Evangile pour le 2d dimanche de l’année C – 20 janvier 2019

Posté par rtireau le 16 janvier 2019

noces

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 2, 1-11.

En ce temps-là, il y eut un mariage à Cana de Galilée. La mère de Jésus était là.
Jésus aussi avait été invité au mariage avec ses disciples.
Or, on manqua de vin. La mère de Jésus lui dit : « Ils n’ont pas de vin. »
Jésus lui répond : « Femme, que me veux-tu ? Mon heure n’est pas encore venue. »
Sa mère dit à ceux qui servaient : « Tout ce qu’il vous dira, faites-le. »
Or, il y avait là six jarres de pierre pour les purifications rituelles des Juifs ; chacune contenait deux à trois mesures, (c’est-à-dire environ cent litres).
Jésus dit à ceux qui servaient : « Remplissez d’eau les jarres. » Et ils les remplirent jusqu’au bord.
Il leur dit : « Maintenant, puisez, et portez-en au maître du repas. » Ils lui en portèrent.
Et celui-ci goûta l’eau changée en vin. Il ne savait pas d’où venait ce vin, mais ceux qui servaient le savaient bien, eux qui avaient puisé l’eau. Alors le maître du repas appelle le marié
et lui dit : « Tout le monde sert le bon vin en premier et, lorsque les gens ont bien bu, on apporte le moins bon. Mais toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à maintenant. »
Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. C’était à Cana de Galilée. Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui.

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Homélie

Posté par rtireau le 16 janvier 2019

2d dimanche dans l’année C- 20 janvier 2019

Isaïe 62, 1-5 ; Psaume 95 ; 1 Corinthiens 12, 4-11 ; Jean 2, 1-11

Le texte de Cana a donné lieu à pas mal de plaisanteries autour du bon vin. En réalité, Saint Jean était sûrement sérieux quand il écrivait : “Tel fut le commencement des signesque Jésus accomplit… Il manifesta sa gloire et les disciples crurent en lui.”Le miracle de Cana, comme tous les miracles de Jésus, est bien un signe, un signe pour révéler qui est Jésus. En effet :

- lorsque Jésus a guéri des paralytiques, par exemple, ce n’est pas pour que jamais plus, il n’y ait de paralysés, mais pour révéler qui il est: non pas un super orthopédiste, mais un sauveur, qui veut que nous vivions debout.

- lorsqu’il a guéri des aveugles, ce n’est pas pour que personne ne soit plus jamais aveugle, mais pour révéler qui il est, non pas un super-ophtalmo mais “la Lumière du monde.”

- De la même façon, lorsque Jésus change l’eau en vin à Cana c’est pour révéler qui il est.

Alors, je vous invite à regarder de près ce récit etles symboles riches qui s’y trouvent:

1/ Le premier symbole, c’est la noce : Saint Jean a eu envie de montrer Jésus au milieu d’une noce. Sans doute parce que les Écritures, les textes des prophètes, ont souvent raconté la relation de Dieu avec son Peuple comme une histoire d’amour : fiançailles, tendresse, infidélité, colère, retrouvailles. Le texte d’Isaïe, la première lecture, en est un exemple : “On ne te dira plus délaissée… Toi, tu seras appelée ma préférencemon épouse... Comme la jeune mariée fait la joie de son mari, tu seras la joie de ton Dieu.” On attendait qu’un jour, les Noces de Dieu et de l’humanité soient définitives. Eh bien ! Jésus est venu sceller cette nouvelle Alliance de Dieu et des hommes. La noce de Cana est bien plus qu’une noce de village. 

2/ Deuxième symbole : les cuves en pierre que Jésus a choisies. Il aurait quand même pu trouver des récipients plus distingués que ces cuves destinées aux ablutions rituelles. Selon la loi de Moïse, les Juifs devaient se laver les mains avant de se mettre à table. Et c’est dans les cruches qui servaient à ça que Jésus fait verser de l’eau. Et il change en vin l’eau des ablutions. Autant dire que les pratiques rituelles en prennent un coup : le vin des noces de Dieu, le vin de la nouvelle Alliance, remplace l’eau de la religion juive. On devine le scandale : tout le système religieux est révolu. L’eau claire de la loi de Moïse fait place au vin capiteuxannoncé pour les temps messianiques. Le vin généreux, c’est Jésus lui-même, qui va mettre la société en effervescence.

