Recueil 11

bleu-violet

 

Le tsar et la chemise

Dans l’ancienne Russie, il advint un jour que le tsar fut pris d’une terrible maladie. Pauvre homme ! Il n’avait plus goût à rien. La vie lui paraissait vaine et gratuite. Tous les médecins du royaume se succédaient à son chevet, mais aucun ne parvenait à soigner sa mélancolie… Jusqu’au jour où un grand sage trouva enfin un remède.

- Le tsar peut être guéri, affirma-t-il. Il suffit pour cela de trouver un homme parfaitement heureux, de lui enlever sa chemise et de demander au tsar de la mettre, Alors notre souverain guérira !

Aussitôt des émissaires écumèrent le royaume à la recherche d’un homme parfaitement heureux. Mais hélas, trouver un homme content de tout semblait impossible. Celui qui était riche était malade. Celui qui était en bonne santé se plaignait de sa pauvreté ou de sa femme et de ses enfants. Tous, sans exception, reprochaient quelque chose à la vie. Un jour cependant, passant devant une misérable petite isba, le fils du tsar entendit une voix venant de l’intérieur qui disait – “Ah, quel bonheur! J’ai bien travaillé! J’ai bien mangé! Je peux désormais aller dormir. Que demander de plus à la vie ?”

Le fils du tsar bondit de joie. Il avait enfin trouvé la perle rare. Il appela ses serviteurs et demanda qu’on entre aussitôt chez cet homme, qu’on lui achète sa chemise à prix d’or et qu’on la porte au tsar, son père. Les serviteurs s’empressèrent d’investir la maison pour s’emparer de la chemise de l’homme heureux. Mais celui-ci était si pauvre qu’il n’avait pas la moindre chemise sur le dos !

Conte d’Europe centrale – Perjean

                      

Le vent

Un cercueil sur l’immense place Saint Pierre. On ne voit que lui au centre… Une bible est posée sur le cercueil. Le vent se lève. Les pages du livre se tournent comme pour inviter à lire, à entrer dans le texte.

Des cardinaux arrivent. Les ornements volent. Ils tiennent leurs mitres. Une mitre, ça prend le vent. Et le vent, ça décoiffe ! Serait-ce un coup de l’Esprit Saint ? Un même vent qui tourne les pages et enlève les mitres, quel symbole ! Faut-il se décoiffer pour lire la Bible ? Faut il laisser sa mitre pour entrer dans le texte ? Peut être bien que oui ! Peut être que ce coup de vent venait du ciel ! La Bible, c’est plein de l’Esprit Saint. Alors, ça décoiffe ! La Bible, c’est plein de l’Esprit Saint. Alors ça pousse en avant, ça tourne les pages de la vie de Dieu avec les hommes !

On n’a pas besoin de superflu pour entrer dans la Bible. Il faut se dépouiller de son apparat, de des idées préconçues, ses idéologies, ses préjugés, pour y rencontrer celui qui est venu partager la vie des hommes. Lui qui était de condition divine s’est dépouillé pour se rendre semblable aux hommes. Il s’est fait obéissant à l’Amour jusqu’à mourir sur la croix. Suprême dépouillement ! Comment aller à lui, sinon comme il est venu à nous !

Alors, vive le vent, s’il nous oblige à nous dépouiller et s’il ouvre pour nous les pages de la vie que nous pourrons lire parce que libres de tout artifice !

Le vent a refermé le Livre. Celui qui partait n’en avait plus besoin : il voyait ! La célébration a continué, l’Évangile a été proclamé…

Jean-Maris Bossard, 8 Avril 2005, Jour de la sépulture de Jean-Paul II

Lèche -…bottes.

Un jeune moine alla trouver le grand Jean :

- Abba, lui dit-il, beaucoup chantent nos louanges. Quels conseils me donnes-tu ?

- Celui ci, dit l’ancien : lorsque quelqu’un te lèche les pieds, arrête-le avant qu’il ne se mette à te mordre !

