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Evangile du 5° dimanche – 7 février 2021

Posté par rtireau le 31 janvier 2021

belle-mere

Evangile de Jésus-Christ selon saint Marc 1, 29-39. 

En ce temps-là, aussitôt sortis de la synagogue de Capharnaüm, Jésus et ses disciples allèrent, avec Jacques et Jean, dans la maison de Simon et d’André.
Or, la belle-mère de Simon était au lit, elle avait de la fièvre. Aussitôt, on parla à Jésus de la malade.
Jésus s’approcha, la saisit par la main et la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait.
Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous ceux qui étaient atteints d’un mal ou possédés par des démons.
La ville entière se pressait à la porte.
Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies, et il expulsa beaucoup de démons ; il empêchait les démons de parler, parce qu’ils savaient, eux, qui il était.
Le lendemain, Jésus se leva, bien avant l’aube. Il sortit et se rendit dans un endroit désert, et là il priait.
Simon et ceux qui étaient avec lui partirent à sa recherche.
Ils le trouvent et lui disent : « Tout le monde te cherche. »
Jésus leur dit : « Allons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame l’Évangile ; car c’est pour cela que je suis sorti. »
Et il parcourut toute la Galilée, proclamant l’Évangile dans leurs synagogues, et expulsant les démons.

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Homélie

Posté par rtireau le 31 janvier 2021

5° dimanche dans l’année B - 7 février 2021

 Job 7, 1-4. 6-7 ; Psaume 146 ; 1 Corinthiens 9, 16-19. 22-23 ; Marc 1, 29-39

Le cri de Job est un appel tragique vers Dieu. Paul Claudel a écrit en parlant de Job : “Il  désespère et il espère,/ il espère d’une espérance enragée,/ il blasphème et il adore.” A la question de Job, au mystère du mal et de la souffrance, Dieu répondra par la personne de Jésus. Job concentrait en lui toute la souffrance humaine. Jésus répond en la remplissant de sa présence.

Toute souffrance enferme l’homme en lui-même. Elle le coupe des autres comme par un gouffre. En Jésus, Dieu vient franchir le gouffre. Il est descendu dans l’enfer de la douleur. Il ne la supprime pas par magie. Il lui donne comme un signe plus, le signe de sa croix. Il vient vaincre le mal jusqu’à sa racine. Sa résurrection ouvrira le Royaume où il n’y a plus ni mal, ni souffrance, ni mort. 

Dans l’évangile de Marc, Jésus enseigne, il guérit et il prie. 

Jésus est l’homme de la parole. 

Il sort de la synagogue où il a enseigné avec autorité au jour du sabbat et où il a libéré un homme d’un esprit mauvais. Et à la fin du récit, il a la même  préoccupation : “Allons ailleurs, dans les villages voisins afin que, là aussi, je proclame l’Evangile.” Jésus est d’abord enseignant. Comme s’il voulait qu’on ait une connaissance nourrissante des Écritures.

Jésus est l’homme de l’action. 

Il guérit la belle-mère de Pierre d’une fièvre non précisée… sinon qu’elle l’empêche de jouer son rôle d’accueil et de service. Sa guérison est donc une remise debout pour le service. La Bonne Nouvelle, c’est retrouver sa raison de vivre.Le soir venu, il guérit tous les malades. Il s’attaque à tout ce qui fait souffrir les hommes : le mal physique ou moral. Quand ils finissent par exagérer - “Tout le monde te cherche”- alors il s’en va, il se retire au désert. Au moment même du succès garanti, il dit : “Allons ailleurs.” Jésus guérit à condition que ça reste au service de la Bonne Nouvelle, à condition que ça reste une remise debout pour le service. Aujourd’hui, avec Jésus, il faut que l’Église soit soucieuse de se battre contre tout ce qui détruit la dignité de l’homme, pour tout ce qui rétablit quelqu’un en humanité.