3/ Troisième symbole : La quantité et la qualité. Jésus a fait remplir les cuves jusqu’au bord : 600 litres d’eau changés en 600 litres de vin. On n’avait pas besoin de tout ça, sans compter que du moins bon aurait fait l’affaire. Surabondance et démesure, geste généreux, plaidoyer pour la gratuité. Nous ne sommes plus sous le régime du donnant-donnantoù Dieu proportionnait ses dons aux mérites de l’homme. Dans la nouvelle Alliance, Dieu donne gracieusement, gratuitement.

Pour beaucoup de gens, Dieu reste un être lointain, impassible, loin de la vie des hommes. On est souvent resté sur une vieille idée philosophique de l’antiquité. L’Évangile de Cana révèle pourtant un Dieu amoureux de l’humanité. Un tremblement de terre ou une guerre ne sont pas signes de Dieu, mais tous les gestes de solidarité, oui.

Pour beaucoup de gens, le christianisme a pu être une religion de la peur et des interdits. Saint Jean a pourtant trouvé les mots pour dire que les prescriptions, c’est fini ! L’eau claire du légalisme a été remplacée depuis que Jésus a changé en vin l’eau des ablutions juives.

Pour beaucoup de gens, Dieu reste souvent un Dieu qui récompense ou qui punit en proportion de nos mérites. Saint Jean a pourtant invité à contempler un Dieu qui ne calcule pas, qui donne gratuitement avec surabondance, dans la démesure de l’amour.

J’aime bien Gérard Bessières quand il écrit au sujet de ce texte : “On croyait ferme que Dieu habitait dans le beau temple de Jérusalem… dans l’inviolable Saint des Saints… et voilà qu’il mangeait et buvait avec ces paysans, et qu’il était lui-même « homme avec insistance, provincial, Galiléen »… comme si Dieu avait déserté le Temple, les rites, les lieux et les temps sacrés, pour habiter l’humble vie humaine !…”

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MEILLEURS VOEUX!

Posté par rtireau le 11 janvier 2019

Meilleurs vœux !

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Evangile pour la fête du baptême du Seigneur – 13 janvier 2019

Posté par rtireau le 8 janvier 2019

bapt

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 3, 15-16.21-22.

En ce temps-là, le peuple venu auprès de Jean le Baptiste était en attente, et tous se demandaient en eux-mêmes si Jean n’était pas le Christ.
Jean s’adressa alors à tous : « Moi, je vous baptise avec de l’eau ; mais il vient, celui qui est plus fort que moi. Je ne suis pas digne de dénouer la courroie de ses sandales. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu.
Comme tout le peuple se faisait baptiser et qu’après avoir été baptisé lui aussi, Jésus priait, le ciel s’ouvrit.
L’Esprit Saint, sous une apparence corporelle, comme une colombe, descendit sur Jésus, et il y eut une voix venant du ciel : « Toi, tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie. »

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Homélie

Posté par rtireau le 8 janvier 2019

Fête du Baptême du Seigneur - 13 janvier 2019

Isaïe 40, 1-11 ;  Psaume 103 ; Tite 2, 11-14, 3, 4-7 ; Luc 3, 15-22

Voici le Seigneur Dieu !
Il vient avec puissance ;
son bras lui soumet tout… Comme un berger - on s’attendait à un guerrier-il fait paître son troupeau : son bras rassemble les agneaux,
il les porte sur son cœur,
il mène les brebis qui allaitent.” (Isaïe)

On a toujours du mal à comprendre la toute puissance de Dieu comme une puissance d’amour et de tendresse. Pourtant, notre credo ne dit pas “Je crois en Dieu tout-puissant”,mais “Je crois en Dieu le Pèretout-puissant.” Quelqu’un a pu dire au sujet de l’Evangile d’aujourd’hui : “Jésus avait une relation toute particulière à Dieu son Père. Pourtant, il a voulu passer par le baptême de Jean.” Sous-entendu : il aurait pu s’en dispenser. Sans doute ! Mais est-ce que ce n’est pas en devenant homme parmi les hommes, et en partageant tout de l’humain, y compris le baptême de conversion de ses frères, qu’il annonce combien l’humain a du prix aux yeux de Dieu ?

