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Homélie

Posté par rtireau le 30 novembre 2017

1er dimanche de l’Avent B – 3 décembre 2017

Isaïe 63, 16b-17.19b – 64, 2b-t ; Psaume 79 ; 1 Corinthiens 1, 3-9 ; Marc 13, 33-37

Original, que l’Avent (début) commence par une histoire de fin des temps. En fait l’Evangile de Marc s’adressait à des gens qui souffraient de persécutions et qui devaient apprendre à vivre, dans la durée, l’attente du retour du Seigneur. Ils avaient cru que ce serait tout de suite la fin du monde, et elle n’arrive pas. Alors ils doivent apprendre à être des veilleurs.

Le texte d’aujourd’hui invite à attendre le maître à son retour de voyage. Et on ne sait pas la date. Le genre de veille dont il s’agit n’est donc pas le stress de qui craindrait un maître exigeant – c’est la technique de base des sectes, – mais c’est être prêt tout le temps, comme on est prêt à accueillir son enfant ou un ami. Un enfant ou un proche, on ne lui reproche pas d’être venu sans prévenir. Attendre quelqu’un qu’on aime. Les autres jours, notre maison est propre. Mais ce jour-là, on ne dit pas : “c’est propre”, on dit : “c’est prêt”. La grande paix du “tout est prêt,” comme autour de cet homme qui savait que ses jours étaient comptés et avait invité ses amis pour l’onction des malades. Tout le monde l’enviait d’être ainsi paisiblement prêt.

Gardons les yeux ouverts sur le monde : c’est par là que le Christ vient à travers l’homme, la femme, le frère, la sœur, le prochain, le voisin, l’étranger, le gamin, le vieux, tous ceux-là qui ont le même visage que Dieu. C’est par là qu’il prend corps aujourd’hui. On entend quelquefois : “le monde est mauvais, les hommes sont méchants, tournez-vous vers Dieu.” Comme s’il y avait d’un côté le monde pourri et de l’autre Dieu bon. Impossible ! Dieu est venu dans le monde – on va le fêter à Noël – on ne peut donc pas séparer Dieu et le monde. Alors il faut garder les yeux ouverts, car ils sont toujours discrets, les signes de sa venue. Je me souviens d’un prêtre, en maison de retraite, qui avait dit à des membres du personnel : “Vous savez que je suis prêtre. Je ne sais pas si vous êtes croyants, ça ne me regarde pas, mais je trouve que vous êtes pour nous un évangile vivant.” Il parlait des gestes du respect au quotidien, en particulier envers les personnes les plus fatiguées ou les plus fatigantes. Heureuses personnes qui s’entendent dire, par un veilleur chrétien, cette bonne nouvelle dans leur profession.

Les chrétiens sont donc des veilleurs ou des guetteurs professionnels. Toute l’année ils veillent en guettant : au moment de l’Avent et de Noël, ils guettent des germes de nouvelles naissances ; au moment de Pâques, ils guettent des signes de résurrection, et au temps de la Pentecôte, ils guettent des signes de l’Esprit. Tout ça parce qu’ils croient en la résurrection de Jésus qui révèle que tout ce qui est partagé par amour est signe de Dieu et porteur d’éternité.

St Marc (quelques lignes avant notre texte) dit que la venue du Fils de l’homme est aussi sûre que l’été suit l’éclosion des feuilles du figuier. C’est donc d’une attente tout à fait sûre d’être comblée qu’il s’agit, une attente pleine de préparatifs, riche de la fécondité du désir qui se creuse. Le cardinal Newman écrivait : « Savez-vous ce que c’est que d’avoir un ami, d’attendre qu’il vienne, et de le voir tarder ? Savez-vous ce que c’est que de désirer que le temps passe, en attendant la venue de quelqu’un qui vous fait battre le cœur ? Veiller dans l’attente du Christ est un sentiment qui ressemble à ceux-là ». Veiller, c’est être là, intensément. Veiller dans la nuit, c’est garder l’espérance, c’est balbutier sa prière quand les vents sont contraires. Edmond Rostand, qui n’était pas un saint, a ce mot extraordinaire : « C’est dans la nuit qu’il est bon de croire à la lumière ». Et Michel Scouarnec écrit : “Peuple de l’espérance, nous sommes un peuple de veilleurs aux portes, des portiers. Pas pour empêcher les gens d’entrer, mais pour garder grande ouverte la porte pour Dieu. Dans les nuits du monde le Christ nous invite à veiller. Relayons-nous donc pour prendre le quart, quel que soit le moment de nos longues nuits.  Que ce soit le soir, à minuit, au chant du coq ou au matin, soyons les portiers et les sentinelles de l’espérance.”

