Evangile du jour de Pâques – Jean 20, 1-9

Posté par rtireau le 30 mars 2018

Il vit

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 20, 1-9. 
Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ; c’était encore les ténèbres. Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau. 
Elle court donc trouver Simon-Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a déposé. » 
Pierre partit donc avec l’autre disciple pour se rendre au tombeau. 
Ils couraient tous les deux ensemble, mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau. 
En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat ; cependant il n’entre pas. 
Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau ; il aperçoit les linges, posés à plat, 
ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part à sa place. 
C’est alors qu’entra l’autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut. 
Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris que, selon l’Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts.

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Homélie

Posté par rtireau le 30 mars 2018

Jour de pâques : 1er avril 2018 : Jean 20, 1-9

Au petit matin de Pâques, ils sont trois à arriver devant le tombeau où le corps de Jésus a été déposé. Ce sont trois amis très proches de Jésus.

- La première qui arrive est une femme : Marie Madeleine. Elle avait été délivrée d’une possession démoniaque par Jésus. Et elle l’a ensuite accompagné jusqu’au pied de la croix. Ce matin-là, elle s’est levée de bonne heure. Elle veut rendre un dernier hommage à celui qui a bouleversé sa vie. C’est elle qui avait répandu du parfum sur les pieds de Jésus avant de les essuyer de ses cheveux. Elle veut poser un dernier geste de reconnaissance envers lui.

- Le deuxième arrivé, c’est Jean. Il a couru plus vite parce qu’il est jeune, laissant loin derrière lui Pierre, sans doute essoufflé. Jean est le disciple que Jésus aimait le plus. Arrivé au tombeau, il voit. Mais que voit-il ? Pas grand-chose : le tombeau est déserté, les linges sont pliés, mais cela lui suffit pour croire, c’est-à-dire pour faire confiance malgré l’apparente absence de Jésus. Il croit que la mort n’a pas brisé le lien avec Jésus et que Jésus continue d’éclairer sa route.

 - Le dernier qui arrive, c’est Pierre. Pendant la Passion, il a renié et lâché Jésus. Volontairement, et à trois reprises ! Mais, dans ses larmes de honte et de remords, il rencontre la miséricorde de Jésus. Il fait l’expérience que le Christ continue de nous faire confiance, quoi qu’il arrive. La résurrection de Jésus rappelle que rien n’est jamais fini pour Dieu. Même la mort peut être passage. Pour Dieu qui a grand cœur, notre avenir est toujours ouvert.

Ces trois disciples étaient des proches de Jésus et leur vie a été transformée par la force d’amour que portait et qui portait Jésus. Tous les trois ont compris qu’un tombeau ne pouvait pas enfermer cette force d’aimer. Pâques dit quelque chose que nous pressentons tous : ce qui permet de traverser la mort, ce qui reste d’une existence et qui est sa part d’éternité, c’est la générosité dont elle a été capable. Car ce que tu auras donné de toi, même la mort ne peut pas te le ravir puisque c’est déjà donné. C’est pour ça que l’amour ne passera jamais. Quand le colonel Beltrame a fait son grand et beau geste, c’est bien le Christ qui était présent par son Esprit d’amour qui ne passera jamais… Le monde entier en a été ému, pour longtemps. Ce qui donne goût et sens à la vie, c’est tous ces gestes de don, quand nous sortons du seul souci de nous-mêmes. Que serait une existence sans un regard de tendresse et d’amitié, sans la reconnaissance d’autrui. Et que serait aussi la vie qui ne serait pas capable de renoncer un peu à elle-même pour laisser exister l’autre.

Nous entrons en résurrection, nous faisons résurrection, quand nous donnons du goût de vivre par l’éclat de nos yeux, par l’attention à qui n’est jamais regardé, par la prononciation d’un mot aimable à qui est dans la solitude, quand nous rencontrons l’autre pour rien, quand nous savons voir dans un visage abîmé quelqu’un de bien. Ce qui peut nous porter durablement, c’est finalement l’appel aimable, amical ou amoureux de l’autre. L’Évangile n’a jamais rien dit d’autre que cette réalité ultime de l’être humain : sans amour, on n’est rien du tout.

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Evangile de la veillée pascale – Samedi 31 mars 2018

Posté par rtireau le 28 mars 2018

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 16,1-7. 
Le sabbat terminé, Marie Madeleine, Marie, mère de Jacques, et Salomé achetèrent des parfums pour aller embaumer le corps de Jésus. 
De grand matin, le premier jour de la semaine, elles se rendent au tombeau dès le lever du soleil. 
Elles se disaient entre elles : « Qui nous roulera la pierre pour dégager l’entrée du tombeau ? » 
Levant les yeux, elles s’aperçoivent qu’on a roulé la pierre, qui était pourtant très grande. 
En entrant dans le tombeau, elles virent, assis à droite, un jeune homme vêtu de blanc. Elles furent saisies de frayeur. 
Mais il leur dit : « Ne soyez pas effrayées ! Vous cherchez Jésus de Nazareth, le Crucifié ? Il est ressuscité : il n’est pas ici. Voici l’endroit où on l’avait déposé. 
Et maintenant, allez dire à ses disciples et à Pierre : “Il vous précède en Galilée. Là vous le verrez, comme il vous l’a dit.” »

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Homélie

Posté par rtireau le 28 mars 2018

Veillée pascale : 31 mars 2018  - Marc 16, 1-7

Je vous ai déjà parlé de Bénédicte, 9 ans, qui était au caté. Une dame lui a parlé de la Résurrection de Jésus. Ses yeux brillaient : c’était la première fois qu’elle entendait pareille annonce. De retour à la maison Bénédicte s’est plantée devant sa maman : “Maman, la dame nous a dit que Jésus est ressuscité après sa mort, comment se fait-il que tu ne me l’avais jamais dit ?”

