• Accueil
  • > Archives pour décembre 2020

Voeux 2021

Posté par rtireau le 30 décembre 2020

Voeux 2021

Publié dans Non classé | Pas de Commentaire »

Evangile pour le fête de l’Epiphanie – 3 janvier 2021

Posté par rtireau le 28 décembre 2020

Epiph

Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 2, 1-12. 

Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem
et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile à l’orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui. »
En apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé, et tout Jérusalem avec lui.
Il réunit tous les grands prêtres et les scribes du peuple, pour leur demander où devait naître le Christ.
Ils lui répondirent : « À Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète :
‘Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n’es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Juda, car de toi sortira un chef, qui sera le berger de mon peuple Israël.’ »
Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue ;
puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez vous renseigner avec précision sur l’enfant. Et quand vous l’aurez trouvé, venez me l’annoncer pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui. »
Après avoir entendu le roi, ils partirent. Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient les précédait, jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit où se trouvait l’enfant.
Quand ils virent l’étoile, ils se réjouirent d’une très grande joie.
Ils entrèrent dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à ses pieds, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe.
Mais, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.

Publié dans Non classé | Commentaires fermés

Homélie

Posté par rtireau le 28 décembre 2020

Fête de l’Epiphanie – 3 janvier 2021

Isaïe 60, 1-6 ; Psaume 71 ; Ephésiens 3, 2-3a. 5-6 ; Matthieu 2, 1-12

L’Epiphanie après Noël, c’est un peu comme la Pentecôte après Pâques, et comme la confirmation après le baptême. En tous cas c’est la fête de l’espérance car elle montre la venue de Jésus à toute l’humanité. Lorsque les anges chantent au moment de sa naissance, tout le monde est concerné : « Gloire à Dieu au plus des cieux et paix sur la terre aux hommes qu’il aime ».

St Paul écrit aux Ephésiens quelques mots qui permettent de comprendre la visite des Mages : “Toutes les nations sont associées au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse, dans le Christ Jésus, par l’annonce de l’Évangile.” Déjà dans le premier Testament, par son Alliance avec Abraham, puis Moïse et Israël au Sinaï, Dieu avait révélé qu’il était Dieu de tous les peuples. Appeler Israël le peuple élu ne voulait donc pas dire que c’était à l’exclusion des autres, mais qu’il lui était confié une responsabilité, une mission pour toutes les nations. Les prophètes ont rappelé l’universalité de cette mission, et ils ont dénoncé ses tentations nationalistes. Isaïe, dans la 1ère lecture, en rappelle le sens : “Les nations marcheront vers ta lumière, et les rois, vers la clarté de ton aurore. Lève les yeux alentours, et regarde : tous, ils se rassemblent, ils viennent vers toi ; tes fils reviennent de loin, et tes filles sont portées sur la hanche. Alors tu verras, tu seras radieuse, ton cœur frémira et se dilatera.”

« Gloire à Dieu au plus des cieux et paix sur la terre aux hommes qu’il aime ». C’est la traduction connue du chant des anges. Mais écoutez donc ce que dit le texte grec : « Gloire à Dieu dans les très-hauts et sur la terre paix parmi les humains de bienveillance. » Seuls ceux qui sont des humains de malveillance ne peuvent pas accueillir Noël et l’Epiphanie. Pour autant ce sont bien des fêtes universelles La paix de Dieu qu’annonce Jésus, elle est manifestée parmi tous les humains de bienveillance. C’est une étoile qui invite des non-juifs à venir reconnaître le nouveau roi de la paix qui vient de naître. Ce roi vient accomplir ce qu’annonçaient les prophètes. Il est le roi d’un royaume nouveau dont les membres sont tous les humains de bienveillance, pauvres de cœur, doux, artisans de paix, assoiffés de justice. C’est un roi qui fait trembler de peur les rois de la terre. 

Surprise désagréable pour les mages venus d’Orient. Ils découvrent en Israël des gens de malveillance. Un roi Hérode jaloux de son pouvoir, prêt à égorger tout concurrent. Des chefs des prêtres et des scribes prisonniers de leurs Ecritures interprétées à la lettre.

Surprise agréable, pour ces mages étrangers, de voir l’étoile s’arrêter non au-dessus d’un palais, mais au-dessus d’une petite maison et d’y reconnaître un roi en la personne d’un petit enfant inconnu dans les bras de sa mère. Ainsi les récits de Noël et de l’Epiphanie annoncent une inversion des valeurs. Ils laissent entrevoir déjà le procès qui sera fait à l’enfant de Bethléem quand il déclarera la préférence de Dieu pour les petits et les pauvres, et quand il se présentera comme l’homme de bienveillance absolue, allant jusqu’à aimer ses ennemis, pour ouvrir chacun à la bienveillance universelle de Dieu.

