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Evangile de l’Epiphanie – 5 Janvier 2020

Posté par rtireau le 29 décembre 2019

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 2, 1-12. 

Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem
et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile à l’orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui. »
En apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé, et tout Jérusalem avec lui.
Il réunit tous les grands prêtres et les scribes du peuple, pour leur demander où devait naître le Christ.
Ils lui répondirent : « À Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète :
‘Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n’es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Juda, car de toi sortira un chef, qui sera le berger de mon peuple Israël.’ »
Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue ;
puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez vous renseigner avec précision sur l’enfant. Et quand vous l’aurez trouvé, venez me l’annoncer pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui. »
Après avoir entendu le roi, ils partirent. Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient les précédait, jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit où se trouvait l’enfant.
Quand ils virent l’étoile, ils se réjouirent d’une très grande joie.
Ils entrèrent dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à ses pieds, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe.
Mais, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.

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Homélie

Posté par rtireau le 29 décembre 2019

Fête de l’Épiphanie – 5 janvier 2019

Isaïe 60, 1-6 ; Psaume 71 ; Ephésiens 3, 2-3a, 5-6 ; Matthieu 2, 1-12

Avant de lire l’Evangile : ATTENTION ! Le texte que je vais lire n’est pas un reportage, c’est un enseignement. Ce n’est pas un texte enfantin, c’est une catéchèse d’adultes, ce n’est pas une belle histoire pour enfants, c’est pour les grands.

Vous savez que Saint Matthieu a écrit son évangile 40 ou 50 ans après la mort de Jésus. Il a eu le temps de réfléchir sur l’aveuglement de certains au temps de Jésus. Et, 40 ans après, il y en a qui n’ont pas encore évolué. En écrivant cette page, c’est sûrement à eux qu’il pense.

Il est bon de se souvenir aussi que Matthieu écrit son évangile pour des communautés chrétiennes issues du monde juif. Des groupes qui hésitent à accueillir les Grecs et les Romains qui se convertissent en grand nombre à l’Évangile de Jésus. Leur entrée dans les communautés n’est pas du goût de tout le monde. Certains se demandent si des hommes et des femmes qui ne pratiquent pas la Loi de Moïse peuvent devenir chrétiens. C’est pour répondre à cette question que Matthieu fait ce récit de la visite des mages.

Après la lecture de l’Evangile : On aurait pu s’attendre à voir arriver près de Jésus les prêtres, les lévites, les docteurs de la Loi, tous ces hommes de la religion. Et Matthieu nous dit que ce sont des hommes qui viennent de très loin, des païens, des étrangers, qui se risquent à chercher Dieu jusqu’à Bethléem pendant que ceux qui savent tout des Écritures restent à Jérusalem. C’est qu’il ne suffit pas de savoir, il faut bouger, comme les Mages.

Le message que Matthieu veut faire passer est message d’universalité. Il donne la réponse à la question : « Faut-il accueillir les païens dans les communautés chrétiennes ? » Oui ! Même que ce sont eux qui ont le mieux compris la nouveauté apportée par Jésus. En offrant l’or, ils le disent Roi, en offrant l’encens, ils le disent Dieu, en lui présentant la myrrhe (qui servait à embaumer les morts), ils annoncent déjà la mort de Jésus.

Épiphanie veut dire Manifestation. Dieu veut se manifester à tous les hommes sans exception. Ce message, comme celui d’Isaïe dans la 1ère lecture, nous enseigne que toute personne de bonne volonté, qui cherche sincèrement le bien, la justice et la paix, peut se reconnaître en ces trois Mages. Même message dans la seconde lecture où Saint Paul annonce que “les païens sont associés au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse, dans le Christ Jésus, par l’annonce de l’Évangile.”

Dieu appelle tous les hommes, les blancs, les jaunes, les noirs, les riches, les pauvres, les pécheurs et les saints. C’est la saison des VŒUX. Que nous soyons les messagers de cette Bonne Nouvelle : Dieu appelle et accueille tout le monde !

Lorsque les Mages arrivent à l’entrée de Jérusalem, l’étoile disparaît, ils posent alors une question capitale : “Où est le roi qui vient de naître ?”

