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1er dimanche de l’Avent dans l’année C – 2 décembre 2018

Posté par rtireau le 28 novembre 2018

croix

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 21,25-28.34-36. 

En ce temps-là, Jésus parlait à ses disciples de sa venue : 
« Il y aura des signes dans le soleil, la lune et les étoiles. Sur terre, les nations seront affolées et désemparées par le fracas de la mer et des flots.
Les hommes mourront de peur dans l’attente de ce qui doit arriver au monde, car les puissances des cieux seront ébranlées.
Alors, on verra le Fils de l’homme venir dans une nuée, avec puissance et grande gloire.
Quand ces événements commenceront, redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche. »
Tenez-vous sur vos gardes, de crainte que votre cœur ne s’alourdisse dans les beuveries, l’ivresse et les soucis de la vie, et que ce jour-là ne tombe sur vous à l’improviste
comme un filet ; il s’abattra, en effet, sur tous les habitants de la terre entière.
Restez éveillés et priez en tout temps : ainsi vous aurez la force d’échapper à tout ce qui doit arriver, et de vous tenir debout devant le Fils de l’homme. »

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Homélie

Posté par rtireau le 28 novembre 2018

1erdimanche de l’Avent dans l’année C -2 décembre 2018

Jérémie 33, 14-16 ; Psaume 24 ; 1 Thessaloniciens 3, 12 – 4,2 ; Luc 21, 25-28. 34-36

C’est sa dernière montée à Jérusalem. Et Jésus annonce que le Temple sera détruit. On lui demande quel sera le signe de la restauration du véritable Israël. Alors il prononce un long discours eschatologique. Il ne décrit pas la fin du mondecomme on a pu le croire. Il décrit de façon symbolique le désordre établi au cœur de l’humanité. 

“Il y aura des signes dans le soleil, la lune et les étoiles. Sur terre, les nations seront affolées et désemparées par le fracas de la mer et des flots…” D’abord ne nous laissons pas impressionner par ce langage catastrophe, apocalyptique comme on dit. Dans nos façons de parler, il nous arrive aussi de dire : “J’ai vécu un grand bouleversement. J’ai senti le sol se dérober sous mes pieds.”Et puis observons, aussi bien dans Jérémie que dans l’Evangile, ce qu’on pourrait appeler la capacité de résistance de celui qui croit.

— Dans Jérémie d’abord. Tout allait mal : Jérusalem était en ruines. Et voilà que Jérémie nous donne un émouvant témoignage de la façon dont la foi renaît sans cesse. Non ! Il n’est pas possible que la parole de Dieu soit mise en échec. On a souvent retenu de Jérémie ses prières de lamentation, qui ont inspiré le mot « jérémiades » dans notre vocabulaire courant. Ce qu’il proclame pourtant aujourd’hui dans son chapitre 33 se trouve dans un ensemble de textes qui annoncent la consolation d’Israël, aux temps de l’exil, et sont des promesses de salut et des invitations à l’espérance. Non ! Jérémie n’a pas écrit que des  jérémiades

— Et puis dans l’évangile. Luc décline un thème classique des apocalypses : l’idée que la fin sera marquée par un déchaînement des forces du mal, symbolisées souvent par la mer et la tempête. Il s’adresse à des fidèles persécutés pour les assurer que l’ampleur même de l’épreuve est signe que la fin est proche. A l’origine il y avait sans doute polémique contre le culte des astres pratiqués par les païens : au peuple tenté par l’idolâtrie les prophètes déclarent que leJour du Seigneurviendra, que ces divinités s’effondreront et que tout homme verra qu’il n’y a qu’un seul Dieu. Au fond ce ne sont pas des visions de peur mais la promesse d’une victoire définitive sur nos peurs.  “Alors on verra le Fils de l’Homme venir dans une nuée”. (Daniel 7)

Jésus ne dit pas : “Écrasez-vous, c’est la fin du monde”.Il dit : “Relevez la tête, votre rédemption approche”. Il annonce une humanité transformée par la présence du Fils de Dieu, cette humanité nouvelle faite de ceux qui vivent selon les béatitudes. Et son discours se termine par un appel à la confiance : le Fils de l’Homme est entré dans l’histoire, à travers l’action de ses disciples, pour défendre l’humain. Mais comment entendre la graine qui pousse quand les cris de haine font croire que tout va mal ? Il faut retrouver le silence du veilleur. Dieu veille, comme le père du prodigue. C’est pour ça que nous pouvons tenir dans la vie et dans l’amour.

Ecoutez ces quelques mots du Père Michel Scouarnec au sujet des textes de ce premier dimanche de l’Avent : «  J’aime à penser que le divin, c’est peut-être le moins visible plutôt que l’invisible ; le murmure plus que le silence ; la discrétion plus que la catastrophe. Peut-être les trompettes de Jéricho ne seront-elles qu’une parole bouleversante chuchotée à notre oreille. L’éclat du jour se fera un peu plus vif, le pommier prendra l’air plus heureux, le chêne plus éternel, et sur chaque visage la trace des jours uniques deviendra quotidienne. Dieu n’est pas expressionniste. Il n’a pas le goût du malheur. »

— Ce que j’entends pour ma part aujourd’huic’est que notre foi ne consiste pas à essayer d’oublier les catastrophes ou à faire comme si il n’y en avait pas. Non ! Notre foi consiste à accueillir la réalité comme elle est. L’Incarnation, c’est aussi concret que ça : accueillir la réalité avec la conviction que rien ne peut arrêter l’espérance chrétienne puisque la croix elle-même n’a pas eu le dernier mot sur la vie du Christ. 

Avons-nous bien compris que la résurrection de Jésus n’a pas été dispense de la croix, mais traversée de la mortelle-même ? Quelqu’un a bien résumé le message en disant : “Jésus, on a réussi à le mettre à mort. Mais on n’a jamais réussi à l’enterrer.”

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