“Regarde devant toi ! » C’est ce qu’on dit à l’enfant qui risque de trébucher ou de se tromper de route. Celui qui regarde derrière et qui est nostalgique du passé, comment pourrait-il entrer dans ce temps de l’Avent ? Celui qui se trouve bien comme il est, que pourrait-il attendre ? Et il ne s’agit pas seulement de voir venir. Il s’agit de faire advenir. Quand on attend activement, quand on essaie ensemble de faire advenir, de faire naître, alors l’événement peut devenir avènement.

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Homélie

Posté par rtireau le 7 juin 2017

Fête de la Trinité – A – 11 juin 2017

Exode 34, 4b-6, 8-9 ; 2 Corinthiens 13, 11-13 ; Jean 3, 16-18

Une déclaration d’amour ne s’embrouille pas dans des phrases compliquées. “Je t’aime”: c’est simple, direct, et ça va à l’essentiel. C’est vrai : l’amour est à la fois simple et mystérieux, tellement il concerne chaque être en sa profonde intériorité ! Jésus, pour dire l’amour du Père, n’entame pas un grand discours abstrait. Il dit : Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique !” De quoi ébranler l’intellectuel Nicodème avec qui il vient de parler du baptême. Dieu a tellement aimé le monde que sa Parole s’est faite homme en Jésus. Et Jésus a consacré toute sa vie, jusqu’à la croix, à proclamer cette Parole du Père. Mais le Père l’a ressuscité car Dieu ressuscite ce qui est donné par amour.

Quand Jésus parle de Dieu, ce n’est pas le Dieu au-dessus des nuages, ni l’architecte suprême, ni le gendarme embusqué, ni le vieillard-papa-gâteau qui laisse tout passer. Non ! Le Dieu de Jésus est PÈRE, qui invite chacun à grandir avec la patience qu’il faut. On le sait : ce qui fait le cœur de l’homme, c’est son désir d’aimer et d’être aimé ; ce qui le fait vivre, ce sont des relations d’amour, et rien n’est plus grand que cet amour qui bouleverse la vie et rend le monde plus beau. Pour les chrétiens, cet amour est, dans le cœur de l’homme, la signature de Dieu qui s’appelle l’Esprit Saint : la relation forte entre le Père et le Fils en plein cœur de notre cœur ! “Dieu Père a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique !” Et chacun est habité de la force de l’Esprit.

Dieu Père, Fils et Esprit, c’est la Trinité. Si notre foi s’attache au Père seul, nous risquons un vague déisme. Si nous nous adressons au Fils seul, nous risquons un humanitarisme qui manque d’élan. Et si nous regardons l’Esprit seul, nous risquons un illuminisme inconsistant, où Dieu peut se confondre avec les agitations de notre cœur.

“Jamais Dieu sans trois” titrait joliment un article qui disait : “Puisque le mystère de Dieu n’est pas un point d’interrogation (question sans réponse), mais un point d’exclamation (merveille à découvrir), la liturgie a prévu nous faire vivre cet émerveillement entre deux fêtes, celle de la Pentecôte, comme si l’Esprit était la porte d’entrée pour dire Dieu, et celle du Corps et du Sang du Seigneur, parce que l’Eucharistie restera toujours la Présence du Christ au milieu de nous.”