Isaïe: « Élève la voix, ne crains pas. Dis aux villes de Juda : “Voici votre Dieu… Il vient…” » Attente d’un nouveau commencement.

St Paul“Par le bain du baptême, il nous a fait renaître et nous a renouvelés dans l’Esprit Saint.” Annonce d’un nouveau commencement.

Jean-Baptiste(dans l’Evangile de Luc) : “Il vient, celui qui est plus fort que moi… Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu.” Attente d’un nouveau commencement.

Avez-vous remarqué la différence de physionomie entre ceux qui vous annoncent“Je viens de commencer le piano… ou la danse… ou le foot…” et ceux qui vous disent: “Oh, j’ai arrêté la musique, j’en avais marre. J’ai arrêté le sport, je n’avais plus temps…”ou “Je n’y arrivais pas…” Avez-vous remarqué la différence de physionomie ?

Eh bien en principe, l’Eglise est toujours du côté de ceux qui commencent. L’Eglise est toujours du côté des joyeux commencements ! Et que ça bouge ! Même si quelques partisans de l’immobilité prudente peuvent avoir quelques sueurs froides.

Je me souviens la réflexion d’un petit enfant, invité avec ses parents à l’apéritif chez des gens ordrés, un peu guindés même. Maison superbe, peintures impeccables, salle nickel, table basse, fauteuils… Rutilant partout, pas un objet de travers, tapis somptueux. Et le petit de dire (honte pour les parents) : “Dis papa, où est-ce qu’ils habitent, les messieurs dames ?” J’espère que notre communauté n’aura jamais de tentations comme ça. Avez-vous remarqué comme l’ambiance n’est déjà pas la même quand il n’y a pas (ou peu) d’enfants dans nos assemblées ? Non ! Il faut que l’Eglise soit toujours du côté des joyeux commencements. Je repense souvent à cette personne qui avait été amenée à vivre de près une célébration très forte, qui lui avait fait du bien. Elle disait : “Vous m’avez obligé à rouvrir le dossier de l’Eglise.”

Combien font encore des demandes à l’Eglise qui ressemblent à des demandes de classement de dossier. Mais si vous voyiez le sourire qu’ils ont quand il réalisent, quand ils comprennent, si du moins on parvient à aller jusque là, tous les joyeux commencements que leur démarche pourrait bien permettre à leurs familles et à leurs amis ! Un de mes copains prêtres qui manquait totalement de modestie, à chaque fois qu’il avait réussi quelque chose comme ça, revenait en disant : “J’ai encore fait un bien fou aujourd’hui.”

“Tout le peuple se faisait baptiser”  disait l’évangile. Jésus prend place dans la longue lignée des hommes et des femmes ordinaires qui attendent leur tour pour se laisser plonger dans les eaux du Jourdain. Rien ne le distingue des autres. Il vient rejoindre, dans l’anonymat, le peuple de pécheurs en attente. Il s’enfonce profondément et discrètement dans la pâte humaine. “Jésus priait, le ciel s’ouvrit. L’Esprit Saint… descendit sur Jésus. Et il y eut une voix venant du ciel : « Toi, tu es mon Fils bien-aimé ; en toi je trouve ma joie. »” C’est au moment où Jésus se fait le plus proche des pécheurs que Dieu Père lui fait sa déclaration d’amour. Et Luc nous présente la manifestation de l’Esprit, non pas comme une conséquence de son baptême, mais comme le fruit de sa prière.

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Evangile de la fête de l’Epiphanie – 6 janvier 2019

Posté par rtireau le 2 janvier 2019

Carte-Epiphanie

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 2, 1-12.

Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem
et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile à l’orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui. »
En apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé, et tout Jérusalem avec lui.
Il réunit tous les grands prêtres et les scribes du peuple, pour leur demander où devait naître le Christ.
Ils lui répondirent : « À Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète :
‘Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n’es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Juda, car de toi sortira un chef, qui sera le berger de mon peuple Israël.’ »
Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue ;
puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez vous renseigner avec précision sur l’enfant. Et quand vous l’aurez trouvé, venez me l’annoncer pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui. »
Après avoir entendu le roi, ils partirent. Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient les précédait, jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit où se trouvait l’enfant.
Quand ils virent l’étoile, ils se réjouirent d’une très grande joie.
Ils entrèrent dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à ses pieds, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe.
Mais, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.