Dans l’évangile de ce soir, nous sommes le 1er jour de la semaine. Après le repos du sabbat, les femmes reprennent leur travail là où elles l’avaient laissé. Elles ont tout préparé pour terminer la sépulture de Jésus. Elles ont donc, d’une certaine façon, un rendez-vous avec la mort. Il y a des jours comme ça où l’on a l’impression d’avoir rendez-vous avec la mort :

- ça n’a pas marché à l’école ou au travail. Il faut pourtant bien y retourner.

- On est au chômage et chaque matin, il faut bien repartir, mais où ?

- il y a eu la catastrophe, l’accident, et on se retrouve aux obsèques d’un jeune.

Dans l’évangile d’aujourd’hui, les femmes ont rendez-vous avec la mort et la vie ne va cesser de les surprendre et de les devancer :

- elles ont eu beau partir de grand matin, le soleil est déjà levé ;

- elles se demandent : “Qui nous roulera la pierre” ? Et la pierre est déjà roulée ;

- elles vont au rendez-vous d’un corps à embaumer et il n’y a plus de cadavre, mais c’est un jeune homme vêtu de blanc qui leur donne un rendez-vous de vie : « Les morts ne dorment pas où leur nom est gravé » a écrit Simone Conduché.

Et ce rendez-vous de vie va avoir lieu en Galilée, comme au début : en Galilée où Jésus avait inauguré sa mission ; en Galilée, lieu du brassage entre juifs et païens, symbole de l’ouverture au monde entier. Rendez-vous donc en Galilée pour un nouveau départ à la suite de Jésus. Car la mort n’a pas eu le dernier mot sur sa vie qu’il a donnée par amour.

Heureuses femmes qui se sont laissées saisir par cette Bonne Nouvelle de résurrection. La fin du texte les montre hésitantes, mais elles se sont laissées saisir. Les voilà dans un inconnu vertigineux qu’elles ne peuvent éviter, car il vient de Dieu. Un bonheur inattendu devient possible. Elles venaient pleurer l’ami, et c’est la joie qu’il leur offre. Elles venaient classer une affaire de mort. Elles sont renvoyées à leur VIE quotidienne. C’est ça la foi chrétienne : non pas courir après je ne sais quel merveilleux ou miraculeux pour oublier le quotidien, mais retourner sans cesse à notre Galilée, c’est à dire à notre quotidien, avec des yeux neufs, des yeux qui croient au ressuscité et qui sont capables de le reconnaître sur les visages les plus divers. Rappelez-vous la fameuse formule baptismale : “Fais paraître dans ta vie un nouvel aspect du visage de Jésus que personne n’a encore montré comme tu sauras le faire !”

Connaissez-vous la parabole du sage qui interroge ses disciples : “A quoi pouvons-nous reconnaître le moment où la nuit s’achève et où le jour se lève ? – C’est lorsque l’on peut sans peine distinguer de loin un chien d’un mouton ? – Non ! – C’est quand on peut distinguer un dattier d’un figuier ? – Non ! La réponse est : lorsqu’en regardant le visage de n’importe quel homme, tu reconnais ton frère. Jusque là, il fait encore nuit dans ton cœur.” Voilà le regard nouveau auquel les chrétiens sont chaque jour invités. Le message de Pâques, c’est que pour un chrétien il n’y jamais de rendez-vous avec la mort. Il n’y a que des rendez-vous de vie.

La Résurrection n’est donc pas un souvenir, mais l’événement toujours actuel dont les effets continuent de se manifester. Jésus n’a pas dit : “Faites cela en souvenir de moi.” Il a dit : “Faites cela en mémoire de moi.” C’est toute la différence entre le mot souvenir et le mot mémoire. Quand nous faisons l’Eucharistie en mémoire de lui, ce n’est pas seulement un souvenir puisque c’est bien lui qui se donne réellement encore aujourd’hui. De même quand nous partageons, quand nous aidons, c’est bien lui qui se rend présent et son Esprit agit à travers ces gestes. Quand le colonel Beltrame a fait son grand et beau geste, c’est bien le Christ qui était présent par son Esprit… Le monde entier en a été ému, pour longtemps.

Bientôt on va redire aux nouveaux baptisés : “Fais paraître dans ta vie un aspect du visage du Christ que personne avant toi n’a su montrer comme tu sauras le faire…” Car c’est bien chacun qui est invité à vivre de l’Esprit du ressuscité, et à le montrer réellement dans sa vie. Il ne faut pas que Bénédicte continue d’attendre.

