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Evangile du 32° dimanche dans l’année A – 12 novembre 2017

Posté par rtireau le 9 novembre 2017

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 25, 1-13. 
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples cette parabole :
« Le royaume des Cieux sera comparable à dix jeunes filles invitées à des noces, qui prirent leur lampe pour sortir à la rencontre de l’époux.
Cinq d’entre elles étaient insouciantes, et cinq étaient prévoyantes :
les insouciantes avaient pris leur lampe sans emporter d’huile,
tandis que les prévoyantes avaient pris, avec leurs lampes, des flacons d’huile.
Comme l’époux tardait, elles s’assoupirent toutes et s’endormirent.
Au milieu de la nuit, il y eut un cri : “Voici l’époux ! Sortez à sa rencontre.”
Alors toutes ces jeunes filles se réveillèrent et se mirent à préparer leur lampe.
Les insouciantes demandèrent aux prévoyantes : “Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent.”
Les prévoyantes leur répondirent : “Jamais cela ne suffira pour nous et pour vous, allez plutôt chez les marchands vous en acheter.”
Pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux arriva. Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée.
Plus tard, les autres jeunes filles arrivèrent à leur tour et dirent : “Seigneur, Seigneur, ouvre-nous !”
Il leur répondit : “Amen, je vous le dis : je ne vous connais pas.”
Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure. »

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Vierges sages et vierges folles

Posté par rtireau le 11 décembre 2014

elian cuvillier 2010 001

La parabole de Matthieu 25,1-13 (Vierges sages, et folles) soutient que l’attente ne consiste pas à avoir quelque chose, mais à rencontrer quelqu’un que l’on attend. Le texte, on s’en souvient, dit que la différence entre les dix jeunes filles qui attendent l’époux réside dans le fait que certaines ont pris de l’huile, avec leurs lampes, et que les autres n’ont pas eu cette précaution. Lorsque l’époux arrive au milieu de la nuit, celles qui n’ont pas d’huile retournent en acheter et arrivent alors trop tard. La porte de la salle des noces est fermée, et le seigneur des lieux déclare ne pas les connaître. La question qui m’intéresse est de savoir ce que représente cette fameuse huile. On a donné de nombreuses explications dans l’histoire de l’Église : la vigilance, la piété, les bonnes œuvres, la foi… que sais-je encore. Or Matthieu n’éprouve pas le besoin de donner le sens de la métaphore. Est-ce parce que c’est évident pour ses auditeurs ou parce qu’il n’est pas important de savoir ce que l’huile désigne ? C’est cette seconde hypothèse que je choisis parce qu’il me semble que la question centrale n’est pas d’avoir ou de ne pas avoir de l’huile, mais simplement d’être là au moment où « il vient ». On peut supposer, il est vrai, que ne pas avoir d’huile interdit d’entrer dans la salle de noces. C’est souvent de cette manière qu’on interprète la parabole. Mais est-ce aussi certain ? À lire attentivement la parabole, on constate en effet que si la porte est fermée devant les jeunes filles, dites insensées, ce n’est en aucune manière parce qu’elles n’ont pas d’huile. C’est uniquement parce qu’elles ne sont pas présentes au moment où l’époux arrive. À l’inverse, ce n’est pas parce qu’elles ont de l’huile que les jeunes filles « avisées » sont accueillies dans la salle de noces. C’est simplement parce qu’elles sont présentes au moment où l’époux arrive. De telle manière que, dans cette histoire, l’essentiel n’est pas d’avoir de l’huile, mais bien d’être là au bon moment. La véritable « folie » des cinq jeunes filles sans huile est d’avoir voulu être sages en allant acheter de l’huile alors qu’il fallait faire le pari de rester. Et la véritable sagesse de celles qui avaient de l’huile n’est pas là où on la met habituellement : dans une prévoyance que l’on louange comme une vertu chrétienne. La véritable « sagesse » de ces jeunes filles est une sagesse folle, celle de n’avoir eu qu’une seule et unique préoccupation : attendre l’époux jusqu’à éloigner les importunes qui voulaient les distraire de cette joie suscitée en elles par l’annonce de son arrivée. On est là, au-delà du bien et du mal, au-delà de la morale. On est dans la rencontre amoureuse où plus rien d’autre ne compte que l’attente de la venue de l’être aimé.

Elian Cuvillier – Traversée du Christianisme – Pages 298-299

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