Evangile du 13° dimanche dans l’année C – 30 juin 2019

Posté par rtireau le 25 juin 2019

898bebc4

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 9, 51-62. 

Comme s’accomplissait le temps où il allait être enlevé au ciel, Jésus, le visage déterminé, prit la route de Jérusalem.
Il envoya, en avant de lui, des messagers ; ceux-ci se mirent en route et entrèrent dans un village de Samaritains pour préparer sa venue.
Mais on refusa de le recevoir, parce qu’il se dirigeait vers Jérusalem.
Voyant cela, les disciples Jacques et Jean dirent : « Seigneur, veux-tu que nous ordonnions qu’un feu tombe du ciel et les détruise ? »
Mais Jésus, se retournant, les réprimanda.
Puis ils partirent pour un autre village.
En cours de route, un homme dit à Jésus : « Je te suivrai partout où tu iras. »
Jésus lui déclara : « Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer la tête. »
Il dit à un autre : « Suis-moi. » L’homme répondit : « Seigneur, permets-moi d’aller d’abord enterrer mon père. »
Mais Jésus répliqua : « Laisse les morts enterrer leurs morts. Toi, pars, et annonce le règne de Dieu. »
Un autre encore lui dit : « Je te suivrai, Seigneur ; mais laisse-moi d’abord faire mes adieux aux gens de ma maison. »
Jésus lui répondit : « Quiconque met la main à la charrue, puis regarde en arrière, n’est pas fait pour le royaume de Dieu. »

Publié dans Non classé | Pas de Commentaire »

Homélie

Posté par rtireau le 25 juin 2019

13° dimanche dans l’année C30 juin 2019

1 Rois 19, 16b.19-21 ; Psaume 15 ; Galates 5, 1.13-18 ; Luc 9, 51-62

La page de l’évangile d’aujourd’hui nous présente trois visages différents de Jésus : il décide de prendre la route vers Jérusalem ; il renonce à toute violence ; il propose des exigences fortes à ceux qui le suivent.

Il décide de prendre la route vers Jérusalem : Jésus est un homme de courage. A partir de maintenant, dans l’évangile de Luc, les miracles se font plus rares, les paroles de Jésus deviennent plus dures. Son visage aussi, on dirait… et il va prendre résolument la route vers Jérusalem, vers le lieu de son combat décisif contre la mort. Prenons le temps – nous sommes là pour ça – d’évoquer nos difficultés, nos échecs, nos conflits, nos incertitudes professionnelles, nos solitudes affectives. Au lieu de nous laisser aller, durcissons le visage pour tenir bon, à la suite du Christ. Silence !

Jésus renonce à toute violence : Jésus est homme de non-violence. Jésus est courageux et décidé. Et pourtant, il est “doux et humble de cœur”.  Un village de Samaritains a refusé de recevoir des pèlerins juifs dans un réflexe raciste. Jacques et Jean les fils du tonnerre, proposent d’utiliser la manière du prophète Elie (2 Rois 1, 10) pour punir à coup de feu du cielce village qui n’est pas d’accord avec eux. Une tentation, que nous pouvons avoir nous aussi, de supprimer l’adversaire ou de nous venger. Jésus refuse cette intervention spectaculaire et brutale. Il nous révèle ainsi le vrai Dieu qui a créé l’homme libre et qui respecte jusqu’au bout cette liberté. Comment Dieu détruirait-il les pécheurs ? Il les aime et il veut les sauver : “Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font.”  (Luc 23, 33). Jésus est le non-violent même, qui arrête le cercle infernal du mal en le recevant sur lui, sans jamais le faire lui-même. Devant le mal, en nous et chez les autres, demandons à Dieu sa patience. Silence !

