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Evangile pour le 8°dimanche de l’année C – 3 mars 2019

Posté par rtireau le 26 février 2019

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 6, 39-45.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples en parabole : « Un aveugle peut-il guider un autre aveugle ? Ne vont-ils pas tomber tous les deux dans un trou ?
Le disciple n’est pas au-dessus du maître ; mais une fois bien formé, chacun sera comme son maître.
Qu’as-tu à regarder la paille dans l’œil de ton frère, alors que la poutre qui est dans ton œil à toi, tu ne la remarques pas ?
Comment peux-tu dire à ton frère : “Frère, laisse-moi enlever la paille qui est dans ton œil”, alors que toi-même ne vois pas la poutre qui est dans le tien ? Hypocrite ! Enlève d’abord la poutre de ton œil ; alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère. »
Un bon arbre ne donne pas de fruit pourri ; jamais non plus un arbre qui pourrit ne donne de bon fruit.
Chaque arbre, en effet, se reconnaît à son fruit : on ne cueille pas des figues sur des épines ; on ne vendange pas non plus du raisin sur des ronces.
L’homme bon tire le bien du trésor de son cœur qui est bon ; et l’homme mauvais tire le mal de son cœur qui est mauvais : car ce que dit la bouche, c’est ce qui déborde du cœur.

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Homélie

Posté par rtireau le 26 février 2019

Huitième dimanche ordinaire – C -  3 mars 2019

Ben Sirac le Sage 27, 4-7 ; Ps 91 ; 1 Corinthiens 15, 54-58 ; Luc 6, 39-45.

Savez-vous que les défauts des autres sont bien plus visibles que leurs qualités, évidemment ? Ce qu’ils font de bien, c’est bien la moindre des choses. Mais leurs défauts, il faut vivre avec : c’est pas drôle ! Et c’est la même chose avec soi-même : interrogez quelqu’un sur son principal défaut, il trouvera facilement quoi dire. Mais sur sa principale qualité, bien souvent, il cherchera sans vraiment trouver. On a du mal à reconnaître ses propres qualités.

Ce réflexe est vrai mêmepar rapport à Dieu : pourquoi tant de gens ont-ils du mal à croire en un Dieu bon ? Parce qu’ils voient d’abord ce qui ne va pas dans le monde. Eh bien, c’est cette façon de voir le mal en premier qui fait de nous des aveugles. C’est ça avoir une poutre dans l’œil. Comprenons bien cette histoire de la paille et de la poutre : ça ne veut pas dire que chacun devrait se juger pire que les autres.

Non. Ce qui rend vraiment la vie pénible et difficile, c’est quand on ne voit plus que le mal chez les autres, et en soi-même. Avoir une poutre dans l’œil, ce n’est pas avoir un défaut plus gros que les autres, c’est ne voir que les défauts. C’est avoir ce regard amer, désabusé, cette façon de ne jamais être content. Et ce qui est le plus désespérant, c’est n’avoir rien à apporter aux autres, sentir que les autres n’attendent plus rien de moi. Être en chômage, en chômage de sa place parmi les autres.

Qu’il y ait du mal dans le monde, c’est l’évidence. Mais c’est précisément pour ça qu’il nous faut savoir discerner en chacun les possibilités de bien. Car la lucidité sans la bienveillance, c’est une lumière cruelle, blessante. En fait c’est une fausse lucidité. La vraie lucidité voit au-delà des apparences. Parce que nous avons non seulement des défauts, mais une tendance au mal en nous,nous avons besoin d’être encouragés par un regard de bienveillance et de confiance. Il y a une phrase de la Bible que les enfants aiment beaucoup (1 Samuel 16, 7) : « L’homme regarde le visage, Dieu regarde le cœur. »  Nous, nous ne voyons que le visible, mais la vérité d’un être humain est de l’ordre de l’invisible. C’est pourquoi on ne voit clair qu’avec le regard du cœur.

Nous avons donc une grande responsabilité les uns à l’égard des autres. Il s’agit pour nous d’être les témoins de Dieu – rien moins que cela – les témoins du regard que Dieu pose sur nous. Ce regard que Jésus posait sur les pécheurs. Un regard qui voyait au-delà du visible, qui allait au plus profond et qui créait de la bonté.

