Evangile du 2° dimanche dans l’année A – 19 janvier 2020

Posté par rtireau le 13 janvier 2020

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 1,29-34. 

En ce temps-là, voyant Jésus venir vers lui, Jean le Baptiste déclara : « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde ;
c’est de lui que j’ai dit : L’homme qui vient derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était.
Et moi, je ne le connaissais pas ; mais, si je suis venu baptiser dans l’eau, c’est pour qu’il soit manifesté à Israël. »
Alors Jean rendit ce témoignage : « J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe et il demeura sur lui.
Et moi, je ne le connaissais pas, mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit : “Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer, celui-là baptise dans l’Esprit Saint.”
Moi, j’ai vu, et je rends témoignage : c’est lui le Fils de Dieu. »

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Homélie

Posté par rtireau le 13 janvier 2020

Deuxième dimanche dans l’année A - 19 janvier 2020

Isaïe 49, 3.5-6 ; Psaume 39 ; 1 Corinthiens 1, 1-3 ; Jean 1, 29-34

Du fond de leur exil à Babylone, les déportés d’Israël se demandent si Dieu ne les aurait pas oubliés. La voix d’Isaïe s’élève pour dire qu’il n’en est rien. Mais que Dieu a des grands moyens surprenants : un Serviteur disponible, qui sera le peuple d’Israël. Un serviteur, une sorte de berger chargé de ramener les rescapés d’Israël. Il sera lumière des nations jusqu’aux extrémités de la terre, non pas un roi puissant, mais un serviteur pour dire a chacun : “Tu as de la valeur aux yeux du Seigneur.” Sur une carte de vœux, un jour, ça pouvait s’écrire très brièvement : “Le roi dit : comptez-les tous. Dieu dit : tout le monde compte.” Les grand moyens de Dieu, un serviteur pour dire a chacun : “Tu as de la valeur aux yeux du Seigneur.”  C’est à dire : tout le monde compte.

Dans l’Evangile de ce jour, Jean-Baptiste désigne Jésus : “Voici l’Agneau de Dieu”. Il est bon de savoir qu’en araméen le terme talya signifie en même temps Agneau et Serviteur.

L’Evangile de Jean a été écrit longtemps après Pâques, donc à la lumière de la résurrection de Jésus. On comprend que Jean-Baptiste paraisse naturellement et facilement contemplatif. En réalité, tout n’a sans doute pas été si clair pour lui du premier coup. Mais plusieurs dizaines d’années après l’événement, à la lumière de la résurrection, il nous est présenté comme quelqu’un qui voyait l’invisible.

Voir l’invisible… Dans la vie, il y a ceux qui se vantent d’être réalistes : “Moi, je ne crois que ce que je vois.” Et il y a ceux, comme Jean-Baptiste, qui voient parce qu’ils croient, ceux qui voient beaucoup plus que le visible parce qu’ils ont la foi.

Les grands moyens que Dieu prend pour redonner espérance au monde, c’est son peuple serviteur d’après Isaïe, c’est son fils serviteur d’après Jean-Baptiste, son fils qui prend le visage de l’homme. C’est Dieu qui s’envisage, non pas avec des grands moyens, mais en se mettant du côté des victimes et non des oppresseurs. Dieu non seulement du côté des victimes, mais Dieu qui respecte notre liberté jusqu’à l’extrême. Dieu qui prend sur lui même nos fautes pour nous en libérer. Nous qui sommes baptisés, plongés dans l’Esprit de Dieu, il est bon de nous demander de quel côté nous sommes : du côté des oppresseurs et de la violence, quelle qu’elle soit, même rien qu’en paroles, ou du côté des victimes ?

Dans l’évangile d’aujourd’hui, Jean-Baptiste, qui était jusque là le précurseur, est devenu témoinLe témoin est d’abord quelqu’un qui voit, qui reconnaît. Or il a une phrase surprenante en parlant de son cousin : “Je ne le connaissais pas.”En même temps, on n’est pas trop surpris qu’il puisse dire : je ne le connaissais pas bien, ou pas comme ça, mais maintenant, je le connais.

