sa table à tous les fils prodigues.

* Le droit de laisser dans le bercail 99 brebis pour partir à la recherche de l’égarée.

* Le droit de pardonner sans limite ni relâche à quiconque demande pardon.

* Le droit de mourir en croix plutôt que de cautionner les intérêts de ses amis.

J’ai juste envie d’en ajouter un pour aujourd’hui : Le droit d’accueillir les nouveaux venus dans la paroisse comme des frères qui nous sont donnés à aimer.

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