- Où es-tu, Seigneur ? Les Mages t’ont trouvé sous les traits d’un enfant. Un VŒU : que nous te cherchions simplement parmi les plus faibles, chez ceux qui ont besoin d’amour.

- Où es-tu, Seigneur ? On se souvient qu’Élie t’avait trouvé non pas dans la tempête mais dans la brise. Un VŒU : Dieu se trouve dans le silence. Dans la prière qui est d’abord écoute.

- Où es-tu, Seigneur ? Les Mages t’ont trouvé à Bethléem qui signifie la maison du pain. Et là, ils t’ont trouvé réellement. Un VŒU : Que nous prenions le temps de te rencontrer réellement, nous aussi, dans le pain de la Parole et de l’Eucharistie.

Et puis il y a la dernière phrase du récit de Matthieu : après avoir rencontré Jésus, « les Mages regagnèrent leur pays par un autre chemin ». Un VŒU : Puissions-nous repartir en 2020 « par un autre chemin« . Tous ceux qui rencontrent le Christ sont voués à un autre chemin, arrachés à leur passé, à leur routine. Le chemin ouvert par Jésus est chaque jour nouveau.

Faut-il résumer le message d’aujourd’hui ? Saint Matthieu dirait à peu près ceci : “Etranger, d’où que tu viennes, Dieu est venu pour toi. Aucun obstacle ne peut venir de ta race, de ta culture, de ton origine religieuse, Dieu se propose à toi pourvu que tu le cherches.”

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VOEUX 2020

Posté par rtireau le 29 décembre 2019

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Evangile de la fête de la Sainte Famille – 29 décembre 2019

Posté par rtireau le 27 décembre 2019

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 2, 13-15.19-23. 

Après le départ des mages, voici que l’ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit : « Lève-toi ; prends l’enfant et sa mère, et fuis en Égypte. Reste là-bas jusqu’à ce que je t’avertisse, car Hérode va rechercher l’enfant pour le faire périr. »
Joseph se leva ; dans la nuit, il prit l’enfant et sa mère, et se retira en Égypte,
où il resta jusqu’à la mort d’Hérode, pour que soit accomplie la parole du Seigneur prononcée par le prophète : ‘D’Égypte, j’ai appelé mon fils.’
Après la mort d’Hérode, voici que l’ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph en Égypte
et lui dit : « Lève-toi ; prends l’enfant et sa mère, et pars pour le pays d’Israël, car ils sont morts, ceux qui en voulaient à la vie de l’enfant. »
Joseph se leva, prit l’enfant et sa mère, et il entra dans le pays d’Israël.
Mais, apprenant qu’Arkélaüs régnait sur la Judée à la place de son père Hérode, il eut peur de s’y rendre. Averti en songe, il se retira dans la région de Galilée
et vint habiter dans une ville appelée Nazareth, pour que soit accomplie la parole dite par les prophètes : ‘Il sera appelé Nazaréen.’

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Homélie

Posté par rtireau le 27 décembre 2019

Fête de la Sainte Famille dans l’année A – 29 décembre 2019

Si 3, 2-6, 12-14 ; Col 3, 12-21 ; Mt 2, 13-15, 19-23

A première lecture, la sainte famille semble une famille bourlinguée, une famille de réfugiés, comme tous ces expulsés, ces sans papier, chassés de leur pays par la guerre, la famine, le chômage ou la dictature. C’est vrai, et c’est hélas toujours d’actualité. Et puis une relecture plus réfléchie se souvient que Jésus descend en Égypte comme son peuple qui s’y était réfugié des siècles auparavant pour fuir la famine. Et que Jésus sort d’Egypte comme son peuple en sortit libéré avec Moïse. Comme si l’Evangile voulait nous dire que Jésus assume toute l’histoire de son peuple, qu’il vient récapituler dans son existence humaine les heures de souffrance et la soif de liberté de son peuple. 