Alors il peut être – c’est le second sens du mot – le témoin qui atteste : c’est bien lui. 

Et enfin – troisième sens – il peut devenir le témoin qui s’efface, qui veille à ne pas être pris pour celui qu’il veut annoncer : ce n’est pas moi qu’il faut regarder, c’est lui.

Dieu prend visage, Dieu s’envisage dans notre monde. C’est Yves Patenotre, évêque émérite de la Mission de France qui disait : « Tu veux imiter Dieu ? Fais comme lui : deviens Homme ! » Dieu prend visage dans notre monde. Le plus souvent, ce n’est pas de l’évidence pour nous. On pourrait dire que c’est en crypté, comme dans certaines chaînes de notre télévision. Mais nous sommes dans le temps après la résurrection. Et, de génération en génération, les chrétiens qui nous ont précédés ont été des témoins pour nous. Ils nous ont dit les signes de la présence du ressuscité, les signes dont ils ont été témoins. Et grâce à eux, par moments, le crypté a pu devenir clair.

Toutes ces générations ont été des témoins pour nous. Sans doute vous voyez où je veux en venir : c’est à nous maintenant de prendre le relais et d’être témoins, pour que chacun entende en clair : “Tu as de la valeur aux yeux du Seigneur.”  A nous d’être témoins pour que chacun puisse petit à petit porter le même regard contemplatif que Jean-Baptiste sur le monde. 

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Envangile pour la fête du baptême du Seigneur – 12 janvier 2020

Posté par rtireau le 6 janvier 2020

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 3, 13-17. 

Alors paraît Jésus. Il était venu de Galilée jusqu’au Jourdain auprès de Jean, pour être baptisé par lui.
Jean voulait l’en empêcher et disait : « C’est moi qui ai besoin d’être baptisé par toi, et c’est toi qui viens à moi ! »
Mais Jésus lui répondit : « Laisse faire pour le moment, car il convient que nous accomplissions ainsi toute justice. » Alors Jean le laisse faire.
Dès que Jésus fut baptisé, il remonta de l’eau, et voici que les cieux s’ouvrirent : il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui.
Et des cieux, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie. »

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Homélie

Posté par rtireau le 6 janvier 2020

Fête du Baptême du Seigneur dans l’année A - 12 janvier 2020

Isaïe 42, 1-4.6-7 ; Psaume 28 ; Actes 10, 34-38 ; Matthieu 3, 13-17

“Jésus paraît, dit l’évangile, sur les bords du Jourdain”, ce fleuve unique au monde. En hébreu le mot Jourdain signifie le descendeur. Il prend sa source dans le mont Hermon, à 520 mètres d’altitude, il est le seul à descendre aussi bas, dans la Mer Morte, à 394 mètres en dessous du niveau de la mer. Voilà jusqu’où descend Jésus. Il n’avait nullement besoin de confesser des péchés ! Et pourtant, il descend à son tour vers les eaux sales du Jourdain. Il se solidarise ainsi avec les pécheurs, comme pour s’enraciner dans son peuple et le ramener vers le Père. Il plonge dans un peuple, il s’engage avec lui, il se mouille avec lui.

L’eau est un mystère qui traverse toute la Bible. Depuis les eaux du Déluge qui détruisent, jusqu’aux eaux du Jourdain qui régénèrent : mystère de vie et de mort, eaux de la mort et eaux maternelles, traversée de la Mer Rouge et surtout passage du Ressuscité à travers l’océan de la mort. Depuis ce jour où Jésus est descendu jusqu’au fond, il n’est pas de pécheur, même le plus abîmé, qu’il ne puisse rejoindre. Il s’est fait le plus proche des plus éloignés. Et c’est quand son humiliation arrive au plus bas qu’éclate la manifestation du Père. Le Père lui fait sa déclaration d’amour : “Celui-ci est mon Fils bien-aimé ; en lui, j’ai mis tout mon amour.” Il sera la voix du Père parmi les hommes. Et l’Esprit à son tour descend “comme une colombe”. Car cet homme, si semblable aux autres, est le Fils de Dieu, tellement rempli de l’Esprit qu’il pourra le donner à tous les hommes pour en faire des fils de Dieu.

