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Evangile de la fête de la Sainte Famille – 31 décembre 2017

Posté par rtireau le 27 décembre 2017

Syméon

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 2,22-40. 
Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur,
selon ce qui est écrit dans la Loi : ‘Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur.’
Ils venaient aussi offrir le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : ‘un couple de tourterelles ou deux petites colombes.’
Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. C’était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d’Israël, et l’Esprit Saint était sur lui.
Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur.
Sous l’action de l’Esprit, Syméon vint au Temple. Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait,
Syméon reçut l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant :
« Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole.
Car mes yeux ont vu le salut
que tu préparais à la face des peuples :
lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël. »
Le père et la mère de l’enfant s’étonnaient de ce qui était dit de lui.
Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Voici que cet enfant provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de contradiction
– et toi, ton âme sera traversée d’un glaive – : ainsi seront dévoilées les pensées qui viennent du cœur d’un grand nombre. »
Il y avait aussi une femme prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser. Elle était très avancée en âge ; après sept ans de mariage, 
demeurée veuve, elle était arrivée à l’âge de quatre-vingt-quatre ans. Elle ne s’éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière. 
Survenant à cette heure même, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l’enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem. 
Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth. 
L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui.

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Homélie

Posté par rtireau le 27 décembre 2017

Fête de la Sainte Famille dans l’année B – 31 décembre 2017

Genèse 15, 1-6 ; 21, 1-3 ; Psaume 104 ; Hébreux 11, 8. 11-12. 17-19 ; Luc 2, 22-40

Saint Luc était grec. Et quand il annonçait la Bonne Nouvelle à ses compatriotes, il devait quelquefois bagarrer un peu avec des juifs chrétiens qui voulaient obliger les grecs venus du paganisme à se soumettre aux règles juives. En racontant la présentation de Jésus au Temple, Luc essaie de dire que l’évangile n’est pas réservé à Israël, mais qu’il est destiné à tous. Et c’est comme ça que ce petit moment familial sympathique devient un événement pour tous les pays et tous les temps.

Au départ ce devait être une cérémonie traditionnelle de purification de la mère. Et ça devient une manifestation de la mission de son fils, le Messie qui inaugure des temps nouveaux. Syméon et Anne symbolisent la longue attente des générations. La scène se passe dans le Temple de Jérusalem. C’est là que Jésus reçoit ses titres de sauveur universel : Salut préparé à la face de tous les peuples, Lumière pour éclairer les nations païennes, manifestation visible (c’est ce que signifie le mot gloire) du Dieu invisible. C’est donc l’univers entier qui devient sanctuaire. Et le Temple sera désormais tout homme qui accueille la Parole. Marie et Joseph sont étonnés. Il y a de quoi ! Ils étaient venus pour une liturgie discrète et elle prend des proportions immenses. Cette fête nous apprend que la famille selon Jésus a portes et fenêtres ouvertes sur l’immense famille humaine.

A la joie de l’annonce vient pourtant se mêler l’inquiétude. Celui qui a pour mission de faire de toutes les nations un seul peuple de frères sera signe de division. Et ils se dresseront contre lui ceux qui s’obstinent à ne pas sortir de leurs cadres étroits et qui refusent d’aller vers les hommes de toute langue et de toute nation.

L’Evangile d’aujourd’hui nous décrit donc la présentation de Jésus au Temple : Marie et Joseph, dans un geste d’entière confiance, viennent remettre leur fils entre les mains de Dieu. Ils se rappellent ainsi que, même s’ils ont la responsabilité de son éducation, l’enfant ne leur appartient pas, car il est un don de Dieu. C’est comme les parents qui font baptiser leurs enfants : ils les remettent entre les mains de Dieu. Tellement il est vrai qu’aimer quelqu’un ce n’est pas l’enfermer dans nos bras, mais le mettre debout et lui apprendre à marcher sans nous.

Le philosophe Michel SERRES a écrit un message fort sur la Sainte famille : « Ce que l’Église peut apporter au monde aujourd’hui, c’est le modèle de la Sainte Famille. On y lit que le père n’est pas le père – puisqu’il est le père adoptif, il n’est pas le père naturel –, le fils n’est pas le fils – il n’est pas le fils naturel. Quant à la mère, forcément, on ne peut pas faire qu’elle ne soit pas la mère naturelle, mais on y ajoute quelque chose qui est décisif, c’est qu’elle est vierge. Par conséquent, la Sainte Famille est une famille qui rompt complètement avec toutes les généalogies antiques, en ce qu’elle est fondée sur l’adoption, c’est-à-dire sur le choix par amour.

Ce modèle est extraordinairement moderne. Il invente de nouvelles structures élémentaires de la parenté, basées sur la parole du Christ : « Aimez-vous les uns les autres ». Depuis lors, il est normal que dans la société civile et religieuse, je puisse appeler « ma mère » une religieuse qui a l’âge d’être ma fille. Ce modèle de l’adoption traverse l’Évangile. Sur la croix, Jésus n’a pas hésité à dire à Marie, en parlant de Jean : « Mère, voici ton fils. » Il a de nouveau fabriqué une famille qui n’était pas naturelle. … Le modèle de la Sainte Famille permet de comprendre les évolutions modernes autour de la famille et de les bénir. Aujourd’hui, on dit souvent qu’un fossé se creuse entre l’Église et la société autour des questions familiales. Pour ma part, je constate que ce fossé est déjà comblé depuis deux millénaires. Je ne l’ai pas découvert, c’est déjà écrit dans l’Évangile de Luc. » 

Au fond, ce que dit Michel Serres, c’est que la fête de la Sainte Famille nous invite à faire valoir ce « Aimez-vous les uns les autres » comme régulateur de ces nouvelles relations familiales. La religion chrétienne est une religion de l’adoption. L’Évangile nous dit que l’on ne devient père ou mère que si on adopte nos enfants. On ne devient père ou mère, même si l’on est un père ou une mère naturel (le), que le jour où on dit à son fils : « Je te choisis par amour ». Tel est le modèle de la Sainte Famille. La loi naturelle n’existe plus, c’est la loi d’amour qui compte en premier.

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