“Allons ailleurs.” Un des traits les plus voyants de l’action de Jésus, c’est son aspect itinérant. Il est tout le temps en marche. C’est souvent sur les routes qu’il guérit les malades et proclame son message. Quand il se laisse arrêter, ce sont des haltes, pas des séjours. Pour réunir du monde, il profite d’une synagogue ouverte un jour de sabbat ou d’une invitation chez quelqu’un du pays. S’il a besoin d’une barque pour se faire entendre d’une foule, il l’emprunte à un disciple. Il est toujours chez les autres, il n’a pas de maison à lui : Il n’a pas d’endroit où reposer sa tête. Saint Paul a pris le même chemin : “Annoncer l’Evangile, dit-il, c’est une nécessité qui s’impose à moi.”

Jésus est l’homme de la prière. 

C’est elle qui féconde ses paroles et ses actions, ses enseignements et ses gestes de guérison. Plus un être descend loin en lui-même, plus il augmente le poids de ses paroles et de ses actes. Un homme qui ne prie plus “n’a plus de dedans”,  disait le philosophe Berdiaef. Jésus est l’homme des  profondeurs.

Et nous, quelles sont nos fièvres ? Et notre monde, de quoi est-il malade ? Sans doute il a souvent besoin d’une remise debout pour le service, besoin de retrouver sa raison de vivre.

J’ai lu au sujet de la belle-mère de Pierre : “Quand elle a vu que son gendre ne rentrait pas à la maison, quand elle a su qu’il avait laissé ses filets et était parti avec un prédicateur ambulant, vous imaginez le choc ! Et quand on lui a dit que ce Jésus allait venir chez elle, elle en a été malade : elle s’est mise au lit.

Nous aussi, nous avons peur que Le Christ bouleverse nos sécurités. Nous voudrions qu’il nous laisse tranquilles. Mais il s’approche sans un mot. Et alors, quel émerveillement et quelle énergie ! Alors on se lève… et on a envie de se mettre à servir.”

Quand quelqu’un s’entend dire qu’il est aimé de Dieu, il paraît que ça le ressuscite.

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Evangile du 4° dimanche – 31 janvier 2021

Posté par rtireau le 25 janvier 2021

Sors

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 1, 21-28. 

Jésus et ses disciples entrèrent à Capharnaüm. Aussitôt, le jour du sabbat, Jésus se rendit à la synagogue, et là, il enseignait.
On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes.
Or, il y avait dans leur synagogue un homme tourmenté par un esprit impur, qui se mit à crier :
« Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu. »
Jésus l’interpella vivement : « Tais-toi ! Sors de cet homme. »
L’esprit impur le fit entrer en convulsions, puis, poussant un grand cri, sortit de lui.
Ils furent tous frappés de stupeur et se demandaient entre eux : « Qu’est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau, donné avec autorité ! Il commande même aux esprits impurs, et ils lui obéissent. »
Sa renommée se répandit aussitôt partout, dans toute la région de la Galilée.

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Homélie

Posté par rtireau le 25 janvier 2021

4° dimanche dans l’année B – 31 janvier 2021

Deutéronome 18, 15-20 ; Psaume 94 ; 1 Corinthiens 7, 32-35 ; Marc 1, 21-28

Au temps de Jésus, il paraît que les guérisseurs étaient tellement nombreux que les gens ne savaient plus à quel guérisseur se vouer. Saint Marc, qui s’y connaît en possédés et en démons, donc en guérisons, Saint Marc voit bien que le jeune rabbi Jésus ne guérit pas comme les autres. Il guérit en homme qui a autorité. Guérir, parler, enseigner avec autorité, ça veut dire quoi ? Le texte répond : pas comme les scribes.

Jésus enseigne dans la synagogue. Tout à coup, le silence se fait. Le ton est inhabituel. La parole est libre. Pourtant, on le connaît bien, Jésus, le jeune charpentier. Ce jour de sabbat, dans la synagogue où il est souvent venu, il s’est avancé pour faire la lecture et la commenter. Tout juif instruit pouvait faire ça. Souvent c’était un scribe, et il reprenait et discutait l’enseignement des Anciens. Les scribes en effet s’abritaient derrière l’autorité des textes. On leur obéissait parce qu’ils occupaient une place dans la hiérarchie, parce qu’ils détenaient un savoir, un pouvoir que les autres n’avaient pas. Pour reprendre l’expression du Père Pierre Calimé (Autun), “les scribes ne parlaient pas leur propre parole”. Ils répétaient un discours venu d’ailleurs. Jésus, lui, s’implique lui-même comme en témoignent dans les évangiles les nombreuses fois où il répète : « On vous a dit que… Eh bien moi je vous dis… » Il parle sans se défausser sur les Anciens car il pose sa parole comme une nouvelle source de référence : il est l’homme de la dernière parole de Dieu.