Alors devant les défauts des autres, devant les difficultés à vivre ensemble, devant la fatigue à supporter les autres, Dieu ne nous demande pas d’être des redresseurs de torts, mais d’aider les autres à vivre. Les chrétiens – et l’Église – apparaissent trop souvent comme voulant toujours corriger les autres. Non, nous n’avons pas la charge, au nom de Dieu, de faire la morale, ni aux autres, ni à nous-mêmes. Mais nous sommes invités à croire : croire en la bonté de Dieu, en cette bonté qui est à l’œuvre, en nous, chez l’autre, et dans chaque être humain, et qui y crée de la bonté. Et nous avons à en témoigner par notre propre regard les uns sur les autres.

Un des maîtres mots de l’évangile d’aujourd’hui, c’est le mot frèreSi tu es mon frère, je ne suis ni ton père, ni ton maître, ni ton juge.« Qu’as-tu fait de ton frère ? »  L’as-tu tué par des paroles d’accusation ou bien l’as-tu aidé à surmonter ses faiblesses ?

J’ai un petit jeu à vous proposer, ce dimanche midi :

prendre un papier et y inscrire votre principale qualité.

Puis prendre un autre papier et y inscrire la principale qualité de ceux qui vous entourent.

Vous aurez d’heureuses surprises, vous verrez.

Oui, au sein d’une humanité blessée, souffrante, il est urgent de témoigner de notre foi en la bonté des autres et de Dieu. Nous avons besoin, aujourd’hui, d’un vrai regard de foi, d’espérance, sur les autres, sur nous-mêmes et sur Dieu. « Qu’il est bon, le Bon Dieu ! » 

 

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Evangile pour le 7°dimanche de l’année C – 24 février 2019

Posté par rtireau le 19 février 2019

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 6, 27-38.

En ce temps-là, Jésus déclarait à ses disciples : « Je vous le dis, à vous qui m’écoutez : Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent.
Souhaitez du bien à ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous calomnient.
À celui qui te frappe sur une joue, présente l’autre joue. À celui qui te prend ton manteau, ne refuse pas ta tunique.
Donne à quiconque te demande, et à qui prend ton bien, ne le réclame pas.
Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le aussi pour eux.
Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle reconnaissance méritez-vous ? Même les pécheurs aiment ceux qui les aiment.
Si vous faites du bien à ceux qui vous en font, quelle reconnaissance méritez-vous ? Même les pécheurs en font autant.
Si vous prêtez à ceux dont vous espérez recevoir en retour, quelle reconnaissance méritez-vous ? Même les pécheurs prêtent aux pécheurs pour qu’on leur rende l’équivalent.
Au contraire, aimez vos ennemis, faites du bien et prêtez sans rien espérer en retour. Alors votre récompense sera grande, et vous serez les fils du Très-Haut, car lui, il est bon pour les ingrats et les méchants.
Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux.
Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés.
Donnez, et l’on vous donnera : c’est une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans le pan de votre vêtement ; car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira de mesure aussi pour vous. »

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Homélie

Posté par rtireau le 19 février 2019

Septième  dimanche ordinaire -C-  24 février 2019

1  Samuel 26,  2.7-9.12-13.22-23 ; Ps 102 ; 1 Corinthiens 15, 45-49 ; Luc 6, 27-38

“Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent. Souhaitez du bien à ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous calomnient.” Déjà pas mal, je trouve, de ne pas continuer le cercle de la violence. Mais aimer les ennemis ?… Eh bien, plutôt que de rêver de perfection avec des mots de prétendue profondeur spirituelle accessibles seulement à quelques élites, moi j’ai envie de nous inviter à constater simplement que ça existe… et qu’on connaît tous des exemples :

- c’est la maman qui entend son enfant parler de untel : “Qu’est-ce qu’il est bête !”  et qui lui explique : “Non. Il y a quelque chose de bon en lui. C’est toi qui n’ouvre pas assez les yeux.”

- ce sont les efforts de rapprochement entre Islam et Christianisme, et les efforts d’œcuménisme.

- c’est le papa d’un jeune garçon assassiné qui avait créé un mouvement pour éviter la haine.