Jésus propose des exigences fortes : Jésus est homme d’exigences radicales. Sa non-violence n’est pas une sorte de molle tolérance où les frontières seraient floues entre le mal et le bien. Il propose au contraire à ceux qui veulent le suivre des exigences qui peuvent paraître inhumaines. Il ne cherche pas à recruter à tout prix. Il souligne qu’il faudra accepter inconfort et insécurité pour le suivre. Il est bon de nous le rappeler quand nous vivons des fatigues physiques ou morales. “Laisse les morts enterrer leurs morts.” C’est une des paroles les plus dures de tout l’évangile. Ceux qui n’ont pas voulu le rencontrer, Jésus ose les qualifier de morts. Pour le Christ, celui qui n’a pas le souci des choses de Dieu, ne vit pas. Et apparemment on ne peut pas le suivre en faisant passer nos propres affaires avant celles de Dieu.

Comment comprendre une telle rudesse ? Difficile question. Sans doute faut-il toujours nous rappeler que la prédication de Jésus n’est que Bonne Nouvelle et promesse de bonheur. Mais voilà ! Il a rencontré l’obstacle de la dureté des cœurs. Et il a essayé d’entamer cette dureté, de briser cette croûte épaisse, tantôt avec douceur, tantôt avec des paroles sévères. A chaque fois c’était pour faire une brèche dans des cœurs murés. En fait la dureté est en nous : nous sommes durs d’oreille, alors il élève le ton pour nous réveiller ; nous sommes durs à convaincreet portés à remettre à plus tard, alors il élève le ton pour dire : “c’est maintenant” ; nous sommes durs de cœur et notre monde est dur, d’où la dureté de certaines paroles de Jésus et sa rudesse de ton qui sont sans doute proportionnées à tout ça.

En réalité, Jésus n’est pas violent, il est ferme car il ne tolère pas l’intolérable. Il n’est pas un homme doucereux ou mièvre, mais un homme courageux et exigeant, et c’est pour ça que nous l’aimons. 

Nous avons, à sa suite, à parler haut et fort pour dénoncer ce qui n’est pas tolérable, ou alors on n’est plus ses disciples. La brûlure de la Parole de Dieu n’est pas faite pour détruire mais pour guérir et libérer. Saint Paul le disait dans la seconde lecture : « Frères, c’est pour que nous soyons libres que le Christ nous a libérés. Alors tenez-bon, ne vous mettez pas de nouveau sous le joug de l’esclavage. »  Silence !

Publié dans Non classé | Pas de Commentaire »

Evangile pour la fête du Corps et du Sang du Christ – 23 juin 2019

Posté par rtireau le 18 juin 2019

Donnez

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 9,11b-17. 

En ce temps-là, Jésus parlait aux foules du règne de Dieu et guérissait ceux qui en avaient besoin.
Le jour commençait à baisser. Alors les Douze s’approchèrent de lui et lui dirent : « Renvoie cette foule : qu’ils aillent dans les villages et les campagnes des environs afin d’y loger et de trouver des vivres ; ici nous sommes dans un endroit désert. »
Mais il leur dit : « Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Ils répondirent : « Nous n’avons pas plus de cinq pains et deux poissons. À moins peut-être d’aller nous-mêmes acheter de la nourriture pour tout ce peuple. »
Il y avait environ cinq mille hommes. Jésus dit à ses disciples : « Faites-les asseoir par groupes de cinquante environ. »
Ils exécutèrent cette demande et firent asseoir tout le monde.
Jésus prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction sur eux, les rompit et les donna à ses disciples pour qu’ils les distribuent à la foule.
Ils mangèrent et ils furent tous rassasiés ; puis on ramassa les morceaux qui leur restaient : cela faisait douze paniers.

Publié dans Non classé | Commentaires fermés

Homélie

Posté par rtireau le 18 juin 2019

Fête du Corps et du Sang du Christ – C – 23 juin 2019

Genèse 14, 18-20 ; Psaume 109 ; 1 Corinthiens 11, 23-26 ; Luc 9, 11b-17

L’histoire (légende) se passe en Inde. Un homme pauvre marche sur les sentiers brûlés par le soleil. Il mendie sa nourriture. La légende dit que c’est du blé qu’il recueille. À la fin de ses journées, son petit sac de toile est loin d’être rempli.

