Recueil 3

rose-violet

Dieu fait fort avec rien

D’un couple stérile, Dieu engendre un peuple (Abraham).

Avec un bègue, Dieu a fait un prophète (Moïse).

Avec un petit berger, il anéantit un tyran (David).

Avec un homme trompé, il crie sa tendresse (Osée).

Avec un femme légère et instable, il évangélise la Samarie (La Samaritaine).

Avec une ancienne prostituée, il fait un témoin de la résurrection (Marie-Madeleine).

Avec des lâches, il fait des apôtres.

Avec un renégat, il fait le premier pape (Pierre).

Avec un “blouson doré vaniteux”, il fait François d’Assise.

Qui pourrait, après cela, se croire un roseau trop froissé ou une mèche trop fumeuse ?

Qui pourrait se croire indigne du festin du Royaume ?

Stan Rougier.

 

Dieu n’est-il pas partoutDialogue entre un père juif et son fils

- “Mon fils, pourquoi t’échappes-tu sans cesse, pour aller courir dans la forêt ?”

- “Mon père, je cherche Dieu”, répond l’enfant d’une douzaine d’années.

- “Mais, mon fils, Dieu n’est-il pas partout ?”

- “Oui, Dieu est partout !”

- “Et Dieu n’est-il pas partout le même ?”

- “Oui, mon père, Dieu est partout le même ; mais vois-tu, moi je ne suis pas le même partout. et la forêt m’aide à chercher Dieu !”

 

Dieu pleure

« Un vieux rabbin avait un petit-fils que des camarades venaient rejoindre, les jours de congé. Ce soir-là, on avait décidé de jouer à cache-cache. Dans les caves de la maison, dans les étables et les granges, dans un bois tout proche, les cachettes abondaient : tout un univers mystérieux pour se dérober aux regards…

Celui que le sort avait désigné se mit en chasse avec méthode. La recherche dura longtemps. Il dénicha l’un après l’autre tous ses camarades, sauf un : le petit-fils du rabbin. Toute la bande tenta de le retrouver, appela, et finalement partit jouer ailleurs.

Quand il n’entendit plus rien, l’enfant sortit de sa cachette. Il n’y avait plus personne. Seul, restait le grand-père, assis près de la porte de la maison. L’enfant s’approcha et éclata en sanglots.

- « Pourquoi pleures-tu ? », lui demanda le vieux rabbin.

« Parce que personne ne me cherche plus », hoqueta le petit.

Alors le vieux rabbin prit l’enfant dans ses bras et murmura :

« Dieu, lui aussi, s’est caché dans le monde, et il pleure parce que nous ne le cherchons plus ».

 

Diogène

Le philosophe Diogène était en train de manger des lentilles pour souper. Il fut aperçu par le philosophe Aristippe, qui menait une existence confortable, parce qu’il adulait le roi.

Aristippe : “Si tu apprenais à ramper devant le roi, tu n’en serais pas à te contenter de lentilles.”

Diogène : “Si tu avais appris à te contenter de lentilles, tu n’aurais pas à aduler le roi.”

 

Du dehors… ou du dedans

Le bateau descendait la Seine, en plein Paris. Le soleil baissait à l’horizon. La variété des monuments nous disait un mot du passé. Des constructions si diverses s’harmonisaient entre elles, tout comme les événements ont dû s’appeler, se succéder le long du courant de l’histoire.

Voici Notre Dame, cathédrale majestueuse et accueillante. La Sainte Chapelle, toute en finesse et en lumière. Un ami nous confie : « Les vitraux, vus de l’extérieur, ça ne donne rien. C’est seulement de l’intérieur qu’apparaissent vraiment les lignes, les formes et les couleurs. Du dehors, tu ne vois rien. »

Paul de Tarse écrivait : « Le temple de Dieu est sacré et ce temple, c’est vous. »  (1 Corinthiens 3, 17) Nos familles, nos communautés… des temples sacrés ! Des temples aux vitraux mystérieux qui racontent une histoire en lettres de lumière ! Est-ce bien visible ? Oui, suivant que l’on regarde du dehors… ou du dedans !