Le baptême révèle Jésus comme notre baptême nous révèle à nous-mêmes. Baptisés, nous remontons des eaux de la mort par la puissance de l’Esprit et nous nous découvrons fils, sous le regard du Père. Invités à notre tour à montrer le visage du Père autour de nous : “Fais paraître dans ta vie un nouvel aspect du visage de Jésus-Christ que personne n’a encore manifesté.” Vous qui êtes baptisés, vous qui avez fait baptiser vos enfants, avez-vous commencé de faire paraître un aspect du visage de Jésus ?

“Tu vas toujours à ta psychothérapie de groupe” demandait quelqu’un à un chrétien un jour ? Il avait tout à fait compris, celui-là, l’intérêt qu’il y a à faire partie de la communauté des chrétiens. Et une autre fois : “Ah oui, tu es chrétien parce que tu as eu des problèmes de santé ?”  Réponse de l’interrogé : “Non, c’est parce que des gens m’ont donné envie de vivre.” Fameux baptême !

Des gens m’ont donné envie de vivre. Une phrase qui rejoint le mot que j’aime bien quand je pense baptême, le mot commencements. Une Église qui se soucie de ses commencements est une Église vivante. Je me souviens de Thaï, jeune adulte Viet-Namien, baptisé à une veillée pascale à Rennes, en présence d’environ 500 personnes. Les semaines d’après, il ne pouvait plus se déplacer dans le quartier sans qu’on lui saute au cou de toutes parts. Fameux recommencement dans sa vie.

Des gens m’ont donné envie de vivre. Le baptême : un nouveau commencement. Avez-vous remarqué la différence de physionomie entre ceux qui vous annoncent : “Je viens de commencer le piano… la danse… le foot… ou à surfer sur Internet…” et ceux qui vous disent : “Oh, j’ai arrêté la musique, j’en avais marre. J’ai arrêté le sport, je n’avais plus temps…” ou “J’y arrivais pas…” Avez-vous remarqué la différence de physionomie ? Eh bien en principe, l’Eglise est toujours du côté de ceux qui commencent. L’Eglise est toujours du côté des joyeux commencements,  du côté de ceux qui sont en route, en marche, en chemin.

Des gens m’ont donné envie de vivre. Ils ont été comme une lumière pour moi : 

Voulez-vous une histoire d’enfants pour dire ça ? C’est un petit garçon qui visite une cathédrale avec sa grand-mère et qui découvre les vitraux.

- “C’est qui, ces gens-là ?” demande l’enfant, en montrant un vitrail.

- “Ce sont les chrétiens !” répond la grand-mère.

Peu après, à l’école, I’instituteur demande : 

- “Qu’est-ce qu’un chrétien ?” 

et l’enfant de répondre immédiatement : 

- “C’est quelqu’un à travers qui on voit la lumière.”

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Evangile de l’Epiphanie – 5 Janvier 2020

Posté par rtireau le 29 décembre 2019

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 2, 1-12. 

Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem
et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile à l’orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui. »
En apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé, et tout Jérusalem avec lui.
Il réunit tous les grands prêtres et les scribes du peuple, pour leur demander où devait naître le Christ.
Ils lui répondirent : « À Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète :
‘Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n’es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Juda, car de toi sortira un chef, qui sera le berger de mon peuple Israël.’ »
Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue ;
puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez vous renseigner avec précision sur l’enfant. Et quand vous l’aurez trouvé, venez me l’annoncer pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui. »
Après avoir entendu le roi, ils partirent. Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient les précédait, jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit où se trouvait l’enfant.
Quand ils virent l’étoile, ils se réjouirent d’une très grande joie.
Ils entrèrent dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à ses pieds, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe.
Mais, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.