Gérard Bessière a quelques mots concrets sur ce qu’il appelle la Sainte Famille errante : “Fuite, exil, retour hésitant, recherche d’une terre d’asile… un nouveau-né qui est déjà un réfugié politique ? C’est clair : il nous est dit dès sa naissance que tous les pouvoirs se sentiront menacés par lui et chercheront à l’éliminer…

Jésus, par l’Égypte, refait l’itinéraire de son peuple autrefois : Exode et Pâques seront en lui pour toujours. Il bouleversera les préjugés, les conformismes, …, toutes les barrières, pour faire renaître les hommes dans la rencontre aimante de Dieu et de tous. De lui-même, il dira qu’il est « chemin »… Impossible de jamais s’asseoir, de jamais figer « l’ordre », avec ce vagabond qui parle toujours d’aller plus loin.”

Alors moi j’ai envie de vous inviter à le chercher là où il est, c’est à dire dans la discrétion du quotidien. C’est parfois longtemps après que l’on comprend par où il a voulu nous conduire. J’insiste parce que cette attention au quotidien pour trouver Dieu est la mission de l’Eglise depuis toujours, mais elle n’est pas naturelle. C’est tellement réconfortant de chercher Dieu dans le merveilleux. C’est si tentant de s’évader de ce quotidien tellement banal, dur ou triste et de se réfugier dans le gentillet. C’est peut-être pour ça que Noël est beaucoup plus fêté que Pâques.

Ceci dit, ce n’est pas d’aujourd’hui qu’on cherche Dieu dans le merveilleux : les évangiles apocryphes il y a 20 siècles, c’était déjà ça. Mais chaque fois qu’on cède à cette tentation, c’est qu’on a un regard pessimiste sur l’homme, alors que la foi chrétienne dit qu’il est Fils de Dieu. Quand on cherche Dieu Baguette magique, – ça peut arriver – c’est qu’on n’assume plus très bien notre condition d’homme où chacun doit prendre ses responsabilités et sa place, modeste mais nécessaire.

Deux leçons bien concrètes dans l’évangile que je viens de lire : 

- La première : invitation à une confiance totale dans la Parole de Dieu, malgré l’obscurité de la foi, et au creux même de l’insécurité. Dans l’odeur de mort qui rôde autour de l’enfant Jésus, une espérance se lève. Ce n’est pas en sortant de nos situations difficiles qu’on accomplit la volonté de Dieu. C’est en découvrant la force désarmée du petit de Bethléem qui vient nous y rejoindre et nous garder de la désespérance.

- Le second enseignement, c’est le fantastique appel à la responsabilité que contient cet évangile. Jésus, Dieu sauve, ne se défend pas lui-même. Il se remet entre les mains de ces croyants que sont Joseph et Marie. Immense respect de l’homme ! Immense responsabilité de l’homme ! Dieu veut la vie et confie cette tâche à des hommes et des femmes engagés, les parents en première ligne.

Voulez-vous quelques vœux : il sont contenus dans ce que je viens de dire. Mais ils seront plus précis avec ces quelques mots de Gabriel Ringlet dans L’évangile d’un libre penseur : “Placer Dieu très haut, voilà le chemin habituel. Et c’est beau. Mais on connaît le danger, pour l’homme surtout. Et pour Dieu. Placer l’homme sur un piédestal mérite aussi admiration. Avec le risque d’enfermer l’homme dans l’homme. Jésus refuse de choisir entre ces deux «hauteurs» ou, plus exactement, il garde les deux : passionné par la cause de Dieu et passionné par la cause de l’homme, il prend la double nationalité, faisant ainsi du christianisme une religion qui se veut à la fois une affirmation radicale de Dieu et une affirmation radicale de l’homme.” 

Je vous souhaite donc la double nationalité. 

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Evangile pour la veillée de Noël – 24 décembre 2019

Posté par rtireau le 23 décembre 2019

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 2, 1-14. 

En ces jours-là, parut un édit de l’empereur Auguste, ordonnant de recenser toute la terre –
ce premier recensement eut lieu lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie.
Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville d’origine.
Joseph, lui aussi, monta de Galilée, depuis la ville de Nazareth, vers la Judée, jusqu’à la ville de David appelée Bethléem. Il était en effet de la maison et de la lignée de David.
Il venait se faire recenser avec Marie, qui lui avait été accordée en mariage et qui était enceinte.
Or, pendant qu’ils étaient là, le temps où elle devait enfanter fut accompli.
Et elle mit au monde son fils premier-né ; elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune.
Dans la même région, il y avait des bergers qui vivaient dehors et passaient la nuit dans les champs pour garder leurs troupeaux.
L’ange du Seigneur se présenta devant eux, et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière. Ils furent saisis d’une grande crainte.
Alors l’ange leur dit : « Ne craignez pas, car voici que je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple :
Aujourd’hui, dans la ville de David, vous est né un Sauveur qui est le Christ, le Seigneur.
Et voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. »
Et soudain, il y eut avec l’ange une troupe céleste innombrable, qui louait Dieu en disant :
« Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime. »

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Homélie

Posté par rtireau le 23 décembre 2019

Noël : 24 décembre 2019, soir.