Un jour, son cœur a battu très fort quand il a aperçu, dans un nuage de poussière, quatre chevaux qui tiraient un carrosse : «Ah ! Si seulement ce prince me voyait et daignait s’arrêter ! S’il me donnait une pièce d’argent ou d’or !»

Eh oui ! Les chevaux ralentissent, s’arrêtent. La porte du carrosse s’entrouvre. Un homme au regard plein de bonté fait signe au mendiant de s’approcher et lui dit : « Donne-moi ton blé ». Le malheureux, déconcerté, hésite, puis retire un grain de blé de son petit sac. L’attelage repart laissant le pauvre désespéré, qui rentre chez lui, plus triste que jamais. Le soir, en vidant son sac de blé dans un bol, quelle ne fut pas sa surprise d’apercevoir un petit grain d’or ! «Ah si seulement je lui avais donné tout le contenu de mon sac !»

À chaque eucharistie, le Seigneur nous demande à nous aussi : Donne-moi ton blé, donne-moi quelque chose de ta vie. C’est pour ça que le pain et le vin viennent à chaque fois du milieu de notre assemblée. C’est notre blé qu’on donne au Seigneur. Une catéchumène nous a raconté un jour que tout a changé pour elle quand elle a compris cet échange entre nos offrandes et la communion. “Je me demandais ce que chacun allait chercher dans la communion. Quand j’ai eu compris que c’était la consécration de ce qu’il avait apporté de sa vie, ce fut une vraie révélation pour moi.” La question est donc, quand nous venons à la messe, de savoir ce que nous offrons réellement de notre vie ? Trop souvent, nous laissons au prêtre le soin de présenter à Dieu le pain… là-bas, loin de nous, comme si ce pain offert n’avait rien à voir avec nous !

Le pain ! Il représente le travail de plein de monde. Pas seulement le travail des autres, mais le nôtre, la vie de chacun de nous, ce que nous appelons notre pain quotidien, nos joies, nos peines, notre travail, nos responsabilités, nos amours. Nous avons bien raison d’apporter toute cette vie quotidienne, chaque dimanche à la messe. Et nous l’offrons à chaque messe, cette vie quotidienne, en offrant le pain pour que Dieu le transforme en sa propre vie. Pour que ces grains de blé – comme dans la légende – deviennent précieux comme de l’or… Pour que notre pain quotidiensoit transformé, transfiguré, habité, divinisé par la présence réelle du Christ. “Nous te présentons ce pain, fruit de la terre et du travail des hommes, il deviendra le pain de la vie.”Ça veut dire en clair qu’à la communion, Dieu nous redonne ce pain, habité de la présence du Christ.

Quand nous partageons et quand nous mangeons ce pain, nous recevons en nous l’Esprit Saint, l’Esprit de Jésus. Alors nous repartons avec une véritable énergie divine, pour continuer notre travail, pour tenir dans nos responsabilités, pour vivre toute notre vie avec la force de l’Esprit Saint, l’Esprit de Jésus, l’Esprit d’amour.

C’est important de comprendre ce qui se passe à la messe. Quelquefois, certains arrivent à la messe comme des désœuvrés… Ils n’apportent rien de ce qui fait leur vie. Eh bien je propose deux petites phrases que chacun pourrait retenir facilement : 

- La première : la messe, c’est la rencontre de deux présences 

            • la présence du Christ, qui, elle, ne fait aucun doute, 

            • et notre présence à nous qui a quelquefois du mal à être vraie. 

- Et la seconde phrase : nous communions à la présence du Christ pendant la messe pour devenir nous-mêmes présence du Christauprès des frères après la messe. Écoutez cet extrait de prière eucharistique que vous connaissez par cœur : “Regarde avec amour, Père très bon, ceux qui vont recevoir le corps du Christ, fais qu’ils deviennent ensemble par la force de l’Esprit Saint, le corps de ton Fils ressuscité.”C’est clair : après la messe, nous avons à devenir ensemble le corps du Christ, le signe visible de sa présence dans le monde. En fait, c’est après la messe que l’on sait si la messe a été vraie. Une messe vivante, c’est une messe qui fait vivre. Et quand ça arrive,personne ne se demande plus ce que nous sommes venus faire à la messe.