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Homélie

Posté par rtireau le 29 décembre 2019

Fête de l’Épiphanie – 5 janvier 2019

Isaïe 60, 1-6 ; Psaume 71 ; Ephésiens 3, 2-3a, 5-6 ; Matthieu 2, 1-12

Avant de lire l’Evangile : ATTENTION ! Le texte que je vais lire n’est pas un reportage, c’est un enseignement. Ce n’est pas un texte enfantin, c’est une catéchèse d’adultes, ce n’est pas une belle histoire pour enfants, c’est pour les grands.

Vous savez que Saint Matthieu a écrit son évangile 40 ou 50 ans après la mort de Jésus. Il a eu le temps de réfléchir sur l’aveuglement de certains au temps de Jésus. Et, 40 ans après, il y en a qui n’ont pas encore évolué. En écrivant cette page, c’est sûrement à eux qu’il pense.

Il est bon de se souvenir aussi que Matthieu écrit son évangile pour des communautés chrétiennes issues du monde juif. Des groupes qui hésitent à accueillir les Grecs et les Romains qui se convertissent en grand nombre à l’Évangile de Jésus. Leur entrée dans les communautés n’est pas du goût de tout le monde. Certains se demandent si des hommes et des femmes qui ne pratiquent pas la Loi de Moïse peuvent devenir chrétiens. C’est pour répondre à cette question que Matthieu fait ce récit de la visite des mages.

Après la lecture de l’Evangile : On aurait pu s’attendre à voir arriver près de Jésus les prêtres, les lévites, les docteurs de la Loi, tous ces hommes de la religion. Et Matthieu nous dit que ce sont des hommes qui viennent de très loin, des païens, des étrangers, qui se risquent à chercher Dieu jusqu’à Bethléem pendant que ceux qui savent tout des Écritures restent à Jérusalem. C’est qu’il ne suffit pas de savoir, il faut bouger, comme les Mages.

Le message que Matthieu veut faire passer est message d’universalité. Il donne la réponse à la question : « Faut-il accueillir les païens dans les communautés chrétiennes ? » Oui ! Même que ce sont eux qui ont le mieux compris la nouveauté apportée par Jésus. En offrant l’or, ils le disent Roi, en offrant l’encens, ils le disent Dieu, en lui présentant la myrrhe (qui servait à embaumer les morts), ils annoncent déjà la mort de Jésus.

Épiphanie veut dire Manifestation. Dieu veut se manifester à tous les hommes sans exception. Ce message, comme celui d’Isaïe dans la 1ère lecture, nous enseigne que toute personne de bonne volonté, qui cherche sincèrement le bien, la justice et la paix, peut se reconnaître en ces trois Mages. Même message dans la seconde lecture où Saint Paul annonce que “les païens sont associés au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse, dans le Christ Jésus, par l’annonce de l’Évangile.”

Dieu appelle tous les hommes, les blancs, les jaunes, les noirs, les riches, les pauvres, les pécheurs et les saints. C’est la saison des VŒUX. Que nous soyons les messagers de cette Bonne Nouvelle : Dieu appelle et accueille tout le monde !

Lorsque les Mages arrivent à l’entrée de Jérusalem, l’étoile disparaît, ils posent alors une question capitale : “Où est le roi qui vient de naître ?”

- Où es-tu, Seigneur ? Les Mages t’ont trouvé sous les traits d’un enfant. Un VŒU : que nous te cherchions simplement parmi les plus faibles, chez ceux qui ont besoin d’amour.

- Où es-tu, Seigneur ? On se souvient qu’Élie t’avait trouvé non pas dans la tempête mais dans la brise. Un VŒU : Dieu se trouve dans le silence. Dans la prière qui est d’abord écoute.

- Où es-tu, Seigneur ? Les Mages t’ont trouvé à Bethléem qui signifie la maison du pain. Et là, ils t’ont trouvé réellement. Un VŒU : Que nous prenions le temps de te rencontrer réellement, nous aussi, dans le pain de la Parole et de l’Eucharistie.

