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MEILLEURS VŒUX 2018, cliquez sur l’image.

Posté par rtireau le 31 décembre 2017

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Evangile de la fête de la Sainte Famille – 31 décembre 2017

Posté par rtireau le 27 décembre 2017

Syméon

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 2,22-40. 
Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur,
selon ce qui est écrit dans la Loi : ‘Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur.’
Ils venaient aussi offrir le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : ‘un couple de tourterelles ou deux petites colombes.’
Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. C’était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d’Israël, et l’Esprit Saint était sur lui.
Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur.
Sous l’action de l’Esprit, Syméon vint au Temple. Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait,
Syméon reçut l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant :
« Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole.
Car mes yeux ont vu le salut
que tu préparais à la face des peuples :
lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël. »
Le père et la mère de l’enfant s’étonnaient de ce qui était dit de lui.
Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Voici que cet enfant provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de contradiction
– et toi, ton âme sera traversée d’un glaive – : ainsi seront dévoilées les pensées qui viennent du cœur d’un grand nombre. »
Il y avait aussi une femme prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser. Elle était très avancée en âge ; après sept ans de mariage, 
demeurée veuve, elle était arrivée à l’âge de quatre-vingt-quatre ans. Elle ne s’éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière. 
Survenant à cette heure même, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l’enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem. 
Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth. 
L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui.

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Homélie

Posté par rtireau le 27 décembre 2017

Fête de la Sainte Famille dans l’année B – 31 décembre 2017

Genèse 15, 1-6 ; 21, 1-3 ; Psaume 104 ; Hébreux 11, 8. 11-12. 17-19 ; Luc 2, 22-40

Saint Luc était grec. Et quand il annonçait la Bonne Nouvelle à ses compatriotes, il devait quelquefois bagarrer un peu avec des juifs chrétiens qui voulaient obliger les grecs venus du paganisme à se soumettre aux règles juives. En racontant la présentation de Jésus au Temple, Luc essaie de dire que l’évangile n’est pas réservé à Israël, mais qu’il est destiné à tous. Et c’est comme ça que ce petit moment familial sympathique devient un événement pour tous les pays et tous les temps.

Au départ ce devait être une cérémonie traditionnelle de purification de la mère. Et ça devient une manifestation de la mission de son fils, le Messie qui inaugure des temps nouveaux. Syméon et Anne symbolisent la longue attente des générations. La scène se passe dans le Temple de Jérusalem. C’est là que Jésus reçoit ses titres de sauveur universel : Salut préparé à la face de tous les peuples, Lumière pour éclairer les nations païennes, manifestation visible (c’est ce que signifie le mot gloire) du Dieu invisible. C’est donc l’univers entier qui devient sanctuaire. Et le Temple sera désormais tout homme qui accueille la Parole. Marie et Joseph sont étonnés. Il y a de quoi ! Ils étaient venus pour une liturgie discrète et elle prend des proportions immenses. Cette fête nous apprend que la famille selon Jésus a portes et fenêtres ouvertes sur l’immense famille humaine.

A la joie de l’annonce vient pourtant se mêler l’inquiétude. Celui qui a pour mission de faire de toutes les nations un seul peuple de frères sera signe de division. Et ils se dresseront contre lui ceux qui s’obstinent à ne pas sortir de leurs cadres étroits et qui refusent d’aller vers les hommes de toute langue et de toute nation.

L’Evangile d’aujourd’hui nous décrit donc la présentation de Jésus au Temple : Marie et Joseph, dans un geste d’entière confiance, viennent remettre leur fils entre les mains de Dieu. Ils se rappellent ainsi que, même s’ils ont la responsabilité de son éducation, l’enfant ne leur appartient pas, car il est un don de Dieu. C’est comme les parents qui font baptiser leurs enfants : ils les remettent entre les mains de Dieu. Tellement il est vrai qu’aimer quelqu’un ce n’est pas l’enfermer dans nos bras, mais le mettre debout et lui apprendre à marcher sans nous.