Jésus parle sans s’abriter. Du coup, toute l’assemblée se réveille : “On était frappé par son enseignement car il enseignait en homme qui a autorité et non pas comme les scribes.” Qu’est-ce qu’il enseigne ? Saint Marc ne le dit même pas. Mais il décrit une assurance, l’éclat d’une voix, le rayonnement d’un regard. 

Et un homme se dresse tout d’un coup, un homme que tourmentait un esprit mauvais. Il crie : “Es-tu venu pour nous perdre ?” Comme pour se protéger, il dévoile l’identité de Jésus : “Je sais fort bien qui tu es, tu es le Saint de Dieu.” Les premiers chrétiens emploieront plus tard cette expression pour désigner Jésus. Jésus impose le silence à l’esprit mauvais et lui ordonne de sortir de cet homme. Il y a un cri. Et puis c’est l’apaisement. Les assistants s’interrogent : “Qu’est-ce que cela veut dire ?” Leur surprise ne vient pas d’abord de l’exorcisme réussi, mais de l’enseignement nouveau, donné avec autorité. C’est à cette autorité que les esprits mauvais eux-mêmes obéissent !

A l’époque, dans le monde juif comme ailleurs, on apercevait facilement le démon derrière la maladie. Et l’exorcisme était pratiqué dans beaucoup de religions, avec tout un cérémonial. L’originalité de Jésus, c’est la sobriété de son intervention : quelques mots brefs. Son enseignement, son autorité, ses initiatives vont ébranler toute une société. Miracles, guérisons, exorcismes de Jésus signifient qu’une force de vie et de renouveau est à l’œuvre.

Il enseignait avec autorité… On ne fait pas autorité parce qu’on serait intelligent, ou orateur ou diplômé. Des gens tout simples font autorité parce qu’ils parlent leur propre parole. Peu importe alors qu’elle soit balbutiante. Nous n’avons aucun droit à l’autorité. Ce n’est pas parce que je suis ton père ou ta mère ou Monsieur le curé ou Monsieur le professeur que j’ai droit à l’autorité. Je serai respecté, si je livre ma propre parole et si mon autorité guérit, c’est-à-dire délivre au lieu d’enchaîner. On demande des guérisseurs, pas des détrousseurs de personnalité comme il en court beaucoup. On demande des guérisseurs, des hommes et des femmes qui font autorité.

Jésus refuse d’être appelé le Saint de Dieu. Tout au long de l’évangile de Marc les foules iront d’étonnement en étonnement : “Qui est cet homme ?” Jésus ne se laissera enfermer dans aucun titre. C’est sa vie tout entière qui montrera son chemin et révélera qui il est. Quand tout aura été accompli dans le don total, c’est un soldat romain qui s’exclamera : “C’était vraiment le Fils de Dieu.” Face au jeune charpentier crucifié, face à l’avenir ouvert.

Dans notre texte Jésus enseigne et libère des esprits mauvais. C’est sa journée type. J’ai à faire ça chaque jour, avec Jésus. C’est ma journée type de chrétien.

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Evangile du 3° dimanche – 24 janvier 2021

Posté par rtireau le 18 janvier 2021

Filets

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 1,14-20. 

Après l’arrestation de Jean, Jésus partit pour la Galilée proclamer l’Évangile de Dieu ;
il disait : « Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. »
Passant le long de la mer de Galilée, Jésus vit Simon et André, le frère de Simon, en train de jeter les filets dans la mer, car c’étaient des pêcheurs.
Il leur dit : « Venez à ma suite. Je vous ferai devenir pêcheurs d’hommes. »
Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent.
Jésus avança un peu et il vit Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans la barque et réparaient les filets.
Aussitôt, Jésus les appela. Alors, laissant dans la barque leur père Zébédée avec ses ouvriers, ils partirent à sa suite.