La Trinité, Dieu qui se donne à rencontrer au cœur de la relation entre les humains. Dès l’Ancienne Alliance, Dieu s’est révélé comme « le Dieu tendre et miséricordieux, plein d’amour et de fidélité » (1ère lecture). Et saint Jean a cette phrase chaleureuse : « Dieu a envoyé son Fils dans le monde non pas pour juger le monde mais pour que, par lui, le monde soit sauvé ». Fameuse nouvelle. En fait c’est LA Bonne Nouvelle. Jésus aurait pu séparer l’ivraie du bon grain ou accabler ceux qui avaient quitté le droit chemin. Non ! Il s’est juste un peu moqué de ceux qui s’enfermaient dans la suffisance de l’argent et du pouvoir et qui ne voyaient pas l’essentiel qui est la Relation d’amour. Lui, il allait manger avec les pécheurs, i1 libérait les corps crispés et les esprits dérangés, il invitait à aller de l’avant et à inventer l’amour. Et c’était subversif de dépasser les barrières traditionnelles de la société. Il se réclamait toujours de son Père pour réveiller les cœurs et bousculer le désordre établi. Et il disait envoyer bientôt l’Esprit qui continuerait à mettre le feu au cœur des relations entre les humains ! Jésus parlait de Dieu comme nous parlons d’Amour. Dieu, l’imprononçable de l’ancien Testament, il lui a choisi les noms humains qui viennent de l’expérience la plus forte que puisse donner notre terre : le nom Père, puis le nom Fils, et le nom Esprit qui est la relation entre le Père et le Fils.

Je pense aux gens qui viennent, nombreux et souvent de loin, à l’église pour une raison “relationnelle”. Ils viennent à un baptême, une première eucharistie ou un mariage. L’un des leurs est concerné au plus profond de lui-même, l’un des leurs “met en jeu quelque chose de fondamental pour son existence”, comme disait Mgr Rouet, évêque de Poitiers. Tertullien, au 3° siècle, avait appelé ça le sacrement du frère. Eh bien ! La Trinité nous dit que ces relations humaines riches conduisent à Dieu, comme Jésus a su nous y conduire, comme son Esprit continue de nous y conduire à travers les frères. Le relationnel humain fort qui remplit les églises à certains moments, la Trinité nous dit qu’il est aussi le cœur de Dieu lui-même.

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Homélie

Posté par rtireau le 1 juin 2017

Fête de la Pentecôte – 4 juin 2017

Actes 2, 1-11 ; Psaume 103 ; 1 Corinthiens 12, 3b-7.12-13 ; Jean 20, 19-23

Deux textes bien différents (Actes des apôtres et Saint Jean) pour dire la même réalité Pentecôte. Heureusement que notre foi n’est pas accrochée au mot à mot des textes.

La 1ère lecture, au livre des Actes, est tout entière symbolique : Le temps est symbolique : 50 jours après Pâques : la Pentecôte juive. Le lieu est symbolique : les disciples sont réunis dans la chambre haute (leur refuge depuis l’Ascension). Le groupe est symbolique : ils sont tous ensemble autour des Douze. Il y a un grand bruit comme au Sinaï de la première alliance. Il y a un grand vent comme pour la traversée de la mer rouge. Il y a du feu comme autrefois sur la montagne fumante du Sinaï. Il y a  du monde qui vient de partout. Ce texte dit que les apôtres ont compris l’événement Pentecôte dans la suite de l’Ancien Testament, comme une même histoire de libération qui se poursuit. Ce texte est donc clairement pédagogique.

Dans le texte de Saint Jean, la Pentecôte a lieu dès le soir de Pâques. Les apôtres ont verrouillé leur porte. Mélange de peur, de discrétion et de silence. Et Jésus vient. Et on arrive directement au fait, sans aucune préoccupation pédagogique. Pour les envoyer en mission, Jésus leur donne (leur fait) le souffle léger de son Esprit :

* Comme dans la Genèse (Gn 2), lors de la première création : “Dieu insuffla dans les narines de l’homme le souffle de vie”. Première naissance au début des temps.