Le philosophe Michel SERRES a écrit un message fort sur la Sainte famille : « Ce que l’Église peut apporter au monde aujourd’hui, c’est le modèle de la Sainte Famille. On y lit que le père n’est pas le père – puisqu’il est le père adoptif, il n’est pas le père naturel –, le fils n’est pas le fils – il n’est pas le fils naturel. Quant à la mère, forcément, on ne peut pas faire qu’elle ne soit pas la mère naturelle, mais on y ajoute quelque chose qui est décisif, c’est qu’elle est vierge. Par conséquent, la Sainte Famille est une famille qui rompt complètement avec toutes les généalogies antiques, en ce qu’elle est fondée sur l’adoption, c’est-à-dire sur le choix par amour.

Ce modèle est extraordinairement moderne. Il invente de nouvelles structures élémentaires de la parenté, basées sur la parole du Christ : « Aimez-vous les uns les autres ». Depuis lors, il est normal que dans la société civile et religieuse, je puisse appeler « ma mère » une religieuse qui a l’âge d’être ma fille. Ce modèle de l’adoption traverse l’Évangile. Sur la croix, Jésus n’a pas hésité à dire à Marie, en parlant de Jean : « Mère, voici ton fils. » Il a de nouveau fabriqué une famille qui n’était pas naturelle. … Le modèle de la Sainte Famille permet de comprendre les évolutions modernes autour de la famille et de les bénir. Aujourd’hui, on dit souvent qu’un fossé se creuse entre l’Église et la société autour des questions familiales. Pour ma part, je constate que ce fossé est déjà comblé depuis deux millénaires. Je ne l’ai pas découvert, c’est déjà écrit dans l’Évangile de Luc. » 

Au fond, ce que dit Michel Serres, c’est que la fête de la Sainte Famille nous invite à faire valoir ce « Aimez-vous les uns les autres » comme régulateur de ces nouvelles relations familiales. La religion chrétienne est une religion de l’adoption. L’Évangile nous dit que l’on ne devient père ou mère que si on adopte nos enfants. On ne devient père ou mère, même si l’on est un père ou une mère naturel (le), que le jour où on dit à son fils : « Je te choisis par amour ». Tel est le modèle de la Sainte Famille. La loi naturelle n’existe plus, c’est la loi d’amour qui compte en premier.

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Evangile de la fête de Noël – 25 décembre 2017

Posté par rtireau le 24 décembre 2017

Noël17

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 2,1-14. 
En ces jours-là, parut un édit de l’empereur Auguste, ordonnant de recenser toute la terre –
ce premier recensement eut lieu lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie. 
Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville d’origine.
Joseph, lui aussi, monta de Galilée, depuis la ville de Nazareth, vers la Judée, jusqu’à la ville de David appelée Bethléem. Il était en effet de la maison et de la lignée de David.
Il venait se faire recenser avec Marie, qui lui avait été accordée en mariage et qui était enceinte.
Or, pendant qu’ils étaient là, le temps où elle devait enfanter fut accompli.
Et elle mit au monde son fils premier-né ; elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune.
Dans la même région, il y avait des bergers qui vivaient dehors et passaient la nuit dans les champs pour garder leurs troupeaux.
L’ange du Seigneur se présenta devant eux, et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière. Ils furent saisis d’une grande crainte.
Alors l’ange leur dit : « Ne craignez pas, car voici que je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple :
Aujourd’hui, dans la ville de David, vous est né un Sauveur qui est le Christ, le Seigneur.
Et voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. »
Et soudain, il y eut avec l’ange une troupe céleste innombrable, qui louait Dieu en disant :
« Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime. »

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Homélie

Posté par rtireau le 24 décembre 2017

Noël : 25 décembre 2017

Isaïe 9, 1-6 ; Psaume 95 ; Tite 2, 11-14 ; Luc 2, 1-14

Je viens d’aller porter la Bible dans la crèche. J’ai mis La Parole dans la crèche. Normal puisque le Verbe (La Parole) s’est fait chair à Bethléem… Il y a donc quelqu’un dans la crèche. Ce n’est plus seulement un livre, la bible, ni l’Ecriture sainte, c’est la Parole de Dieu devenu quelqu’un. C’est le Fils de Dieu lui-même. La Parole de Dieu est devenue quelqu’un. “Le Verbe s’est fait chair…, dit St Jean, et il a demeuré parmi nous.” Voilà que la Parole de Dieu a pris visage humain… Voilà que Dieu a quitté son invisible. Et il est venu rallumer nos étoiles…

Je vous propose ce soir le mot inattendu : à Noël, Dieu se révèle sous un visage inattendu et nous invite à le chercher et à l’accueillir sur un chemin inattendu.