 

Légende Hindoue

Une vielle légende hindoue raconte qu’il y eut un temps où tous les hommes étaient des dieux. Mais ils abusèrent tellement de leur divinité que Brahma, le maître des dieux, décida de leur ôter le pouvoir divin et de le cacher à un endroit où il leur serait impossible de le retrouver. Le grand problème fut donc de lui trouver une cachette.

Lorsque les dieux mineurs furent convoqués à un conseil pour résoudre ce problème, ils proposèrent ceci : “Enterrons la divinité de l’homme dans la terre.” Mais Brahma répondit : “Non, cela ne suffit pas, car l’homme creusera et la trouvera.”

Alors les dieux répliquèrent : “Dans ce cas, jetons la divinité dans le plus profond des océans.” Mais Brahma répondit à nouveau : “Non, car tôt ou tard, l’homme explorera les profondeurs de tous les océans, et il est certain qu’un jour, il la trouvera et la remontera à la surface.”

Alors les dieux mineurs conclurent : “Nous ne savons pas où la cacher car il ne semble pas exister sur terre ou dans la mer d’endroit que l’homme ne puisse atteindre un jour.” Alors Brahma dit : “Voici ce que nous ferons de la divinité de l’homme : nous la cacherons au plus profond de lui-même, car c’est le seul endroit où il ne pensera jamais à chercher.”

Depuis ce temps-là, conclut la légende, l’homme a fait le tour de la terre, il a exploré, escaladé, plongé et creusé, à la recherche de quelque chose qui se trouve en lui.

                                              

Les aveugles et l’éléphant

Il était une fois quatre aveugles qui s’approchèrent d’un éléphant et le touchèrent. Le premier aveugle qui avait touché la trompe de l’éléphant, s’écria triomphalement :

- Moi, je sais à quoi ressemble un éléphant, il ressemble à un serpent.

Le second qui palpait une patte dit :

- Jamais de la vie, un éléphant ressemble à un tronc d’arbre.

Le troisième de ses mains, effleurait les flancs de la grosse bête. Il protesta :

-Êtes-vous fous ? Un éléphant, c’est fait comme un mur.

Le quatrième chiffonna la grosse oreille et rit.

- Qu’est-ce que vous racontez-là ? Un éléphant a l’allure d’une feuille de bananier…”

Conte indien

 

 

Les bons conseils

Un homme tomba dans un trou et se fit très mal.

Un cartésien se pencha et lui dit : « Vous n’êtes pas rationnel, vous auriez dû voir ce trou ».

Un spiritualiste le vit et dit : « Vous avez dû commettre quelque péché ».

Un bouddhiste le vit et dit : « C’est votre Karma, je compatis ».

Un scientifique calcula la profondeur du trou.

Un journaliste l’interviewa sur ses douleurs.

Un yogi lui dit : « Ce trou est seulement dans la tête, comme ta douleur ».

Un médecin lui lança deux comprimés d’aspirine.

Une infirmière s’assit sur le bord et pleura avec lui.

Un thérapeute l’incita à trouver les raisons pour lesquelles ses parents le préparèrent à tomber dans le trou.

Une pratiquante de la pensée positive l’exhorta : « Quand on veut, on peut ! »

Un optimiste lui dit : « Vous avez de la chance : vous auriez pu vous casser une jambe ».

Un pessimiste ajouta : « Et ça risque d’empirer ».

Puis un enfant passa et lui tendit la main….

                                                            Source anonyme

 

 

Les bras du Christ

Un jour, un curé découvrit dans le grenier de son presbytère un vieux Christ en bois. Hélas, il avait perdu ses bras ! Séduit par le beau visage de la statue, le curé parla de la faire restaurer : un sculpteur pourrait lui remettre des bras. Les paroissiens lui répondirent : « Non. Les bras du Christ, c’est nous ! » On plaça donc le Christ tel quel dans l’église, avec une légende : « Donneras-tu, aujourd’hui, des bras et des mains au Christ de ta foi ? »

 

Les deux cruches

Un vendeur d’eau, chaque matin, se rend à la rivière, remplit ses deux cruches, part vers la ville distribuer l’eau à ses clients.