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Homélie

Posté par rtireau le 18 janvier 2021

3° dimanche dans l’année B – 24 janvier 2021

Jonas 3, 1-5.10 ; Psaume 24 ; 1 Corinthiens 7, 29-31 ; Marc 1, 14-20

“Convertissez-vous et croyez à l’Evangile.”

Jonas (1ère lecture) était chargé d’aller inviter les gens de Ninive à se convertir. Je crois bien que, pour les skieurs, le demi-tour s’appelle conversion et que ce n’est pas si commode quand on débute. Moi je n’ai jamais osé aller jusque là. Je ne suis pas sûr d’être plus fort en conversion dans le quotidien. Heureusement, dans ce domaine, on a le droit d’être toujours des débutants.

Jonas était donc chargé d’aller inviter les gens de Ninive à se convertir. Pour le juif qu’il était, Ninive était la ville païenne avec laquelle il ne fallait pas avoir de contact. Et c’était la capitale assyrienne, ennemie héréditaire d’Israël. Deux bonnes raisons de ne pas y aller.

Trois messages, au moins, dans ce texte :

• Celui qui porte la parole du Seigneur ne choisit pas les destinataires. Jonas est sommé d’aller à Ninive. Il est convoqué à la solidarité hors frontières.

• Ce n’est pas sa force personnelle qui agit, c’est la force de la Parole de Dieu.

• Ce livre montre avec humour que Dieu est le Dieu de tous, y compris des ennemis.

“Convertissez-vous et croyez à l’Evangile.”

Ce qui m’a toujours frappé dans cet Évangile, c’est l’audace et le mouvement. Bien sûr, les événements racontés brièvement ont sûrement été étalés dans le temps. Mais tout de même, quelle activité ! Ça bouge de partout : “Passant le long de la mer de Galilée, Jésus vit Simon et André… en train de jeter les filets … Il leur dit : venez. … et ils le suivirent.”Un peu plus loin, deux autres : il les appela “et ils partirent à sa suite.” Cette capacité à être prêt tout de suite, comme si on attendait ça depuis toujours. Il y a là une sorte de secret du bonheur.

En tous cas, il y a de quoi nous interroger sur notre action ou notre inaction. 

• Je me rappelle, il y a beaucoup d’années, ces personnes heureuses d’être toujours les mêmes dans leur groupe d’action catholique, depuis au moins 15 ans. Ils disaient même avoir acquis une telle profondeur de réflexion que c’était devenu impensable d’inviter un nouveau dans leur groupe ! Ils étaient exactement dans le sens contraire de l’évangile.

• Je me rappelle aussi beaucoup plus d’exemples positifs de ce remue-ménage de l’évangile et de toute la joie qui en sort : les grands changements pour la catéchèse des enfants et les messes en famille… et toute l’inventivité qu’il a fallu ces temps derniers pour faire face au Covid.

Sans doute il y a des gens qui croient que la Bonne Nouvelle a un peu vieilli, et qu’elle n’est peut-être plus aussi bonne. Ils ne se rendent pas compte que c’est eux, c’est nous qui avons vieilli.

“Convertissez-vous et croyez à l’Evangile.”

Y a-t-il encore une Bonne Nouvelle pour notre monde d’aujourd’hui, se demande Jean-Marie Ploux dans son livre Le Christianisme a-t-il fait sont temps ? Après le temps de la Tradition où la foi en Dieu allait de soi, et celui de la modernité où l’on a essayé de la défendre, nous sommes dit-il au temps de la relativité où elle ne pourra s’inscrire que dans la gratuité et la confiance. “Il reste, dit-il, la seule confiance d’hommes et de femmes qui, dans les merveilles de la vie quotidienne qu’ils savent voir et dans les souffrances qu’ils essaient de supporter ou de porter avec les autres, s’en remettent à Dieu du quotidien et de l’ultime. La confiance en Dieu et la confiance en ses témoins qui, depuis toujours, ont cru que l’insatisfaction en eux était signe d’une soif de Dieu. Qui ont cru que tous les gestes de compassion des hommes pour les vivants et pour le morts, toutes les paroles de pardon, toutes les expressions de gratuité, dessinaient l’image d’un homme appelé par un Autre à quelque chose qui passe l’homme.”