Dieu : un visage inattendu :

- Dieu, on le pense souvent comme le-tout-puissant et on en a peur. Les hommes l’appellent quelquefois le Bon Dieu, mais ils peuvent l’imaginer plus mauvais qu’eux : « C’est le Bon Dieu qui t’a puni. – Qu’est-ce que j’ai fait au Bon Dieu, je ne méritais pas ça. » La fête de Noël aurait dû depuis longtemps sonner la fin de ces images de Dieu. Mais il faudra encore beaucoup de Noëls pour que le vrai visage de Dieu prenne le dessus.

- Quand Dieu se donne à voir, il se révèle comme un enfant. Chemin de discrétion et de  tendresse. Il est tout-puissant, oui, mais tout-puissant-d’amour ! Et Jésus placera un jour un petit enfant au milieu de ses disciples et dira : « Celui qui accueille un enfant comme celui-là, c’est moi qu’il accueille. »

- Quand Dieu se donne à voir, il se révèle comme un réfugié, obligé de fuir le tyran Hérode. Il est proche des situations dans lesquelles des hommes se croient abandonnés de Dieu.

- Quand Dieu se donne à voir, il se révèle comme un berger qui va chercher la brebis perdue, et qui redonne confiance à tous les rejetés de la société. On est loin du surveillant impitoyable ! Non Dieu ne nous surveille pas, il veille sur nous !

Dieu : un chemin inattendu :

En réalité, depuis 2000 ans, on a du mal à croire à l’Incarnation de Dieu. On n’ose pas croire que Dieu ait pu prendre chair en Jésus, et qu’il soit à la fois Dieu et homme, Fils de Dieu et fils de Marie. Pourtant noël nous crie que Dieu et l’homme sont liés pour toujours, et que chacun de nous, comme l’enfant de la crèche, porte en lui la double identité humaine et divine. Le Verbe s’est fait chair pour que nous devenions enfants du Père. Saint Athanase le disait à sa manière : “Dieu devient homme pour que l’homme devienne Dieu.”

Vous connaissez le fameux dicton : “La vie est un éternel re-commencement”. Eh bien ça fait 2000 ans que Jésus est venu nous dire que “La vie est un  éternel commencement”, que la vie ne vaut que par ce qui naît et qui grandit. Dieu lui-même, quand il prend les grands moyens, c’est la naissance d’un enfant. La réalité la plus grande est du genre naissance, patience.

Dieu se fait petit enfant. Il avait trop à dire, sa tendresse infinie, sa vie offerte, la mort et le mal vaincus pour toujours. Il voulait donner aux hommes d’être frères. Il avait tant à dire que seul le visage d’un enfant pouvait tout exprimer. Ecoutez Michel Quoist quand il donne la parole à Dieu dans son livre intitulé Prières : “J’aime les enfants, dit Dieu, Je veux qu’on leur ressemble. Je n’aime pas les vieux, dit Dieu, à moins qu’ils soient encore des enfants. J’aime les enfants, non pas parce qu’ils sont des saints, mais parce qu’ils sont encore en train de grandir, parce qu’ils sont encore en train de s’élever. Surtout ! J’aime les enfants à cause de leur regard. C’est là que je lis leur âge. Dans mon ciel il n’y aura que des yeux de cinq ans, car Je ne connais rien de plus beau qu’un pur regard d’enfant. Ce n’est pas étonnant, dit Dieu, j’habite chez eux et c’est Moi qui me penche aux fenêtres de leur âme. Lorsque vous vous trouvez sur le chemin d’un regard pur, c’est moi qui vous souris à travers lui.”

Je vous confie un secret : Certains disent que Noël serait l’anniversaire de la naissance de Jésus. C’est faux. Ce n’est pas l’anniversaire de la naissance de Jésus, c’est la naissance de Jésus.

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Evangile du 4° dimanche de l’Avent dans l’année B – 24 décembre 2017

Posté par rtireau le 21 décembre 2017

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 1,26-38. 
En ce temps-là, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, 
à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie.
L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. »
À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.
L’ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.
Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus.
Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ;
il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. »
Marie dit à l’ange : « Comment cela va-t-il se faire puisque je ne connais pas d’homme ? »
L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu.
Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile.
Car rien n’est impossible à Dieu. »
Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » Alors l’ange la quitta.