Une des cruches, fissurée, perd de l’eau ; l’autre, toute neuve, rapporte plus d’argent.

La pauvre, fissurée, se sent inférieure. Elle décide, un matin, de se confier à son patron :

“Tu sais, dit-elle, je suis consciente de mes limites. Tu perds de l’argent à cause de moi car je suis à moitié vide quand nous arrivons en ville. Pardonne mes faiblesses.”

Le lendemain, en route vers la rivière, notre patron interpelle sa cruche fissurée et lui dit : “Regarde sur le bord de la route.  C’est joli : c’est plein de fleurs. C’est grâce à toi. C’est toi, qui chaque matin, arroses les bas côtés de la route. J’ai acheté un paquet de graines de fleurs et je les ai semées le long de la route, et toi, sans le savoir, sans le vouloir, tu les arroses chaque jour. Ne l’oublie jamais : nous sommes tous un peu fissurés, mais Dieu, si nous le lui demandons, sait faire des merveilles avec nos faiblesses.”

 

 

Une histoire de gros cailloux

Un professeur fut engagé pour former des cadres sur leur agenda : “Nous allons, dit-il, réaliser une expérience.” Il sort un immense pot de verre. Ensuite, une douzaine de cailloux qu’il plaçe dans le pot. Lorsqu’il est impossible d’y ajouter un caillou, il demande : “Est -ce que ce pot est plein ?  » Ils répondent : “Oui.” Il attend quelques secondes et ajoute : “Vraiment ?” Alors, il sort un récipient rempli de gravier qu’il verse sur les cailloux. Les morceaux s’infiltrent entre les cailloux… jusqu’au fond. “Est-ce que le pot est plein ?” Les élèves commencent à comprendre : “Probablement pas.” Il sort un bac de sable et verse. Le sable emplit l’espace entre les cailloux et le gravier. “Est-ce que le pot est plein ?” “Oh non !” disent les élèves. Et en effet le professeur verse un pichet d’eau jusqu’à ras bord. Il demande : “Quelle grande vérité nous démontre cette expérience ?” Le plus audacieux répond : “Même lorsque l’on croit notre agenda rempli, si on le veut, on peut y ajouter plus de choses à faire.”

“Non. La vérité, c’est que si on ne met pas les gros cailloux en premier dans le pot, on ne pourra jamais les faire entrer tous ensuite ! Quels sont les gros cailloux dans votre vie ? Votre santé ? Votre famille ? Vos ami(e)s ? Réaliser vos rêves ? Faire ce que vous aimez ? Apprendre ? Défendre une cause ?….”

Il faut mettre ses gros cailloux en premier dans sa vie, sinon on risque de ne pas réussir… sa vie. Si on donne priorité aux peccadilles (le gravier, le sable), on remplira sa vie de peccadilles et on n’aura plus suffisamment de ce temps précieux à consacrer aux éléments importants de sa vie.

 

 

Les longues baguettes

Un vieux sage chinois reçut un jour la faveur de visiter le ciel et l’enfer.

En enfer, il vit des hommes et des femmes blêmes, décharnés, assis autour d’un tas de riz énorme et appétissant. Ils mouraient de faim car ils n’avaient pour manger que des baguettes démesurées, longues comme des rames de sampang.

Effrayé, le sage s’enfuit au ciel. Là, il vit des hommes et des femmes assis autour d’un plat de riz tout semblable au premier. Mais ils étaient heureux, épanouis et resplendissants de santé. Car chacun, avec se baguettes immenses, donnait à manger à son vis à vis.

                                   Apologue chinois.

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