 

Embauche

Ressources humaines, ressources divines

Destinataire :  Jésus, fils de Joseph

Menuiserie-charpente, Nazareth

 

Cher monsieur,

Nous vous remercions de nous avoir confié les curriculum vitae des 12 hommes que vous avez sélectionnés pour leur confier des postes de responsabilité dans votre nouvelle organisation. Après examen sérieux, tests et entretiens, nous sommes arrivés aux conclusions suivantes

• la plupart des candidats manquent d’expérience, de formation et d’aptitude pour le genre d’entreprise que vous désirez monter. Ils n’ont pas l’esprit d’équipe, et leur connaissance des langues étrangères est insuffisante.

• Simon-Pierre est un instable émotionnel, en proie à des sautes d’humeur.

• André n’a aucun don pour assumer des responsabilités.

• Les deux frères Jacques et Jean, fils de Zébédée, placent leur intérêt personnel au-dessus du dévouement envers la société.

• Thomas a tendance à discuter les ordres et pourrait avoir une influence négative sur l’ensemble du groupe,

• Nous nous voyons dans l’obligation de vous foire savoir que Matthieu figure sur la liste noire de la Commission du Grand Jérusalem pour la transparence dans les affaires.

• Jacques a une tendance dangereuse à la radicalisation et à l’utopie, qui alterne avec des phases de dépression,

• Les relations de Simon, dit le zélote, avec des milieux extrémistes font de lui un élément difficile à contrôler.

• Un seul des candidats nous a paru au-dessus de la moyenne : Judas Iscariote. Il est imaginatif, a le goût du risque, le contact facile, des relations haut placées, le sens de la discrétion et de l’organisation. Il est très motivé et ambitieux.

Nous restons à votre disposition pour compléter votre recherche et vous aider dans le développement de votre organisation à laquelle nous souhaitons durée et succès.

Jordan,

consultant en management, Jérusalem

 

Entre Ascension et Pentecôte

Quand le Christ ressuscité était en train de monter au ciel, il jeta un coup d’œil vers la terre et la vit plongée dans l’obscurité, sauf quelques petites lumières sur la ville de Jérusalem. En pleine ascension, il croise l’ange Gabriel qui lui demande :

- “Seigneur, que sont ces petites lumières ?”

- “Ce sont les Apôtres en prière, groupés autour de ma mère. Et mon plan, à peine rentré au ciel, est de leur envoyer mon Esprit, pour que ces petits feux deviennent un grand brasier, qui enflamme d’Amour -Charité, peu à peu, tous les peuples de la terre !”

Et l’ange Gabriel ose répliquer :

- “Et que ferez-vous, Seigneur, si ce plan ne réussit pas ?”

Après un instant de silence, le Seigneur lui répond doucement :

- “Mais je n’ai pas d’autre plan…”

 

Examen de conscience

Je comprends très bien, dit Dieu, qu’on fasse son examen de conscience. C’est un excellent exercice. Il ne faut pas en abuser. C’est même recommandé. C’est très bien. Mais enfin … Qu’est-ce que vous nommez votre examen de conscience, faire votre examen de conscience ? Si c’est penser à toutes les bêtises que vous avez faites dans la journée, si c’est vous rappeler toutes les bêtises que vous avez faites dans la journée…

Votre pénitence, je l’accepte. Vous êtes des braves gens, des bons garçons. Mais si c’est que vous voulez ressasser et ruminer la nuit toutes les ingratitudes du jour…

Et si c’est que vous voulez tenir un registre parfait de vos péchés, de toutes ces bêtises et de toutes ces sottises, non, laissez-moi tenir moi-même le Livre du jugement. Vous y gagnerez peut-être encore. …

Vos péchés sont-ils si précieux qu’il faille les cataloguer et les classer, et les enregistrer et les aligner sur des tables de pierre, et les graver et les compter et les calculer et les compulser ?…

Vous n’y pensez que trop, à vos péchés …

Quand l’hôte arrive chez l’hôte, qu’il s’essuie simplement les pieds avant d’entrer. Qu’il entre propre et les pieds propres et qu’ensuite, il ne pense pas toujours à ses pieds et à la boue de ses pieds. Or, vous êtes mes hôtes, dit Dieu… Vous êtes mes hôtes et mes enfants qui venez dans mon temple … Au seuil de mon temple, … essuyez-vous les pieds, et qu’on n’en parle plus !

