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Evangile du 1er dimanche de l’Avent dans l’année B – 3 décembre 2017

Posté par rtireau le 30 novembre 2017

Robert mains

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 13, 33-37. 
Prenez garde, restez éveillés : car vous ne savez pas quand ce sera le moment. 
C’est comme un homme parti en voyage : en quittant sa maison, il a donné tout pouvoir à ses serviteurs, fixé à chacun son travail, et demandé au portier de veiller. 
Veillez donc, car vous ne savez pas quand vient le maître de la maison, le soir ou à minuit, au chant du coq ou le matin ; 
s’il arrive à l’improviste, il ne faudrait pas qu’il vous trouve endormis. 
Ce que je vous dis là, je le dis à tous : Veillez ! »

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Homélie

Posté par rtireau le 30 novembre 2017

1er dimanche de l’Avent B – 3 décembre 2017

Isaïe 63, 16b-17.19b – 64, 2b-t ; Psaume 79 ; 1 Corinthiens 1, 3-9 ; Marc 13, 33-37

Original, que l’Avent (début) commence par une histoire de fin des temps. En fait l’Evangile de Marc s’adressait à des gens qui souffraient de persécutions et qui devaient apprendre à vivre, dans la durée, l’attente du retour du Seigneur. Ils avaient cru que ce serait tout de suite la fin du monde, et elle n’arrive pas. Alors ils doivent apprendre à être des veilleurs.

Le texte d’aujourd’hui invite à attendre le maître à son retour de voyage. Et on ne sait pas la date. Le genre de veille dont il s’agit n’est donc pas le stress de qui craindrait un maître exigeant – c’est la technique de base des sectes, – mais c’est être prêt tout le temps, comme on est prêt à accueillir son enfant ou un ami. Un enfant ou un proche, on ne lui reproche pas d’être venu sans prévenir. Attendre quelqu’un qu’on aime. Les autres jours, notre maison est propre. Mais ce jour-là, on ne dit pas : “c’est propre”, on dit : “c’est prêt”. La grande paix du “tout est prêt,” comme autour de cet homme qui savait que ses jours étaient comptés et avait invité ses amis pour l’onction des malades. Tout le monde l’enviait d’être ainsi paisiblement prêt.

Gardons les yeux ouverts sur le monde : c’est par là que le Christ vient à travers l’homme, la femme, le frère, la sœur, le prochain, le voisin, l’étranger, le gamin, le vieux, tous ceux-là qui ont le même visage que Dieu. C’est par là qu’il prend corps aujourd’hui. On entend quelquefois : “le monde est mauvais, les hommes sont méchants, tournez-vous vers Dieu.” Comme s’il y avait d’un côté le monde pourri et de l’autre Dieu bon. Impossible ! Dieu est venu dans le monde – on va le fêter à Noël – on ne peut donc pas séparer Dieu et le monde. Alors il faut garder les yeux ouverts, car ils sont toujours discrets, les signes de sa venue. Je me souviens d’un prêtre, en maison de retraite, qui avait dit à des membres du personnel : “Vous savez que je suis prêtre. Je ne sais pas si vous êtes croyants, ça ne me regarde pas, mais je trouve que vous êtes pour nous un évangile vivant.” Il parlait des gestes du respect au quotidien, en particulier envers les personnes les plus fatiguées ou les plus fatigantes. Heureuses personnes qui s’entendent dire, par un veilleur chrétien, cette bonne nouvelle dans leur profession.

Les chrétiens sont donc des veilleurs ou des guetteurs professionnels. Toute l’année ils veillent en guettant : au moment de l’Avent et de Noël, ils guettent des germes de nouvelles naissances ; au moment de Pâques, ils guettent des signes de résurrection, et au temps de la Pentecôte, ils guettent des signes de l’Esprit. Tout ça parce qu’ils croient en la résurrection de Jésus qui révèle que tout ce qui est partagé par amour est signe de Dieu et porteur d’éternité.

St Marc (quelques lignes avant notre texte) dit que la venue du Fils de l’homme est aussi sûre que l’été suit l’éclosion des feuilles du figuier. C’est donc d’une attente tout à fait sûre d’être comblée qu’il s’agit, une attente pleine de préparatifs, riche de la fécondité du désir qui se creuse. Le cardinal Newman écrivait : « Savez-vous ce que c’est que d’avoir un ami, d’attendre qu’il vienne, et de le voir tarder ? Savez-vous ce que c’est que de désirer que le temps passe, en attendant la venue de quelqu’un qui vous fait battre le cœur ? Veiller dans l’attente du Christ est un sentiment qui ressemble à ceux-là ». Veiller, c’est être là, intensément. Veiller dans la nuit, c’est garder l’espérance, c’est balbutier sa prière quand les vents sont contraires. Edmond Rostand, qui n’était pas un saint, a ce mot extraordinaire : « C’est dans la nuit qu’il est bon de croire à la lumière ». Et Michel Scouarnec écrit : “Peuple de l’espérance, nous sommes un peuple de veilleurs aux portes, des portiers. Pas pour empêcher les gens d’entrer, mais pour garder grande ouverte la porte pour Dieu. Dans les nuits du monde le Christ nous invite à veiller. Relayons-nous donc pour prendre le quart, quel que soit le moment de nos longues nuits.  Que ce soit le soir, à minuit, au chant du coq ou au matin, soyons les portiers et les sentinelles de l’espérance.”

“Regarde devant toi ! » C’est ce qu’on dit à l’enfant qui risque de trébucher ou de se tromper de route. Celui qui regarde derrière et qui est nostalgique du passé, comment pourrait-il entrer dans ce temps de l’Avent ? Celui qui se trouve bien comme il est, que pourrait-il attendre ? Et il ne s’agit pas seulement de voir venir. Il s’agit de faire advenir. Quand on attend activement, quand on essaie ensemble de faire advenir, de faire naître, alors l’événement peut devenir avènement.

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