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Homélie

Posté par rtireau le 21 décembre 2017

4° dimanche de l’Avent B – 24 décembre 2017

2 Samuel 7, 1-5.8b-12.14a.16 ; Psaume 88 ; Romains 16, 25-27 ; Luc 1, 26-38

Dieu n’a pas oublié sa promesse à son peuple. Il choisit Marie, comme il avait choisi Abraham, Moïse et David. Un messager annonce qu’il va réaliser sa promesse qui dépasse toutes les espérances : à Abraham, il avait promis un fils, c’est son propre fils que Dieu donne ; avec Moïse, il avait libéré son peuple, c’est toute l’humanité que Jésus va libérer ; avec le petit berger David, il avait donné un roi à son peuple, avec Jésus, son Fils, Dieu nous donne le berger qui conduit à la Vie.

David (1ère lecture), n’est plus un petit berger. Il est devenu roi et vient de s’installer “dans une maison de cèdre”. Et il trouve choquant que l’Arche d’Alliance, que le peuple a porté partout, soit toujours sous la tente. Quand on était nomade c’était normal. Maintenant qu’on est installé, il faut installer Dieu. Le prophète Nathan semble même d’accord : “Tout ce que tu as l’intention de faire, fais-le…” Mais après une nuit de réflexion et de prière, sa conclusion change, et il dit qu’il ne faut pas faire de maison ni de temple à Dieu, que c’est lui qui fera une maison à David, c’est à dire une descendance. La maison de Dieu pour toujours, ce n’est pas un temple, c’est quelqu’un, le fils de Marie. Pas besoin de maison pour Dieu, il n’est pas là à demeure, il est en déplacements. Dieu, il est en Jésus et en tout homme, et ça lui donne tout plein de visages différents.

Alors nos églises, faut-il les démolir ? Non ! Mais nous souvenir qu’elles sont faites pour se rassembler, pas pour s’installer. Remarquez, habituellement, personne ne s’y installe pour y dormir. Mais la tentation peut être grande d’y installer Dieu. Parce que c’est commode qu’il soit à cet endroit, où il ne dérange pas trop et où l’on pourra venir le trouver en cas de besoin. Eh bien non ! Dieu est en déplacements. Il attend d’être accueilli en chemin. Si on veut rester avec lui, il ne faut pas rester ici, pas trop longtemps en tous cas. Au caté, un jour, on a appris un secret : le Seigneur, il est au rendez-vous des copains.

Marie dit un oui à Dieu qui l’engage totalement. En toute confiance, elle se rend disponible à l’Esprit. Avoir le courage de dire oui à la naissance de Dieu en nous afin qu’il soit le compagnon discret et fort de nos vies. Par quel chemin, ce oui ? Juste un  exemple pour donner à penser : c’était à Noël. Au moment d’aller communier, une maman confie son bébé à sa propre mère. La grand-maman regardait l’enfant et chantait : “En lui viens reconnaître, en lui viens reconnaître ton Dieu, ton Sauveur”. Et l’enfant regardait sa grand-mère et il recevait la bonne nouvelle parce que, du même mouvement, elle provenait de l’amour de Dieu et de l’amour de sa mamie. Heureux ceux qui vivent de l’amour de Dieu et qui annoncent cet amour de tout leur amour humain.

Le texte de l’Annonciation est un des textes les plus spirituels de saint Luc. Car c’est un enseignement, un déploiement de l’acte de foi de Marie. D’abord, il y a l’initiative de Dieu : dans la Bible, quand il y a un Ange, c’est pour dire que Dieu est là. Et puis, il y a une hésitation : Marie qui questionne. Dans l’acte de foi, on a le droit au doute, aux interrogations : “Comment cela va-t-il se faire…?” Enfin, il y a la réponse : “Que tout m’advienne selon ta Parole.” 