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Evangile du Jeudi Saint – 29 mars 2018

Posté par rtireau le 26 mars 2018

J.St

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 13, 1-15. 
Avant la fête de la Pâque, sachant que l’heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout. 
Au cours du repas, alors que le diable a déjà mis dans le cœur de Judas, fils de Simon l’Iscariote, l’intention de le livrer, 
Jésus, sachant que le Père a tout remis entre ses mains, qu’il est sorti de Dieu et qu’il s’en va vers Dieu, 
se lève de table, dépose son vêtement, et prend un linge qu’il se noue à la ceinture ; 
puis il verse de l’eau dans un bassin. Alors il se mit à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge qu’il avait à la ceinture. 
Il arrive donc à Simon-Pierre, qui lui dit : « C’est toi, Seigneur, qui me laves les pieds ? » 
Jésus lui répondit : « Ce que je veux faire, tu ne le sais pas maintenant ; plus tard tu comprendras. » 
Pierre lui dit : « Tu ne me laveras pas les pieds ; non, jamais ! » Jésus lui répondit : « Si je ne te lave pas, tu n’auras pas de part avec moi. » 
Simon-Pierre lui dit : « Alors, Seigneur, pas seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête ! » 
Jésus lui dit : « Quand on vient de prendre un bain, on n’a pas besoin de se laver, sinon les pieds : on est pur tout entier. Vous-mêmes, vous êtes purs, mais non pas tous. » 
Il savait bien qui allait le livrer ; et c’est pourquoi il disait : « Vous n’êtes pas tous purs. » 
Quand il leur eut lavé les pieds, il reprit son vêtement, se remit à table et leur dit : « Comprenez-vous ce que je viens de faire pour vous ? 
Vous m’appelez “Maître” et “Seigneur”, et vous avez raison, car vraiment je le suis. 
Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi, vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. 
C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous. » 

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Homélie

Posté par rtireau le 26 mars 2018

Le Jeudi saint – 29 mars 2018

Ex 12, 1-8, 11-14 ; 1 Co 11, 23-26 ; Jean 13, 1-15

Ce soir, notre table veut être ouverte à tous. Elle le sera à la mesure de notre ouverture à ceux avec qui nous sommes en solidarité (famille, travail, association…). Elle le sera à la mesure de nos gestes d’ouverture à notre communauté (visiter, porter l’Eucharistie, porter la feuille paroissiale, aller chercher quelqu’un qui ne peut se déplacer…) Autant de signes qui permettront à beaucoup (il faudrait que ce soit à tous) de faire eux aussi l’expérience du ressuscité. Il faudrait que ce soit à tous. Quelquefois il nous arrive, à nous célébrants, pour faire plus chaleureux, de transformer la formule rituelle : “Heureux les invités au repas du Seigneur” en “Heureux sommes-nous d’être invités au repas du Seigneur.” On m’a fait remarquer un jour qu’on ne devrait pas faire ça car la réalité c’est bien : “Heureux les invités au repas du Seigneur”… et tous sont invités, pas rien que nous.

Quand saint Jean remplace le récit de l’institution eucharistique par le lavement des pieds, le signe du service, c’est comme un chemin pour comprendre l’Eucharistie. En réalité, la parole de Jésus sur le pain – “Ceci est mon Corps” - exprime d’abord la foi de Jésus en sa propre résurrection. Dieu lui donnera la vie quand il se donnera lui-même pour que les siens vivent. L’essentiel de l’Eucharistie, ce n’est pas le pieux souvenir d’un repas de Jeudi Saint. L’essentiel c’est d’allonger la table à tous les frères pour construire avec eux une famille dont les membres se nourrissent du don de soi du Christ et qui y trouvent l’énergie nécessaire pour se mettre au service.

Dans le mot communion, à peu près tout le monde sait qu’il y a le mot latin cum qui veut dire avec. Mais savez-vous qu’il s’y trouve aussi le mot munus qui signifie fardeau ? Communier engage donc aussi à porter les fardeaux les uns des autres. Voilà l’explication de la joie qu’il y a dans tous les gestes d’entraide : c’est le Seigneur qui continue de ressusciter tout ce qui dans nos vies est partagé par amour. En ouvrant une année eucharistique, il y a 10 ans, Jean-Paul II écrivait : “Ce n’est pas un hasard si, dans l’Évangile de Jean, nous ne trouvons pas le récit de l’institution eucharistique, mais celui du «lavement des pieds» (cf. Jean 13) : en s’agenouillant pour laver les pieds de ses disciples, Jésus explique le sens de l’Eucharistie… C’est à l’amour mutuel que nous serons reconnus comme de véritables disciples du Christ.”

J’ai entendu aussi notre évêque, le Père D’Ornellas, dire un jour : “Plein de gens trouvent la messe ennuyeuse… Assez souvent c’est parce qu’ils y viennent les mains vides.” C’est pour nous inviter à faire des progrès que nous mettons en valeur à chaque eucharistie la procession des offrandes, pour inciter chacun à apporter sa vie sur l’autel. “Je porte ce pain sur l’autel, disait le père Varillon. Le Christ en fait son propre corps. Il divinise ce que, moi, j’ai humanisé.”