Et puis il y a la dernière phrase du récit de Matthieu : après avoir rencontré Jésus, « les Mages regagnèrent leur pays par un autre chemin ». Un VŒU : Puissions-nous repartir en 2020 « par un autre chemin« . Tous ceux qui rencontrent le Christ sont voués à un autre chemin, arrachés à leur passé, à leur routine. Le chemin ouvert par Jésus est chaque jour nouveau.

Faut-il résumer le message d’aujourd’hui ? Saint Matthieu dirait à peu près ceci : “Etranger, d’où que tu viennes, Dieu est venu pour toi. Aucun obstacle ne peut venir de ta race, de ta culture, de ton origine religieuse, Dieu se propose à toi pourvu que tu le cherches.”

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Posté par rtireau le 29 décembre 2019

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Evangile de la fête de la Sainte Famille – 29 décembre 2019

Posté par rtireau le 27 décembre 2019

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 2, 13-15.19-23. 

Après le départ des mages, voici que l’ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit : « Lève-toi ; prends l’enfant et sa mère, et fuis en Égypte. Reste là-bas jusqu’à ce que je t’avertisse, car Hérode va rechercher l’enfant pour le faire périr. »
Joseph se leva ; dans la nuit, il prit l’enfant et sa mère, et se retira en Égypte,
où il resta jusqu’à la mort d’Hérode, pour que soit accomplie la parole du Seigneur prononcée par le prophète : ‘D’Égypte, j’ai appelé mon fils.’
Après la mort d’Hérode, voici que l’ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph en Égypte
et lui dit : « Lève-toi ; prends l’enfant et sa mère, et pars pour le pays d’Israël, car ils sont morts, ceux qui en voulaient à la vie de l’enfant. »
Joseph se leva, prit l’enfant et sa mère, et il entra dans le pays d’Israël.
Mais, apprenant qu’Arkélaüs régnait sur la Judée à la place de son père Hérode, il eut peur de s’y rendre. Averti en songe, il se retira dans la région de Galilée
et vint habiter dans une ville appelée Nazareth, pour que soit accomplie la parole dite par les prophètes : ‘Il sera appelé Nazaréen.’

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Homélie

Posté par rtireau le 27 décembre 2019

Fête de la Sainte Famille dans l’année A – 29 décembre 2019

Si 3, 2-6, 12-14 ; Col 3, 12-21 ; Mt 2, 13-15, 19-23

A première lecture, la sainte famille semble une famille bourlinguée, une famille de réfugiés, comme tous ces expulsés, ces sans papier, chassés de leur pays par la guerre, la famine, le chômage ou la dictature. C’est vrai, et c’est hélas toujours d’actualité. Et puis une relecture plus réfléchie se souvient que Jésus descend en Égypte comme son peuple qui s’y était réfugié des siècles auparavant pour fuir la famine. Et que Jésus sort d’Egypte comme son peuple en sortit libéré avec Moïse. Comme si l’Evangile voulait nous dire que Jésus assume toute l’histoire de son peuple, qu’il vient récapituler dans son existence humaine les heures de souffrance et la soif de liberté de son peuple. 

Gérard Bessière a quelques mots concrets sur ce qu’il appelle la Sainte Famille errante : “Fuite, exil, retour hésitant, recherche d’une terre d’asile… un nouveau-né qui est déjà un réfugié politique ? C’est clair : il nous est dit dès sa naissance que tous les pouvoirs se sentiront menacés par lui et chercheront à l’éliminer…

Jésus, par l’Égypte, refait l’itinéraire de son peuple autrefois : Exode et Pâques seront en lui pour toujours. Il bouleversera les préjugés, les conformismes, …, toutes les barrières, pour faire renaître les hommes dans la rencontre aimante de Dieu et de tous. De lui-même, il dira qu’il est « chemin »… Impossible de jamais s’asseoir, de jamais figer « l’ordre », avec ce vagabond qui parle toujours d’aller plus loin.”