Pour nous aussi, Dieu parle. Ange est la traduction du mot grec qui veut dire messager. Dieu parle toujours par intermédiaire, par la Bible, par les événements, les rencontres. L’ange de Dieu est envoyé à chacun et il est messager de la naissance de Dieu en tout homme : “Dieu engendre à tout moment son Fils en toi”, disait le poète Angelus Silesius. La demande qui m’est faite est un peu semblable à celle adressée à Marie : “Veux-tu donner un corps au Fils de Dieu ? Veux-tu mettre au monde le Fils de Dieu ?” Le Christ veut venir. C’est à nous de le mettre au monde. Nous sommes le Corps du Christ et il n’a pas d’autres mains que les nôtres…

Et nous avons droit au doute nous aussi : “Comment cela va-t-il se faire ?” Rendre visible le Christ dans ma famille, dans ma profession, dans mon quartier ? Moi ! Je suis trop vieux, ma vie est trop moche, j’ai trop de travail.  Et pourtant Dieu attend ma réponse confiante : Seigneur, je ne comprends pas trop, mais : “Me voici ! Qu’il me soit fait selon ta Parole.”

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Evangile du 3° dimanche de l’Avent dans l’année B – 17 décembre 2017

Posté par rtireau le 14 décembre 2017

voix

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 1,6-8.19-28. 
Il y eut un homme envoyé par Dieu ; son nom était Jean. 
Il est venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que tous croient par lui. 
Cet homme n’était pas la Lumière, mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière. 
Voici le témoignage de Jean, quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des lévites pour lui demander : « Qui es-tu ? » 
Il ne refusa pas de répondre, il déclara ouvertement : « Je ne suis pas le Christ. » 
Ils lui demandèrent : « Alors qu’en est-il ? Es-tu le prophète Élie ? » Il répondit : « Je ne le suis pas. – Es-tu le Prophète annoncé ? » Il répondit : « Non. » 
Alors ils lui dirent : « Qui es-tu ? Il faut que nous donnions une réponse à ceux qui nous ont envoyés. Que dis-tu sur toi-même ? » 
Il répondit : « Je suis la voix de celui qui crie dans le désert : Redressez le chemin du Seigneur, comme a dit le prophète Isaïe. » 
Or, ils avaient été envoyés de la part des pharisiens. 
Ils lui posèrent encore cette question : « Pourquoi donc baptises-tu, si tu n’es ni le Christ, ni Élie, ni le Prophète ? » 
Jean leur répondit : « Moi, je baptise dans l’eau. Mais au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas ; 
c’est lui qui vient derrière moi, et je ne suis pas digne de délier la courroie de sa sandale. » 
Cela s’est passé à Béthanie, de l’autre côté du Jourdain, à l’endroit où Jean baptisait.

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Homélie

Posté par rtireau le 14 décembre 2017

3° dimanche de l’Avent B – 17 décembre 2017

Isaïe 61, 1-2a. 10-11 ; Magnificat ; 1Thessaloniciens 5, 16-24 ; Jean 1, 6-8. 19-28

Son nom était Jean, et on l’a appelé le précurseur. Précurseur… Comme dans un lycée de banlieue où des terminales sont devenus des relais ados pour des plus jeunes, et on les a appelés des précurseurs. Entre adultes et ados les relations sont souvent prises comme des leçons de morale. Les précurseurs se situent autrement et suggèrent un comportement qui fait grandir l’autre. Ils ont inventé ensemble la joie de savoir qu’il y a quelqu’un là qui peut venir à l’aide en cas de besoin. 

“Son nom était Jean. Il était venu comme Témoin, pour rendre témoignage à la Lumière.” Témoin, témoigner sont des mots privilégiés du vocabulaire chrétien. Leur origine latine en fait des cousins germains des mots attester et contester, des mots qui ont une résonance judiciaire. Pour l’évangéliste Jean, le témoin est celui qui atteste ou qui conteste face aux accusateurs et face aux juges. Jean le Baptiste “venu comme témoin pour rendre témoignage à la Lumière” conteste les fausses images que les juifs se font de Jésus et il atteste qu’il est là au milieu d’eux et aide à le reconnaître.