Publié dans Non classé | Pas de Commentaire »

Evangile pour la fête de la Trinité – 16 juin 2019

Posté par rtireau le 13 juin 2019

Trinité taizé

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 16,12-15. 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais pour l’instant vous ne pouvez pas les porter.
Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans la vérité tout entière. En effet, ce qu’il dira ne viendra pas de lui-même : mais ce qu’il aura entendu, il le dira ; et ce qui va venir, il vous le fera connaître.
Lui me glorifiera, car il recevra ce qui vient de moi pour vous le faire connaître.
Tout ce que possède le Père est à moi ; voilà pourquoi je vous ai dit : L’Esprit reçoit ce qui vient de moi pour vous le faire connaître. »

Publié dans Non classé | Commentaires fermés

Homélie

Posté par rtireau le 13 juin 2019

La sainte Trinité dans l’année C – 16 juin 2019

Proverbes 8, 22-31 ; Psaume 8 ; Romains 5, 1-5 ; Jean 16, 12-15

« J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais pour l’instant vous ne pouvez pas les porter. »C’est l’Esprit de Dieu qui est chargé de nous guider vers la véritétout entière. Comment mieux dire que la véritéest bien unchemin, une approche, un pas à pas, une histoireL’Esprit nous guide vers la vérité.L’Esprit est une personne. L’Esprit est la troisième personne de la Trinité.

Trinité: le mot est lâché ? Compliqué ? Oui ! Autant, mais pas plus que notre famille humaine : personne n’a attendu de savoir ce que c’est qu’une famille pour venir au monde et y vivre. Trinité : j’ai cru moi aussi que c’était réservé aux intellectuels. En réalité Trinitéest le mot que l’Eglise a trouvé pour signifier ce que l’Evangilenous dit de Dieu et ce que notre vienous dit de Dieu : 

• dans l’EvangileJésus, le Fils, parle souvent du Père, et quand il s’en va, il annonce qu’il nous enverra l’Espritpour rester avec nous.

• et dans notre vie, Dieu Trinitédonne à comprendre pourquoi nous sommes différents ; et notre vie peut nous dire beaucoup de Dieu Trinité parce que nous sommes créés à l’image de Dieu. Deux personnes qui s’aiment très fort peuvent devenir un couple. Et autour d’eux, on continue de dire leurs deux prénoms, mais il arrive qu’on parle des deux ensembles, le couple untel, comme d’une nouvelle réalité, deux qui ont un même Esprit.

La Trinitén’est donc pas une énigme, c’est uneclépour comprendre qui est Dieu et qui nous sommes.Jésus dit qu’il nous est possible de connaître le Père. Saint Jean le raconte : “Dieu, personne ne l’a jamais vu ; le Filsunique,… lui qui est dans le sein du Père, c’est lui qui 1’a fait connaître.” (Jean 1, 18).Jésus, tout le portrait de son Père !” disait un théologien. Ce visage du Père, Saint Jean le décrit en disant : “Dieu est amour.” (1 Jean 4, 8) 

Et Jésus parle de Dieu comme nous parlons d’Amour, avec trois dimensions : l’initiative,l’accueil, la communion.

• Le Pèreest initiative. Jésus nous dévoile le Père comme la source de tout ce que lui-même vient nous partager : la vie, la tendresse, le pardon. “Comme le Père m’a aimé, moi-aussi je vous ai aimés.” (Jean 15, 9) “De même que le Père m’a envoyé, moi-aussi je vous envoie.” (Jean 20, 21)

• Jésus, leFils, est tout entier accueil. Tout ce qu’il a, tout ce qu’il est, il le tient du Père.