- ce sont les moines de Tibhirine en Algérie dont chacun se souvient l’histoire.

Tout plein de faits de vie qui incarnent cette réalité de l’Evangile : Aimer les ennemis parce que les ennemis valent plus que les apparences. Très important de regarder la vie comme ça au lieu de rêver de perfection en déprimant de ne jamais y arriver. Regarder, scruter la vie, s’apercevoir que des pas encourageants (petits ou grands) sont déjà faits. S’apercevoir que c’est possible et reconnaître le Christ ressuscité dans cette démarche. Voilà qui donne l’espérance. Scruter la vie (faire révision de vie) pour y reconnaître le ressuscité, c’est ce que font les personnes qui font partie d’un mouvement d’action catholique.

Aimer l’ennemi parce qu’il est aimé de Dieu, c’est déjà ça l’histoire racontée par la 1èrelecture d’aujourd’hui : “le Seigneur t’avait livré entre mes mains, mais je n’ai pas voulu porter la main sur le Messie du Seigneur.” Saint Paul dans la seconde lecture a dit : parce que l’homme, même s’il est mon ennemi est “Pétri d’argile… Mais il vient du ciel.”

Aimer ses ennemis ! S’apercevoir comme ce chef de personnel que c’est vital de faire le premier pas à l’égard de tel employé. Pendant longtemps d’abord, la formule était : “C’est à lui de faire le premier pas ! C’est lui qui est en tort !” Et puis un jour : S’il ne fait jamais ce premier pas, c’est peut-être qu’il n’en a pas la force ! Et si c’était à moi de le faire ! Si je ne le fais pas, c’est peut-être parce que je n’en ai pas la force non plus… ou bien parce que ça me tient debout de rester fâché…Pourquoi donc ça me tient debout de rester fâché ? Voilà un véritable aveu de faiblesse ! Il faudrait que je sois plus fort pour faire le premier pas et pardonner ! Et ça me ferait tellement de bien à moi d’abord…

Saint Vincent de Paul disait : “Pardonner une injure reçue, c’est guérir soi-même une plaie de son cœur.”L’Evangile, lui, dit : “Heureux les miséricordieux !”Et Gérard Bessière raconte un fait dans un style qui n’appartient qu’à lui : je cite : « Elle attendait en bas, ma jolie amie de 76 ans. Que se passait-il pour qu’elle vienne ainsi sans prévenir ? Un rien de désordre dans ses vêtements et dans ses cheveux. Elle m’a expliqué, elle venait d’être bousculée par des jeunes dans le métro, qui voulaient lui dérober son sac. Elle m’a raconté avec des yeux de petite fille étonnée. Puis, elle a sorti une enveloppe de son sac à main. Voici, mon Père, c’est une petite offrande. Vous la donnerez à une œuvre qui s’occupe des délinquants. Vous comprenez, il faut bien les aider, ces jeunes. Pas un mot de colère ou de haine, le réflexe de l’amour, le réflexe de l’évangile. En la voyant, je regardais en elle ce que pourrait être la terre, si l’invisible levain de l’évangile faisait partout lever le beau pain d’humanité. »

Mes amis, des petites dames comme celle-là, il y en a une sur 1 000, une sur 10 000 ? Oui vous avez raison. Ces gestes merveilleux de pardon sont rares, les chrétiens n’en ont d’ailleurs pas le monopole. Mais nous, au nom du Christ, voulons-nous essayer de faire quelques pas sur le chemin du pardon ? Voulons-nous recevoir ce levain de l’évangile, recevoir ce ferment en venant communier. Il y va de notre bonheur et du bonheur de ceux qui nous entourent.

Prière : Comment veux-tu, Seigneur, que j’aime mon ennemi ? Je le pourrai le jour où je trouverai en lui des raisons de l’aimer.           Guéris mon regard. Je vais déjà prier pour lui. Un jour, peut-être, j’apprendrai de toi qu’il est d’abord mon frère.

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Evangile pour le 6°dimanche de l’année C – 17 février 2019

Posté par rtireau le 13 février 2019

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 6, 17. 20-26.