Notre ancien évêque, le Père Saint Macary disait un jour : “Avez-vous goûté vraiment l’Eucharistie ? Qu’est-ce que vous mettez de votre existence dans ce pain et ce vin offerts ? Avez-vous mis en rapport ce pain et ce vin que vous offrez avec tous les problèmes de société, d’économie et d’écologie qui vous secouent aujourd’hui ? Le Christ les prend avec Lui et vous rend son Esprit pour les affronter ensemble dans l’amour de tous…”  Nous comprenons alors que ce repas eucharistique n’est pas une récompense accordée seulement à ceux qui mènent une vie pieuse et pure. C’est un repas essentiel, partagé par un peuple aux mains sales et aux cœurs abîmés, un peuple fatigué, quelquefois découragé. Oui, ce pain de vie est vraiment un pain de route. Et mes mains, après les avoir ouvertes pour recevoir le Corps du Christ, qu’est-ce que je vais en faire, de mes mains ? “Bougez-vous ! Mettez le feu dans les diocèses ! (Pape François) Ne restez pas enfermés dans vos communautés. L’Église doit sortir dans la rue.”

Je vous propose de vous laisser prendre par ces quelques lignes étonnantes du poète François Cassingena-Trévedy qui écrit depuis son abbaye de Ligugé : J’avais faim… j’avais soif… j’étais étranger… Chaque fois que vous l’avez fait au plus petit d’entre mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait» (Mt 25). Ce qui est raconté, ce qui est révélé dans cette page monumentale de l’Évangile, c’est la transsubstantiation (le fameux mot que l’Eglise a inventé pour dire que le pain et le vin deviennent le corps et le sang du Christ). Jésus passé tout entier dans la substance des pauvres. Jésus tout entier sous l’espèce des pauvres. Jésus devenu toute espèce de pauvre.”

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Evangile des Rameaux et de la Passion – 25 mars 2018