Ils lui offrirent leurs présents. Voilà le grand geste d’amour et de confiance que les mages nous proposent. Le passé ? Il n’est plus. Le futur ? Il n’est pas encore. Mais le présent que je vis, là ou je suis, dans ma maison, sur un lit d’hôpital ou en prison, je peux de tout mon cœur te l’offrir. Pour être simplement avec toi aujourd’hui. 

Et puis on ne sort jamais indemne de la rencontre de Dieu : ce n’est pas pour rien que les mages sont repartis par un autre chemin : c’est le chemin de la conversion. Connaissez-vous la petite parabole des essuie-glaces ?
Vous savez qu’on peut conduire sous la pluie… à condition d’avoir des essuie-glaces en bon état !
Eh bien je vous souhaite de bons essuie-glaces capables de traverser 2021 en voyant clairement la route. Ils portent les noms de bonté, bienveillance, pardon, justice… pour qu’à l’intérieur de la voiture, je veux dire de votre cœur, il y ait toujours surabondance de joie et de paix.

Publié dans Non classé | Pas de Commentaire »

Evangile pour la fête de la Sainte Famille – 27 décembre 2020

Posté par rtireau le 21 décembre 2020

Syméon

Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 2, 22-40. 

Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur,
selon ce qui est écrit dans la Loi : ‘Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur.’
Ils venaient aussi offrir le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : ‘un couple de tourterelles ou deux petites colombes.’
Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. C’était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d’Israël, et l’Esprit Saint était sur lui.
Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur.
Sous l’action de l’Esprit, Syméon vint au Temple. Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait,
Syméon reçut l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant :
« Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole.
Car mes yeux ont vu le salut
que tu préparais à la face des peuples :
lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël. »
Le père et la mère de l’enfant s’étonnaient de ce qui était dit de lui.
Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Voici que cet enfant provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de contradiction
– et toi, ton âme sera traversée d’un glaive – : ainsi seront dévoilées les pensées qui viennent du cœur d’un grand nombre. »
Il y avait aussi une femme prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser. Elle était très avancée en âge ; après sept ans de mariage,
demeurée veuve, elle était arrivée à l’âge de quatre-vingt-quatre ans. Elle ne s’éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière.
Survenant à cette heure même, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l’enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem.
Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth.
L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui.

Publié dans Non classé | Pas de Commentaire »

Homélie

Posté par rtireau le 21 décembre 2020

Fête de la Sainte Famille dans l’année B – 27 décembre 2020

Genèse 15, 1-6 ; 21, 1-3 ; Psaume 104 ; Hébreux 11, 8. 11-12. 17-19 ; Luc 2, 22-40 

Petits secrets de famille – Jacques Noyer – dans son livre « Dire Dieu autrement » (2016)

 

- Dis, maman, pourquoi suis-je né à Bethléem ?

- Parce que nous descendons de David, le grand roi.

- Alors, je suis roi ? Dit-il en la regardant.

Et Marie fit silence.

 

- Dis, papa, tu as connu ton grand-père ?

- Viens, regarde notre arbre généalogique !

- Ah ! Il y a des saints et des bandits !

Et Joseph dit :

- Oui, comme partout !

 

- Dis, maman, est-ce que j’aurai une petite sœur ?

- On reçoit les enfants que Dieu nous donne !

- Je veux des millions de petits frères et de petites sœurs !

Et Marie fit silence.

 

- Dis, papa, pourquoi faut-il apprendre à lire ?

- Pour comprendre le Livre où Dieu s’est révélé.

- Oh ! Moi j’aime mieux parler qu’écrire !

Et Joseph pensa : « Je le vois déjà à la synagogue. »

 

- Dis, maman, est-ce que je deviendrai grand comme papa ?

- Oui, si tu manges bien, sans rien laisser dans ton assiette.

- Il faut pourtant penser aux autres qui ont faim !

Et Marie fit silence.

 

- Dis, papa, c’est important de faire pèlerinage au Temple ?

- Oui, mais ce n’était pas une raison pour rester avec les docteurs !

- Mais toi tu n’as jamais le temps d’entendre mes questions !

Et Joseph promis désormais d’écouter davantage.