Jésus descendit de la montagne avec eux et s’arrêta sur un terrain plat. Il y avait là un grand nombre de ses disciples et une grande multitude de gens venus de toute la Judée, de Jérusalem, et du littoral de Tyr et de Sidon.
Et Jésus, levant les yeux sur ses disciples, déclara : « Heureux, vous les pauvres, car le royaume de Dieu est à vous.
Heureux, vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés. Heureux, vous qui pleurez maintenant, car vous rirez.
Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent et vous excluent, quand ils insultent et rejettent votre nom comme méprisable, à cause du Fils de l’homme.
Ce jour-là, réjouissez-vous, tressaillez de joie, car alors votre récompense est grande dans le ciel ; c’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les prophètes.
Mais quel malheur pour vous, les riches, car vous avez votre consolation !
Quel malheur pour vous qui êtes repus maintenant, car vous aurez faim ! Quel malheur pour vous qui riez maintenant, car vous serez dans le deuil et vous pleurerez !
Quel malheur pour vous lorsque tous les hommes disent du bien de vous ! C’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les faux prophètes. »

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Homélie

Posté par rtireau le 13 février 2019

Sixième dimanche dans l’année C - 17 février 2019

Jérémie 17, 5-8 ; Psaume 1 ; 1 Corinthiens 15, 12.16-20 ; Luc 6, 17.20-26

C’est peut-être bien en pensant à cette page d’évangile que Marx a pu dire : « la religion est l’opium du peuple. »Jésus, dans la version des Béatitudes selon St Luc, s’adresse en effet à tous les pauvres de la terre pour leur dire : vous êtes malheureux maintenant, mais ça ne durera pas ; vous aurez votre récompense dans le ciel. C’est vrai que cette parole peut sembler opium si on s’en sert pour encourager les malheureux à se résigner et si les riches en profitent pour justifier les inégalités.

On sent bien, en tous cas, qu’on ne peut pas dire des choses comme ça à un demandeur d’emploi ou à un grand malade. Mais Jésus a le droit de s’adresser aux malheureux parce qu’il est l’un d’entre eux, parce qu’il en est le frère. Il est lui-même LE pauvre par excellence. Né dans une étable, mort sur une croix, « Il n’a pas une pierre où reposer sa tête. »Dieu, en la personne de Jésus, s’identifie au pauvre et au malheureux. Parole qui résume tout l’évangile et qui s’adresse à tout homme, quelle que soit sa religion : « J’ai eu faim, vous m’avez donné à manger ; j’étais nu et vous m’avez habillé… chaque fois que vous avez fait cela à un petit, c’est à moi que vous l’avez fait. »

Il reste tout de même (et ça nous gêne) que la promesse de bonheur semble reportée à un futur plus ou moins hypothétique. Alors il est bon de nous rappeler que l’expression sémitique « dans les cieux »est une autre manière de dire « en Dieu ». Alors ce n’est pas forcément du futur, c’est aussi du présent. Jésus ne dit pas : “Vous serez heureux plus tard”,mais “vous êtes heureux.”Il ne dit pas : “votre récompense sera grande”, mais : “votre récompense est grande… en Dieu”.Comme si, pour St Luc, le seul fait d’être pauvre pouvait permettre un bonheur ignoré. Comme si on disait : “Même dans la pauvreté, un homme peut être heureux en Dieu.”A condition de changer d’optique, et de ne pas tout baser sur un avoir de courte durée. « Si nous avons mis notre espoir dans le Christ pour cette vie seulement, nous sommes les plus à plaindre de tous les hommes, »disait saint Paul (seconde lecture). Ma foi consiste à déplacer les valeurs : apprendre à vivre la fraternité, le respect de l’autre, la qualité des relations. Car nous ne sommes pas jugés sur ce que nous possédons, mais uniquement sur l’amour. 