Charles Péguy.

Fable des pronoms indéfinis

Il était une fois quatre collègues qu’on appelait Tout le monde - Quelqu’unChacun – et Personne.

Il y avait un important travail à faire. Et on a demandé à Tout le monde de le faire.

Tout le monde était persuadé que Quelqu’un le ferait. Chacun pouvait le faire, mais en réalité Personne ne le fit. Quelqu’un se fâcha car c’était le travail de Tout le monde ! Et Tout le monde pensa que Chacun pouvait le faire. Personne ne se doutait que Quelqu’un ne le ferait pas…

En fin de compte. Tout le monde fit des reproches à Chacun parce que Personne n’avait fait ce que Quelqu’un aurait pu faire.

Moralité

Sans vouloir faire des reproches à Tout le monde, il serait bon que Chacun fasse ce qu’il a à faire sans nourrir l’espoir que Quelqu’un le fasse à sa place…

Car l’expérience montre que là où l’on attend Quelqu’un, généralement, on ne trouve Personne !

Conclusion

J’envoie ce message à tout le monde, afin que chacun puisse l’envoyer à quelqu’un, sans oublier personne…

 

Générosité

Deux hommes malades, occupaient la même chambre d’hôpital.

Un des deux pouvait s’asseoir dans son lit pendant une heure chaque après-midi afin d’évacuer les fluides de ses poumons.

Son lit était à coté de la seule fenêtre de la chambre.

L’autre devait passer ses journées couché sur le dos.

Les deux hommes discutaient pendant des heures.

Ils parlaient de leur épouse, de leur famille, de leur maison, leur emploi, leur service militaire et où ils avaient été en vacances.

Et chaque après-midi, quand l’homme près de la fenêtre pouvait s’asseoir, il passait le temps à décrire à son compagnon tout ce qu’il pouvait voir dehors.

L’autre se prit à revivre pendant cette heure où son monde était élargi et égayé par toutes les activités et les couleurs du monde extérieur.

De la chambre, la vue donnait sur un parc avec un beau lac. Les canards, et les cygnes jouaient sur l’eau tandis que des enfants faisaient voguer leurs modèles réduits de bateaux. Les amoureux marchaient bras dessus bras dessous au milieu des fleurs de toutes les couleurs de l’arc en ciel. De grands arbres ornaient le paysage et on avait dans le lointain une belle vue de la ville.

Pendant que l’homme près de la fenêtre décrivait  une parade qui passait par là,

bien que l’autre ne put entendre l’orchestre, il pouvait le voir avec l’œil de son imagination tant son compagnon le dépeignait de façon imagée. Passèrent les jours et les semaines.

Un matin, l’infirmière de jour vint faire leur toilette et trouva sans vie le corps de l’homme près de la fenêtre, mort paisiblement pendant son sommeil.

Sitôt qu’il eut senti que le moment en était venu, l’autre homme demanda à être déplacé près de la fenêtre. L’infirmière se fit un plaisir de le déplacer et après s’être assurée qu’il était à l’aise, elle le laissa seul. Lentement, péniblement, il se leva sur un coude pour jeter son premier coup d’œil à l’extérieur. Enfin, il allait pouvoir voir par lui-même.  Il s’étira pour se tourner lentement vers la fenêtre près du lit. Tout ce qu’il vit était un mur.

L’homme demanda à l’infirmière pourquoi son défunt compagnon de chambre avait décrit de si merveilleuses choses. L’infirmière répondit que l’homme était aveugle et ne pouvait même pas voir le mur.

Elle dit : “Peut-être, a-t-il juste voulu vous encourager, et vous donner un peu de bonheur.”

Laisser un commentaire

 

boutiqueesoterique |
Entre Dieu et moi paroles d... |
Eglise de Maison |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Vous connaîtrez la vérité e...
| CHORALE "VOIX DES ANGES" D'...
| Le son de la trompette