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Evangile du 16° dimanche dans l’année B – 22 juillet 2018

Posté par rtireau le 18 juillet 2018

jardin-lac

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 6, 30-34.

En ce temps-là, les Apôtres se réunirent auprès de Jésus, et lui annoncèrent tout ce qu’ils avaient fait et enseigné.
Il leur dit : « Venez à l’écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu. » De fait, ceux qui arrivaient et ceux qui partaient étaient nombreux, et l’on n’avait même pas le temps de manger.
Alors, ils partirent en barque pour un endroit désert, à l’écart.
Les gens les virent s’éloigner, et beaucoup comprirent leur intention. Alors, à pied, de toutes les villes, ils coururent là-bas et arrivèrent avant eux.
En débarquant, Jésus vit une grande foule. Il fut saisi de compassion envers eux, parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger. Alors, il se mit à les enseigner longuement.

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Homélie

Posté par rtireau le 18 juillet 2018

16° dimanche dans l’année B -  22 juillet 2018

 Jérémie 23, 1-6 ; Psaume 22 ; Ephésiens 2, 13-18 ; Marc 6, 30-34

“Venez à l’écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu.” Ce sont les mots de Jésus à ses disciples il y a longtemps. Pourquoi pas à nous aujourd’hui ?

Se mettre à l’écart pour se reposer. Prendre le temps gratuit du repos

Se mettre à l’écart pour prier. Prendre le temps gratuit de la prière

Se mettre à l’écart pour se reposer. Prendre le temps gratuit du repos.Échapper pour un temps aux contraintes professionnelles, aux parcours obligés, aux horaires imposés. Le repos n’est pas un luxe, le repos n’est pas une concession à la facilité ou à la paresse. Pas du tout. Nous sommes faits aussi pour le repos. C’est l’écrivain français Julien Gracq(Louis Poirier), décédé en 2007, qui disait : “Tant de mains pour transformer le monde et si peu de regards pour le contempler. Un temps pour transformer le monde, d’accord. Mais aussi le temps de vivre, un temps pour l’amour, l’amitié, pour la liberté, pour la beauté, pour la poésie et la musique, pour le silence et la réflexion. Trop de gens en font tellement pour gagner leur vie qu’en définitive ils la perdent…” Je trouve qu’il parle un peu comme Jésus. Ou comme la petite Jade sur la plage en Camargue qui demande à sa Mamie de rester encore un peu pour voir le soleil se coucher. Et au moment de repartir, elle dit : “Mamie, c’était si beau, et personne ne regardait.”

La vocation de l’homme, selon l’Évangile, ne consiste pas à mener une vie agitée ou encombrée. “Tu t’inquiètes et tu t’agites pour beaucoup de choses”, disait Jésus à son amie Marthe, tu risques de passer à côté de l’essentiel, de l’unique nécessaire.

Revenir à l’essentiel, mais comment ? Eh bien peut-être en prenant au sérieux la seconde recommandation que l’on croit entendre de la part de Jésus : se mettre à l’écart pour prier, prendre le temps gratuit de la prière. Grand mystère pour chacun que cette invitation. On ne peut que suggérer, encourager, mettre en chemin vers cette forme de repos qui tout d’un coup peut devenir prière. Les vacances, le calme, l’absence d’horaire peuvent offrir une chance pour cette mystérieuse réalité : faire l’expérience de ce moment essentiel qui sert, non pas à changer les choses, mais surtout à nous changer nous-mêmes. Car à force de regarder le Christ et d’écouter sa Parole, nous ne sommes plus les mêmes. Notre conscience s’éclaire. Nous nous sentons plus forts. Son Esprit descend en nous et nous arrivons petit à petit à aimer les autres d’un amour plus grand que notre propre cœur.

C’est un peu ce que suggèrent ces quelques lignes merveilleuses de Antoine de Saint Exupéry, dans un chapitre duPetit Prince, au moment où il rencontre un marchand :

Bonjour, dit le Petit Prince.

Bonjour, dit le marchand.

C’était un marchand de pilules perfectionnées qui apaisent la soif.

Pourquoi vends-tu cela ?dit le Petit prince.

C’est une grosse économie de temps, dit le marchand. Des experts ont fait des calculs, on épargne 53 minutes par semaine.

Et que fait-on de ces 53 minutes ?

On en fait ce que l’on veut.

Eh bien moi, dit le Petit Prince, si j’avais 53 minutes à dépenser, je marcherais tout doucement vers une fontaine.

Le temps de marcher tout doucement vers une fontaine, 53 minutes, à peu près le temps de la célébration du dimanche. Je nous souhaite de ne jamais être à 53 minutes près pour aller à la source.

Je nous souhaite, à la faveur de l’été : 

- de prendre le temps de marcher tout doucement vers une fontaine pour nous reposer.

- de prendre le temps de marcher tout doucement vers la fontaine pour prier.

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