Le fond de la question se trouve déjà dans la 1èrelecture : Jérémie oppose ceux qui mettent leur confiance en ce qui est mortel et ceux qui mettent leur confiance en Dieu. Les premiers sont comme une terre desséchée, ils sont malheureux ; les seconds sont comme une terre bien irriguée, heureuse de porter du fruit. Mettre sa confiance ailleurs qu’en Dieu, c’est se fabriquer des idoles. Trouver son bonheur dans sa richesse, c’est bâtir sa vie sur du vent. C’est passer à côté du bonheur. Chercher Dieu, c’est mettre avant tout la communion et le service avec les autres. C’est vouloir les faire exister. Croire en la vie éternelle, c’est vivre dès aujourd’hui les valeurs sur lesquelles est basée cette vie en Dieu. « Ta récompense est grande dans le ciel. »Un mystère nous conduit plus loin que nos problèmes, là où l’horizon de l’homme n’est pas l’homme mais Dieu. Désormais la vie de l’homme s’écrit en lettres d’éternité. Et ça change tout. Le ciel est déjà là, même s’il ne nous est pas totalement révélé. La vie ressuscitée, c’est déjà la vie que nous menons maintenant.

En proclamant les Béatitudes, Jésus fonde notre désir de bonheur sur de vraies valeurs. Le vrai bonheur est d’abord celui qui se reçoit et se partage. Il se construit non pas sur ce qui est uniquement « dû » mais sur ce qui est d’abord « don ». L’Évangile conduit à des inversions de perspectives qui sont de véritables conversions des cœurs. Que de promesses d’avenir pour celles et ceux qui peuvent regarder le monde avec les lunettes de l’Évangile ! Et nous savons que le bonheur ne se vend pas tout fait dans une boutique de luxe. Ecoutez la petite histoire du vendeur de graines… C’est quelqu’un qui rêve et qui, dans son rêve, entre dans un magasin. II voit un ange derrière le comptoir. Et il lui demande : 

- « Que vendez vous, ici ? » 

- « Tout ce que vous voulez » répond l’ange. 

- « Alors, dit l’homme : je veux… la fin de toutes les guerres, la suppression de la misère dans le monde, la justice pour les pauvres, la réconciliation entre les peuples… » 

L’ange l’arrêta : «Excusez-moi, on ne s’est pas bien compris. Ici, nous ne vendons pas de fruits, nous ne vendons que les graines.»

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Evangile pour le 5°dimanche de l’année C – 10 février 2019

Posté par rtireau le 8 février 2019

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 5, 1-11.

En ce temps-là, la foule se pressait autour de Jésus pour écouter la parole de Dieu, tandis qu’il se tenait au bord du lac de Génésareth.
Il vit deux barques qui se trouvaient au bord du lac ; les pêcheurs en étaient descendus et lavaient leurs filets.
Jésus monta dans une des barques qui appartenait à Simon, et lui demanda de s’écarter un peu du rivage. Puis il s’assit et, de la barque, il enseignait les foules.
Quand il eut fini de parler, il dit à Simon : « Avance au large, et jetez vos filets pour la pêche. »
Simon lui répondit : « Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ta parole, je vais jeter les filets. »
Et l’ayant fait, ils capturèrent une telle quantité de poissons que leurs filets allaient se déchirer.
Ils firent signe à leurs compagnons de l’autre barque de venir les aider. Ceux-ci vinrent, et ils remplirent les deux barques, à tel point qu’elles enfonçaient.
À cette vue, Simon-Pierre tomba aux genoux de Jésus, en disant : « Éloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur. »
En effet, un grand effroi l’avait saisi, lui et tous ceux qui étaient avec lui, devant la quantité de poissons qu’ils avaient pêchés ;
et de même Jacques et Jean, fils de Zébédée, les associés de Simon. Jésus dit à Simon : « Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras.»
Alors ils ramenèrent les barques au rivage et, laissant tout, ils le suivirent.

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Homélie

Posté par rtireau le 8 février 2019

5° dimanche dans l’année C – 10 février 2019

Isaïe 6, 1-2a.3-8
 ; Psaume 137
 ; 1 Corinthiens 15, 1-11
 ; Luc 5, 1-11

Faire l’expérience de la présence de Dieu, c’est personnel, et mystérieux. Nous avons besoin de moments forts pour ça, pour entendre un appel et y répondre. C’est ce qui est arrivé à Pierre, rejoint dans son activité quotidienne marquée par un gros échec. C’est ce qui est arrivé à Paul quand sur sa route de voyageur il a fait la rencontre de sa vie. Et c’était arrivé à Isaïe, le diplomate de la cour du roi, dans une liturgie du Temple qui l’émerveilla.