Isaïe 9, 1-6 ; Psaume 95 ; Tite 2, 11-14 ; Luc 2, 1-14

Je viens d’aller porter la Bible dans la crèche. J’ai mis La Parole dans la crèche. Normal puisque le Verbe (La Parole) s’est fait chair à Bethléem… Il y a donc quelqu’un dans la crèche. Ce n’est plus seulement un livre, la bible, ni l’Ecriture sainte, c’est la Parole de Dieu devenue quelqu’un. C’est le Fils de Dieu lui-même. La Parole de Dieu est devenue quelqu’un. “Le Verbe s’est fait chair…, dit St Jean, et il a demeuré parmi nous.” Voilà que la Parole de Dieu a pris visage humain… Voilà que Dieu n’est plus tout à fait invisible.

Je vous propose ce soir le mot inattendu : à Noël, Dieu se révèle sous un visage inattendu et nous invite à le chercher et à l’accueillir sur un chemin inattendu.

Dieu : un visage inattendu :

- Dieu, on le pense souvent comme le-tout-puissant et on en a peur. Les hommes l’appellent quelquefois le Bon Dieu, mais ils arrivent très bien à l’imaginer plus mauvais qu’eux : « C’est le Bon Dieu qui t’a puni. – Qu’est-ce que j’ai fait au Bon Dieu, je ne méritais pas ça. » La fête de Noël aurait dû depuis longtemps sonner la fin de ces images de Dieu. Mais il faudra encore beaucoup de Noëls pour que le vrai visage de Dieu prenne le dessus. 

- Quand Dieu se donne à voir, il se révèle comme un enfant. Chemin de discrétion et de tendresse. Il est tout-puissant, oui, mais tout-puissant-d’amour ! Et Jésus placera un jour un petit enfant au milieu de ses disciples et dira : « Celui qui accueille un enfant comme celui-là, c’est moi qu’il accueille. »

- Quand Dieu se donne à voir, il se révèle comme un réfugié, obligé de fuir le tyran Hérode. Il est proche des situations dans lesquelles des hommes se croient abandonnés de Dieu.

- Quand Dieu se donne à voir, il se révèle comme un berger qui va chercher la brebis perdue, et qui redonne confiance à tous les rejetés de la société. On est loin du surveillant impitoyable ! Non Dieu ne nous surveille pas, il veille sur nous !

Dieu : un chemin inattendu :

En réalité, depuis 2000 ans, on a du mal à croire à l’Incarnation de Dieu. On n’ose pas croire que Dieu ait pu prendre chair en Jésus, et qu’il soit à la fois Dieu et homme, Fils de Dieu et fils de Marie. Pourtant noël nous crie que Dieu et l’homme sont liés pour toujours, et que chacun de nous, comme l’enfant de la crèche, porte en lui la double identité humaine et divine. Le Verbe s’est fait chair pour que nous devenions enfants du Père. Saint Athanase le disait à sa manière : “Dieu devient homme pour que l’homme devienne Dieu.”