 

- Dis, maman, quand irons-nous voir le cousin Jean, chez cousine Elisabeth ?

- C’est loin, tu sais, et nous n’avons pas beaucoup d’argent.

- Dès que ma tirelire sera pleine, j’irai le voir, même en plein désert !

Et Marie fit silence.

 

- Dis, papa, regarde, je me suis blessé le doigt avec ce marteau !

- Je t’avais dit de ne pas jouer dans l’atelier, c’est trop dangereux !

- Il faudra bien que j’apprenne à clouer deux bouts de bois !

Et Joseph dit :

- Aujourd’hui, tu as appris l’essentiel ! C’est le métier qui rentre.

Publié dans Non classé | Pas de Commentaire »

Evangile pour la nuit de Noël – 24 décembre 2020

Posté par rtireau le 21 décembre 2020

Bergers

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 2, 1-14. 

En ces jours-là, parut un édit de l’empereur Auguste, ordonnant de recenser toute la terre –
ce premier recensement eut lieu lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie.
Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville d’origine.
Joseph, lui aussi, monta de Galilée, depuis la ville de Nazareth, vers la Judée, jusqu’à la ville de David appelée Bethléem. Il était en effet de la maison et de la lignée de David.
Il venait se faire recenser avec Marie, qui lui avait été accordée en mariage et qui était enceinte.
Or, pendant qu’ils étaient là, le temps où elle devait enfanter fut accompli.
Et elle mit au monde son fils premier-né ; elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune.
Dans la même région, il y avait des bergers qui vivaient dehors et passaient la nuit dans les champs pour garder leurs troupeaux.
L’ange du Seigneur se présenta devant eux, et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière. Ils furent saisis d’une grande crainte.
Alors l’ange leur dit : « Ne craignez pas, car voici que je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple :
Aujourd’hui, dans la ville de David, vous est né un Sauveur qui est le Christ, le Seigneur.
Et voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. »
Et soudain, il y eut avec l’ange une troupe céleste innombrable, qui louait Dieu en disant :
« Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime. »

Publié dans Non classé | Commentaires fermés

Homélie

Posté par rtireau le 21 décembre 2020

Noël : 25 décembre 2020

Isaïe 9, 1-6 ; Psaume 95 ; Tite 2, 11-14 ; Luc 2, 1-14

Je viens d’aller porter la Bible dans la crèche. J’ai mis La Parole dans la crèche. Normal puisque le Verbe (La Parole) s’est fait chair à Bethléem… Il y a donc quelqu’un dans la crèche. Ce n’est plus seulement un livre, c’est la Parole de Dieu devenue quelqu’un. “Le Verbe s’est fait chair…, dit Saint Jean, et il a demeuré parmi nous.” Voici que la Parole de Dieu a pris visage humain… Voilà que Dieu n’est plus tout à fait invisible.

Tu devrais envoyer un petit mot à ton copain pour Noël. – Non, je vais plutôt lui passer un petit coup de fil. – L’important, c’est de lui faire un petit signe de vie. – Vous prendrez bien un petit café. – On va lui offrir un petit cadeau. On est comme ça, nous les humains. Pour dire l’amitié et les grands sentiments, on n’a que des moyens petits. Et Dieu aussi ! Quand il prend les grands moyens c’est un petit enfant Visage inattendu de Dieu.

En Jésus La Parole de Dieu vient frapper à notre porte pour nous dire sa tendresse. Noël, c’est le murmure d’une confidence du ciel, le sourire d’un enfant. Et Dieu nous dit : « Prends-moi dans tes bras, J’ai besoin de toi ! » Et il naît dans une mangeoire d’animaux. Avant même d’avoir dit un mot, Jésus montre au monde qu’il est Bonne Nouvelle d’abord pour les pauvres ! Les premiers à être prévenus sont des bergers, des gens souvent exclus, et dont la vie est dure ! Ils sont les premiers avertis : pour accueillir Dieu, il ne faut pas avoir les mains trop encombrées.

Aujourd’hui, Dieu est devenu tout petit pour dire à l’homme combien il est grand. Si Dieu peut devenir homme en son fils, c’est que l’homme n’est pas si nul. En devenant homme en Jésus, Dieu lui-même nous donne envie d’être homme. Grégoire de Naziance disait au 4° siècle : “Dieu se fait homme pour que l’homme devienne Dieu.”

Voulez-vous connaître le secret de l’espérance de noël : il faut toujours regarder l’homme et Dieu en même temps.

