Recueil N°34

rouge

La colère.

Un sage hindou a remarqué un groupe de personnes criant de colère les uns après les autres. Il se tourna vers ses disciples, a souri et a demandé :

- « Savez-vous pourquoi les gens crient les uns sur les autres lorsqu’ils sont en colère ? »

Les disciples y pensèrent pendant un moment et l’un d’eux dit :

- « C’est parce que nous perdons notre calme que nous crions. »

- « Mais pourquoi criez vous quand l’autre personne est juste à côté de vous, demanda le sage ? Vous pourriez tout aussi bien lui dire ce que vous avez à dire d’une manière plus douce ? »

Aucune des réponses n’étant satisfaisante pour le sage, il a finalement expliqué :

- « Quand deux personnes sont en colère l’une contre l’autre, leurs cœurs sont séparés par une grande distance. Pour couvrir cette distance, ils doivent crier. Sinon ils sont incapables de s’entendre l’un et l’autre. Plus ils sont en colère et plus ils auront besoin de crier fort. 

Qu’est-ce qui se passe lorsque deux personnes s’apprécient ? Ils ne crient pas, mais ils se parlent doucement parce que leurs cœurs sont très proches. 

 

 De l’autre côté.

Nasrudin était assis sur le bord de la rivière.
Quelqu’un lui cria du côté opposé :
« Comment est-ce que je peux me rendre de l’autre côté de la rivière ? »
« Vous y êtes déjà ! »
 répondit Nasrudin.

 

Le Savoir de Mullah Nasrudin.

Un jour, Djeha-Hodja Nasreddin décida de voyager pour parfaire son savoir.

Quand un jeune homme lui demanda quels gens il allait chercher à rencontrer, il dit, se rappelant quelques sages paroles entendues au marché :

   - Celui qui ne sait pas et ne sait pas qu’il ne sait pas, il est stupide. Il faut l’éviter.

   - Celui qui ne sait pas et sait qu’il ne sait pas, c’est un enfant. Il faut lui apprendre.

   - Celui qui sait et ne sait pas qu’il sait, il est endormi. Il faut le réveiller.

   - Celui qui sait et sait qu’il sait, c’est un sage. Il faut le suivre.

Essoufflé, Djeha-Hodja Nasreddin marqua une pause puis continua :

    - Mais, vous savez combien il est difficile, mon fils, d’être certain que celui qui sait et sait qu’il sait, sait vraiment.

 

Le berger qui aimait tous les temps.

Le voyageur : « Quel temps allons-nous avoir aujourd’hui ? »

Le berger :       « Le temps que j’aime bien. »

Le voyageur : « Comment savez-vous que ce sera le temps que vous aimez bien ? »

Le berger :       « Je me suis rendu compte, Monsieur, que je ne peux pas toujours obtenir ce que j’aime. Alors, j’ai appris à aimer ce qui m’est donné. C’est pourquoi je suis parfaitement sûr que nous allons avoir le temps que j’aime bien ».

 

Histoires d’en rire.

Tous les villageois ont décidé de prier pour avoir de la pluie. Le jour de la prière, tous les gens se sont réunis, mais, seul un petit garçon est venu avec un parapluie. C’est de la FOI.

Quand vous lancez un bébé en l’air, il rit parce qu’il sait que vous l’attraperez. C’est de la confiance.

Tous les soirs nous allons au lit sans aucune assurance d’être en vie le lendemain matin. Mais, nous réglons toujours les alarmes pour nous réveiller. C’est de l’espérance.

Nous prévoyons de grandes choses pour l’avenir sans vraiment connaître ce que sera cet avenir. C’est de l’espoir.

Nous voyons le monde souffrant. Mais, nous nous marions toujours et nous avons des enfants.  C’est de l’amour.

Sur une chemise de vieil homme une phrase est écrite : « Je n’ai pas 80 ans… Je suis un jeune de 21 ans avec 59 années d’expérience. » C’est une attitude.

 

J’existe.

Une serveuse prenait la commande d’un couple accompagné d’un jeune garçon. Elle appartenait à cette classe de serveuses chevronnées qui ne sont jamais irrespectueuses envers leurs clients, mais dont le regard et le calme démontrent clairement qu’elles n’ont peur d’aucun mortel, pas même d’un parent. Silencieusement, elle prenait des notes tandis que le père et la mère choisissaient les plats et donnaient leurs instructions très détaillées.