Et plus loin : “Devant la souffrance de l’autre et réduits à l’impuissance, quand l’autre semble abandonné à lui-même et voué à la dernière solitude, la seule chose que l’on puisse offrir, c’est de ne pas fuir et d’être présent. … Cette solidarité des éprouvés dans et par la souffrance ne supprime pas la souffrance,  ne lui donne pas un «sens» mais fonde une fraternité. Oui, Jésus a été un trait de lumière dans l’humanité, il a laissé entrevoir l’espérance que rien de l’amour et de la peine de l’homme ne sera perdu.”

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Evangile du deuxième dimanche – 17 janvier 2021

Posté par rtireau le 10 janvier 2021

Simon

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 1, 35-42. 

En ce temps-là, Jean le Baptiste se trouvait avec deux de ses disciples.
Posant son regard sur Jésus qui allait et venait, il dit : « Voici l’Agneau de Dieu. »
Les deux disciples entendirent ce qu’il disait, et ils suivirent Jésus.
Se retournant, Jésus vit qu’ils le suivaient, et leur dit : « Que cherchez-vous ? » Ils lui répondirent : « Rabbi – ce qui veut dire : Maître –, où demeures-tu ? »
Il leur dit : « Venez, et vous verrez. » Ils allèrent donc, ils virent où il demeurait, et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C’était vers la dixième heure (environ quatre heures de l’après-midi).
André, le frère de Simon-Pierre, était l’un des deux disciples qui avaient entendu la parole de Jean et qui avaient suivi Jésus.
Il trouve d’abord Simon, son propre frère, et lui dit : « Nous avons trouvé le Messie » – ce qui veut dire : Christ.
André amena son frère à Jésus. Jésus posa son regard sur lui et dit : « Tu es Simon, fils de Jean ; tu t’appelleras Kèphas » – ce qui veut dire : Pierre.

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Homélie

Posté par rtireau le 10 janvier 2021

Deuxième dimanche dans l’année B - 17 janvier 2021

1 Samuel 3, 3b-10.19 ; Psaume 39 ; 1Co 6, 13b-15a.17-20 ; Jean 1, 35-42

J’aime bien le cheminement qu’il faut au jeune Samuel, aidé par Eli, pour comprendre que ce qui lui arrive est un appel de Dieu. Nous avons, d’un côté, Eli, un pro de la Bible, qui n’entend rien et qui ne va comprendre que la 3ème fois. Rassurant, non ? De l’autre côté, un néophyte, un jeune qui entend mais qui ne sait pas d’où ça vient. Ils ont besoin l’un de l’autre, le jeune pour comprendre l’appel, l’autre pour se trouver rajeuni.

“Samuel, dit le texte, ne connaissait pas encore le Seigneur.” Combien autour de nous sont sûrement prêts à répondre à un appel, même si, pour l’instant, ils ne connaissent pas Dieu : tel nouveau venu, un élève, un jeune qui vient vous trouver avec ses drôles de questions. Oh il n’a peut-être pas eu des voix, mais il est dans l’enthousiasme du néophyte. Et nous, les pros, qui allons répondre (ou pas), selon notre humeur et notre capacité à croire qu’il y a là quelque chose d’important. Bref, combien de Samuel qui s’entendent dire à peu près comme dans le texte : “Retourne te coucher. J’ai pas le temps, tu m’embêtes…”

Dans l’évangile, Jean-Baptiste envoie deux de ses disciples rejoindre Jésus. André, l’un des deux va trouver son frère Simon et l’amène à Jésus. Lisez la suite chez vous, et vous verrez que ça continue avec Philippe et Nathanaël : des appels qui se répandent comme une traînée de poudre. Pas de discours, des gestes : entendre, suivre, voir, écouter, regarder, marcher avec et enfin demeurer avec. On dirait qu’il y a urgence. Les disciples auraient pu dire à Jésus : “Laisse-nous d’abord finir notre travail”. Non ! Ils ont compris qu’il y a plus important : le Royaume à accueillir, à commencer. Chacun de nous reçoit sûrement aussi des appels à changer de vie, et à changer la vie.

A travers ces deux récits, on peut apercevoir comment se vit la rencontre avec Dieu :

- D’abord, c’est Dieu qui nous cherche. Le philosophe Pascal faisait dire à Dieu : “Tu ne me chercherais pas si tu ne m’avais déjà trouvé.” Dieu a l’initiative.