Posté par rtireau le 21 mars 2018

Rameaux

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 14,1-72.15,1-47. 
La fête de la Pâque et des pains sans levain allait avoir lieu deux jours après. Les grands prêtres et les scribes cherchaient comment arrêter Jésus par ruse, pour le faire mourir. 
Car ils se disaient : « Pas en pleine fête, pour éviter des troubles dans le peuple. » 
Jésus se trouvait à Béthanie, dans la maison de Simon le lépreux. Pendant qu’il était à table, une femme entra, avec un flacon d’albâtre contenant un parfum très pur et de grande valeur. Brisant le flacon, elle lui versa le parfum sur la tête. 
Or, de leur côté, quelques-uns s’indignaient : « À quoi bon gaspiller ce parfum ? 
On aurait pu, en effet, le vendre pour plus de trois cents pièces d’argent, que l’on aurait données aux pauvres. » Et ils la rudoyaient. 
Mais Jésus leur dit : « Laissez-la ! Pourquoi la tourmenter ? Il est beau, le geste qu’elle a fait envers moi. 
Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous, et, quand vous le voulez, vous pouvez leur faire du bien ; mais moi, vous ne m’aurez pas toujours. 
Ce qu’elle pouvait faire, elle l’a fait. D’avance elle a parfumé mon corps pour mon ensevelissement. 
Amen, je vous le dis : partout où l’Évangile sera proclamé – dans le monde entier –, on racontera, en souvenir d’elle, ce qu’elle vient de faire. » 
Judas Iscariote, l’un des Douze, alla trouver les grands prêtres pour leur livrer Jésus. 
À cette nouvelle, ils se réjouirent et promirent de lui donner de l’argent. Et Judas cherchait comment le livrer au moment favorable. 
Le premier jour de la fête des pains sans levain, où l’on immolait l’agneau pascal, les disciples de Jésus lui disent : « Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs pour que tu manges la Pâque ? » 
Il envoie deux de ses disciples en leur disant : « Allez à la ville ; un homme portant une cruche d’eau viendra à votre rencontre. Suivez-le, 
et là où il entrera, dites au propriétaire : “Le Maître te fait dire : Où est la salle où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples ?” 
Il vous indiquera, à l’étage, une grande pièce aménagée et prête pour un repas. Faites-y pour nous les préparatifs. » 
Les disciples partirent, allèrent à la ville ; ils trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit, et ils préparèrent la Pâque. 
Le soir venu, Jésus arrive avec les Douze. 
Pendant qu’ils étaient à table et mangeaient, Jésus déclara : « Amen, je vous le dis : l’un de vous, qui mange avec moi, va me livrer. » 
Ils devinrent tout tristes et, l’un après l’autre, ils lui demandaient : « Serait-ce moi ? » 
Il leur dit : « C’est l’un des Douze, celui qui est en train de se servir avec moi dans le plat. 
Le Fils de l’homme s’en va, comme il est écrit à son sujet ; mais malheureux celui par qui le Fils de l’homme est livré ! Il vaudrait mieux pour lui qu’il ne soit pas né, cet homme-là ! » 
Pendant le repas, Jésus, ayant pris du pain et prononcé la bénédiction, le rompit, le leur donna, et dit : « Prenez, ceci est mon corps. » 
Puis, ayant pris une coupe et ayant rendu grâce, il la leur donna, et ils en burent tous. 
Et il leur dit : « Ceci est mon sang, le sang de l’Alliance, versé pour la multitude. 
Amen, je vous le dis : je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu’au jour où je le boirai, nouveau, dans le royaume de Dieu. » 
Après avoir chanté les psaumes, ils partirent pour le mont des Oliviers. 
Jésus leur dit : « Vous allez tous être exposés à tomber, car il est écrit : Je frapperai le berger, et les brebis seront dispersées. 
Mais, une fois ressuscité, je vous précéderai en Galilée. » 
Pierre lui dit alors : « Même si tous viennent à tomber, moi, je ne tomberai pas. » 
Jésus lui répond : « Amen, je te le dis : toi, aujourd’hui, cette nuit même, avant que le coq chante deux fois, tu m’auras renié trois fois. » 
Mais lui reprenait de plus belle : « Même si je dois mourir avec toi, je ne te renierai pas. » Et tous en disaient autant. 
Ils parviennent à un domaine appelé Gethsémani. Jésus dit à ses disciples : « Asseyez-vous ici, pendant que je vais prier. » 
Puis il emmène avec lui Pierre, Jacques et Jean, et commence à ressentir frayeur et angoisse. 
Il leur dit : « Mon âme est triste à mourir. Restez ici et veillez. » 
Allant un peu plus loin, il tombait à terre et priait pour que, s’il était possible, cette heure s’éloigne de lui. 
Il disait : « Abba… Père, tout est possible pour toi. Éloigne de moi cette coupe. Cependant, non pas ce que moi, je veux, mais ce que toi, tu veux ! » 
Puis il revient et trouve les disciples endormis. Il dit à Pierre : « Simon, tu dors ! Tu n’as pas eu la force de veiller seulement une heure ? 
Veillez et priez, pour ne pas entrer en tentation ; l’esprit est ardent, mais la chair est faible. » 
De nouveau, il s’éloigna et pria, en répétant les mêmes paroles. 
Et de nouveau, il vint près des disciples qu’il trouva endormis, car leurs yeux étaient alourdis de sommeil. Et eux ne savaient que lui répondre. 
Une troisième fois, il revient et leur dit : « Désormais, vous pouvez dormir et vous reposer. C’est fait ; l’heure est venue : voici que le Fils de l’homme est livré aux mains des pécheurs. 
Levez-vous ! Allons ! Voici qu’il est proche, celui qui me livre. » 
Jésus parlait encore quand Judas, l’un des Douze, arriva et avec lui une foule armée d’épées et de bâtons, envoyée par les grands prêtres, les scribes et les anciens. 
Or, celui qui le livrait leur avait donné un signe convenu : « Celui que j’embrasserai, c’est lui : arrêtez-le, et emmenez-le sous bonne garde. » 
À peine arrivé, Judas, s’approchant de Jésus, lui dit : « Rabbi ! » Et il l’embrassa. 
Les autres mirent la main sur lui et l’arrêtèrent. 
Or un de ceux qui étaient là tira son épée, frappa le serviteur du grand prêtre et lui trancha l’oreille. 
Alors Jésus leur déclara : « Suis-je donc un bandit, pour que vous soyez venus vous saisir de moi, avec des épées et des bâtons ? 
Chaque jour, j’étais auprès de vous dans le Temple en train d’enseigner, et vous ne m’avez pas arrêté. Mais c’est pour que les Écritures s’accomplissent. » 
Les disciples l’abandonnèrent et s’enfuirent tous. 
Or, un jeune homme suivait Jésus ; il n’avait pour tout vêtement qu’un drap. On essaya de l’arrêter. 
Mais lui, lâchant le drap, s’enfuit tout nu. 
Ils emmenèrent Jésus chez le grand prêtre. Ils se rassemblèrent tous, les grands prêtres, les anciens et les scribes. 
Pierre avait suivi Jésus à distance, jusqu’à l’intérieur du palais du grand prêtre, et là, assis avec les gardes, il se chauffait près du feu. 
Les grands prêtres et tout le Conseil suprême cherchaient un témoignage contre Jésus pour le faire mettre à mort, et ils n’en trouvaient pas. 
De fait, beaucoup portaient de faux témoignages contre Jésus, et ces témoignages ne concordaient pas. 
Quelques-uns se levèrent pour porter contre lui ce faux témoignage : 
« Nous l’avons entendu dire : “Je détruirai ce sanctuaire fait de main d’homme, et en trois jours j’en rebâtirai un autre qui ne sera pas fait de main d’homme.” » 