Tous trois ont eu une réaction comparable. Après l’étonnement il y a le recul, la crainte de se découvrir tout à coup si petit devant tant de grandeur, si misérable face à tant de sainteté. “Je suis un homme aux lèvres impures,”dit Isaïe. “Eloigne-toi, Seigneur, car je suis un homme pécheur,”dit Pierre. Tandis que Paul évoque : “l’avorton que je suis, moi qui suis le plus petit des Apôtres”. La découverte de la grandeur de Dieu fait prendre conscience de la petitesse humaine. Mais l’histoire ne s’arrête pas là, car Dieu reprend l’initiative : “sois sans crainte (Pierre) ; ton péché est pardonné (Isaïe).”Et Isaïe répond : “je serai ton messager”.Et Simon, Jacques et Jean ramènent les barques au bord, laissent tout et partent à la suite de Jésus.

Notre Évangile est un vrai tableau : le lac, des pêcheurs au travail, une foule, Jésus, du mouvement, un événement, une tranche de vie. C’est aussi concret qu’un roman qui commence au bord du lac, où des gens sont au travail en train de laver leurs filets. A priori ce n’est pas le moment de les déranger. Ils viennent de passer une nuit sans rien prendre et ne sont peut-être pas de bonne humeur. Ils laissent pourtant Jésus s’embarquer. D’ailleurs il ne leur demande pas la permission. Alors les voilà embarqués avecJésus, les imprudents, sans se douter où ça peut les mener. Et voilà que la barquequi n’avait jamais porté que des pêcheurs, du matériel et sûrement des poissons devient un lieu de prédication, le lieu de la Parole de Dieu, un lieu d’où Dieu parle. Voilà un lieu de travail qui prend une coloration originale.

Et ça change tout, ça chavire et la barque et les gens. Ils étaient fatigués, à eux de travailler encore. Lui il parle… La nuit était finie, il faut recommencer. Lui, il a dormi… Ils étaient déçus. Si, si, il faut encore espérer… La barque était vide. La voilà pleine à craquer… Les poissons eux-mêmes changent de signification et c’est sûrement la première fois que ces gaillards sont effrayés devant leurs poissons. Sans doute parce que les poissons ne sont plus vraiment des poissons, ils sont un signe. Ce n’est pas une pêche extraordinaire, c’est une pêche miraculeuse.Les disciples sont déstabilisés. Ce serait le moment de penser à leur avenir, par exemple en faisant une association rentable avec Jésus. Non ! C’est ce jour-même où ça marche le mieux qu’ils arrêtent tout. 

Changement de programme. Les voilà pêcheurs d’hommes, invités à vivre avec des hommes cette expérience qu’ils viennent de vivre avec des poissons. Les voilà invités à rejoindre d’autres hommes sur leur lieu de travail, dans leur quotidien, dans leur barque ou leur galère, pour que ces lieux en soient transformés. Les voilà invités à aider des hommes à mettre la tête hors de l’eau, alors qu’ils sont submergés de tracas. Les voilà invités à pêcher des hommes, les repêcher, les arracher à leurs abîmes. Les voilà pêcheurs d’hommes : des gens qui s’embarquent avec d’autres pour que la vie en soit transformée, révolutionnée par cette présence qui change tout : la fatigue en énergie, la déception en espérance malgré tout, une pêche réussie en pêche miraculeuse.

C’est donc à passer de la peur à la confiance que nous sommes appelés par les trois textes d’aujourd’hui. A notre tour de nous laisser inviter comme Pierre par Jésus. A notre tour de l’entendre nous dire : “Prête-moi ta barque pendant une heure.”  Il y a quelqu’un que je n’ai pas visité depuis longtemps ; il y a une démarche difficile de pardon que je n’ai pas encore entamée ; il y a un des enfants qui ne va pas bien… “Prête-moi ta barque pendant une heure… Avance au large et jette ton filet…” Et Dieu s’occupera de le remplir. 

Souvent on se contente de lire l’évangile au passé. Ce sont de belles histoires, mais c’est du passé. Non ! On nous l’a redit la semaine dernière, l’évangile c’est au présent ! C’est aujourd’hui que Jésus redit à chacun : “Prête-moi ta barque pendant une heure.”  

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