Dieu est « l’Inattendu » 

« On l’appelait au ciel et Il est sur la terre, On le cherchait au sanctuaire, et Il est à l’étable, On acclamait son soleil, et Il vient dans la nuit, On l’habillait de gloire et on Le retrouve nu, On attendait un Père Noël et voici un Enfant ! »

Dieu se fait petit enfant. Il avait trop à dire, sa tendresse infinie, sa vie offerte, la mort et le mal vaincus pour toujours. Il voulait donner aux hommes d’être frères. Il avait tant à dire que seul le visage d’un enfant pouvait tout exprimer. Ecoutez Michel Quoist quand il donne la parole à Dieu dans son livre intitulé Prières : “J’aime les enfants, dit Dieu, Je veux qu’on leur ressemble. Je n’aime pas les vieux, dit Dieu, à moins qu’ils soient encore des enfants. J’aime les enfants, non pas parce qu’ils sont des saints, mais parce qu’ils sont encore en train de grandir, parce qu’ils sont encore en train de s’élever. Surtout ! J’aime les enfants à cause de leur regard. C’est là que je lis leur âge. Dans mon ciel il n’y aura que des yeux de cinq ans, car Je ne connais rien de plus beau qu’un pur regard d’enfant. Ce n’est pas étonnant, dit Dieu, j’habite chez eux et c’est Moi qui me penche aux fenêtres de leur âme. Lorsque vous vous trouvez sur le chemin d’un regard pur, c’est moi qui vous souris à travers lui.”

Je vous confie un secret : Certains disent que Noël serait l’anniversaire de la naissance de Jésus. C’est faux. Ce n’est pas l’anniversaire de la naissance de Jésus, c’est la naissance de Jésus.

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Evangile pour le 4° dimanche de l’Avent – 22 décembre 2019

Posté par rtireau le 16 décembre 2019

Joseph

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 1, 18-24. 

Voici comment fut engendré Jésus Christ : Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ; avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint.
Joseph, son époux, qui était un homme juste, et ne voulait pas la dénoncer publiquement, décida de la renvoyer en secret.
Comme il avait formé ce projet, voici que l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ;
elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »
Tout cela est arrivé pour que soit accomplie la parole du Seigneur prononcée par le prophète :
‘Voici que la Vierge concevra, et elle enfantera un fils ; on lui donnera le nom d’Emmanuel’, qui se traduit : « Dieu-avec-nous »
Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse,

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Homélie

Posté par rtireau le 16 décembre 2019

4° dimanche de l’Avent dans l’année A - 22 décembre 2019

Isaïe 7, 10-16 ; Psaume 23 ; Romains 1, 1-7 ; Matthieu 1, 18-24

Joseph et Marie. Un couple bien plus proche de nos situations humaines qu’une lecture superficielle de l’évangile ne pourrait le laisser croire. Au départ, deux jeunes qui ont fait ensemble le beau projet de devenir époux. Ils connaissent ce temps de bonheur que sont les fiançailles. Marie est “accordée” à Joseph… accordée comme un instrument de musique qui sonne juste. Les accordailles, en ce temps-là, engagent autant que le mariage. En droit hébraïque, le contrat est signé le jour des accordailles. Marie est donc légalement la femme de Joseph, mais la coutume juive prévoit un délai avant la cohabitation.

Or, voici que Joseph connaît l’affreuse souffrance d’apprendre que sa fiancée est enceinte. Et il décide de ne pas épouser Marie. Décision d’un homme juste, nous dit l’évangile. Cette histoire est parfois la nôtre. Nous nous trouvons dans des contraintes que nous sommes invités à dépasser, pour trouver une solution… en Dieu. Couples stériles, enfants inattendus, enfants malades, grands adolescents qui donnent du souci, enfants adultes qui suivent un chemin qui nous est douloureux… dans toutes ces situations, nous sommes tentés de nous passer de Dieu. Or, la solution dernière de nos problèmes humains, comme pour Joseph, ne se trouve qu’en Dieu !

Car voici que Dieu demande à Joseph de revenir sur sa décision. Et il lui confie une double mission : prendre Marie chez lui comme épouse et donner un nom à l’enfant, c’est-à-dire assumer la paternité légale de cet enfant. Pour des parents, adopter un enfant c’est l’accueillir comme s’il était né de leur chair, c’est prendre un enfant pour le sien, comme le chante Yves Duteil. Au temps biblique l’adoption avait beaucoup plus de valeur encore qu’aujourd’hui. Les liens adoptifs étaient même plus forts que ceux du sang. En adoptant le fils de Marie, Joseph devient son vrai père, mais par une sorte de don de Dieu. Oser accepter que Dieu modifie nos projets pour nous les rendre purifiés et transformés !