Et même sur ce point, leurs témoignages n’étaient pas concordants. 
Alors s’étant levé, le grand prêtre, devant tous, interrogea Jésus : « Tu ne réponds rien ? Que dis-tu des témoignages qu’ils portent contre toi ? » 
Mais lui gardait le silence et ne répondait rien. Le grand prêtre l’interrogea de nouveau : « Es-tu le Christ, le Fils du Dieu béni ? » 
Jésus lui dit : « Je le suis. Et vous verrez le Fils de l’homme siéger à la droite du Tout-Puissant, et venir parmi les nuées du ciel. » 
Alors, le grand prêtre déchire ses vêtements et dit : « Pourquoi nous faut-il encore des témoins ? 
Vous avez entendu le blasphème. Qu’en pensez-vous ? » Tous prononcèrent qu’il méritait la mort. 
Quelques-uns se mirent à cracher sur lui, couvrirent son visage d’un voile, et le giflèrent, en disant : « Fais le prophète ! » Et les gardes lui donnèrent des coups. 
Comme Pierre était en bas, dans la cour, arrive une des jeunes servantes du grand prêtre. 
Elle voit Pierre qui se chauffe, le dévisage et lui dit : « Toi aussi, tu étais avec Jésus de Nazareth ! » 
Pierre le nia : « Je ne sais pas, je ne comprends pas de quoi tu parles. » Puis il sortit dans le vestibule, au dehors. Alors un coq chanta. 
La servante, ayant vu Pierre, se mit de nouveau à dire à ceux qui se trouvaient là : « Celui-ci est l’un d’entre eux ! » 
De nouveau, Pierre le niait. Peu après, ceux qui se trouvaient là lui disaient à leur tour : « Sûrement tu es l’un d’entre eux ! D’ailleurs, tu es Galiléen. » 
Alors il se mit à protester violemment et à jurer : « Je ne connais pas cet homme dont vous parlez. » 
Et aussitôt, pour la seconde fois, un coq chanta. Alors Pierre se rappela cette parole que Jésus lui avait dite : « Avant que le coq chante deux fois, tu m’auras renié trois fois. » Et il fondit en larmes. 
Dès le matin, les grands prêtres convoquèrent les anciens et les scribes, et tout le Conseil suprême. Puis, après avoir ligoté Jésus, ils l’emmenèrent et le livrèrent à Pilate. 
Celui-ci l’interrogea : « Es-tu le roi des Juifs ? » Jésus répondit : « C’est toi-même qui le dis. » 
Les grands prêtres multipliaient contre lui les accusations. 
Pilate lui demanda à nouveau : « Tu ne réponds rien ? Vois toutes les accusations qu’ils portent contre toi. » 
Mais Jésus ne répondit plus rien, si bien que Pilate fut étonné. 
À chaque fête, il leur relâchait un prisonnier, celui qu’ils demandaient. 
Or, il y avait en prison un dénommé Barabbas, arrêté avec des émeutiers pour un meurtre qu’ils avaient commis lors de l’émeute. 
La foule monta donc chez Pilate, et se mit à demander ce qu’il leur accordait d’habitude. 
Pilate leur répondit : « Voulez-vous que je vous relâche le roi des Juifs ? » 
Il se rendait bien compte que c’était par jalousie que les grands prêtres l’avaient livré. 
Ces derniers soulevèrent la foule pour qu’il leur relâche plutôt Barabbas. 
Et comme Pilate reprenait : « Que voulez-vous donc que je fasse de celui que vous appelez le roi des Juifs ? », 
de nouveau ils crièrent : « Crucifie-le ! » 
Pilate leur disait : « Qu’a-t-il donc fait de mal ? » Mais ils crièrent encore plus fort : « Crucifie-le ! » 
Pilate, voulant contenter la foule, relâcha Barabbas et, après avoir fait flageller Jésus, il le livra pour qu’il soit crucifié. 
Les soldats l’emmenèrent à l’intérieur du palais, c’est-à-dire dans le Prétoire. Alors ils rassemblent toute la garde, 
ils le revêtent de pourpre, et lui posent sur la tête une couronne d’épines qu’ils ont tressée. 
Puis ils se mirent à lui faire des salutations, en disant : « Salut, roi des Juifs ! » 
Ils lui frappaient la tête avec un roseau, crachaient sur lui, et s’agenouillaient pour lui rendre hommage. 
Quand ils se furent bien moqués de lui, ils lui enlevèrent le manteau de pourpre, et lui remirent ses vêtements. Puis, de là, ils l’emmènent pour le crucifier, 
et ils réquisitionnent, pour porter sa croix, un passant, Simon de Cyrène, le père d’Alexandre et de Rufus, qui revenait des champs. 
Et ils amènent Jésus au lieu dit Golgotha, ce qui se traduit : Lieu-du-Crâne (ou Calvaire). 
Ils lui donnaient du vin aromatisé de myrrhe ; mais il n’en prit pas. 
Alors ils le crucifient, puis se partagent ses vêtements, en tirant au sort pour savoir la part de chacun. 
C’était la troisième heure (c’est-à-dire : neuf heures du matin) lorsqu’on le crucifia. 
L’inscription indiquant le motif de sa condamnation portait ces mots : « Le roi des Juifs ». 
Avec lui ils crucifient deux bandits, l’un à sa droite, l’autre à sa gauche. 
[…]
Les passants l’injuriaient en hochant la tête : ils disaient : « Hé ! toi qui détruis le Sanctuaire et le rebâtis en trois jours, 
sauve-toi toi-même, descends de la croix ! » 
De même, les grands prêtres se moquaient de lui avec les scribes, en disant entre eux : « Il en a sauvé d’autres, et il ne peut pas se sauver lui-même ! 
Qu’il descende maintenant de la croix, le Christ, le roi d’Israël ; alors nous verrons et nous croirons. » Même ceux qui étaient crucifiés avec lui l’insultaient. 
Quand arriva la sixième heure (c’est-à-dire : midi), l’obscurité se fit sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure. 
Et à la neuvième heure, Jésus cria d’une voix forte : « Éloï, Éloï, lema sabactani ? », ce qui se traduit : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » 
L’ayant entendu, quelques-uns de ceux qui étaient là disaient : « Voilà qu’il appelle le prophète Élie ! » 
L’un d’eux courut tremper une éponge dans une boisson vinaigrée, il la mit au bout d’un roseau, et il lui donnait à boire, en disant : « Attendez ! Nous verrons bien si Élie vient le descendre de là ! » 
Mais Jésus, poussant un grand cri, expira. 
Le rideau du Sanctuaire se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas. 
Le centurion qui était là en face de Jésus, voyant comment il avait expiré, déclara : « Vraiment, cet homme était Fils de Dieu ! » 
Il y avait aussi des femmes, qui observaient de loin, et parmi elles, Marie Madeleine, Marie, mère de Jacques le Petit et de José, et Salomé, 
qui suivaient Jésus et le servaient quand il était en Galilée, et encore beaucoup d’autres, qui étaient montées avec lui à Jérusalem. 
Déjà il se faisait tard ; or, comme c’était le jour de la Préparation, qui précède le sabbat, 
Joseph d’Arimathie intervint. C’était un homme influent, membre du Conseil, et il attendait lui aussi le règne de Dieu. Il eut l’audace d’aller chez Pilate pour demander le corps de Jésus. 
Pilate s’étonna qu’il soit déjà mort ; il fit appeler le centurion, et l’interrogea pour savoir si Jésus était mort depuis longtemps. 
Sur le rapport du centurion, il permit à Joseph de prendre le corps. 
Alors Joseph acheta un linceul, il descendit Jésus de la croix, l’enveloppa dans le linceul et le déposa dans un tombeau qui était creusé dans le roc. Puis il roula une pierre contre l’entrée du tombeau. 
Or, Marie Madeleine et Marie, mère de José, observaient l’endroit où on l’avait mis.