Lorsqu’elle se tourna finalement vers le jeune fils, il passa sa commande avec une sorte de désespoir rempli de crainte. « Je voudrais un hot dog » commença-t-il. Immédiatement les deux parents s’écrièrent : « Non, pas de hot dog ! ». Puis la mère continua : « Apportez-lui des pommes de terre lyonnaises et du bœuf et un bouillon de légumes et… » Mais la serveuse ne l’écoutait plus et elle dit au jeune garçon : « Que veux tu avec ton hot dog ? » Il sourit, étonné. « Du ketchup, beaucoup de ketchup, un verre de lait et des frites ». « Tout de suite », dit-elle en s’éloignant de la table, laissant derrière elle un silence de pierre, expression du désarroi parental. 

Le garçon la regarda s’éloigner avant de se tourner vers son père et sa mère : « Vous avez vu ? dit-il, elle croit que j’existe ! Elle croit vraiment que j’existe ! »

 

Le discours du Mulla Nasrudin.

Un jour, pour se moquer de lui, tous les gens du village demandèrent au Mulla de faire un discours public. Sans se faire prier, il monta sur une petite estrade et leur demanda :

- Est-ce que vous savez de quoi je vais vous parler ?

- Non ! répondirent tous ensemble les gens du village.

- Dans ce cas, je pense que vous n’êtes pas prêt à écouter mon discours.

Le lendemain tous les villageois le sollicitèrent à nouveau. Le Mulla leur demanda : 

- est-ce que vous savez à présent de quoi je vais vous parler ? 

Et tous les gens du village répondirent ensemble : 

- Oui ! Nous le savons !

- Dans ce cas, répondit le Mulla, ma présence n’est plus utile.

Le lendemain, tous les villageois lui redemandèrent le discours tant attendu. 

- Est ce que vous savez de quoi je vais vous parler maintenant, leur demanda t- il ?

- Certains le savent, d’autres ne le savent pas, répondirent les villageois désireux d’entendre enfin le Mulla.

Ce dernier leur répondit :

- Alors que ceux qui savent enseignent ceux qui ne savent pas ! 

Et il s’en alla comme il était venu.

 

Nasrudin et la famine.

C’était la famine. Mais tout le monde ne mourait pas de faim pour autant : les riches avaient pris soin de faire ample provision de blé, d’huile, de légumes secs et de viande séchée. 

Khadija dit alors à son mari :

Nasr Eddin, toute la ville te tient pour un homme sage. Ne reste pas les bras croisés; va sur la place, rassemble tout le monde, et tente de convaincre les riches de donner à manger aux pauvres.

Nasr Eddin trouva que sa femme avait raison. Il fit comme elle avait dit et deux heures après, rentra, la mine réjouie.

- Ma femme, rendons grâce à Allah le Miséricordieux !

- Ah ! Tu as donc réussi ?

- Ce n’était pas une mission facile. A moitié.

- Comment cela, à moitié ?

- Oui, j’ai réussi à convaincre les pauvres.  

 

Histoire du jeune moine et de l’ancien.

Un jeune moine confessa un jour : 

- Je me suis beaucoup fatigué sur les livres, mais ce que j’y ai trouvé est bien peu de chose.

L’ancien lui dit alors : 

- Beaucoup vont à la pêche et ne ramènent à la maison que des rhumatismes.

Le jeune lui dit encore :

- Dans le monde, j’ai connu un homme qui avait une très grande idée de lui-même.

L’ancien répondit : 

- Sois certain que quand quelqu’un a une très grande idée de lui-même, c’est bien la seule grande idée qu’il a.

 

Histoire de double regard : Moi et l’autre.

Quand l’autre n’achève pas son travail, c’est un paresseux.

Quand je n’achève pas mon travail, c’est parce que je suis débordé.

Quand l’autre parle contre quelqu’un, c’est de la médisance.

Quand je le fais, c’est de la critique constructive.

Quand l’autre tient à son point de vue, c’est un entêté.

Quand je tiens à mon point de vue, c’est de la fermeté.

Quand l’autre prend du temps pour faire quelque chose, il est lent.

Quand je prends le temps de faire quelque chose, je suis méticuleux.

Quand l’autre est aimable, il recherche un bénéfice.

Quand je suis aimable, c’est par bonté.

Quand l’autre est rapide pour faire quelque chose, il bâcle.

Quand je suis rapide pour faire quelque chose, je suis habile.

Quand l’autre fait quelque chose sans qu’on lui dise, il se mêle de ce qui ne le regarde pas.

Quand je fais quelque chose sans qu’on me le dise, je prends des initiatives.

Quand l’autre défend ses droits, c’est un révolté.

Quand je défends mes droits, je montre du caractère.

Pourquoi l’autre et pas moi ?

Auteur inconnu

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