Recueil 23

rouge

Le cadeau parfait

J’ai parcouru plusieurs kilomètres pour trouver le cadeau parfait pour mon enfant. Après deux longues soirées, fatiguée, j’ai pensé lui demander ce qu’il voulait. Voici la liste de cadeaux qu’il m’a suggéré : « J’aimerais être Félix, notre petit chat, pour être moi aussi prise dans vos bras chaque fois que vous revenez à la maison. – J’aimerais être un baladeur, pour me sentir écoutée par vous deux, sans aucune distraction, n’ayant que mes paroles au bout de vos oreilles fredonnant l’écho de ma solitude. – J’aimerais être un journal pour que vous preniez un peu de temps à chaque jour pour me demander de mes nouvelles. – J’aimerais être un téléviseur pour ne jamais m’endormir le soir, sans avoir été au moins regardé une fois avec intérêt. – J’aimerais être une équipe de hockey pour toi, Papa, afin de te voir t’exciter de joie après chacune de mes victoires ; et un roman pour toi, Maman, afin que tu puisses lire mes émotions. – À bien y penser, j’aimerais n’être qu’une chose, un cadeau inestimable pour vous deux. Ne m’achetez rien : permettez-moi seulement de sentir que je suis votre enfant. »

 

Pour ne pas oublier l’essentiel…

C’était le jour du départ en vacances. Chaque année, ce jour-là, les mêmes causes produisaient les mêmes effets : la nervosité et la fatigue aidant, les préparatifs s’achevaient toujours dans les réprimandes et les pleurs des enfants. Aussi, cette fois, papa et maman ont tout prévu pour opérer dans le calme : pendant le chargement des bagages, Julie et Martial resteront tranquillement au salon devant la télé, un film les tiendra éloignés de la zone des grandes manœuvres.

La tactique a du bon, et les résultats au-delà de toute espérance : la sélection des bagages à emporter, habituellement à l’origine de bien des conflits, est opérée en deux temps trois mouvements.

Et lorsque les préparatifs sont pratiquement achevés, ils peuvent faire l’inventaire :

« Avons-nous pris les vélos ? Oui.

Est-ce que nous avons les boules de pétanque ? Oui.

Et le parasol ? Oui.

Et les valises ? Et le pique-nique pour la route ?… »

Tout y est ! Sans bagarre, sans cris, avec le sourire. Pour la première fois, ils peuvent s’installer dans l’auto avec le sentiment que les vacances sont déjà commencées, ils peuvent déjà goûter au repos tant mérité. Contact ! En route !

Et pourtant, dès le premier virage, un doute les envahit… Comme s’il manquait malgré tout quelque chose : « Mon Dieu, nous avons oublié les enfants! »

  

Vingt façons d’enterrer une idée …

 1. On a déjà essayé.

 2. Les dés sont pipés.

 3. Ca ne s’est jamais fait.

 4. On s’en est bien passé jusqu’à présent.

 5. Ce n’est pas prévu dans le budget.

 6. Nous n’avons pas le personnel nécessaire.

 7. Ce n’est pas nous qui en bénéficierions.

 8. Qui paiera ?

 9. Les risques sont trop grands.

10. Nous ne sommes pas prêts ; plus tard peut-être…

11. C’est bien en théorie, mais mon expérience…

12. Il faudrait l’accord d’Untel et il ne voudra jamais.

13. C’est trop compliqué, personne ne comprendra.

14. Si c’est si bien que ça, pourquoi n’a-t-on pas encore essayé ?

15. Il n’y a que 24 heures dans une journée.

16. Vous n’y arriverez jamais tant que Untel sera là.

17. Soyons raisonnables !

18. On n’apprend pas à un vieux singe à faire des grimaces.

19. C’est contraire à notre politique.

20. Bonne idée, créons une commission qui va étudier le problème.

 

Le bonheur

Le bonheur, c’est tout petit. Si petit que, parfois, on ne le voit pas. Alors on le cherche, on le cherche partout.

Il est là dans l’arbre qui chante dans le vent. Dans le regard de l’enfant. Le pain que l’on rompt et que l’on partage. La main que l’on tend.

Le bonheur, c’est tout petit. Si petit, parfois, qu’on ne le voit pas.

Il ne se cache pas, c’est là son secret. Il est là, tout près de nous, et parfois en nous.

Le bonheur, c’est tout petit. Petit comme nos yeux pleins de lumière. Et comme nos cœurs pleins d’amour !

Mère Teresa

Naître

Naître, c’est oser, c’est prendre le risque, c’est quitter la terre ferme, c’est ne pas savoir à l’avance ce qu’il y a devant, c’est accepter l’inconnu, l’inattendu, l’imprévu et la rencontre.