En quatre étapes, le temps de l’Avent nous fait revivre la longue attente de l’homme dans l’histoire et l’attente de chacun de nous dans sa vie de tous les jours. Des visages nous ont été présentés par la Bible pour nous apprendre à espérer. Le passage de l’évangile d’aujourd’hui fait suite à une longue liste de noms, liés les uns aux autres à la même lignée issue d’Abraham pour s’arrêter à Joseph, l’époux de Marie, de laquelle naquit Jésus. La Bible est un livre qui nous fournit tout plein de noms propres. Quarante cinq noms précèdent le passage d’aujourd’hui. Chacune de ces personnes a son histoire, et une histoire à ne pas mettre dans toutes les mains. Et notre espérance c’est qu’avec ces hommes et ces femmes Dieu a écrit une histoire sainte. Il a fait, comme dit l’évangile de Matthieu, la genèse de Jésus Christ, fils de David, fils d’Abraham.

Le Dieu de la Bible s’appelle Emmanuel, Dieu-avec-nous, Dieu qui ne doute pas de l’homme. Il s’incarne dans sa chair, il se donne à voir sur son visage.  L’Evangile de ce dimanche nous fait rencontrer deux personnes : Joseph et son épouse Marie. Aujourd’hui, avec Saint Matthieu, c’est l’Annonciation faite à Joseph, alors que dans Saint Luc, c’est l’Annonciation faite à Marie. La seule différence, c’est le silence de Joseph. “Il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit : Il prit chez lui son épouse.” Il ne dit rien. Mais il a déjà un nom à donner à l’enfant, un nom qui en dit long sur l’avenir de l’enfant. Donner un nom à l’enfant, c’est assumer sa paternité légale. Joseph représente, pour cet enfant-Dieu-avec-nous, la terre d’accueil qui lui donne un père, une mère, un nom, un pays, un métier. La vie que Marie porte en elle a déjà le nom d’Emmanuel. Marie le sait. Joseph le sait. En silence, ils attendent de voir le visage du Dieu-avec-nous. C’est dans cette attente que ce dimanche nous invite à entrer, à vivre intensément un temps de désir.

Pour nous y aider, cette prière de Hyacinthe Vulliez : Emmanuel, c’est ton nom, Dieu avec nous. Certains sont partis en guerre pour tuer leurs frères avec ce nom inscrit sur le ceinturon. Et combien ont massacré et massacrent encore en ton nom sans l’avoir inscrit sur le ceinturon ! Dieu, tu es avec nous pour nous tirer du mal et non pour servir d’alibi à nos justifications. Dieu, tu es avec nous pour nous faire franchir les obstacles qui barrent la route à la justice et à la fraternité. Dieu Emmanuel, tu es chaque jour avec nous. Avec nous d’une présence qui ne cesse de venir.

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Evangile pour le 3° dimanche de l’Avent – 15 décembre 2019

Posté par rtireau le 8 décembre 2019

J.Bte

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 11, 2-11. 

En ce temps-là, Jean le Baptiste entendit parler, dans sa prison, des œuvres réalisées par le Christ. Il lui envoya ses disciples et, par eux,
lui demanda : « Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? »
Jésus leur répondit : « Allez annoncer à Jean ce que vous entendez et voyez :
Les aveugles retrouvent la vue, et les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, et les sourds entendent, les morts ressuscitent, et les pauvres reçoivent la Bonne Nouvelle.
Heureux celui pour qui je ne suis pas une occasion de chute ! »
Tandis que les envoyés de Jean s’en allaient, Jésus se mit à dire aux foules à propos de Jean : « Qu’êtes-vous allés regarder au désert ? un roseau agité par le vent ?
Alors, qu’êtes-vous donc allés voir ? un homme habillé de façon raffinée ? Mais ceux qui portent de tels vêtements vivent dans les palais des rois.
Alors, qu’êtes-vous allés voir ? un prophète ? Oui, je vous le dis, et bien plus qu’un prophète.
C’est de lui qu’il est écrit : ‘Voici que j’envoie mon messager en avant de toi, pour préparer le chemin devant toi.’
Amen, je vous le dis : Parmi ceux qui sont nés d’une femme, personne ne s’est levé de plus grand que Jean le Baptiste ; et cependant le plus petit dans le royaume des Cieux est plus grand que lui. »

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