A nous alors de vivre notre recherche. Dieu ne peut nous parler que dans le silence et l’écoute. On entend souvent : “Moi je crois en Dieu” ou “Je crois qu’il y a quelque chose”. Mais pour qu’il y ait rencontre, il faut accueillir Dieu, non pas une idée, mais quelqu’un.

- Enfin il faut des médiateurs, des aînés dans la foi. Dans le cas de Samuel, c’était le prêtre Eli ; pour André, c’était Jean-Baptiste ; et pour Simon-Pierre, c’était André son frère.

Attention ! Ce n’est pas sans risque d’être appelés. On peut se retrouver tout transformé, comme Simon. Il est tellement retourné qu’il en change de nom : “Tu es Simon, tu t’appelleras Pierre.”  Ce n’est pas sans risque, mais ce n’est jamais sans joie : je vous ai déjà cité mon ami théologien Jean-Yves Baziou : “La foi, une raison de plus d’être en joie. Être chrétien n’est pas nécessaire… mais ça donne une raison de plus de se réjouir d’être.” Et encore : “La relation à Dieu n’est pas d’abord croyance mais confiance, elle est une manière de traverser la vie sans perdre pied.”

Timothy Radcliffe, l’ancien Maître des Dominicains, a écrit : “Il y a une chanson qui dit que si l’on rêve seul, les rêves restent des rêves, mais que si l’on est deux à rêver la même chose, on donne naissance à une nouvelle réalité. Le plus grand de tous les rêveurs, ce fut notre Seigneur Jésus Christ. Il a rêvé d’un monde où les pauvres sont heureux et rassasiés, où les miséricordieux sont pardonnés, où ceux qui souffrent sont consolés. C’est vrai que c’est un rêve fou, le rêve du ciel. Mais dans la résurrection, son rêve devient réalité.”

Sans doute notre pape François est un rêveur lui-aussi avec ses 4 verbes au N° 129 de son encyclique « Fratelli tutti » :

Accueillir, offrir de plus grandes possibilités d’entrée sûre et légale dans les pays de destination.

Protéger : toute une série d’actions pour la défense des droits et de la dignité des personnes.

Promouvoir : œuvrer pour que chacun soit mis en condition de se réaliser en tant que personne.

Intégrer, profiter d’enrichissement interculturel du fait de la présence de migrants et de réfugiés.

C’est que notre pape prend au sérieux l’évangile qui dit que tout immigré qui frappe à notre porte est occasion de rencontre avec le Christ, qui s’identifie à l’étranger accueilli ou rejeté.

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Evangile pour la fête du baptême du Seigneur – 10 janvier 2021

Posté par rtireau le 3 janvier 2021

bapt

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 1, 7-11. 

En ce temps-là, Jean le Baptiste proclamait : « Voici venir derrière moi celui qui est plus fort que moi ; je ne suis pas digne de m’abaisser pour défaire la courroie de ses sandales.
Moi, je vous ai baptisés avec de l’eau ; lui vous baptisera dans l’Esprit Saint. »
En ces jours-là, Jésus vint de Nazareth, ville de Galilée, et il fut baptisé par Jean dans le Jourdain.
Et aussitôt, en remontant de l’eau, il vit les cieux se déchirer et l’Esprit descendre sur lui comme une colombe.
Il y eut une voix venant des cieux : « Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie. »

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Homélie

Posté par rtireau le 3 janvier 2021

Fête du Baptême du Seigneur -  10 janvier 2021

 Isaïe 55, 1-11 ; AT 19 : Isaïe 12, 2-6 ; 1 Jean 5, 1-9 ;  Marc 1, 7-11

Vivre, c’est passer par une série de portes. La première c’est notre naissance, et derrière c’est l’inconnu total. La suivante sera probablement l’école. Serons-nous bien acceptés par les autres enfants ? Et puis, espérons-le, il y aura la porte d’un métier, celle d’une rencontre amoureuse et peut-être le choix d’une vie à deux. Et encore d’autres, à commencer, dans notre communauté, par le baptême. À chacun de ces passages reviennent les mêmes questions : qu’est-ce qui se trouve derrière cette porte ? À chaque fois se mêlent des sentiments d’espérance et d’inquiétude.