Alors moi j’ai envie de vous inviter à le chercher là où il est, c’est à dire dans la discrétion du quotidien. C’est parfois longtemps après que l’on comprend par où il a voulu nous conduire. J’insiste parce que cette attention au quotidien pour trouver Dieu est la mission de l’Eglise depuis toujours, mais elle n’est pas naturelle. C’est tellement réconfortant de chercher Dieu dans le merveilleux. C’est si tentant de s’évader de ce quotidien tellement banal, dur ou triste et de se réfugier dans le gentillet. C’est peut-être pour ça que Noël est beaucoup plus fêté que Pâques.

Ceci dit, ce n’est pas d’aujourd’hui qu’on cherche Dieu dans le merveilleux : les évangiles apocryphes il y a 20 siècles, c’était déjà ça. Mais chaque fois qu’on cède à cette tentation, c’est qu’on a un regard pessimiste sur l’homme, alors que la foi chrétienne dit qu’il est Fils de Dieu. Quand on cherche Dieu Baguette magique, – ça peut arriver – c’est qu’on n’assume plus très bien notre condition d’homme où chacun doit prendre ses responsabilités et sa place, modeste mais nécessaire.

Deux leçons bien concrètes dans l’évangile que je viens de lire : 

- La première : invitation à une confiance totale dans la Parole de Dieu, malgré l’obscurité de la foi, et au creux même de l’insécurité. Dans l’odeur de mort qui rôde autour de l’enfant Jésus, une espérance se lève. Ce n’est pas en sortant de nos situations difficiles qu’on accomplit la volonté de Dieu. C’est en découvrant la force désarmée du petit de Bethléem qui vient nous y rejoindre et nous garder de la désespérance.

- Le second enseignement, c’est le fantastique appel à la responsabilité que contient cet évangile. Jésus, Dieu sauve, ne se défend pas lui-même. Il se remet entre les mains de ces croyants que sont Joseph et Marie. Immense respect de l’homme ! Immense responsabilité de l’homme ! Dieu veut la vie et confie cette tâche à des hommes et des femmes engagés, les parents en première ligne.

Voulez-vous quelques vœux : il sont contenus dans ce que je viens de dire. Mais ils seront plus précis avec ces quelques mots de Gabriel Ringlet dans L’évangile d’un libre penseur : “Placer Dieu très haut, voilà le chemin habituel. Et c’est beau. Mais on connaît le danger, pour l’homme surtout. Et pour Dieu. Placer l’homme sur un piédestal mérite aussi admiration. Avec le risque d’enfermer l’homme dans l’homme. Jésus refuse de choisir entre ces deux «hauteurs» ou, plus exactement, il garde les deux : passionné par la cause de Dieu et passionné par la cause de l’homme, il prend la double nationalité, faisant ainsi du christianisme une religion qui se veut à la fois une affirmation radicale de Dieu et une affirmation radicale de l’homme.” 

Je vous souhaite donc la double nationalité. 

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Evangile pour la veillée de Noël – 24 décembre 2019

Posté par rtireau le 23 décembre 2019

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 2, 1-14. 

En ces jours-là, parut un édit de l’empereur Auguste, ordonnant de recenser toute la terre –
ce premier recensement eut lieu lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie.
Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville d’origine.
Joseph, lui aussi, monta de Galilée, depuis la ville de Nazareth, vers la Judée, jusqu’à la ville de David appelée Bethléem. Il était en effet de la maison et de la lignée de David.
Il venait se faire recenser avec Marie, qui lui avait été accordée en mariage et qui était enceinte.
Or, pendant qu’ils étaient là, le temps où elle devait enfanter fut accompli.
Et elle mit au monde son fils premier-né ; elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune.
Dans la même région, il y avait des bergers qui vivaient dehors et passaient la nuit dans les champs pour garder leurs troupeaux.
L’ange du Seigneur se présenta devant eux, et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière. Ils furent saisis d’une grande crainte.
Alors l’ange leur dit : « Ne craignez pas, car voici que je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple :
Aujourd’hui, dans la ville de David, vous est né un Sauveur qui est le Christ, le Seigneur.
Et voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. »
Et soudain, il y eut avec l’ange une troupe céleste innombrable, qui louait Dieu en disant :
« Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime. »

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