recueil 19

rose-violet

Trop de gâteaux

On m’a confié deux enfants pour un après-midi. Ils ont une dizaine d’années. L’un est un enfant gâté, l’autre pas.

Je tes ai conduits au cinéma, puis ayant une course à faire, je les ai laissés m’attendre dans une pâtisserie. L’enfant gâté avait de l’argent plein les poches, pour s’acheter des gâteaux. À celui qui n’avait rien, j’ai proposé une pièce pour acheter un gâteau et je suis parti faire ma course. Une demi-heure plus tard, je suis revenu les chercher.

Il n’y en avait plus qu’un, celui à qui j’avais donné une pièce pour acheter un gâteau. Il ne s’était pas encore décidé. Il était en train de choisir : le violet avec de la gelée de cassis, le vert avec de la crème à la pistache, le bleu avec des violettes, le rose avec des framboises, le blanc avec du chocolat, le rouge avec des fraises ? Il était dans le bonheur.

L’enfant gâté était dans les toilettes, en train de vomir.

  

Croyant et pratiquant

Dans l’entrée de l’église d’un petit village, on pouvait lire :

« Tes Parents t’ont porté ici le jour de ton Baptême.

Les traditions t’ont traîné ici le jour de ton Mariage.

Quatre personnes te porteront ici le jour de ta mort.

Mais quand donc viendras-tu ici de toi-même ? »

 

Changer le monde 

Un vieil homme était sur le point de mourir. Avant de quitter notre monde pour l’au-delà, il décide de donner une leçon aux membres de sa famille qui sont réunis à son chevet. Il leur  dit ceci :

« Quand j’était jeune et doté d’une imagination sans limites, je rêvais de changer le monde. Devenu plus sage avec les années, j’ai compris que le monde ne changerait pas, alors j’ai réduit quelque peu mes visées et j’ai décidé de transformer seulement mon pays. Mais lui aussi semble immuable. En approchant de la vieillesse, dans une tentative suprême et désespérée, j’ai décidé de ne penser qu’à changer ma famille, ceux dont j’étais le plus proche. Hélas ! Vous n’avez rien voulu entendre, vous non plus ! Et maintenant, étendu sur mon lit de mort, je comprends soudain : “Si seulement je m’étais changé moi-même, alors à mon exemple, vous auriez également changé. Et, grâce à vos actions, vous auriez inspiré d’autres personnes à trouver la force et le courage d’améliorer notre pays. Et, qui sait ? Peut-être même de changer le monde !” »

Patrick Leroux

Le père, l’enfant

Un disciple découragé dit un jour au Baal Shem Tov : Plus Je me rapproche de Dieu, et plus je le sens qui s’éloigne. ”

Le Baal Shem Tov lui répondit : “II est comme le père qui apprend à marcher à son petit enfant. D’abord devant lui il le pose, puis il soutient ses premiers pas. L’enfant s’avance vers son père, son père le lâche, il recule, et l’enfant trottine vers lui. Si Dieu s’éloigne, mon garçon, c’est qu’il veut t’apprendre à marcher.”

  

L’apprenti

Cet homme avait entendu dire que maître Joshu était saint et que le voir – rien que cela – suffisait à porter bonheur. Il désira donc le connaître. Il s’en fut, un matin, chez lui. Or, comme il franchissait le seuil de son jardin, il aperçut sous un tilleul un vieillard assis, immobile, en profonde méditation, barbe et cheveux de neige, les yeux clos, les mains jointes. Le visiteur, impressionné, s’avança vers le jardinier qui ratissait l’allée de sable et lui dit, désignant le sage dans les jeux d’ombre et de soleil : “Est-ce bien là maître Joshu ? ”

Non, répondit le jardinier. Joshu, c’est moi, pour vous servir. Lui, là-bas, c’est mon apprenti.”

 

Le pain des autres

Rémi parle avec sa grand-mère. Rémi aime bien l’écouter parler du temps où elle était une petite fille.

- Dans mon village, en Provence,  tout le monde offrait toujours un cadeau à tout le monde. Devine un peu ce que cela pouvait être ?

Rémi cherche :

- Acheter des cadeaux pour tout un village… Il faut beaucoup d’argent. Les gens étaient donc riches ?

Mamie dit en riant :

- Mais non, en ce temps-là, nous avions bien peu d’argent et personne dans le village n’achetait de cadeaux. Il n’y avait même pas de magasins, comme aujourd’hui.

- Alors, vous les fabriquiez, les cadeaux ?

- Pas vraiment !

- Alors, comment faisiez-vous ?

- C’était très simple. Écoute…

Autrefois chaque famille faisait son pain. Il n’y avait pas d’eau courante dans les maisons. Alors on allait en chercher à la fontaine sur la place du village. Et  tôt le matin, à peine la nuit finie, la première personne qui sortait de chez elle posait un pain frais sur le rebord de la fontaine, pendant que sa cruche se remplissait d’eau. Celle qui arrivait après prenait le pain et en déposait un autre à la place pour la suivante et ainsi de suite… Comme cela, dans chaque maison, on mangeait un pain offert par quelqu’un d’autre. On ne savait pas toujours par qui, mais je t’assure que le pain nous semblait bien bon parce que c’était comme un cadeau de l’amitié. Les gens qui étaient fâchés pensaient qu’ils mangeaient peut-être le pain de leur ennemi et c’était un peu comme une réconciliation…

 

Les dernières volontés de grand-mère

Toute la famille est réunie et a organisé une belle réception pour la grand-mère qui fête ses 90 ans. Ses petits-enfants lui demandent :                

 Grand-mère, as-tu encore un vœu ?                