• Certains s’obstinent à regarder l’homme en l’enfermant dans ses limites terrestres.

• D’autres prétendent regarder directement Dieu : regarder l’homme serait mauvaise distraction.

Le secret de l’espérance de noël : regarder l’homme et Dieu en même temps, sans jamais les séparer, et ne désespérer ni de Dieu ni des hommes puisque Dieu s’est fait homme.

Maurice Bellet a écrit un livre intitulé : “Dieu, personne ne l’a jamais vu.” Accrochez-vous. Il y a des phrases difficiles. C’est du Maurice Bellet, comme on dit : “Si Dieu est, il est en l’homme ce point de lumière qui précède toute raison et toute folie et que rien n’a puissance de détruire. Peut-être qu’alors croire en Dieu consiste en ceci : Croire qu’en tout être humain existe ce point de lumière.” 

Est-ce que nous pensons quelquefois à dire à un enfant ou un plus grand : “Ce que tu as vécu là, ça me dit quelque chose de Dieu ?” C’est simple, et ça s’appelle : éveil à la foi. 

J’ai fait des dizaines de fois un test tout simple avec des enfants : Si on te demande de montrer Dieu avec ton visage… est-ce que tu fais une tête renfrognée, ou un beau sourire ? J’ai toujous eu la même réponse… Aucune exception. 

Je vous confie un secret : Certains disent que Noël serait l’anniversaire de la naissance de Jésus. C’est faux. Ce n’est pas l’anniversaire de la naissance de Jésus, c’est la naissance de Jésus.

Publié dans Non classé | Pas de Commentaire »

Evangile pour le 4° dimanche de l’Avent – 20 décembre 2020

Posté par rtireau le 13 décembre 2020

art_sonia7-F7

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 1, 26-38. 

En ce temps-là, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,
à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie.
L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. »
À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.
L’ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.
Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus.
Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ;
il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. »
Marie dit à l’ange : « Comment cela va-t-il se faire puisque je ne connais pas d’homme ? »
L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu.
Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile.
Car rien n’est impossible à Dieu. »
Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » Alors l’ange la quitta.

Publié dans Non classé | Commentaires fermés

Homélie

Posté par rtireau le 13 décembre 2020

4° dimanche de l’Avent B – 20 décembre 2020

2 Samuel 7, 1-5.8b-12.14a.16 ; Psaume 88 ; Romains 16, 25-27 ; Luc 1, 26-38

Dieu n’a pas oublié sa promesse à son peuple. Il choisit Marie, comme il avait choisi AbrahamMoïse et DavidUn messager annonce qu’il va réaliser sa promesse qui dépasse toutes les espérances : à Abraham, il avait promis un fils, c’est son propre fils que Dieu donne ; avec Moïse, il avait libéré son peuple, c’est toute l’humanité que Jésus va libérer ; avec le petit berger David, il avait donné un roi à son peuple, avec Jésus, son Fils, Dieu nous donne le berger qui conduit à la Vie.

David (1ère lecture), n’est plus un petit berger. Il est devenu roi et vient de s’installer “dans une maison de cèdre”. Et il trouve choquant que l’Arche d’Alliance, que le peuple a porté partout, soit toujours sous la tente. Quand on était nomade c’était normal. Maintenant qu’on est installé, il faut installer Dieu. Le prophète Nathan semble même d’accord : “Tout ce que tu as l’intention de faire, fais-le…” Mais après une nuit de réflexion et de prière, sa conclusion change, et il dit qu’il ne faut pas faire de maison ni de temple à Dieu, que c’est lui qui fera une maison à David, c’est à dire une descendance. La maison de Dieu pour toujours, ce n’est pas un temple, c’est quelqu’un, le fils de Marie. Pas besoin de maison pour Dieu, il n’est pas là à demeure, il est en déplacements. Dieu, il est en Jésus et en tout homme, et ça lui donne tout plein de visages différents.

Alors nos églises, faut-il les démolir ? Non ! Mais nous souvenir qu’elles sont faites pour se rassembler, pas pour s’installer. Remarquez, habituellement, personne ne s’y installe pour y dormir. Mais la tentation peut être grande d’y installer Dieu. Parce que c’est commode qu’il soit à cet endroit, où il ne dérange pas trop et où l’on pourra venir le trouver en cas de besoin. Eh bien non ! Dieu est en déplacements. Il attend d’être accueilli en chemin. Si on veut rester avec lui, il ne faut pas rester ici, pas trop longtemps en tous cas. Au caté, un jour, on a appris un secret : le Seigneur, il est au rendez-vous des copains.