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Homélie

Posté par rtireau le 2 janvier 2019

Fête de l’Epiphanie- 6 janvier 2019

Isaïe 60, 1-6 ; Psaume 71 ; Ephésiens 3, 2-3a.5-6 ; Matthieu 2, 1-12

Tout commence comme un conte oriental :«Voici que des Mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem…» Réalité ou légende ? Sans doute Matthieu raconte-t-il une histoire réelle sous forme de récit populaire. Peut-être pour nous inviter à refaire l’itinéraire des Mages. Ils ont rencontré trois signes qu’ils ont su déchiffrer : l’Étoile, la Parole et l’Enfant, trois jalons pour rencontrer Dieu. 

* Le 1er signe est l’étoile, la CRÉATION. Les sciences peuvent conduire à Dieu si on se laisse étonner. Un vrai savant est un enfant patient et plein d’admiration. Quelqu’un a dit que le prototype du mage c’est Einstein. Il est mort, angoissé d’avoir livré les secrets de l’atome à des politiciens endurcis. “J’aurais mieux fait d’être plombier”, disait-il. Mais il avait gardé son regard d’enfant. Il jouait avec la relativité comme un enfant avec sa balle. Il était de ceux qui se laissent éblouir par le mystère qui leur échappe, plus que par les bouts de vérité qu’ils ont pu découvrir.

* Le second signe qui mène à Dieu, c’estsa PAROLE. Si on accepte d’écouter son poème ou sa musique, elle devient inépuisable. Il faut avoir gardé un cœur d’enfant pour laisser la parole résonner en soi. “Si vous ne devenez pas comme des enfants, vous n’entrerez pas dans le Royaume.”

* Le troisième signe, précisément, c’est l’ENFANT.Dans le passé, la majorité des hérésiesont rejeté l’humanité de Jésus. Pourtant c’est le bon chemin pour sortir Dieu de l’abstrait. Dieu s’est fait enfant, pour que nous comprenions que nous sommes enfants bien-aimés du Père.

Dans l’Évangile d’aujourd’hui, des gens se bougent de loin pour voir Jésus. Croire que Jésus se manifeste à tous ceux qui se bougent pour rencontrer, même s’ils ne le savent pas eux-mêmes (à nous de le leur dire). Les mages sont des païens qui se bougent pour rencontrer et apprennent Jésusaux prétendus habitués qu’étaient les juifs. Dieu n’est pas quelque chose à découvrir. Il est quelqu’un qui se donne à rencontrer. Ce sont toujours ceux qui bougent et qui cherchent qui ont raison. Et souvent ils provoquent la rage de ceux qui sont installés.

Étonnante histoire de l’Épiphanie. Sur un tableau, on pourrait la mettre en deux colonnes. Et chacun pourrait chercher de quel côté il se situe :

Il y a ceux qui sont loinde l’événement (mages) et ceux qui sont tout proches(juifs).

Les mages saventles premiers. Les juifs, eux, savaient, mais à condition de les alerter.

Les mages bougent sans trop savoir. Les juifs savent parfaitement, sans bouger

Côté mages : une étoile, un bébé. Côté juifs : des livres, des certitudes, des références.

Côté mages, on est en route. Côté juifs, on reste enfermésdans Jérusalem.

Côté mages, c’est la joie. Côté juifs, c’est l’inquiétude.

Double mouvement de refus des juifs et d’accueil des païens qui atteindra son paroxysme à la passion : ce sera le centurion romain, ce païen au pied de la croix, qui déclarera Jésus fils de Dieu.

J’ai lu dans une revue :

* Épiphanie, fête de la mission. Quand on meurt de faim, on ne peut savoir que Dieu nous aime. La mission, c’est d’abord agir avec tous (croyants ou pas) pour rendre notre planète plus habitable.

* Épiphanie, fête du partage. Dans une crèche allemande, surprise : quatre mages. Le quatrième n’a rien à offrir. En fait, pendant le voyage, il a déjà distribué ses cadeaux aux pauvres. Jésus n’a besoin de rien, mais il aime qu’on partage.