Naître, c’est quitter son abri, c’est essuyer le vent de face et porter le soleil sur son dos.

Naître, c’est avoir trop froid, et trop chaud.

Naître, c’est n’avoir plus d’autre maison que le passage…

  Jean Debruynne

 La voleuse

La mort est toujours une voleuse. J’ai beau le savoir, elle me surprendra toujours.

Je peux en parler, la mettre dans des mots, la prononcer en discours, l’écrire en livres, je n’en saurai jamais rien. La mort surviendra toujours au moment que je n’attends pas. Même si j’en connaissais l’heure et le jour, elle restera inattendue.

La mort ne peut que dérouter non parce qu’on n’y est jamais prêt,  mais parce que c’est sa vocation : elle dé-route… Elle oblige à prendre une autre route.

 Jean Debruynne

Le mendiant

Il se tenait à sa place habituelle, sa casquette retournée à côté de lui. Pour un mendiant, le porche d’une église, c’est l’endroit idéal. Voilà qu’un homme sort de l’église et dépose un euro dans la casquette. Et il entame la conversation :

- Les journées ne sont pas trop longues ? 

- Quand j’en ai marre, je m’en vais. 

Au fil de ces propos tout simples, les deux hommes s’apprivoisent, et le mendiant se met à partager ses rêves. Il aurait tellement aimé s’acheter une mobylette ! À la fin de la conversation, tirant de sa poche un petit cake emballé, il l’offre à celui qui lui a fait l’aumône. Plus tard, celui-ci dira : “J’ai rencontré un mendiant, j’ai quitté un homme.”  Ceux qui font la manche n’ont-ils pas souvent autant besoin d’un sourire que d’une pièce de monnaie ? Et la plus grande preuve de dignité n’est-elle pas de pouvoir donner à son tour ? 

Charles Delhez 

La fleur et la chenille

La pomme serait-elle la récompense de la fleur et le papillon, celle de la chenille ? Comme si le jardinier accrochait une pomme à la place de la fleur qu’il trouvait jolie. Comme si un papillon venait remplacer une chenille qui a bien rampé. Et si l’on disait plutôt que la pomme est le fruit de la fleur et le papillon, l’épanouissement de la chenille ? La fleur doit accepter d’être déshabillée par le vent et la chenille semble mourir dans son cocon, mais c’est bien la fleur qui est devenue fruit et la chenille, papillon.

Ainsi l’éternité. Elle n’est pas tant une récompense que le fruit mûr du temps, le rendez-vous enfin réussi avec soi-même, les autres et Dieu.

Charles Delhez

Par où faut-il passer ?

“S’il vous plaît, par où faut-il passer pour rejoindre l’Avenue des Eglantiers ?”

Rien n’est plus difficile que d’indiquer son chemin à quelqu’un si sa destination n’est pas la porte d’à côté. On a beau, à grand renfort de gestes, tracer dans les airs le parcours à suivre, une fois que vous avez dit qu’il faut franchir deux carrefours, tourner à gauche, puis à droite, puis de nouveau à gauche, le malheureux qui vous écoute est juste bon pour les cent premiers mètres. Après quoi il est tout aussi perdu qu’avant.

En réalité, il n’y a qu’une manière efficace de dépanner l’étranger dans cette situation délicate, c’est de lui dire : « Suivez-moi ! »

Les itinéraires de la vie ne sont pas si simples non plus. C’est pourquoi Dieu lui-même s’est mis en chemin. Comme ça, a-t-il pensé, ils auront mieux que des idées : ils auront un guide. Cela ne rend pas forcément le chemin facile, mais ça le rend lumineux. Noël ce sont les explications remplacées par la Présence !

A vous et à tous ceux qui vous sont chers, Joyeux Noël !

 

Qu’est-ce donc qu’un enfant ?

Un enfant, c’est beaucoup d’imagination, une sensibilité toute vive,

un petit stock d’expériences personnelles, puis un tout petit peu d’attention volontaire,

 … et de l’esprit logique, moins encore !

Tout cela aussi peu compartimenté que possible.

Un enfant se met tout entier dans tout ce qu’il fait.

S’adresser à son esprit logique seul, quelle illusion !

Et c’est aussi, en même temps, du mouvement,

du besoin de bouger, de la vie physique débordante :

il respire, pense, touche, imagine, regarde, interroge,

fabrique, se souvient, tout cela à la fois.

Bien mal avisé, l’éducateur enfermé dans ses habitudes

qui veut faire penser d’abord, jouer ensuite,

ou qui ne comprend pas qu’on ait des yeux au bout des doigts !…

M. Fargues

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