• Et c’est dans l’Espritque se vit cette communion. Comme si Dieu était ce couple que j’évoquais à l’instant, dont on parle des deux personnes (Les untel) comme d’une nouvelle réalité.

L’Eglise n’est pas une association qui se souvient du passé ; elle est chaque jour communion d’amour parce que le cœur de Dieu a voulu battre dans un cœur d’homme, au rythme de son amour. Laissons-nous saisir par l’amour du Père, commencement toujours nouveau. Laissons-nous habiter par l’amour du Fils, accueil, reconnaissance, partage - Il n’aime pas vraiment celui qui ne sait pas recevoirEnfin,laissons l’Esprit ouvrir en nous des chemins de rencontre. 

Baptisés « au nom du Père, du Fils et de l’Esprit« , soyons comme le Père, éveilleurs de vie, ni paternalistes ni possessifs ; soyons comme le Filsqui se reçoit d’un Autre et qui se donne ; soyons comme l’Esprit, artisans de relations pleines de respect. C’est à l’amour que vivent les personnes divines qu’on reconnaît Dieu Amour. C’est à l’amour que nous aurons les uns pour les autres qu’on nous reconnaîtra chrétiens. Une jeune fille a un jour formulé magnifiquement cette richesse que chacun de nous porte en soi : “Dieu est le seul bonheur gratuit auquel tout le monde a droit”. 

Le théologien Alain Durand a écrit La cause des pauvres en 1991. Souvent, dit-il, on a la foiet, en conséquence, on se soucie du plus pauvre. C’est bien. Mais ce n’est pas tout à fait la réalité ! Car notre souci des pauvres n’est pas conséquence de notre foi, il constitue notre foi. Les signes que Dieu est venu dans l’histoire sont tous des signes qui concernent les pauvres : les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont guéris, les sourds entendent, les morts ressuscitent et la Bonne Nouvelle annoncée aux pauvres. Si l’on s’imagine que la foi existerait en dehors de ces actions, écoutons la réponse terrible de saint Jean : “Si quelqu’un dit « j’aime Dieu », alors qu’il a de la haine contre son frère, c’est un menteur.” (1 Jean 4, 20)

Publié dans Non classé | Pas de Commentaire »

Evangile pour la fête de la Pentecôte – 9 juin 2019

Posté par rtireau le 6 juin 2019

Esprit-Pentecôte

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 14,15-16.23b-26. 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Si vous m’aimez, vous garderez mes commandements.
Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous.
Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure.
Celui qui ne m’aime pas ne garde pas mes paroles. Or, la parole que vous entendez n’est pas de moi : elle est du Père, qui m’a envoyé.
Je vous parle ainsi, tant que je demeure avec vous ;
mais le Défenseur, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit. »

Publié dans Non classé | Commentaires fermés

Homélie

Posté par rtireau le 6 juin 2019

Fête de la Pentecôte – 9 juin 2019

Actes 2, 1-11 ; Psaume 103 ; Romains 8, 8-17 ; Jean 14, 15-16.23b-26

Dans l’évangile d’aujourd’hui, Jésus s’apprête à quitter le monde et il parle de l’Esprit“Moi je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous, l’Esprit de vérité… Il sera en vous.”Beaucoup croient que le mystère de la Trinitéest compliqué. Or vous savez que Jésus, le Fils, nous parle sans cesse de son Père, et qu’il nous quitte en assurant qu’il restera présent par son Espritqui “demeure en nous”. Simple, non ? Le mystère reste entier, mais c’est à la manière du mystère de l’Amourdont chacun peut déjà faire l’expérience. C’est donc un passage de relais que Jésus fait à ses disciples : c’est à eux (à nous) de continuer d’annoncer que Dieu est Père.Et il promet l’Esprit qui sera sa présence jusqu’à la fin des temps.