Dans l’évangile d’aujourd’hui Jésus passe lui aussi une porte. Il quitte une famille. Il quitte Nazareth pour aller au Jourdain se faire baptiser par Jean et il commencer sa vie publique. Il était probablement inquiet, même si saint Marc nous montre que cette vie s’annonce sous de bons augures : Le ciel s’ouvre et une voix dit : “Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi je trouve ma joie.” Véritable déclaration d’amour de Dieu Père qui semble bien signifier : peu importe ce qui t’attend derrière la porte, où que tu ailles je t’accompagne. Et c’est grâce à cette force d’amour que Jésus a pu suivre sa route et porter sa croix jusqu’au bout. Plus aucune porte ne pouvait lui faire peur, ni celle de Jérusalem, ni celle du Palais de Ponce Pilate, ni même celle de la mort.

Un poète-prophète inconnu (au ch. 64 d’Isaïe) avait eu l’audace de crier à Dieu de “déchirer les cieux.” Israël était en difficultés, avec des troupes d’occupation, et se disait que Dieu l’avait abandonné. Dans l’évangile de Marc aussi le ciel se déchire. Marc essaie de nous dire le secret de Jésus. Dans le monde clos par la mort où l’homme s’enferme, Jésus est celui qui vient faire une déchirure pour laisser entrer l’air frais du ciel. Comme dans la parabole des oiseaux de Gérard Bessière :

Sous un filet tendu au-dessus du sol, des myriades d’oiseaux s’ébattaient comme pour un immense départ. A chaque instant, on en voyait qui prenaient leur vol, mais ils heurtaient bientôt le filet et ils retombaient à terre. Le spectacle se répétait sans cesse… Mais le filet était là qui cassait leur élan et provoquait leur chute…. La vision de tout ce petit peuple aux élans brisés était infiniment attristante.

Soudain un oiseau aux couleurs vives prit l’envol à son tour. Mais quand il parvint au filet, comme s’il avait prévu l’obstacle, il se mit à lutter, bec et griffes, avec les mailles. Au bout de quelques instants, il était couvert de sang, mais il poursuivait son combat opiniâtre. Il semblait faiblir quand, tout à coup, le filet se déchira. Dans un cri de douleur et de victoire, l’oiseau piqua vers l’azur et la multitude ailée s’élança derrière lui, élargissant encore la brèche.

C’est Jésus, l’oiseau ensanglanté qui a lutté contre tous les enfermements, contre toutes les fatalités, pour ouvrir à l’humanité les espaces immenses de son avenir.

Voilà ! C’est fait : en Jésus, l’homme et Dieu communiquent à nouveau. « Il vit les cieux se déchirer et l’Esprit descendre sur lui comme une colombe » : le monde de Dieu n’est plus fermé et lointain. Il est visible et accessible. Jésus a pris son tour dans la file des pécheurs venus demander le baptême de Jean. Et du même coup, la justice de Dieu ne se manifeste plus par la colère et la vengeance. Elle s’appellera désormais miséricorde. C’est quand l’humiliation de Jésus arrive au plus bas que le Père lui fait sa déclaration d’amour : “Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi je trouve ma joie.”. Jésus sera dès lors la voix du Père parmi les hommes. 

La même parole a été prononcée sur toute notre vie au jour de notre baptême. Comment pouvons-nous faire l’expérience d’une telle confiance ? Le plus souvent, elle se fait au quotidien, dans des rencontres. Par exemple ces dernières semaines : nous avons offert des cadeaux, nous avons visité des parents ou des amis, nos enfants nous ont fait un dessin, un ami nous a invité. Et à chaque fois nous avons dit, d’une façon ou d’une autre, à quelqu’un : je t’apprécie, je t’aime. Et à chaque fois nous avons ouvert une brèche vers une réalité qui change tout et nous avons pu ressentir que Dieu marche avec nous ! Cette réalité qui change tout, Michel Scouarnec a eu un jour un joli mot pour la désigner. Il parlait justement du baptême : “Quand une maman (ou un papa) présente son enfant pour être baptisé, l’enfant est son fils. Quand le prêtre (ou le diacre) lui rend son enfant après le baptême : c’est son frère.”

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