- Oui, à ma mort je voudrais être incinérée.

- C’est triste de parler de ta mort, mais c’est promis, nous organiserons de belles obsèques. Mais tu n’as vraiment pas un autre vœu?

 - Non, j’ai déjà tout ce qu’il me faut, j’ai fait de beaux voyages. Vraiment, je n’ai besoin de rien.

- Mais nous voudrions tellement faire quelque chose de spécial pour toi.

- Bon, une toute petite chose alors : lorsque j’aurai été incinérée, vous répandrez mes cendres sur le parking de l’Intermarché.

- De l’Intermarché, grand-mère ?

- Oui, ainsi au moins, je suis sûre que vous passerez deux fois par semaine.

 

Nouvelle polémique autour de Benoît XVI ; le scandale de trop !

Le pape à peine rentré à Rome, une nouvelle polémique surgit face à de ses propos absolument scandaleux lors de son retour d’Afrique où son voyage a été une belle réussite pour tous les africains, à l’exception de ceux qui vivent au Nord de la Méditerranée. Le Pape aurait confié à une journaliste à sa descente d’avion : « Il fait beau aujourd’hui ! »

Ces propos, rapportés en différé sur plusieurs chaines françaises et allemandes, ont rapidement soulevé un tollé auprès des associations écologiques et aux clubs météorologiques amateurs. Dans le monde entier, une immense émotion alimente la polémique qui ne cesse de grandir.

La réaction du maire de B. ne s’est pas faite attendre: « Cette contre-vérité, proche du négationnisme, montre que le pape vit dans un état d’autisme total. Cela ruine définitivement, s’il en était encore besoin, le dogme de l’infaillibilité pontificale ! » (Il faut dire qu’il pleuvait à verse sur B. !) Mme la ministre C. s’est émue « que le pape puisse se préoccuper de la pluie et du beau temps : ce n’est pas son rôle ! ».

Le ministre D., à peine arrivé des Philippines où des inondations ont fait de nombreuses victimes, s’est dit « consterné par des propos incohérents et indignes de tant de détresses humaines dans le monde. »

Interviewé sur trois grandes chaines de télévisons françaises, le rédacteur en chef de la très sérieuse revue catholique G. a dénoncé « une régression cléricale dans la liberté des sciences météorologiques, bien plus habilités à se prononcer sur l’état du ciel au dessus de Rome que ce pape conservateur. »

Une seule voix dissonante est venue, dans le brouhaha médiatique contredire ces réactions hostiles aux propos du pape. Dans un micro-trottoir réalisé par la chaine NBC, un anonyme confiait aux journalistes : « J’admets que ces propos maladroits de Benoît XVI sont à même de créer une polémique. Pourtant, à y regarder de plus près, si le pape se permet de s’exprimer sur la couleur du ciel, c’est sans doute parce que beaucoup de gens oublient de lever les yeux eux-mêmes vers le ciel, et se contentent de regarder le bulletin météo à la télévision. »

 

Bureau Foi Perdue

Il arrive qu’un vivant annonce, sur le ton des afflictions modérées, qu’il a perdu la foi, comme s’il s’agissait d’un portefeuille ou d’un parapluie. Il serait peut-être utile dès lors d’ouvrir, dans les sacristies, un bureau Foi Perdue où l’intéressé aurait à répondre aux questions suivantes :

1 – Où et quand avez-vous perdu la foi ?

2 – Indiquez approximativement l’heure, et efforcez-vous de circonscrire le lieu. La portiez-vous : A- A la main ? B – Sous le bras ? C – Dans une valise ? D – Sur le dos ?

 3 – Avez-vous signalé en temps utile sa disparition aux autorités religieuses ? Ou bien, croyant qu’on vous la rapporterait, n’y avez-vous plus pensé ?

 4 – Décrivez-la. Précisez sa forme, son contenu, sa couleur. S’agissait-il d’une foi de charbonnier en métal massif, d’une foi d’enfant en peluche, ou d’une foi d’adulte, de fabrication moderne, en matière plastique, adaptable à n’importe quel système philosophique ou religieux ?

5 - Question subsidiaire : Tenez-vous beaucoup à la retrouver ? Question importante, quoi que subsidiaire, tant il est démontré que l’on fait moins de démarches pour retrouver la foi que pour retrouver un parapluie !

 

Des statistiques éloquentes

Ne voyagez pas en voiture, elles provoquent 20 % des accidents mortels.

Ne restez pas à la maison : 17 % de tous les accidents s’y produisent chaque année.

Ne voyagez ni en train, ni en avion : 16 % des accidents sont causés par ces moyens de transports.

Ne traversez pas la rue : 16 % d’accidents surviennent à des piétons sur la voie publique.

Par contre, seulement 0,001 % de tous les accidents se produisent dans une église.

… Alors n’hésitez pas à participer à l’eucharistie !

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