* Épiphanie, fête de la lumière: les mages on bougé grâce à l’étoile. Mais elle n’a pas suffi à les conduire jusqu’au Messie. Ils ont eu besoin de spécialistes. La véritable lumière, c’est la Parole. Mais, curieusement, ces docteurs ne les ont pas accompagnés ! Quand disparaît l’étoile des espoirs humains, l’Église est là pour interpréter la Parole. Mais à quoi sert de connaître l’Écriture si on ne se met pas en route vers les nouveaux Bethléem où le Christ nous attend aujourd’hui ?

Les chrétiens sont invités à être des marcheurs à l’étoile, et aussi des signes, des épiphanies de Dieu qui aimechacun. Il y a des danseuses-étoiles. Pourquoi pas des chrétiens-étoiles, qui soient pour beaucoup une invitation à regarder plus haut que leur portefeuille, leur résidence secondaire ou même leurs rhumatismes.

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Evangile pour la fête de la Sainte Famille – 30 décembre 2018

Posté par rtireau le 26 décembre 2018

Ste famille

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 2, 41-52.

Chaque année, les parents de Jésus se rendaient à Jérusalem pour la fête de la Pâque.
Quand il eut douze ans, ils montèrent en pèlerinage suivant la coutume.
À la fin de la fête, comme ils s’en retournaient, le jeune Jésus resta à Jérusalem à l’insu de ses parents.
Pensant qu’il était dans le convoi des pèlerins, ils firent une journée de chemin avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances.
Ne le trouvant pas, ils retournèrent à Jérusalem, en continuant à le chercher.
C’est au bout de trois jours qu’ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs de la Loi : il les écoutait et leur posait des questions,
et tous ceux qui l’entendaient s’extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses.
En le voyant, ses parents furent frappés d’étonnement, et sa mère lui dit : « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois comme ton père et moi, nous avons souffert en te cherchant ! »
Il leur dit : « Comment se fait-il que vous m’ayez cherché ? Ne saviez-vous pas qu’il me faut être chez mon Père ? »
Mais ils ne comprirent pas ce qu’il leur disait.
Il descendit avec eux pour se rendre à Nazareth, et il leur était soumis. Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements.
Quant à Jésus, il grandissait en sagesse, en taille et en grâce, devant Dieu et devant les hommes.

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Homélie

Posté par rtireau le 26 décembre 2018

Sainte Famille – 30 décembre 2018

1 Samuel 1, 20-28 ; 1 Jean 3, 1-24 ; Luc 2, 41-52 

Quand j’étais enfant, je comprenais avant tout que la sainte famillen’était pas comme ma famille. Mais tout autre chose. Il m’a fallu des années pour réaliser que mon interprétation était stérileet mêmedangereuse. Elle était stérileparce que si la sainte famille est sur un piédestal, pas comme la mienne, alors elle devient comme un cadre accroché au mur, joli peut-être, mais pas vraiment utile. Mon interprétation était même dangereuseparce qu’elle aurait pu me conduire à déprécier ma famille. Or la foi chrétienne nous invite à reconnaître notre Dieu incarné en chacun de nous, en chacune de nos familles, et pas seulement dans la sainte famille. En fait la foi chrétienne nous invite à considérer sainte chacune de nos familles.

Relisez l’Evangile d’aujourd’hui et imaginez donc qu’il s’agit de votre famille. Soudain cette belle histoire à l’eau de rose devient la fugue cruelle d’un enfant qui commence à prendre son indépendance par rapport à des parents angoissés. Commencement d’une expérience spirituelle à laquelle chacun de nous est appelé un jour ou l’autre. Et il est bon de se rendre compte qu’il n’y a plus rien de« profane » dansnotre vie, sinon ce que nous« profanons »peut-être par momentsEn foi chrétienne, c’est toujours la même invitation : chercher Dieu là où il est, c’est à dire dans la discrétion du quotidien. Et cette attention au quotidien pour trouver Dieu, c’est la mission de l’Eglise depuis toujours, mais jamais facile. C’est tellement réconfortant de chercher Dieu dans le merveilleux. C’est si tentant de s’évader du quotidien banal, quelquefois dur, souvent triste. Tout à fait symptomatique en ce sens que Noël soit nettement plus fêté que la fête de Pâques elle-même.