* Comme dans Ezéchiel (Ez 37), lors de la dernière création : “Souffle sur ces ossements desséchés, et ils revivront”. Création de l’avenir, résurrection finale, au dernier jour.

Première et dernière création ! Entre les deux, il y a la création actuelle, en train de se faire : le Souffle de Dieu est chaque jour à l’œuvre. Saint Jean décrit la présence et l’action de Dieu par ce qui est à la fois le plus commun et le plus fondamental : respirer ! Tous les vivants respirent le même oxygène. Image saisissante de Dieu qui nous fait vivre ! Voilà donc Jésus qui “souffle” sur ces hommes en disant : “Recevez l’Esprit Saint”, comme Dieu, à l’origine, avait “soufflé dans les narines de l’homme l’haleine de vie”. Tout se passe comme si Jésus était en train de recommencer l’homme, de le créer à nouveau ?

“Les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des juifs.” C’est si vite fait, l’enfermement : non seulement celui dont on peut être victime, mais aussi celui dans lequel on s’enferme soi-même. Jésus franchit les verrous et annonce : “La paix soit avec vous !” Aux hommes anxieux, il veut d’abord donner “la paix”, cette paix avec soi-même, souvent la plus difficile à trouver. Ailleurs il précise : ma paix. Ce n’est pas une paix ordinaire. Ce n’est pas la tranquillité d’une petite vie sans histoires. Ce n’est pas : je vous fiche la paix. On sait trop comment son existence fut mouvementée et risquée. Et on se souvient qu’en souhaitant la paix, il montra ses plaies. Nos textes d’aujourd’hui parlent de la paix comme d’une immense transformation intérieure, d’un véritable bouleversement arrivé aux premiers chrétiens, dans le sens d’une ouverture aux autres, d’un envoi en mission : chacun les entendait proclamer les merveilles de Dieu dans sa propre langue. On rêve quelquefois d’une langue commune pour se faire comprendre. Non ! C’est l’inverse. C’est à l’Eglise qu’il revient d’assumer les langues et les cultures des hommes. Il ne s’agit pas pour elle d’amener les hommes à comprendre son langage à elle, mais bien de leur parler leur langue à eux, de retraduire sans cesse son message pour le rendre compréhensible à tous.

Le théologien Rey Mermet, dans un de ses livres intitulés Croire, écrit : “A la Pentecôte, les apôtres ont lu l’Ecriture avec des yeux tout neufs. « Ce Jésus que vous avez mis à mort, il est ressuscité. Nous en sommes témoins. Il nous envoie apporter la Bonne Nouvelle. » Et ces hommes peureux, qui s’enfermaient à double tour pour éviter le contrecoup du Vendredi Saint, ne trembleront plus jamais devant un tribunal humain. L’Evangile est enfin compris comme une Bonne Nouvelle. Et avec les apôtres, c’est l’humanité entière qui est soulevée par la foi, l’espérance et la charité.”

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Homélie

Posté par rtireau le 22 mai 2017

Fête de l’Ascension du Seigneur – A -  25 mai 2017 – 1ère des  communions

Actes 1, 1-11 ; Psaume 46 ; Ephésiens 1, 17-23 ; Matthieu 28, 16-20

Vous vous êtes déplacés nombreux et peut-être de loin pour ce moment de fête où l’un de vos proches est concerné au plus profond de lui, pour ce moment où l’un de vos proches, comme disait Mgr Rouet, évêque de Poitiers, “met en jeu quelque chose de fondamental pour son existence.” Vous êtes venus pour une raison relationnelle forte. Vous avez eu raison. D’ailleurs, on l’a souvent remarqué, Dieu déplace les foules quand il y a une bonne raison humaine relationnelle de bouger. Aux baptêmes, aux mariages, aux obsèques, aux ordinations… Tertullien, père de l’Eglise du 3° siècle, vous aurait dit que vous êtes venus grâce à ce qu’il appelait le sacrement du frère. (ou du petit frère ou du petit fils).