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Homélie

Posté par rtireau le 21 mars 2018

Dimanche des Rameaux dans l’année B – 25 mars 2018

Isaïe 50, 4-7 ; Psaume 21 ; Philippiens 2, 6-11 ; Passion selon saint Marc 14, 1 – 15, 47

Saint Marc écrit comme un journaliste. Il sait donner un rythme, saisir un geste, observer un regard. De la Passion, il sait montrer le caractère dramatique. Mais il a surtout retenu le silence obstiné de Jésus. A quoi peut bien penser Jésus sur la route qui monte à Jérusalem ? Est-ce qu’il voit les manteaux sur le sol, les feuillages ? Et les enfants qui vont et viennent ? Est-ce qu’il entend les cris et les rires, les bravos, les Hosanna ?

En tous cas Jésus se tait. Pourquoi parlerait-il encore ? Il a tout dit : “Remplissez d’eau ces jarres. – Donne-moi à boire. – Va. Ne pèche plus. – N’ayez pas peur. – Levez-vous. – Regardez les lys des champs. – Vous valez plus que votre argent. -  Heureux êtes-vous, si et si…” Jésus se tait. Mais son silence est lourd de tant de paroles étouffées, de tant de promesses bafouées, de coups, et de fêtes sans lendemain.

Jésus se tait. Son silence porte le silence de millions d’affamés de pain ou de travail, le silence des peuples déportés, le silence des migrants dans leur traversée, le silence de ceux qui sont fous d’inquiétude pour leurs enfants, pour leur famille, pour leur emploi.

Jésus se tait. Et sur son chemin du grand passage, il y a un homme qui passe presque inaperçu et qui aurait sûrement beaucoup à dire, Simon de Cyrène, celui qui a aidé Jésus à porter sa Croix. Que sait-on sur lui ? Rien ou presque. Il est de Cyrène, en Afrique du Nord ! Donc c’est un étranger ! Les noms de ses fils évoquent différents horizons : Alexandre, c’est le monde grec, Rufus, ça sonne plutôt romain. Simon revenait du travail des champs. Et à l’heure de midi où le soleil tape fort, il rentre à la maison. Et ce qu’on sait c’est qu’ils le réquisitionnèrent pour porter la croix.

Ce qui est frappant chez lui, c’est à la fois son anonymat (on n’a jamais reparlé de lui), et la place privilégiée qu’il a prise dans le mystère de la passion du Christ : il a été le partenaire du plus bouleversant événement de l’histoire ; il a porté la croix du Christ. A l’heure de cette épreuve, Dieu a eu besoin d’un homme, d’un frère : Simon, toi l’étranger, toi qui passais par là, sans le savoir tu es devenu le premier disciple de Jésus qui avait dit : « Celui qui veut être mon disciple, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive.» Ce jour-là, Simon, tu as pris ta place de disciple, bien avant les apôtres qui s’étaient enfuis, et avant l’autre Simon qui avait renié. Tu t’es compromis avec ce condamné que tout le monde méprisait.

Simon de Cyrène est le frère de plein de gens simples d’aujourd’hui, pas forcément des familiers de l’Église ni des militants. Mais des gens qui savent se faire proches de tel ou tel qui porte douloureusement sa croix :

- Cet ami qui est resté fidèle à ce prisonnier que tous les autres abandonnaient.

- Cette maman qui accueille encore et encore son enfant qui retombe tout le temps dans la drogue.