Chercher Dieu dans le merveilleux, les évangiles apocryphes, c’était déjà ça. Mais en réalité quand on cherche Dieu dans le merveilleux,c’est qu’on a un regard pessimiste sur l’homme. Alors que la foi chrétienne regarde l’homme comme Fils de Dieu. Quand on cherche Dieu Baguette magique, c’est qu’on n’assume plus très bien notre condition d’homme où chacun doit prendre ses responsabilités et sa place, modeste mais nécessaire.

L’autre message que j’aime bien dans le mot famille, ce sont les frères et sœurs qui nous sont donnés à aimer.On ne se choisit pas ses frères et sœurs. Ils arrivent et il faut apprendre à s’aimer. C’est une belle image de l’Eglise. Vos amis, le plus souvent, sont des personnes choisies. Tandis qu’une famille, elle nous est donnée, comme les frères et sœurs de la communauté-Eglise. Voulez-vous redevenir des enfants quelques instants. Ecoutez ce conte suédois. Ce sera ma manière de vous offrir des vœux pour la nouvelle année :

Il y avait, dans un petit village, un atelier de charpentier. Un jour que le Maître était absent, les outils se réunirent en grand conseil. Il s’agissait d’exclure de la communauté des outils un certain nombre de membres. L’un prit la parole :« Il nous faut, dit-il, exclure notre sœur la scie, car elle mord et elle grince des dents. Elle a le caractère le plus grincheux du monde. » Un autre dit :« Nous ne pouvons conserver parmi nous notre frère le rabotqui a le caractère tranchant et qui épluche tout ce qu’il touche. » « Quant aufrère marteaudit un autre, je lui trouve un caractère assommant. Il cogne toujours et nous tape sur les nerfs. Excluons-le. » « Et les clous? Peut-on vivre avec des gens qui ont le caractère aussi pointu ? Qu’ils s’en aillent ! Et la lime et la râpeaussi. A vivre avec elles, ce n’est que frottement perpétuel. Et qu’on chasse le papier de verredont il semble que la raison d’être dans cet atelier soit de toujours froisser ! » Ainsi discouraient les outils du charpentier. Et à la fin de la séance, tout le monde se trouvait exclu.

La réunion bruyante prit fin par l’entrée du charpentier. On se tut lorsqu’on le vit s’approcher de l’établi. I1 saisit une planche et la scia avec la sciequi grince. Il la rabota avecle rabotau ton tranchant qui épluche tout ce qu’il touche. Le frère ciseauqui blesse cruellement, notre sœur la râpeau langage rude, le frère papier de verrequi froisse, entrèrent successivement en action. Le charpentier prit alors nos frèreles clousau caractère pointu et le marteauqui fait du tapage. I1 se servit de tous ses outils au méchant caractère pour fabriquer un berceau. Pour accueillir l’enfant à naître. Pour accueillir la Vie…

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Evangile de la fête de Noël – 25 décembre 2018

Posté par rtireau le 21 décembre 2018

Le peuple

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 2, 1-14.

En ces jours-là, parut un édit de l’empereur Auguste, ordonnant de recenser toute la terre –
ce premier recensement eut lieu lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie.
Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville d’origine.
Joseph, lui aussi, monta de Galilée, depuis la ville de Nazareth, vers la Judée, jusqu’à la ville de David appelée Bethléem. Il était en effet de la maison et de la lignée de David.
Il venait se faire recenser avec Marie, qui lui avait été accordée en mariage et qui était enceinte.
Or, pendant qu’ils étaient là, le temps où elle devait enfanter fut accompli.
Et elle mit au monde son fils premier-né ; elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune.
Dans la même région, il y avait des bergers qui vivaient dehors et passaient la nuit dans les champs pour garder leurs troupeaux.
L’ange du Seigneur se présenta devant eux, et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière. Ils furent saisis d’une grande crainte.
Alors l’ange leur dit : « Ne craignez pas, car voici que je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple :
Aujourd’hui, dans la ville de David, vous est né un Sauveur qui est le Christ, le Seigneur.
Et voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. »
Et soudain, il y eut avec l’ange une troupe céleste innombrable, qui louait Dieu en disant :
« Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime. »

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