Marie dit un oui à Dieu qui l’engage totalement. En toute confiance, elle se rend disponible à l’Esprit. Avoir le courage de dire oui à la naissance de Dieu en nous afin qu’il soit le compagnon discret et fort de nos vies. Par quel chemin, ce oui ? Juste un  exemple pour donner à penser : c’était à Noël. Au moment d’aller communier, une maman confie son bébé à sa propre mère. La grand-maman regardait l’enfant et chantait : “En lui viens reconnaître, en lui viens reconnaître ton Dieu, ton Sauveur”. Et l’enfant regardait sa grand-mère et il recevait la bonne nouvelle parce que, du même mouvement, elle provenait de l’amour de Dieu et de l’amour de sa mamie. Heureux ceux qui vivent de l’amour de Dieu et qui annoncent cet amour de tout leur amour humain.

Le texte de l’Annonciation est un des textes les plus spirituels de saint Luc. Car c’est un enseignement, un déploiement de l’acte de foi de Marie. D’abord, il y a l’initiative de Dieu : dans la Bible, quand il y a un Ange, c’est pour dire que Dieu est là. Et puis, il y a une hésitation : Marie qui questionne. Dans l’acte de foi, on a le droit au doute, aux interrogations : “Comment cela va-t-il se faire…?” Enfin, il y a la réponse “Que tout m’advienne selon ta Parole.”

Pour nous aussi, Dieu parle. Ange est la traduction du mot grec qui veut dire messager. Dieu parle toujours par intermédiaire, par la Bible, par les événements, les rencontres. L’ange de Dieu est envoyé à chacun et il est messager de la naissance de Dieu en tout homme : “Dieu engendre à tout moment son Fils en toi”, disait le poète Angelus Silesius. La demande qui m’est faite est un peu semblable à celle adressée à Marie : “Veux-tu donner un corps au Fils de Dieu ? Veux-tu mettre au monde le Fils de Dieu ?” Le Christ veut venir. C’est à nous de le mettre au monde. Nous sommes le Corps du Christ et il n’a pas d’autres mains que les nôtres…

Et nous avons droit au doute nous aussi : “Comment cela va-t-il se faire ?” Rendre visible le Christ dans ma famille, dans ma profession, dans mon quartier ? Moi ! Je suis trop vieux, ma vie est trop moche, j’ai trop de travail.  Et pourtant Dieu attend ma réponse confiante : Seigneur, je ne comprends pas trop, mais : “Me voici ! Qu’il me soit fait selon ta Parole.”

Publié dans Non classé | Pas de Commentaire »

Evangile pour le 3° dimanche de l’Avent – 13 décembre 2020

Posté par rtireau le 7 décembre 2020

114088080

Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean 1, 6-8.19-28. 

Il y eut un homme envoyé par Dieu ; son nom était Jean.
Il est venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que tous croient par lui.
Cet homme n’était pas la Lumière, mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière.
Voici le témoignage de Jean, quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des lévites pour lui demander : « Qui es-tu ? »
Il ne refusa pas de répondre, il déclara ouvertement : « Je ne suis pas le Christ. »
Ils lui demandèrent : « Alors qu’en est-il ? Es-tu le prophète Élie ? » Il répondit : « Je ne le suis pas. – Es-tu le Prophète annoncé ? » Il répondit : « Non. »
Alors ils lui dirent : « Qui es-tu ? Il faut que nous donnions une réponse à ceux qui nous ont envoyés. Que dis-tu sur toi-même ? »
Il répondit : « Je suis la voix de celui qui crie dans le désert : Redressez le chemin du Seigneur, comme a dit le prophète Isaïe. »
Or, ils avaient été envoyés de la part des pharisiens.
Ils lui posèrent encore cette question : « Pourquoi donc baptises-tu, si tu n’es ni le Christ, ni Élie, ni le Prophète ? »
Jean leur répondit : « Moi, je baptise dans l’eau. Mais au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas ;
c’est lui qui vient derrière moi, et je ne suis pas digne de délier la courroie de sa sandale. »
Cela s’est passé à Béthanie, de l’autre côté du Jourdain, à l’endroit où Jean baptisait.

Publié dans Non classé | Commentaires fermés

12
 

boutiqueesoterique |
Entre Dieu et moi paroles d... |
Eglise de Maison |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Vous connaîtrez la vérité e...
| CHORALE "VOIX DES ANGES" D'...
| Le son de la trompette