Jean précise bien qu’il ne baptise que dans l’eau. Celui qui vient, lui, baptisera dans le feu et dans l’Esprit. Ne renversons pas les rôles, dit-il.  Et c’est pourtant ce que feront certains des disciples de Jean, ceux qu’on appellera précisément les johannites : ils désigneront Jean comme le Messie. Pourtant il refuse qu’on le prenne pour ce qu’il n’est pas. Il n’est même pas digne de dénouer les sandales de celui qui doit venir. Et il insiste : ne fixez pas votre attention sur moi ! Regardez vers Jésus. Et lui aussi, Jésus, pour ne pas se laisser enfermer par les foules et trahir sa mission, lui-aussi dira bientôt : “Vous n’avez qu’un seul Maître…, qu’un seul Père, celui qui est aux cieux” (Matthieu 23). Et il finira même par dire : “Il vaut mieux pour vous que je m’en aille” (Jean 16, 7).  La race des johannites n’est jamais tout à fait éteinte. Il y en a toujours qui s’attachent plus au messager qu’au message : l’homélie était belle, l’image télévisée était superbe. C’était bien ! Mais au fait qu’est-ce qui a été dit ? Ils retiennent plus les mots que la Parole. Il est vrai que la Parole ne s’entend effectivement que dans le silence.

Mgr Rouet a fait remarquer un jour : quand les enquêteurs de Jérusalem viennent demander à Jean qui il est, il leur répond qu’il n’est ni le Christ, ni Elie, ni le Prophète (Jean 1, 20-21). Qui est-il alors ? Il déclare : “Je suis la voix de celui qui crie à travers le désert” (v. 23). Or, dans leur interrogatoire, les pharisiens répètent bien qu’il n’est ni le Christ, ni Elie, ni le prophète, ils omettent cependant une parole de Jean : ils n’ont pas entendu qu’il est une voix (v. 25). Ils ont écouté ce qui entre dans leurs catégories, ils n’entendent pas ce qui aurait transformé leurs mentalités.

“Au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas…” C’est le Christ. Jésus nous a bien dit avant de remonter près de son Père : “Et moi je suis avec vous, tous les jours, jusqu’à la fin du monde” (Matthieu 28, 20). Et pour qu’il n’y ait vraiment plus de doute sur sa manière d’être présent il nous dit : “Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait ! » (Matthieu 25).  Il est donc là et se donne à rencontrer. Oui mais on ne le reconnaît pas. Il est devenu homme, il est devenu l’un des nous. Merveilleuse façon de se montrer, mais aussi redoutable façon de se cacher ? C’est pour ça qu’on s’entraide à le reconnaître. C’est ça le rôle de la communauté, qu’elle soit petite dans un groupe de partage, ou qu’elle soit plus grande le week-end dans le rassemblement eucharistique.

“Au milieu de vous, quelqu’un que vous ne connaissez pas.” Nous sommes invités à le rencontrer dans sa Parole et dans son Pain partagé : le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain.”(Luc 24, 35) Quelquefois, disait quelqu’un, on sent qu’il n’y a pas de cohésion, pas de corps dans nos assemblées. Alors on ne peut pas reconnaître le corps du Christ. D’autres fois, c’est l’inverse et il y a aussi des témoignages : “J’y puise la force pour le quotidien. – Je rentre découragée, et je ressors regonflée.” – Et ce jeune papa qui avait tout compris : “J’ai déménagé plusieurs fois. J’ai trouvé le truc. Quand j’arrive quelque part, je commence par aller à l’église le dimanche. Et j’en sors avec deux ou trois personnes de plus dans mes relations. Pour s’intégrer, l’Eglise, y’a pas mieux.”

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Evangile du 2° dimanche de l’Avent dans l’année B – 10 décembre 2017

Posté par rtireau le 7 décembre 2017

J.Bte

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 1,1-8. 
Commencement de l’Évangile de Jésus, Christ, Fils de Dieu. 
Il est écrit dans Isaïe, le prophète : Voici que j’envoie mon messager en avant de toi, pour ouvrir ton chemin. 
Voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers. 
Alors Jean, celui qui baptisait, parut dans le désert. Il proclamait un baptême de conversion pour le pardon des péchés. 
Toute la Judée, tous les habitants de Jérusalem se rendaient auprès de lui, et ils étaient baptisés par lui dans le Jourdain, en reconnaissant publiquement leurs péchés. 
Jean était vêtu de poil de chameau, avec une ceinture de cuir autour des reins ; il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage. 
Il proclamait : « Voici venir derrière moi celui qui est plus fort que moi ; je ne suis pas digne de m’abaisser pour défaire la courroie de ses sandales. 
Moi, je vous ai baptisés avec de l’eau ; lui vous baptisera dans l’Esprit Saint. »

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