J’aime bien aussi la petite parabole intitulée: Entre Ascension et Pentecôte.Quand le Christ ressuscité était en train de monter au ciel, il jeta un coup d’œil vers la terre et la vit plongée dans l’obscurité, sauf quelques petites lumières sur Jérusalem. En pleine ascension, il croise l’ange Gabriel qui lui demande :

- “Seigneur, qu’est-ce que c’est que ces petites lumières ?” 

- “Ce sont les Apôtres en prière, groupés autour de ma mère. Mon plan : à peine rentré au ciel, leur envoyer mon Esprit, pour que ces petits feux deviennent un grand brasier, qui enflamme d’Amour – Charité, peu à peu, tous les peuples de la terre !”  

Et l’ange Gabriel ose répliquer: “Et que ferez-vous, Seigneur, si ce plan ne réussit pas ?” 

Après un instant de silence, le Seigneur lui répond doucement :“Mais je n’ai pas d’autre plan.”

Ecoutez maintenant Jacques NOYER, évêque émerite d’Amiens, qui raconte à sa façon, en 2015, l’histoire de la Pentecôte. C’est l’histoire de cette poignée d’hommes qui ce jour-là ont ouvert portes et fenêtres sur le monde pour lui annoncer la Bonne Nouvelle. Ils disaient que tous les peuples sont aimés de Dieu et appelés à vivre en paix. Ils disaient qu’il ne fallait pas avoir peur car l’amour peut changer la face du monde. Pourtant ils avaient eu peur. Ils avaient vu comment les chefs religieux du moment, avec la complicité du pouvoir occupant, avaient crucifié leur leader en l’accusant de blasphème. Ils avaient fui. Ils s’étaient cachés. Ils s’étaient regroupés. Ils se sentaient tellement désarmés. Mais doucement ils avaient retrouvé des forces. Ils ne voyaient plus Jésus comme un vaincu mais comme un vainqueur.II était avec eux. Il comptait sur eux. Il les envoyait pour inviter le monde à la paix.

Peut-être quelques-uns ont-ils pu être tentés de prendre les armes de leurs adversaires. La résistance avait déjà inspiré bien des bandes que la force romaine avait vite matées. Ils n’avaient pas toujours compris pourquoi Jésus avait refusé de les armer et regrettaient les épées qu’ils n’avaient pas pu prendre. Mais ils comprenaient doucement que ce n’était pas une erreur que Jésus avait faite mais que c’était bien le cœur de son projet. On ne répand pas la paix par la guerre. On ne vainc pas la haine par une haine plus forte. On éveille l’amour en prenant le risque d’aimer, les mains nues et les yeux confiants. La haine croira vaincre par la violence. Elle sera vaincue par l’innocent crucifié et aimant. Sommes-nous capables, nous les héritiers de cette poignée de disciples, de sortir de cette église tout à l’heure en annonçant l’Evangile de la paix par l’amour ? Ne soyez pas trop certains que la guerre est loin et que vos armes vous sauveront. Ne laissez pas le virus de la méfiance contaminer nos sociétés. Prenez conscience que tout étranger pacifique, si nous nel’accueillons pas comme un frère, deviendra un ennemi de plus. Ne croyez jamais que les choses s’arrangeront sans vous et sans ébranler votre confort.

La Pentecôte n’est pas un week-end de vacances. C’est le moment où les chrétiens osent affirmer leur programme de paix par l’amour. Devant la barbarie, il n’est question ni de fuir ni de se soumettre. Face à la barbarie, il n’est pas question de devenir barbares à notre tour. Il faut prendre le risque d’ouvrir ses portes, de parler aux inconnus, de partager le toit et la table avec l’étranger sans patrie. Le royaume de Dieu demande des hommes de cœur et non des hommes d’armes, des témoins de l’amour et non des mercenaires, des hommes prêts à donner leur vie et non des assassins sans pitié.

Publié dans Non classé | Pas de Commentaire »

 

boutiqueesoterique |
Entre Dieu et moi paroles d... |
Eglise de Maison |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Vous connaîtrez la vérité e...
| CHORALE "VOIX DES ANGES" D'...
| Le son de la trompette