Simon de Cyrène était le lointain, il s’est fait le prochain. Il a su partager la passion du Christ. Avec lui, désormais, nous savons que s’il y a des croix impossibles à écarter, il reste l’immense appel à s’aider les uns les autres à les porter.

Jésus se tait. Tant de choses doivent encore passer par la mort, passer par lui, avec lui et en lui, dans ce va-et-vient de l’Évangile. Il est comme un passeur. Jésus se tait. Peut-être a-t-il vu qu’un rameau fleurit déjà sur le bois de la croix ?

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Une très belle histoire de Confession

Posté par rtireau le 13 mars 2018

confession

LA CONFESSION

J’avais 7 ans et c’était le veille du grand jour : le jour de ma « communion privée ». J’y avais été affectueusement et longuement préparé par mes parents et ma chère marraine. Restait une étape importante à franchir : la confession … Ça, c’était difficile !

D’abord apprendre des prières compliquées : « Je confesse à Dieu » et « Acte de contrition » avec un tas de mots que je ne comprenais pas. Et puis surtout chercher mes péchés. Ma marraine, ma confidente, m’y aida en grand secret.

Ce samedi soir, donc, j’étais à l’église, attendant mon tour dans la pénombre, très angoissé … Enfin, maman m’a poussé avec un sourire : c’était mon tour ! J’ai soulevé le rideau du confessionnal : Il faisait tout noir. Je suis resté debout, comme on me l’avait dit, pour être à la hauteur de la grille. Prenant ma respiration, j’ai récité le « Je confesse » jusqu’à « C’est ma faute … ». Puis j’ai dit mes péchés, en baissant peut-être un peu ma voix. Enfin libéré, à toute allure, le reste du « Je confesse », et l’acte de contrition dans la foulée. Je suis ressorti, fier, délivré, et cependant un peu inquiet … Finalement, ça c’était mieux passé que je le redoutais. Peut-être que j’avais oublié quelque chose ou pas fait vraiment ce qu’il fallait ?…

Je n’eus pas le temps de m’interroger beaucoup, Monsieur l’abbé est sorti du confessionnal et, avec un bon sourire, a expliqué à maman que, en fait, c’est à la porte du guichet encore fermée que je m’étais confessé … Il fallait recommencer ! … On m’aida à me réinstaller. J’étais complètement perdu. Heureusement, c’est Monsieur l’abbé qui s’est mis à parler. Longtemps, gentiment … Jésus allait venir dans mon cœur, c’était un grand jour… Je l’écoutais sous le charme. Et puis, tout à coup, la panique me saisit et je n’entendais plus rien … Alerté par un reniflement ou un sanglot, Monsieur l’abbé questionna : « Tu pleures ? … » Et dans le plus profond désespoir, j’arrivais à répondre : « J’ai oublié tous mes péchés ! … » C’était la catastrophe ! Mais l’abbé répondit : « Tu as oublié tous tes péchés ? … Tous ? … Oh ! Que je suis content ! Ça prouve que Jésus aussi les a oubliés et il ne veut plus que tu t’en rappelles ! Maintenant, il est comme toi, il dit : Vivement demain, la communion ! … »

J’étais heureux, heureux, heureux … Je suis rentré à la maison en sautant d’un pied sur l’autre. Le lendemain fut un jour de fête inoubliable …

C’est comme ça le dialogue : J’avais tout dit, tout, vraiment tout, et je n’avais pas été entendu parce que la porte était fermée. Dans un deuxième temps, je n’ai rien dit, rien, et j’ai été parfaitement entendu et compris parce que la porte était ouverte.

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Evangile du 5°dimanche de Carême – 18 mars 2018

Posté par rtireau le 13 mars 2018

blé

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 12,20-33. 
En ce temps-là, il y avait quelques Grecs parmi ceux qui étaient montés à Jérusalem pour adorer Dieu pendant la fête de la Pâque.
Ils abordèrent Philippe, qui était de Bethsaïde en Galilée, et lui firent cette demande : « Nous voudrions voir Jésus. » 
Philippe va le dire à André, et tous deux vont le dire à Jésus. 
Alors Jésus leur déclare : « L’heure est venue où le Fils de l’homme doit être glorifié. 
Amen, amen, je vous le dis : si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit. 
Qui aime sa vie la perd ; qui s’en détache en ce monde la gardera pour la vie éternelle. 
Si quelqu’un veut me servir, qu’il me suive ; et là où moi je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu’un me sert, mon Père l’honorera. » 
Maintenant mon âme est bouleversée. Que vais-je dire ? “Père, sauve-moi de cette heure” ? – Mais non ! C’est pour cela que je suis parvenu à cette heure-ci ! 
Père, glorifie ton nom ! » Alors, du ciel vint une voix qui disait : « Je l’ai glorifié et je le glorifierai encore. » 
En l’entendant, la foule qui se tenait là disait que c’était un coup de tonnerre. D’autres disaient : « C’est un ange qui lui a parlé. » 
Mais Jésus leur répondit : « Ce n’est pas pour moi qu’il y a eu cette voix, mais pour vous. 
Maintenant a lieu le jugement de ce monde ; maintenant le prince de ce monde va être jeté dehors ; 
et moi, quand j’aurai été élevé de terre, j’attirerai à moi tous les hommes. » 
Il signifiait par là de quel genre de mort il allait mourir.

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