Ascension – Pentecôte : deux fêtes qui ne font qu’une… et qui disent un message fort sans doute pas assez entendu. Sinon, il y aurait moins de désespérés de l’absence de Dieu. Et moins de rêveurs à l’affût de miracles ou d’interventions magiques de Dieu.

Ascension – Pentecôte : message de la présence dans l’absence. Compliqué ? Non ! On a tous sur nos tables de nuit des objets qui sont là pour dire la présence de quelqu’un qui est loin. Nos textes aussi parlent de cette présence mystérieuse : “Vous allez recevoir une force, quand le Saint-Esprit viendra sur vous… (1ère lecture) ; “Moi, je suis avec vous jusqu’à la fin du monde” (Evangile de Matthieu.)

Des enfants commencent à communier. Ils vont recevoir le Corps du Christ ! Beaucoup aimeraient qu’on explique. Non ! Il ne faut pas expliquer. En effet, ce n’est pas compliqué, c’est mystérieux. Et un mystère, ce n’est pas : “circulez, y’a rien à voir”, mais “scrutez car il y a tellement à comprendre que vous n’aurez jamais fini.” C’est pour ça que dans notre diocèse, pour commencer à communier on se met en chemin longuement. Savez-vous que les enfants en sont à leur 4° rendez-vous avec notre assemblée ?

• Ils sont venus en octobre avec mission d’observer le temps de l’accueil“Là où deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là.” Présence réelle du Christ dans notre rassemblement.

• Ils sont revenus un jour jusqu’à la fin du temps de la Parole. Et ils ont compris au sujet de ce livre que tout le monde appelle La Bible, ils ont compris pourquoi beaucoup l’appellent Ecriture Sainte et comment chacun est invité à y entendre une Parole de Dieu. Présence réelle du Christ dans sa Parole.

• Et les enfants sont revenus le Jeudi-Saint, ce fameux soir où Saint Paul raconte le dernier repas de Jésus et Saint Jean dit comment Jésus a lavé les pieds de ses disciples, un travail d’esclave… Invitation à croire à la présence réelle du Christ Serviteur dans l’Eucharistie. Et ils ont même gestué le fameux parcours du pain dont je vous ai dit un mot en vous accueillant.

• Ils sont revenus aujourd’hui pour avoir part au Corps du Christ dans la communion.

• Ils reviendront pour le temps de l’Envoi, où l’on s’entend dire : “Allez !”… vers vos frères… Présence du Christ dans le frère rencontré : “Ce que vous faites au plus petit, c’est à moi…”

En réalité, Nous communions à la présence réelle du Christ pendant la messe pour devenir nous-mêmes présence réelle du Christ après la messe. Alors soyons bien réveillés pour accueillir le Christ en communiant. Car on ne mange pas de ce pain n’importe comment. On le reçoit avec respect. Saint Cyrille de Jérusalem disait dès le 4° siècle : “Fais de ta main gauche un trône pour ta main droite qui doit recevoir le Christ”. J’ajoute que je vous invite à avoir le sourire en donnant l’eucharistie, et le sourire en la recevant.

L’Ascension nous apprend à ne pas mettre la main sur Jésus. Le Christ échappe aux disciples. Il nous oblige à croire en sa nouvelle manière d’être présent. L’Ascension nous dit le sens profond de l’Eucharistie : Jésus n’a plus à être à nos côtés : il veut être en nous. Il n’a plus à être notre compagnon de route : il est notre force pour marcher. Il n’a plus à être vu : il devient notre regard. Il n’a plus à être notre ami : il est devenu notre force d’aimer. Nous sommes désormais sa présence près de nos frères. Jésus, par nos mains, nos yeux, nos lèvres, nos pieds et notre cœur, veut continuer sans cesse à aimer, à rencontrer et à sauver tous les hommes. Le pape saint Léon disait tout ça d’une courte phrase : “L’Ascension du Christ est notre promotion.”

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